LE MERS
savons la raison : c’est qu’elle ne tient aucun compte du sphincter lisse.
M. Herrz-BoYERr insistait longuement sur cette notion capitale dans sa communication sur les résultats de la ligature de STEINACH. «II y a bien longtemps « déjà », écrivait-il, «que des urologues expérimentés «ont constaté qu'il n’y a pas de rapport direct et cons- « lant entre le volume d’une hypertrophie de la pros- «tate et la production ou l'intensité d’une rétention «chez un prostatique : nous savons tous qu’une petite hypertrophie peut entraîner un arrêt complet des «urines, alors qu’une évacuatiqn complète de la ves- «sie est compatible avec lexistence de deux gros «lobes prostatiques. » Et plus loin: « Une preuve m'a «été donnée encore de l’importance toute relative du « volume des lobes latéraux: ce sont les essais de des- <truction de l’hypertrophie par la haute fréquence «que je poursuis depuis vingt et un ans. Déjà, dans «une communication au Congrès de Chirurgie de «1920, j'insistais sur les résultats irréguliers que me « donnait la haute fréquence, même pratiquée à ves- «sie ouverte. En effet, les résultats fonctionnels ob- «tenus par la destruction des lobes latéraux se mon- «traient très variables, existant certainement tou- «jours, mais n'étant nullement en rapport avec le «volume des tissus prostatiques détruits. Le gain « fonctionnel n'était pas proportionnel au gain ana- <tomique, ce qui indiquait bien qu’un autre élément « surajoutlé entrait en jeu, cet élément étant, je crois, «le sphincter lisse laissé dans cette technique plus ou «moins intact. Les phénomènes purement mécani- «ques dus à l’augmentation de volume même de la «glande sont loin de jouer un rôle unique ou même «prépondérant dans la production de la rétention « prostatique. >» M. HEïrrZz-BoOYER ajoutait cependant : «Il y a une exception à faire pour les cas- de lobe « médian nettement pédiculé en luette : dans ce cas, «l’obstacle ainsi constitué, pouvant pivoter autour