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conchtions locales qui permettent son développement, entrainent la dénudation du rebord orbitaire; l'épreuve du traitement a permis bien des fois d’affirmer la nature hypothyroïdienne de ces affections.
Il en est ainsi dans plusieurs cas d'ichtyose rapportés par Riou (1908).
L'un d'eux concerne un garçon de 12 ans, qui présentait de la bouffissure faciale et de l’ichtyose pilaire familiale, avec microsphygmie. Ba région sourcilière élait couverte de grains saillants kératosiques.
Dans. un autre, il s'agissait d'un sujet au crâne semé de squames jaunes très épaisses. Les cheveux ntaient rares et secs ; les cils presque tous tombés : les sourcils, les poils des aisselles et du pubis avaient disparu. Tous bénéficièrent du traitement thyroidien.
La lichénisation chronique de la face peut aussi
entrainer l’alopécie sourcilière. En faisant cesser le
prurit, et peut-être en vertu de son action trichoeène, le traitement thyroïdien peut amener la repousse du sourcil comme le montre le fait suivant:
Un homme de 65 ans, ancien rhumatisant, traité var M. Lévi, présente depuis 12 ans du prurit avec avec lichénification à poussées successives, On note chez divers signes de dysthyroïdie (asthénie, fatigue
cérébrale, anorexie, constipation, irritabilité, verti-
ges, arythmie). Il perd ses cheveux depuis 10 ans,
use ses sourcils par le grattage. Grâce au traitement thyroïdien, l’épaississement de la peau diminue, les démangeaisons se calment, les sourcils jusque-là
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presque imperceptibles, ont repoussé en deux mois sur toute leur ligne.
Toutefois, il ne faut pas s'attendre à retrouver le signe de Lévi-Rothschild, dans toutes les affections qui relèvent de l'insuffisance thyroïdienne, même dans les cas de myxædème franc, on peut voir des sourcils normaux, ou même surabondants. Cette constatation n’en diminue pas la valeur, car le tableau symptomatique d’une affection aussi Complexe est rarement au complet.
L'action du corps thyroïde dans la genèse des sourcils est encore démontrée par la corrélation qu'on observe quelquefois entre la surfonction thyroïdienne et l’hypertrichose sus-orbitaire. En particulier, dans la maladie de Basedow, qui comporte une part d'hyperthyroïdie, on peut observer l'exubérance des sourcils, tout comme l'hypertrichose des cheveux, de la barbe, et l'accroissement rapide des ongles. M. Léopold-Lévi en cite deux cas relatifs à des malades de MM. Souques et Huchard ; le premier, atteint de maladie de Basedow, suite de rhumatisme, avait dans l’espace intersoucilier une touffe volumineuse, le second, à peu près guéri, présentait des sourcils surabondants, en même temps qu'un peu d'exophtalmie. |
L'hypertrichose sourcilière sourcilière se voit fréquemment chez les tuberculeux, soit dans les formes aiguës, soit au début de là forme lente. D'une manière générale, dit Poumevrae (1890), les états morbides qui envahissent l’économie tout en-