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rapporté une illustration très convaincante dans une observation publiée à la Société d'Urologir (G) et qui a été le point de départ de la thèse de son élève VOGEL. Nous allons y revenir d’ailleurs au traitement, car le résultat thérapeutique est particulièrement convaincant de l'intérêt pratique de cette notion d’obstacle cervico-prostatique d’origine péri-diverticulaire: chose paradoxale, imprévue, mais si heureuse, la levée de cet obstacle amena la rétrocession complète de toutes ces altérations si graves et semblant irrémédiables.
(4) Heirz-BoyEer. Observation type d’un cas complexe de Maladie Diverticulaire à forme de Prostatite Chronique Hypertrophiante, avec opération et guérison de multiples accidents. — Bull. de la Soc. Franç. d'Urol. Fév. 1936, p. 82.
IFF PARTIE
DEDUCTIONS THERAPEUTIQUES
Ce dernier chapitre va nous montrer le grand intérêt que présentent, au point de vue pratique, toutes les notions qui ont été exposées précédemment sur
le sphincter lisse. Ces notions permettent en effet d'établir :
1° Son rôle dans les phénomènes d’obstruction d'origine cervico-prostatique, et les indications thérapeutiques qu'on doit en tirer.
2° Son importance dans la technique opératoire de la prostatectomie sanglante par «énucléation », importance qui commande l'exécution de cet acte opératoire dans l’adénôme.
3° Le sort qui est réservé à ce plan musculaire dans les cas dé prostatite chronique, soit sclérosante (maladie du col) soit hypertrophiante, les deux d’origine presque constamment péridiverticulaire; — notions qui -permettent de déduire quelle est la technique chirurgicale adéquate pour agir sur ces lésions si souvent obstructives.
4 Enfin, dans un tableau d’ensemble, nous verrons que, grâce à cette série de considérations (dont quelques-unes datent de ces toutes dernières années), il est devenu possible aujourd’hui vis-à-vis d'un grand nombre de rétentions cervico-prostatiques, de
choisir avec logique et sûreté l’acte chirurgical à adopter : que l’obstacle résulte d’un processus inflammatoire de prostatite chronique causée le plus souvent et perpétuée par ces diverticules stagnants et infectés, — ou que l’on soit en présence d’un adénôme simple ou enflammé. La discrimination qui s’est posée ces dernières années entre les prostatiques à opérer par voie sanglante et ceux à traiter par voie endoscopique au moyen de lélectro-chirurgie, discrimination si difficile et encore très discutée, va trouver désormais pour toute une série de patients une base solide qui manquait jusqu'ici.
Ces acquisition récentes et très importantes résultent de toute une série de travaux que notre maître M. HEITZz-BoYER, publiés au cours de ces dernières années à la Société Française et au Congrès Francais d'Urologie, et c’est son enseignement, recueilli pendant notre internat à Lariboisière que nous allons exposer.
Le rôle capital du sphincter lisse dans les obstructions cervico-prostatiques ressort de toute la série des chapitres de notre travail, tout particulièrement de notre étude physiologique: nous l'avons vu, c'est l'entrée en jeu de cet anneau musculaire (qui en pratique constitue bien un cercle complet) qui explique beaucoup de rétentions aiguës et complètes : que l’on invoque une « hypertonie », un spasme, peu importe, c’est l’état de contractilité anormale de ce sphincter, devenu brusquement occlusif, qui domine le mécanisme de l’obstruction; il peut s’y ajouter d’ailleurs des phénomènes de congestion, et fréquemment c’est l’association de ces deux facteurs qui sera à la base de l’accident survenant avec un caractère souvent subit. Or, fait essentiel, de même que la « dy-