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DIALOGUE TROISIÈME

CRÉATION DÙU MONDE, RT PRINCIPALEMENT DÈ L'HOMME: SA POSTÉRITÉ ; pe DÉLUGR UNIVERSEL: ÉT DE LA VENUE DU DIVIN SAUVEUR TE POUR RACHETER LE GSNAE HUMAIN.

Ze Marrne. Connais-tu Dieu noire ctéateur, notre souverain, notre maitre et seigneur, et sais-tu qui lu es?

Le Discwix. Je connais Dieu qui est le créateur de toutes choses, et qui esi notre souverain, notre maître et seigneur, et je sais que j'ai un corps mortel , et une âme immortelle, |

M. Quand Dieu créa-t-il le monde et les hommes?

D. Je ne sais vous répondre.

M. Je vais te donner ici une nolice succincte et claire

de toutes ces choses.

D. Expliquez-moi cela, je désire le connaitre,

M. Dis moi, le monde a-til été créé, ou a-til été tiré du néant?

D. Oui, monsieur, le monde a été tiré du néant.

M. Qui est-ce qui fit sortir le monde du néant?

D. C'est Dieu qui l'en fit sortir.

M. Dieu existait-il avant qu'il tirât le monde du néant?

D. Oui, monsieur, Dieu existait alors.

M. Est-ce que le monde a toujours existé?

D. Non, monsieur. .

M. Tu as bien répondu. Le monde n'a pas toujours existé, parcequ'il ne pouvait point exister avant

qu'il fut créé,

D. C'est ainsi.

M. Dieu créa le monde, ou le tira du néant: il créa d’abord le ciel et la terre, ensuite les plantes et les animaux, et en dernier lieu il créa un homme, nommé Adam, et une femme nommé Êve; et de cet homme et de cette femme descendent tous les hommes.

D. Est-ce que Dieu créa d'autres choses encose?

M. Oui, il créa aussi beaucoup de substances ou êtres sans corps, lesquels s'appellent esprits purs, ou anges. Sais-tu où se trouvent ces anges ?

D. Non, monsieur.

M. Je te le dirai. De tous ces anges, dont le nombre est trés-grand , et qui tous avaient été créés bons, les uns restérent bons, et les autres devinrent

méchants. Dieu récompensa les bons en les faisant jouir de sa vue, et en les rendant de cette manière infiniment heureux. Dieu punit les méchants en les précipitant en enfer, où ils sont tourmenlés.

Ces anges méchants sont nommés diables ou démons: Dieu leur permet de rester parmi les hom-

mes, sans être vus, et de les tenter à faire le mal.

Les démons ne désirent et ne tâchent que de rendre les hommes méchants, comme ils le sont, afin que les hommes soient tourmentés dans l'enfer, où ils demeurent eux-mêmes.

Les démons te tentent invisiblement, et ils tentent tous les hommes, pour les faire pécher par pensées, par signes, par paroles ou par actions.

D. Moi,je ne ferai aucun mal, je mépriserai les tentations des démons.

M, Les démons te peuvent tenter pour que tu fasses le mal, mais tu ne le feras point, si tu ne veux pas. Dieu aide les hommes pour qu'ils soient bons, et il leur envoie aussi les bons anges pour leur servir de conseil, et pour leur inspirer le bien, Tous les hommes ont toujours en leur compagnie un bon ange, qui leur inspire de bonnes pensées et de bons sentiments, Ce bon ange est appelé notre ange gardien.

D. Est-ce que moi j'ai aussi un bon ange qui me garde? Mais je ne le vois pas.

M. Tune le vois pas; parceque ton ange est invisible, de même que tu ne vois pas ton âme, parcequ’elle est invisible.

. D. Quand, Dieu créa-til:les bons et les mauvais anges?

M. On ne sait pas quand Dieu les créa, mais on sait

que Dieu les créa avant de créer Adam et Eve, et ceux-ci furent créés , il y a plus de six mille ans. Écoute à-présemt de quelle manière Dieu créa Adam et Eve, .qui furent les premiers hommes.

Dieu leur donna un corps et une âme, comme nous avons, mous auires ; mais leur corps n'était Jamais infirme, et ne pouvait pas mourir. Dieu

les créa -pour les récompenser éternellement par

sa vue dans le ciel, s'ils étaient bons. Mais Adam

et Ève furent méchants, parce qu'ils désobéirent

à Dieu. Le diable les tenta, et ils suivirent le

conseil du diable, qui les fit désohéir à Dieu :

pour cela, Dieu les punit:

D, Comment les punit-il ?

M. Il fit descendre maints châtiments sur Adam, et sur Eve. et sur tous leurs descendants, qw sotk tous les hommes. Dieu punit. Addm ét. kw, en les privant de plusieurs biens qu'il leur. avait

donnés gratuitement, 1 les priva de beaucoup de biens du corps, et de l'âme.

D. De quels biens Dieu les privast-il? »

M. Il serait trop long de les énumérer ; parni le grand nombre de biens dont Dieu les priva , fl te suffra d'en connaitre quelques-uns. ne

Les Voili . d

Dieu avait créé Adam et Êve a il les priva de l'immortalité; c’est: pourquoi ils moururent, comme nous mourons, nous auinés. :

Dieu les créa, et il lea chérissait éomme des créatres amies : et parce. qu'ils fugont désobéis- ‘sants | , il retira sa faveur à Adam, et à kee, et à leurs descendants, comme à des créaiures ennemies.

Dieu les, créa pour les récompenser érernellement par sa vue dans le.ciel, s'ils faisant le bien : et il les punit en leur fermant le ciel, à eux, et à leurs descendants, ,afin per ils “ne vissent Dieu.

Parceque Adam et Eve Lui aysiont désobéi,

Dieu leur ôta tous ces biens, ainsi qu'à leurs descendants, et il les punit en les assujettissant aux infirmités, au travail, et [à {la mort que nous subissons, nous autres, et qu'ils ont d& subir eux.

D. Adam et Eve ne sont-ils pas dans le ciel?

M. Ils sont dans le ciel; parce que Dieu, plein de miséricorde à leur égard, et à l'égard de tous leurs descendants, résolut d'ouvrir le ciel, pour que-tous les bons y entrassent; et Adam et Eve, après avoir été désobéissants, furent al eux aussi.

D. Quand Dieu ouvrit-il le ciel pour que les bons pussent y entrer? :

M. Dieu ouvrit le ciel longtemps après la mort d’Adéin et d’Eve.

Parmi les fils, les petit-fils, les arrières-petit-

- fils etc. d'Adam et d’Eve, il y eut quelques bons, et beaucoup furent méchants, c’est pourquoi Dieu fit tomber sur la terre des pluies si grandes que

. tous les hommes furent noyés, hormis ceux d’une famille nommée la famille du juste Noé, de qui descendent tous les hommes.

Longtemps après la mort de Noé, Dieu se détermina à ouvrir le ciel, pour y laisser entrer tous les bons qui étaient morts, et qui mourront jusqu'à la fin du monde. Le ciel était fermé pour les hommes à cause de la désobéissance d'Adam aux ordres de Dieu, qui nous regardait comme ses ennemis, et comme les descendants d'un rebelle. Dieu nous ouvrit le ciel en nous rendant ses amis. Quel autre que Dieu pouvait rendre

les hommes ses amis?

Le Souan-Muzr ur L'AVRUGLE, 2 ANNÉE. 16

D. Est-ce que Dieu nous a rendus ses amis?

M. Dieu lui-même descendit du ciel sur la terre pout nous rendre ses amis.

B. Comment en descendit-il?

M. Je ai déjà dit que Dieu est un en soi, qu'il à une seule essente; mais qu'en Dieu il y a trois personnes, qui se nomment Ptre, Fils, et Saint- Esprit.

La seconde de ces personnes, qui est Dieu le Fils, se fit homme par la coopération de Dieu le Saint-Esprit; dans les entrailles d'une Vierge très-sainte, appelée Marie, fille de deux personnages très-saints nommés Joachim el Anne.

La Vierge Marie était l'Epouse d'un homme saint, appelé Joseph, et elle vécut toujours Vierge en compagnie de son saint époux.

Dieu le Fils fait homme dans les entrailles de Ja très-sainte Vierge Marie, vint au monde, et fut appelé Jésus, c'est-à-dire rédempteur et sauveur du genre humain. Il fut nommé aussi le Christ, et de là vient le nom de Chrétiens.

D. L'homme-Dieu appelé Jésus, et Christ, combien de temps resta-t-il dans le monde? Qu'y fit-il?

M, Jésus-Christ notre Divin Sauveur resta au monde 38 années. Durant ce temps il fit beaucoup de miracles, il ressuscita des morts, il rendit la vue à des aveugles , il donna la parole et l’ouie À des sourds-muets, ‘et opéra d'autres prodiges sans nombre. Il enseigna aux hommes une doctrine très-sainte pour qu'ils fussent bons, et pour qu'ils se sauvassent et qu'ils fussent dans le ciel, Les bons, en grand nombre, devinrent ses disciples, et il en choisit douze parmi eux, pour être ses corm-

pagnons. Les hommes méchants ne crurent -pasà la doctrine de Jésus-Christ, c’est pourquoi ils le persécutèrent, le prirent, le fouettèrent, le firent mourir sur une croix, et on l’ensevelit ensuite, Au troisième jour, après avoir élé enséveli, Jésus-Christ ressuscita glorieusement, il resta parmi les hommes pendant 40 jours, et ensuite il monta aux cieux, où il est à la droite de Dieu le. Père. À la fin du monde il descendra des cieux pour venir juger tous les hommes. . Les hommes alors ressusciteront, ou leurs âmes vien- .dront se rejoindre à leurs corps. Jésus-Christ fera monter les bons au ciel avec lui, et ils y resteront toujours; mais les méchants, il les jettera en enfer, d'où ils ne sortiront jamais.

D. Moi je veux aller au ciel avec Jésus-Christ pour toujours. |

M. Si tu veux aller avec Jésus-Christ au ciel pour toujours, tu dois faire ce que Jésus-Christ oommande.

D. Qu'est-ce, que Jésus-Christ commande?

. M. Jésus-Christ a enseigné à ses Apôtres toutes les choses que nous devons savoir et faire pour aller au ciel.

D. Dites-moi ces os car je veux les connaître, ei je veux faire ce que Jésus-Christ a commandé.

M. Ces choses sont contenues dans le livre, qu'on appelle Doctrine Chrétienne, parce que la doctrine que Jésus-Christ nous a laissée, s'y trouve écrite.

D. Donnez-moi ce livre afin que je le lise.

M. Je te le donnerai, mais il est nécessaire que je l'explique ce que tu ne comprends pas.

D. J'entendrai volontiers votre explication, parce que je désire connaître toute la Doctrine Chrétienne.

M. Si tu la connais, et si tu fais ce qu'elle t'enseigne, tu seras bon Chrétien; si tu es bon Chrétien, tu iras au ciel pour demeurer éternellement avec Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu :le Saint-Esprit, et avec tous les dont et avec tous les bons.

D. Je désire connäître la doctrine: Chréfienne et de faire tout ce qu'élle enseigne. |

ah C'est Dieu qui exeite en ton âme ces bons désirs de connaître la Boctrine Chrétienne, et de pratiquer tout ce qu'elle enseigne. Cest Dieu qu

- opère en nous tout le bien que nous pensons, disons, et pratiquons. Rends grâces à Dieu qui fait s'élever en toi ces désirs si louables, moi, je te donnerai une notice de tout ce que tu désires savoir.

D. Donnez-la moi vite.

M, Voici le livre de le Doctrine Chrétienne : commence à écrire les demandes et les réponses, qui s'y trouvent; ce sont les demandes d'un ignorant qui désire d'être Chrétien, et les FSpOERE d'un savant Chrétien qui l’instruit,

D, Je commente à les écrire,

LETTRES DE Mw TUCKFIELD.

CINQUIÈME LETTRE, | Mes sonres Ans. |

J'aspéng que votre enfant aura fige compris la signes d'hier, d'aujourd'hui et de demain, que je vous ai expliqués dans ma alernière lettre et qu'il s'en sert à présent , avec facilité et exactitude, ainsi que d'une foule d’autres signes. Au cas cependant que vous en ee vous avez plusieurs moyens des vous en assurer: D'abord vous arez joint ces mots à des choses qui étaient arrivées ouquiarriveraient; joignez-les aussi aux faits qui ne sont pes arrivés où qi. n'arnireromt point. Supposez que vous hui disiec, sous no ammeos pas allés à Féglise hier, fades le signe d'éyfise, puis celui de hier, secouez ensuite la the comine pour dire #0n pas hier; ce n'etait pas un dimänche. Demandez-lui après cela par signes irons-nows à Féghss aujourd'hui? et sepouez encore la tête, en ayant l'air de dire, non, pas :aujonrd'hui, seus fraeaillons auçourd'hus, nous s’allons pas à l'église, Dütes-lui après oela, nous irons à. d'église demain , dermain , c’est dimanche; et faites le signe d'église, de demain et d’oui. J'ai pris pour exemple le dimanche et la fréquentation de: l'église, parceque c'est une chose qui arrive si régulièrement (+); ( j'espère du moins que voire enfant en juge ainsi d'après votre pratique, })il y a encore une foule d’autres faits que vous pourriez prendre pour sujets de vos explications et qu’il est inutile de vous exposer.

(1) Les catholiques comme les, premiers chrétiens, vont, ou tachent d'aller, tous les jours à l'église (Actes des apoires, n, 46.)

es 956 —

* Mais continuons. Votre enfant sait déjà écrire les noms d’une masse d'objets. Nous allons essayer de lui faire connaître quelque chose de plus qu'un simple substantif, nous lui donnerons quelques adjectifs qui expriment la forme , la couleur, le poids, ou des qualités morales ete,

Je vous envoie la liste suivante pour exemple ;

Un bon enfant. Une méchante fille.

Un homme long. Une petite femme.

Uue vieille ferme, Un jeune homme.

Une jolie fleur. Une rue sale,

Un cheval noir. Un ruban bleu.

Un arbre vert. - Un bonnet blanc.

Une haute tour. Une chambre basse, Une table ronde. Une table carrée.

Une plume légère. | Une boîte perante.

Vous leverez l'index de la main droite pour ##, se,

Pour Don vous vous sosie Le pornos pl ei satisfait.

Le mot veux, vieille explique en imitant DS et la marche d’un vieillard ou d’une vieille fenime.:

Un. air mécontent, avec l’action de repousser quelque chose , servira pour faire eomprendre l'adjeetif mawvañs.

Tracez une ronde ou un carré pour ces. ete

. Pour le mot #ef vous vous frotterez la poitrine d'un air satisfait comme pour le mot bon, puis après avoir pris entre les doigts une partie de votre habillement , vous aurez l'air de dire, comme ceci est net! Le signe pour sale sera un air méconient, comme pour mauvais, en faisant semblant de rejetter ce que vous avez en main.

Pour doswz vous vous comprimerez la joue avec l'index en faisant. observer combien elle se laisse facilement comprimer,

Vous lui enseignerez les couleurs à l’aide d'échantillons de drap de couleur différente; des morceaux de ruban,

de papier méme feront votre affaire. Qu'il ajoute ces qualités aux noms que vous lui feres écrire. Les fleurs de différentes couleurs vous aideront pour mieux imprimer dans sa mémoire les adjectifs qui expriment les couleurs respectives et il aimera à écrire sur son ardoise, une fleur bleue, wne {leur rouge, une fleur jaune, une feuille verte.

Après les couleurs je vous oonseille de montrer à voire enfant les mots qui expriment les nombres, ainsi que les chiffres. Pour vous faciliter cette explication, je joins à ma lettre un tableau de points qui vous sera utile.

.H faut tâcher de lui faire prendre que chaque chose individuslle est wne chose, ## garçon, wne fille, une assielie, use fourcheité, etc. en élevant le pouce de la main droite pour chaque objet individuel et en lui faisant écrire au moyen de l’alphabet manuel les mots ##, vue. Faites la même chose pour tous les autres chiffres : montres-lui, en élevant le pouce et l'index que ces deux unités font deux et qu'on l’exprime par ke chiffre 2. Contimuez de celle manière jusqu'à dix : le pouce et deux doigts pour 5; le pouce et quatre doigts pour 5; le pouce droit, les quatre doigis et le pouce de la main gauche pour 6 etc, en ayant soin de lui faire épeler chaque fois les mots par lesquels on exprime les chiffres.

Quand vous êtes. arrivées à dix, vous élèverez les pouces et tous les doigts et Yous écrirez 10, en lui faisani observer que 1 eat employé pour la disatue ; et que 0 indique qu'il n'y a pas d'unités à y ajouler. Le signe de O0 sera une secousse de la tèle comme si on disait #0# aucun. Ceci sera mieux compris encore, lorsque vous lui donnerez le chiffre 11 et je vous dirai eomment il faut s'y prendre. Copiez les points qui se

trouvent à la fin de cette. lettre sur des morceaux de cartes et mettez-les soigneusement ensemble dans une boîte et au moment de lui expliquer le mot onze, choisissez dans la boîte une de ces cartes. marquée de dix points; mettez aussi devant vous sur la table les cartes marquées de 1, 2, 3, 4, 56, 6, 7, 8, 9, points. Montrez-lui , après cela, celle qui porte 10 points et dites que c'est-lh wne dizaine, en levant d’abord le pouce de la main droite et ensuite les deux mains à la fois. Mettez alors: la carte, qui n’a qu'un seul point , à côté de celle qui en porte dix et faites-lui remarquer que le mot pour swne dizaine et un est onze. Revenez aussitôt à dix, indiquez-lui la carte à dix points, écrivez le mot dix sur votre ardoise, ainsi que le chiffre 1, pour dire que vous n'avez qu'une seule dizaine ; demandezlui par signes s’il faut encore ajouter à cette dizaine et à ce chiffre 1 d'autres unités, et secouez la tête éomme si vous disiez, #0n ceci est seulement dir, il ne faut pas y joindre d’autres unités, et écrivez un: 0 après le chiffre 1.

Exercez-le souvent de cette manière lorsqu'il aura appris à écrire les chiffres, afin de l’habituer à se servir du mot et du chiffre sans se tromper. Vous pourrez même faire de cet exercice un véritable jeu et une Dies ons ‘ quand il aura bien fait ses devoirs. :

Suivez la même voie jusqu’à vingt, en lui faisant vbserver qu'alors vous avez deux dizaines et aucun autre chiffre : mais j'ai peur de vous ennuyer, si j'en dis davantage. Ayez surtout soin de lui apprendre peu à-la-fois et . que ce peu soit bien compris et imprimé dans la mémoire

par un exercice répété. Si vous trouvez quelque difficulté à lui enseigner les chiffres de la manière que je vous

J'ai prescrite, je vous conseille de montrer mon explication

à votre maître d'école ou à quelque autre honnéte homme qui vous l’expliqueront facilement (1).

Je vous conseille aussi d’exercer votre enfani à joindre aux substantifs, qu'il écrit, les noms des nombres et cela de la même manière que vous l'avez fañt avec les couleurs. ‘Tâchez qu'il prenne l'habitude de compter les objets qu'il voit autour de lui; 1 table, 2 chaises, 3 enfants, 4 verres , 5 fourchettes, 6. assiettes etc. cela vous procurera l'opportunité de lui montrer la formation du pluriel, | ;

Faites-lui aussi prononcer les chiffres , comme je vous l'ai déjà expliqué ailleurs; qu'il regarde votre bouchè , qu’il sente votre gorge et sous votre menton lorsque vous parlez. Quelques-uns de ces mots sont assez faciles el je vous assure qu’il apprendra à les prononcer. .

‘Dans ma prochaine, je vous äifdi ‘éncore quelque he sur les chiffres.

Je suis votre siére amie. | Es pers a, # . F1: + ttorn dt ds y

Fv “s RE D 2 KL E27T6:

(1) Pour exercer agréablement les enfants dans la pratique de la numération on se servira avéc avantage de la petite monnaie. Les énfants aiment ‘à manier l'ärgent; ce sera: un véritable pléisir hour eux quë ‘de compter les cenftnes, de les classer par groupes de cinq, de: dix etc. d'en: ôter , d'y ajouter. De cette manière, les trois premières règles de l'arithraé- ‘ tique pourront être rendues sensibles, et la notion qu'ils en acqui reront par cette intuition réelle, sera plus nette et plus fortement imprimée dans la mémoire. On leur fera écrire chaque fois le chiffre du nombre des centimes et on variera aussi souvent que possible ce nombre pour varier les chiffres. On pourra leur faire remarquer aussi que 25 de oes centimes font un quart de franc, qu'un demi-franc en vaut 50, et que 100 centimef font un franc. Nors ou Taar,

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REVUE

M. la Général comte Drouot, que la ville de Nancy se glioriäg d'avoir vu naître, a fait par actes authentiques en date des 2 janvier et 14 mars 1837, une donation de 300 fr. de dr dant Pr tion a gté autorisée par ordpnnançes rpyalss, n fayeur d'enfants aveugles qu sourds-muels.

— La science médicale et une classe d'infortunés, dignes de tout l'intérêt qu'ils. inspirent, viennent de faire une trèsgrande perte dans la personne de M. Itard, médecin de l'institution royale de saurds-muets, membre de l'Académie royale de médecine, chevalier de la Légion d'Honneur. Une longue maladie organique l'a conduit au tombeau dans un âge encore peu avancé. Les soins assidus de son honorable ami le docteyr Husson ont prolongé la carrière au-delà du terme que, dans ga pieuse résignation, il s'était assigné à lui-même, terme pour lequel il avait fait les plus honorables dispositions. Il &

“désigné son ami constant et dévoué, M. Riveg, conseiller à la cour

de cassation, pour son exécuteur testamentaire. M. Rives aura une belle et touchante mission à remplir, en remettant à l'institution des

” sourds-muets le contrat d'une rente annuelle et perpétuelle de 8,000 fr,

que le testateur a fondée pour l'établissement auquel il ayait consacré une si grande partie de sa vie. |

— M. Valade-Gabel, professeur distingué de lipstitution royale deg sourds-muets de Paris, vient d’être nommé directeur de l'institution royale des sourds-muets de Bordeaux. (Le T'emps du 21 août 1838.)

— Par arrêté du ministre de l'intérieur en date: du 81 août, M. le docteur Méniére,- professeur agrégé de la faculté de médecine, est nemmé médecin en chef de l'institut royal des sourds-muets en remplacement de feu M. Itard. (Le Commerce du 4 éeptembre .1858. )

.— Pendant son séjour à Eu, la Reine a envoyé à Rouen, 500 fr. pour la maison de refuge du Bon-Pasteur ; 800 fr. pour les orphelins de la miséricorde et 200 fr. paur l’école des sourds-muets de l'ubhé Lefebvre, (L'Univers du 2 octobre 1858.)

— M. Delanneau, ancien directeur de l'institution de $ainte-Barboe, maire du 12° arrondissement, vient d’être nommé par M. le miaistre de l'Intérieur, directeur de l'établissement des sourds-myets de Paris, en remplacement de M. Ordinaire, qui a donné sa démission.

(Le Moniteur du 27 oclobre 1858.)

— #4. Delapupau, nomsmé dernigrement directeur de l'instituSon des sourds-muets, a été installé hier dans ses fonctions; M. le eonseillés d'état Edmond Rlanc., secrétaire général. du département de l'intérieus, était chargé par M. le mihisite de precéder à cetie installation. .

a Messiours, a dit M, Edmond. Blamc aux professeurs et fonction= maires réunis aufour de lui, lo ministre éprouve npe vive sasfaction æn remettant les destinées de ce bel éiablissement entre les mains d’un homme honorable dont tous les titres vous son cennns: vous le savos, Memiours, M: Delnntieau, maire dé’ votre ‘arréhdifsenènt; « longtemps dirigé une institution célèbre, et l'éducation de lenfancé | est devenue comme un culte religieusement conservé dans!sa famille.»

M, Delanueau a répondu par l'éloge du précédent directeur, M: Or dinaire. ; (La Moniteur du 29 octobre 1838.)

— M. Salvan, chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Flor, (Cantal) instituteur émerite des sourds-muets , est décédé le, 12 octobre, à l'âge de 83 ans, dans sa terre d'A tal ; prés Murat, Ce digne ecclésiastique fut Havat-derrier élève de l'a bbé de l'Épée , et mérite de partager la reconnaissance publique qui est acquise, si.justement à son illustre maître. (L'Univers du 98. octobre, 1838.)

— Deux nouvelles écoles de sourds-muets ont été ouvertes . tout récemment et toutes deux par des ecclésiastiques, l’une à Vernoux, département de l'Ardèche, par M. l'abbé de Saint-Romain, l’autre à ° Chaumont, prés Ambert, département du Cantal, par M. Tabbé Dessaigne, curé desseryant de Chaumont, {L'Univers du 18 novembre 1858,)

— Le gouvernement Sarde. vient d'établir une institution pour. les sourds-muets à Montiero en Savoie. On nomme parmi les directeurs M. Empoit, élève de l'abbé Sicard, Le royaume de Sardaigne possède donc,.6n ce. moment, trois institutions de cette nature, à Turin, à Gênes et à Montiero.

(Les Débats du 5 novembre 1858, d'après le Pariser Zeitung.)

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