‹ Le Sphincter Lisse De L'Urètre Et Les Maladies Cervico-ProstatIquesChapitre 12 sur 35 · PRO NES · texte numérisé non relu

PRO NES

1° La première période est celle où domine la notion de l’'ADÉNÔME, expliquant toutes les hypertrophies de la prostate, hypertrophies indiscutables, perceptibles au toucher rectal, et survenant chez des sujets âgés, « vieux prostatiques ».

En dehors de ces cas de cause flagrante, on expliquait certaines rétentions, dans lesquelles le toucher rectal ne décèle pas d’hypertrophie, par un « prostatisme vésical » : ce sont les « prostatiques sans prostate >» de GUYON.

En 1912, le Prof. MarioN montre que, chez la plupart des malades de cette dernière catégorie, il s’agit en réalité d’adénômes, malgré la négativité du toucher rectal. En effet, dans ses cas opérés à cette époque, — dont certains concernant d’ailleurs des malades de moins de cinquante ans — il trouvait toujours, que ce soit à l'examen cystoscopique ou microscopique, des adénômes.

2° La « MALADIE DU COL VÉSICAL » a été individualisée dès 1919 par le Pr. LEGUEU dans un important travail publié aux Archives Urologiques de la Clinique de Necker. C’est une entité avant tout symptomatique — obstruction vésicale avec toutes ses variantes sans hypertrophie prostatique constatable au toucher rectal — pathogénique aussi, car M. LEGUEU attache une importance primordiale à ce qu’il a appelé « la dysectasie du col >. Anatomiquement au contraire elle a pour substratum des lésions extrémement variées « de tous les éléments muqueux, glandulaires, musculaires et fibreux qui constituent le col », — lésions évidentes ou purement histologiques — congénitales (hypertrophie du sphincter du Pr. MaRION) ou acquises, se voyant par conséquent à tous les âges — lésions d’hyperplasie simple, de dégénérescence bénigne ou surtout de sclérose inflammatoire. L’infeclion joue là, en effet, un rôle primordial sur lequel tout le monde est d'accord. Non seule-

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