LE NIL BLANC
sente, par conséquent, une certaine ressemblance avec celle du Bahr el azrak. D'après des renseignements que d'Arnaud avait recueillis au Fazoql et au Bertat avant ses explorations de 1840-42, 1l supposait que le Sobat sortait des mêmes montagnes que le Yabus, affluent de gauche du Fleuve Bleu (1}. Cette hypothèse reste encore actuellement à vérifier.
Cependant sur l’une des plus importantes et des plus intéressantes parmi les questions nilotiques : le phénomène de la crue, les explorateurs n'avaient rapporté presque aucune notion nouvelle. La troisième expédition ayant quitté Khartoum à la fin de septembre on constata que dans le voisinage du confluent, le Nil blanc débordait énormément sur la rive gauche (2). D'Arnaud avance encore (sans citer la source de ses renseignements) qu'entre la saison d'éliage et celle de crue, le Sobat éprouve des différences très marquées de débit et de courant. A l’époque dé pluies, le Sobat « fournit beaucoup d’eau », & 4 brasses doivent être le minimum ». « Son cours est très
rapide (3) ».
(1) Journal, 14 novembre 1847.
(©) Wenrxe. /bidem, p. 77-85. — Près du Ras el Khartoum : « L'inondation s'étend jusque sous les murs de Gartoum. Arrèté à l'arbre Macoubey. R. D. C'est le rendez-vous pour les adieux. Le fleuve est très large en cet endroit... La largeur du fleuve qui à l'étiage n’a que 255 mètres en a 5,000 à l'époque de l'inondation, savoir 99 de plus sur la R. D. ou l'arbre de Macoubey sert de nilomètre et 4,670 sur la rive gauche. » D'Arnaup. Journal, IIT, 27 septembre 1841.
(3) « Nous entrons dans une branche qui fournit beaucoup d'eau pendant les pluies, nommée Subat. » D'Arnaup. Journal, 8 mars 1841. « Par les hautes eaux, { brasses doivent être le minimum avec un cours très rapide de
Mais sur la manière dont la crue se produisait vers le 5° ou le 6° de lat. N.,on ne savait rien de plus en 1842 qu'en