CONCLUSION
Pour conclure, nous demandons qu'on supprime, ou que l'on modifie le feu par rang, dont l'utilité ne nous paraît pas établie, non plus que son efficacité dans une circonstance donnée.
Nous demandons, à sa place, le rétablissement du feu de chaussée, pratiqué plus d'une fois à la guerre avec un succès constaté.
Nous proposons la suppression de la colonne de division dans la marche en bataille et la marche en avant par le flanc des pelotons, qui rentrent dans les mouvements prévus par le mouvement de passage d'obstacles, et compliquent, sans utilité, notre ordonnance ; on les indiquera seulement, dans la théorie, comme exercices, à l'article : passage d'obstacles.
Nous demandons qu'on prescrive le doublement des files dans les mouvements de flanc, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, § 2 e . Nous croyons qu'on a mal compris la théorie en en faisant une application si générale.
Enfin, nous appelons l'attention sur les considérations présentées contre la formation en carré, pour résister à l'action de la cavalerie.
Il nous paraît certain que la cavalerie disparaîtra prochainement, comme arme, du champ de bataille.
SUR LES MANOEUVRES d' INFANTERIE. $93
L'avenir ne lui réserve, à notre avis, comme rôle important, que celui de compléter la défaite d'un ennemi désorganisé et chassé du champ de bataille. Lui attribuer un rôle plus sérieux, c'est s'exposer à de graves mécomptes, et à subir des pertes d'autant plus regrettables qu'elles seraient inutiles.
La cavalerie doit fatalement subir une transformation prochaine et radicale. Seule, aujourd'hui, elle est restée stationnaire, si toutefois elle n'a perdu réellement de sa valeur.
Dans tous les cas, il nous parait impossible de conserver à la cavalerie de réserve ce rôle que Napoléon I er lui a si souvent assigné. Elle serait démolie par l'infanterie avant de pouvoir la démolir.
Pour la rédaction, Noirot.
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