‹ Le spectre de ChatillonChapitre 17 sur 20 · LK SPECTRE · texte numérisé non relu

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doivent avoir des titres plus sérieux a votre affection , madame Blanchard ; ce n'est pas pour si peu que, vous et les vôtres, vous eussiez montré ce dévoûment admirable envers vos maîtres... M. le duc apprécie comme il le doit, madame Blanchard, votre noble conduite; il m'a chargé de vous en exprimer toute sa reconnaissance, et je le fais aujourd'hui avec bonheur en présence de vos serviteurs et de vos servantes.

Le plus profond silence régnait main- . tenant dans la salle. Tous les regards se 'V /^, portaient vers Rosemberg; des larmes *^^

coulaient sur les joues ridées de la fermière.

— Je n'ai fait que mon devoir, reprilellc, cl mon pauvre Jjlaneiiard, ce saint martyr, eût agi connue moi... Mais cela compense bien des peines de s'entendre dire de pareilles choses de la part de monseigneur le duc de Châtillon... Ah!

pourquoi Denise n'est-elle pas Ta? son cœur eût bondi de joie a vous entendre parler ainsi... Mais, si monseigneur croit me devoir un peu de reconnaissance, qu'il m'accorde de le voir de mes yeux encore une fois avant de les fermer pour toujours, et je pourrai mourir en paix.

— Vous le verrez, madame Blanchard, vous le verrez, je vous le promets.

— Que Dieu vous entende, monsieur;

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