Id, Ibid. p
4. M. Dehérain doit vouloir faire allusion aux antiquités, les seuls
monuments du Soudan à cette époque.
DE
« chands soupconnaient en eux des concurrents et « les agents politiques de tout ordre leur prêtaient les plus noirs desseins. Quand on voyait à Berber un étranger prendre des notes, on disait : il écrit
« contre le pays (1). » Au Caire ceux qui voulaient
voyager au Soudan étaient considérés comme des imprudents ou des avanturiers.
L'arrivée des Égyptiens changea la situation du Soudan. Il y eut un pouvoir central, et surtout une administration qui devait mettre en pratique les principes de Méhémet-Ali organisateur en matière de police. L'on ne fera jamais assez l’éloge de Méhémet- Ali à ce point de vue. IL était admirable. Sachant qu'il avait affaire à des peuples arriérés, accoutumés au meurtre et au pillage, il adopta résolument, pour rétablir l’ordre, les moyens extrêmes. Comme, d’autre part, c’était une conviction profonde chez lui que pour se développer ses États avaient besoin du concours des Européens, il se montra d’une sévérité véritablement effrayantie pour les attentats commis contre eux. « Si Méhémet-Ali réprimait sans indulgence « tout attentat, il se raontrait particulièrement im- « pitoyable quand la victime était un Européen (2). »
Les châtiments qu'il infligeait aux coupables deve-
naient plus terribles encore par la publicité qu'il