‹ Le Sphincter Lisse De L'Urètre Et Les Maladies Cervico-ProstatIquesChapitre 27 sur 35 · TL · texte numérisé non relu

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sectasie >» qui la provoque, la rétention même complète, même grave, peut être passagère, transitoire, «ne pas avoir de lendemain, et cela pendant de longues années ».

Tous les Urologues le savent et en voici un exemple typique rapporté par M. Herrz-BoYer :

« J’ai déjà raconté, il y a un an, dans ma commu- «nication au Congrès d’Urologie, l’histoire de ce «client âgé de 67 ans, qu’on m'avait amené de Wies- «baden pendant l’été 1913, en rétention complète : à «ce moment-là, j'avais trouvé chez lui une grosse «<hypertrophie des lobes latéraux de la prostate : « celle-ci avait le volume d’une forte mandarine. Ce « patient vit encore (1), et ce n’est que l’année der- « nière, pendant mon absence durant les grandes « vacances, que mon assistant, le D' Flandrin, appelé «auprès de lui pour une nouvelle rétention com- « plète, a dû l’opérer d'urgence par une cystostomie, «il avait alors 87 ans! Or, pendant l'intervalle de « ces vingt années, je l’avais examiné à deux re- « prises pour me rendre compte de son état, une « première fois immédiatement après la guerre, une «seconde fois en 1924, et ces deux explorations «avaient montré une vessie se vidant complètement. « Je crois aussi pouvoir rapporter ici ce que m'a ra- «conté, il y a quelques années, mon collègue Gué- «niot, accoucheur des hôpitaux, au sujet d’un autre «collègue qui est devenu centenaire : il avait pré- «<senté vers 60 ans une crise de rétention soignée par « Albarran avec le diagnostic d’hypertrophie prosta- «tique, qui nécessita alors une série de sondages et «fit envisager une intervention. Or, aucun accident «ne s’est reproduit depuis, c’est-à-dire pendant plus « de 40 ans. »

D'une telle notion découle une double conclusion thérapeutique.

(1) Il est mort depuis.

La première connue depuis longlemps déjà et

admirablement édictée par Guyon, est d'ordre médical et concerne les moyens d'agir sur ces rétentions aiguës complètes subites. Relevant d'un élément spasmodique et congestif elles seront combattues d'abord par des moyens simples : antispasmodiques (Belladone, ete.) et décongestionnants, surtout locaux (grands lavements chauds ou froids, marche dans la chambre) et aussi généraux (hamamelis...); enfin si tout cela se révèle insuffisant, par le sondage.

En effet, à ne fuut jamais pratiquer d'emblée une prostatectomie pour une première rétention aiquë complète : l'urologue consciencieux doit attendre les effets de la sonde mise à demeure, et très souvent il verra la vessie, cette sonde une fois enlevée, se vider à nouveau intégralement et cela pendant des années. Tous les urologues expérimentés sont d'accord sur cette attitude d'expectative. Observera-l-on cette attiude d'expectative en présence d'une seconde attaque de rétention aiguë? La question est alors plus complexe : si dans l'intervalle des deux crises, ce patient, qui aura dû être surveillé étroitement, a retrouvé une évacuation parfaite de son réservoir vésical, l'expectative est encore de mise. Si, au contraire, une rétention chronique incomplète s'est installée, nous allons voir quelle doit être la conduite à tenir.

Le rôle du sphineter lisse n'est pas moins important quant aux déductions thérapeutiques pour les rétentions chroniques incomplètes : nous avons vu que ces rétentions sont très fréquemment dues à l'infection prolongée, qui crée de la sclérose inflammatoire. En dehors des cas d'adénôme net, indiscutable, mais infecté (et ceux-ci sont fréquents), c'est cette sclérose, tantôt rétractile, tantôt hypertrophiante, qui sera à la base de l'immense majorité des maladies du col dont nous avons dit les relations

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