‹ Le Soudan ÉgyptienChapitre 15 sur 47 · MENT · texte numérisé non relu

MENT

pareiis actes de cruauté répugnent aux principes de justice et d'humanité que j'ai hautement proclamés dès Mon avènement au trône, tu aviseras avec la plus grande sollicitude aux moyens de les défendre sévérement et de les abolir d’une manière définitive, etc.

Le Hatti-Chérif de la même date règle les rapports de la Sublime-Porte avec l'Egypte.

L'analyse du Firman du 13 février 1841, fait ressortir ies deux grands traits suivants :

1° Le Sultan accorde à Mehemet-Ali le gouvernement de la province de Nubie, du Darfour, du Khordofan et de Senâar. Ces trois dernières constituent ce qu'on appelle le Haut-Nil.

2° Le Sultan demande à Mehemet-Ali de combattre la traite des noirs.

Le premier trait, quoique essentiel pour nous au point de vue juridique, pour prouver la possession du Soudan par l'Egypte, est pourtant atténué dans son fondement. En effet, le Sultan accorde ces provinces à Mehemet-Ali à titre viager et non à titre héréditaire comme l'Egypte elle-même. Et la question se pose de savoir si ces provinces forment un tout distinct de l'Egypte, rattachées à elle par une sorte d'union personnelle.

La réponse à cette question est négative. D'abord, quoique l'Egypte ait été donnée à Mehemet-Ali à titre héréditaire, ses successeurs ont toujours reçu du Sultan, à leur avènement, un Firman qui leur donnait l’investiture légale. Ce Firman était presque toujours la reproduction des Firmans antérieurs. Il mentionnait les limites d'Egypte et ses dépendances, c’est-à-dire les pro-

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