‹ Le Spasme de torsionChapitre 12 sur 30 · NON UE · texte numérisé non relu

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Les anomalies les plus curieuses existent au sujet de la marche : dans bien des cas, il est plus facile aux malades de marcher en arrière qu’en avant (Bernstein, Maas, Biach), parfois la station debout est plus troublée que la marche. Un malade d’Oppenheim qui ne marchait qu'avec les plus grandes difficultés pouvait danser sans troubles !

Ce qui prouve bien en tout cas ere il est difficile de décrire cette façon de marcher si particulière des « dystoniques », c’est la grande diversité des épithètes par lesquelles les différents auteurs ont essayé de la qualifier : ils ont employé tour à tour les termes de « grotesque, dansante, trépignante, maniérée, dandinante. » Mendel estime qu’elle rappelle beaucoup celle de la « dysbasie hystérique »etla compare, dans une image plus pittoresque que claire, à celle « du dromadaire, de la cigogne ou de l’autruche ». Quoi qu’il en soit, ce que nous venons d’en dire explique suffisamment que ces altérations intenses de la marche, cette combinaison constante de spasmes et de mouvements involontaires, représentent pour le malade les PHARE les plus pénibles de son affection.

b) LES TROUBLES DU TONUS MUSCULAIRE.

En face de ces phénomènes spasmodiques, on est étonné de constater qu’en dehors de leur apparition, la musculature du malade est hypotonique. C’est là aussi un trait caractéristique de la maladie que cette combinaison d’hypo et d’hypertonie qui avait use à Oppenheim le terme de « dystonie »,

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L’hypotonie se manifeste surtout à l’occasion des mouvements passifs : comme chez les tabétiques, on peut bien souvent mettre en évidence un certain degré de laxité articulaire (ainsi en pliant la jambe au genou, on parvient chez certains malades à l’étendre parallèlement le long de la cuisse). On peut également la rechercher par l'examen des réflexes tendineux qui sont généralement affaiblis, ou par « l’épreuve du ballotement », d'André Thomas.

Nous savons déjà dans quelles conditions l’hypotonie fait place à l’hypertonie et le rôle que jouent les mouvements volontaires dans l’apparition du spasme tonique, mais il y a lieu de signaler, que la simple répétition des mouvements passifs suffit à engerdrer le spasme, créant ainsi une véritable « alternance » d'hypo et d’hypertonie.

Cependant, la force musculaire conserve toute son intégrité et il y a toujours absence totale d’amyotrophie et de paralysies. Enfin, les réactions électriques, assez rarement pratiquées il est vrai, ont toujours été normales.

2° Symptômes de moindre importance.

En dehors des deux symptômes capitaux que nous venons de décrire : les mouvements involontaires el les troubles du tonus, on ne trouve plus dans le spasme de torsion que des modifications de détail. Encore ces modifications sont-elles peu nombreuses. Afin de grouper ces quelques symptômes en un eadre qui nous semble logique, nous allons successivement passer en

revue le système nerveux et les organes internes, tout en reconnaissant que cela équivaudra bien souvent à décrire les symptômes négatifs de l’affection.

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