‹ Le Spectateur militaireChapitre 27 sur 82 · QUATRIEME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE

L'armée austro-sarde passa le Var le 30 novembre et s'étendit dans le petit pays qui est entre cette rivière, Grasse et Antibes, qu'elle bloqua.

Le 14 décembre, l'ennemi bombarda par terre et par mer le fort Sainte-Marguerite; le 15, il fit une descente dans nie et somma le commandant, qui capitula sans avoir fait aucune défense. Traduit devant un conseil de guerre, ce commandant fut dégradé de la noblesse des armes et condamné à dix ans de prison.

Du 19 au 29, Antibes fut bombardée par terre et par mer; les deux tiers des maisons de la ville furent

(i) Voir le Spectateur militaire de janvier à décembre 1860, janvier à avril 1861.

détruits. Cependant, le "29. les batteries de terre de l'ennemi furent démontées par le feu de la plaee. Le 2 janvier 1747, les Anglais débarquèrent 22 pièces de 24 et se joignirent aux troupes du siège. Le 6, 2i pièces arrivèrent de Savone par mer. Les 16, 17 et 18, l'ennemi travailla à la construction de plusieurs batteries sans cesser en'ièrement le bombardement. La nuit du 20 au 21 , il ouvrit la tranchée et fit quelques communications partant de ses batteries; mais, averti de la marche d'une armée de secours, le 24. il leva le siège et repassa le Yar la nuit du 2 au 3 février.

Le maréchal de Relle-Isle avait, enfin reçu de nombreux renforts, et, le 21 janvier, il avait mis son armée en mouvement. Le 23, il passa l'Argens, et, le 31, ses avant-gardes étaient à Cannes et à Grasse. Arrivé sur le Var, il mit ses troupes en quartiers d'hiver et se rendit à Versailles.

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