‹ Le spectre de ChatillonChapitre 2 sur 20 · IS LE SPECTRE · texte numérisé non relu

IS LE SPECTRE

voire lamille. Le parlemeni de Paris vient de reodre un arrèl par lequel il reconnaît la léi>ilimité de nos réclamalious.

^ — Bon Dieu! c'est donc vrai?

— Nous ne pouvions attendre moins de la justice des hommes, qui est l'imag^e de la justice d'en haut. Mais ne vous alarmez pas de nos succès ; le moment est venu où l'abbaje pourra reconnaître les bons offices des seigneurs de Ghâtillon.

— Quoi! s'écria la maréchale, vous renonceriez au bénéfice de cette funeste sentence?

Dl- CHATn.LO?( "li)

Michaud fit une fçriûiace.

— C'est plus qu'il ne me serait permis d'accorder, madnme; le révérend père abbé et le chapitre lui-même ne pourraient sacrifier à ce point les intérêts de la communauté ; les canons de l'Église s'y opposent d'une manière formelle. Chacun de ces bons religieux ne peut rien posséder en propre; mais le bien de tous ne saurait être dilapidé sans un abominable sacrilège... D'ailleurs les dignes pères sont fort a l'étroit labas dans ces bâtiments en ruines, et ils ne pourront se dispenser de venir s'installer ici dès que le logis aura été purifié et approprié a leurs besoins. Mais

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