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FONDS ACCORDÉS; TRAVAUX ORDONNÉS

Les fonds accordés pour les travaux en cours d exécution dans les places montaient à la somme de 1,379,000 livres, non compris le produit des octrois des places du Nord et les impositions consenties par quelques villes et provinces. La direction de Connontaingne était comprise dans cette somme pour 378,000 livres, applicables en très grande partie à Thionville et à Bitche.

Après les travaux extraordinaires exécutés en 1746 aux lignes de la Queich, dont le toisé montait à 57,692 livres, et à celles de la Lauter, dont le toisé

montait à 416,128 livres, il restait encore pour 76,000 livres d'ouvrages à faire à ces dernières pour les mettre en état d'être occupées. Parmi ces ouvrages étaient ceux nécessaires à la tète des digues. On devait, en outre, dépenser 250,000 livres à Wissembourg pour en faire un poste sans lequel le prince de Conti ne jugeait pas que les lignes pussent être soutenues. Cormontaingne reçut Tordre de s'y rendre pour arrêter avec Baudouin le projet des ouvrages qu'on devrait y exécuter sans dépasser la somme de 250,000 livres. On se dispensa par économie de terrasser sur toute sa hauteur le mur d'enceinte de ce poste. Ce fut là une application des escarpes, en partie du moins, détachées des terres, sur lesquelles le directeur des fortifications d'Alsace a fait plusieurs projets jusqu'en 1750.

On construisit à Cette deux nouveaux forts dans la montagne.

On mit Lorient en état de défense. L'année précédente, 6,000 Anglais, qui avaient fait une descente sur la côte du Pouldu, avaient répandu une telle alarme à Lorient, que, s'ils avaient tardé deux heures à se retirer, ils auraient reçu les clefs de la ville, que l'on venait dans la nuit leur apporter avec une honteuse capitulation. Cet événement détermina à commencer à Port-Louis un retranchement pour mettre la ville à l'abri d'un coup de main du côté de terre.

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