II. — L'ARMÉE
Avant 1838, l’effecufde l’armée d'occupation du Soudan Ée gyplien se montat, d'après d’Arnaud (1), à 6,800 hommes.
Savoir :- 2 régiments de ligne. . . . 6,000 hommes.
SE Lt ONE RON foo : — Chaïqiés. . 4 O0 LEE —
D'après de (2 " cet “effectif était de 7,000 à 8,000 hommes.
En 1838, les troupes du Soudan furent augmentées dans des proportions considérables. Elles atteignirent, d'après d'Arnaud (3), un total de 18,000 hommes.
SaVOIr : :
o régiments de ligne. . . . 16,000 hommes.
Caalerie turque. LE 24. 1,000 — Montabins ns. Le ee. h0oo — CET MERS EN PR ARR hoo — Artllerie turque et arnaoutes. 200 —
Russegger (4) dit également qu'à cette époque l'effectif
autre fois le Nil avec lui jusqu'à Assouan et après longues conversations avec lui, voyant ses idées sur le Soudan et ce qu'il y allait faire, je crus bon de le laisser poursuivre seul et moi de continuer sur l'Égypte. Voici ses idées : Diviser le Soudan pour le remettre comme il était autrefois entre les mains d'une masse de petits souverains, etc. »
(1) Journal, If, fol. 148
(2) Russeccer. Reisen, IP, p. 26-27.
(3) /bidem.
(4) Jbidem.
des troupes fut environ doublé. D'après Perron (1), il y
avait au Soudan, en 1843, 5 régiments de 3,000 hommes chacun, soit 15,000 hommes.
Comme on le voit, ces textes ne diffèrent pas entre eux d'une manière très sensible. On en peut conclure que le Soudan fut occupé jusqu'en 1838 par 7,000 hommes et après celle date par 15,000 ou 18,000 (2).
Ces troupes étaient réparties dans les garnisons de Khartoum, d'El Obeïd, de Bara, d’'Oued Médine, de Sennar et de Kassala.
L'armée égyptienne, qui occupait le Soudan en 1850, différait profondément de celle qui fit la campagne de 1820-29.
Le climat avait alors très éprouvé les Ottomans, les Syriens et les Égyptiens : on l'a vu précédemment (5). La campagne terminée, le corps d'occupation laissé au Soudan continua à perdre beaucoup de monde (4). Pour combler les vides, on n’appela pas d'Égypte de nouvelles recrues, qui n'auraient pas été plus résistantes (5).
On commença par incorporer des nègres des contrées
insoumises du Sud, des Chillouks, des Nubas, des Bertats :
(1) Appendice au Voyage au Darfour d'El Tounsy, p. 386-7.
(2) Peney donne pour 1853 des chiffres sensiblement inférieurs : 3 régiments de ligne, 10,400 hommes ; Cavaliers, 1,600: Chaïqiés, 800. Revue d'Ethnographie, I, p. 405. Mais la mémoire de Peney manquait si souvent de précision que son témoignage ne saurait dans le cas présent faire autorité,
(3) Voy. 1re partie, chap. tr.
(4) Perron. Appendice au Voyage au Darfour d'El TFounsy, p. 386-5.
(9) I n'y eut pas non plus de conscription dans le Soudan. Les indigènes des vieilles moudiriés n'ont jamais fourni de recrues de leur sang. Haxsar.. Oest. Monatsch. f. d. Orient, 1887, prise