RÔLE DE L'INFECTION DANS LES RÉTENTIONS CERVICO- PROSTATIQUES
L'infection en effet —— comme nous l’avons signalé au point de vue de ses conséquences anatomiques — apparaît aujourd'hui comme une cause extrêmement fréquente des phénomènes de rétention cervico-prostatique. Elle agira de deux façons : par des lésions aiguës, qui pourront alors rétrocéder, — ou par des lésions chroniques sur lesquelles seule la chirurgie pourra agir.
a) Dans un premier ordre de faits, il est certain qu'un état infectieux même transitoire de la région cervico-prostatique, — notamment l’abcès de la prostate — amènera des altérations, tantôt péri, tantôt intramusculaires, d’où une véritable myosite du sphincter lisse. Ainsi seront entravées sa souplesse, sa faculté d”’ « ectasie » indispensables pour l’ouverture de l’orifice vésical au moment de la miction, et celle-ci sera gênée ou arrêtée de façon plus ou moins complète.
b) Dans le cas où l'infection va persister, un état de « contracture » s’établira, une véritable sclérose transformera l’anneau sphinctérien souple et dilatable en un cercle rigide et inextensible, les phénomènes de rétention s’installeront alors et de façon définitive. Nous l’avons vu, M. Herrz-BoYER a montré que ces lésions inflammatoires chroniques qu’on décrivait sous le nom de « maladie du col » et qui en constituaient l’élément principal, ne sont très souvent que la localisation secondaire d’un processus plus étendu de prostatite chronique péri-diverticulaire.
Mais celle-ci peut aussi bien, dans quelques cas et tout à la fois déterminer des lésions sclérosantes ré-