‹ Le Sphincter Lisse De L'Urètre Et Les Maladies Cervico-ProstatIquesChapitre 13 sur 35 · LES · texte numérisé non relu

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ment elle vient compliquer les rétentions d’origine cervicale à l’occasion des sondages en particulier, mais surtout elle est bien souvent à l’origine même de ces rétentions, et il est généralement admis que la prostatite chronique est la cause la plus fréquente de la « maladie du col de la vessie ».

3° La part de la PROSTATITE CHRONIQUE était donc faite dans l’étiologie des obstructions cervicales, mais toute la maladie se trouvait ramenée au col de la vessie. On se bornait à constater les dégâts anatomiques et les troubles fonctionnels à ce niveau, sans se demander pourquoi l'infection causale était si tenace, si implacable. C’est alors que, au cours de ces dernières années, M. HErTZ-BOYER, étudiant dans tous ses développements ce qu'il a appelé la « MALADIE DI- VERTICULAIRE DE LA PROSTATE », a été amené à montrer son rôle en pareil cas. Il a constaté qu’elle pouvait, indirectement et secondairement, être une cause fréquente de rétention d’urine, et même de rétention grave. En effet, les petites cavités intraprostatiques stagnantes qu’il a décrites, étant le siège d’une infection atténuée mais indéfiniment entretenue, peuvent déterminer autour d’elles une réaction du tissu prostatique, réaction « péri-diverticulaire » dont l’évolution est variabe : elle peut se faire vers la sclérose sans hypertrophie et ,de par sa propagation cervicale, elle se trouve constituer tout naturellement un cas type de maladie du col, — elle peut être au contraire scléro-hypertrophiante et simule alors un adénôme, dit hypertrophie simple de la prostate.

Ce tableau d'ensemble étant tracé, — et il était indispensable pour mettre un peu de clarté dans un sujet devenu aussi complexe, — nous allons maintenant entrer dans de cétail de chacune de ces trois grandes formes anatomo-cliniques susceptibles d’entraîner une obstruction du col vésical (étant mise à

part la dégénérescence maligne, le cancer de la proslate, que nous n’aurons pas en vue dans ce travail). Et nous verrons que, dans chacun de ces trois cas, le sphincter lisse va se comporter de facon différente non seulement au point de vue anatomique mais aussi au point de vue de ses réactions dynamiques.

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