PRESSE ET
stant, incessant de la: réflexion, de l’apriliquer à tout pour: parvenir à se rendre-raison. de tout, pour comprendre par anticipation ‘et deviner sur quelques simples indices tout ce qui est du domaine. de la vie sociale, -pour.se donner une existence intellectuelle afin, d'échapper à l'isolement absolu , universel qui le menaçait, Simon est. devenu .comparativement, un être supérieur. Mais si cet infortune a pu pénétrer dans la profondeur des idées de la divinité, s’il a pu concevoir que la réunion périodique .des hommes dans un local spécial a pour objet de rendre, Pia à cette divinité ;, si d’après quelques bien vagues, et, sans doute, bien informes souvenirs, il a pu comprendre qu’au milieu de ces bommages que les. hommes rendent àinsi en commun à Dieu, il est un moment où il se passe quelque chose de plus particulièrement auguste, quelque chose dont il est impossible qu'il puisse avoir l’idée, mais que sa raison lui montre sans doute comme mettant la créature dans un rapport plus intime avec le Créateur, il semble impossible de ne pas reconnaître,
“avant tout, la préexistence d’une tendance naturelle à des
sentimens religieux, la réalité d'idées de vérités éternelles innées dans. notre cœur, ainsi que l'ont pensé quelques philosophes. =: 0 nee Je ne pousse .pas plus loin les détails sur cet être phénomonal. Cette succincte notice, dans laquelle je.me suis strictement renfermé dans. le- rôle, d’historien, : peut auflire, je pense, pour appeler l'attention sur un. point de psycologie si important à méditer, puisqu'il prouve que tout ce quifrappe . l'enfance dès que les organes de la vue et de l’oufe peuvent jouir de leur faculté de transmission des objets et des sons extérie-urs, jette déjà de profondes racines-dans le Sensorium, et que, par conséquent, l'éducation morale commengant, en quelque manière, par la vie, on ne saurait trop s'attacher à éviter de mettre de mauvais exemples soas les yeux de l'enfant: dès l'époque la plus tendre de son apparition dans le monde. Si nous considérons maintenant l'intérêt . des sciences: physiologiques, morales et. naturelles ,..….combien n'est-il pas à regretter que Simon, après que son éducation intellectuelle s’est trouvée complettement développée d'’ellemême sur les rares germes déposés de si loin dans le champ de son entendement, n'ait pas été placé dans un de £es instituts si précieux, qui recommandent à la reconnaissance de tous les âges, les noms véritables des De L'Épée et des Sicard , où-un maître patient et habile, parvenant à se. faire
avec lui un langage complet, eût pu se faire rendre compte de l'origine, du mode de developpement de ses sensations, et explorer ainsi son âme toute pure des mauvaises impressions reçues par les sens extérieurs, et telle, on peut le dire, qu’elle est sortie des mains du Créateur, Serait-il trop tard encore pour l’entreprendre? Je me suis persuadé, quant à moi, que l'intelligence de Simon irait au-devant de l'instruction qu’on voudrait lui donner; et s’il en était autrement, on aurait au moins rempli une surte de devoir en l’essayant; je m'’estimerais bien heureux si la publicité donnée à cette notice pouvait en faire naître la pensée.