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qui se passe au niveau du col de l'utérus (comparaison justifiée par la parenté embryologique des deux orsanes). La notion de « métrite adénomateuse », qui semble établie en gynécologige, inciterait à penser qu'il peut y avoir, dans un certain nombre de cas, un rapport de cause à effet entre la prostatite et l’adénôme : c’est la « prostatite adénomateuse » d'Heitz- Boyer et Champy.
2°) Pour ce qui est de la « maladie du col> — en dehors de ses formes congénitales ou purement hyperplastiques — il semble bien que, lorsque linfection est assez marquée pour que l’on puisse parler de prostatite, ce soit celle-ci qui constitue toute la maladie, revêtant seulement un aspect clinique particulier du fait de sa propagation cervicale.
Il est rare d’ailleurs, comme le dit fort bien Paris dans sa thèse déjà citée, que dans la prostatite chronique le processus scléreux puisse l'emporter au point que la glande paraiïisse de volume normal ou au-dessous de la normale. Et Paris cite LE FUR, qui écrivait: « Cette atrophie inflammatoire, très rare apparem- «ment, pourrait alors, par transformation fibreuse et « rétraction concentrique, devenir une prostatite obli- «térante. »
Pour M. HEïITrZz-BoYER, beaucoup de cas de « maladie du col» — ainsi nommée parce que, en apparence seulement, la lésion scléro-inflammatoire, « fibro-rétractante > par conséquent sténosante semble localisée à la région cervicale, — appartiennent en réalité à la prostatite chronique. D'autre part, cette prostatite chronique est, affirme-t-il, « la plupart du temps d'origine diverticulaire », et nous allons étudier ce processus avec la forme hypertrophiante.
3°) Beaucoup plus fréquente est l'hypertrophie inflammatoire, la PROSTATITE CHRONIQUE HYPERTRO- PHIANTE. Elle a été étudiée par JANET et auparavant
par ALBARRAN, qui a créé le mot. Il appelait l'attention sur la difficulté du diagnostic, en pareil cas, avec certains cancers de la prostate ou certaines hypertrophies adénomateuses infectées et enflammées. (Ce fut même, nous a raconté M. Herrz-BoYER, le sujet de sa dernière clinique à Necker). Mais dans l'esprit d’Albarran, c’étaient là des cas rares et auxquels il ne faisait pas jouer de rôle important dans les rétentions d'origine cervico-prostatique. D’autre part, il n'avait pas étudié leur pathogénie, ne cherchant pas à expliquer, pas plus que Young, d’ailleurs, pourquoi une inflammation pouvait se perpétuer pendant des années dans une prostate, tout en restant atténuée: « double condition nécessaire pour que ces lésions créent de la fibrose. >» (HErrz-BOYER.)
La question devait changer du tout au tout avec la mise en lumière par M. HErrz-BoYERr de ces petites cavités intra-prostatiques stagnantes et infectées, dont les mauvaises conditions mécaniques d'évacuation empêchent la guérison. Ces DIVERTICULES, — rarement congénitaux, le plus souvent acquis, — vont créer autour d’eux, lorsqu'ils sont enflammés et du fait de l'impossibilité de leur guérison spontanée, une réaction de défense. Cette « PÉRIDIVERTICULITE » désormais inexorable, à évolution lente, envahira progressivement et de façon inégale le tissu prostatique, aussi bien l’extra que lintra-sphinctérien. Le siège constant de ces diverticules dans la moitié supérieure de la prostate (région latéro et sus-montarale) explique l'envahissement habituel de la région cervicale, du sphincter lisse.
Dans ces formes, où l’évolution hypertrophiante domine, le rétrécissement de l’orifice cervical peut évidemment exister aussi, mais il aura rarement le même caractère de rigidité et de dureté que dans la forme scléro-rétractile, quoiqu’on observe également dans ces cas des rétentions.