DEUXIEME PARTIE
Ce long mais indispensable rappel d'anatomie et de physiologie normales étant fait, nous allons pouvoir entrer dans le vif de notre sujet, étudier les lésions et les troubles dynamiques du sphincter lisse au cours des accidents de « prostatisme » et des rétentions d'urine d'origine cervico-prostatique.
L’ADÉNÔME PÉRIURÉTHRAL, dit communément hypertrophie simple de la prostate d’une part, et d'autre part ce qu’on est convenu d'appeler la « MaA- LADIE DU COL VÉSICAL » étaient jusqu'à ces dernières années considérés comme les causes les plus fréquentes de ces rétentions.
Une troisième cause, d’ailleurs souvent en association avec les deux précédentes dont elle peut même être le point de départ, est IA PROSTATITE CHRONIQUE HYPERTROPHIANTE. Notre maître M. Herrz-BOYER, dans des travaux récents, a insisté sur sa grande fréquence et surtout, dans la grande majorité des cas sur son origine diverticulaire (nous préciserons plus loin ce qu’il faut entendre par cette dénomination).
Il nous faudra donc, dans l’étude anatomo-pathologique de ces rétentions cervico-prostatiques où le sphincter lisse est en cause, distinguer trois périodes que nous résumerons brièvement. On verra ainsi l’évolution des idées à ce point de vue, évolution qui n’a pas qu’un intérêt didactique ou bibliographique, mais conduit à des conclusions essentiellement pratiques. À chacune de ces trois étapes, en effet, vont correspondre des déductions thérapeutiques nouvelles grâce auxquelles lurologue est maintenant mieux armé pour guérir les rétentionnistes.