SCÈNE IX
Les Mêmes, BLANCHE, LORD ASTLEY, LAJARDIE, ÉVERARD, ULRIC.
BLANCHE, à Berthe.
J'ai des ampoules, ma chère, à force de ramer!.,, (a Savigny,
en agitant ses mains dotant lui.) MonsieUf, j'ai deS ampOuleS, VOyOZl (Savigny salue froidement. — Blanche se jette sur le canapé et redemande tour à tour à chacun des jeunes gens les objets qu'elle leur a conûés ) Moil
éventail!... Qu'est-ce qui a mon éventail?... Mon mouchoir!... Mes gants!... Ouf!... Que j'ai soif, mon Dieu!... Lajardiel...
LAJARDIE.
Ma belle cousine?
BLANCHE
J'ai soif... Cueillez-moi une grappe de raisin !
LAJARDIE.
Je veux bien... mais vous venez de dîner... vous allez vous faire mal ?
BLANCHE, haussant les épaules.
Enfant! — Tu n'en veux pas une, Bertlio?
BERTHE
Non, non, merci.
BLANCHE
Assieds-toi donc... Et vous aussi, messieurs... (a savigny, qui
l'assoit à l'écart sur un canapé à gauche.) Eh bien, VOUS nOUS mettez
en pénitence, vous là-bas?
SAVIGNY
Oui, madame.
BLANCHE
Charmante nature !
L A J A R D I E , lui apportant sur un plateau une grappe qu il a détachée de la treille.
Voilà, belle cousine !
BLANCHE, lui touchant la Joue de son érentail.
Merci... ange. (Les jeunes gens sont groupés autour d'elle. Savigny es; assis dans le coin à gauche; lord Astley debout près de Berthe, assise à droite. — Mangeant son raisin. — ) Ça doit être drôle. Un bal à la
campagne... il doit y avoir de bonnes figures... (a Berthe.) Tu connais déjà notre sous-préfet, n'est-ce pas ?
BERTHE
Très-bien !
Tu ne trouves pas qu'il ressemble à un mouton ? (Les jeunes gens rient.) Et dcs prétentions de mangeur de cœurs, avec cJal Pauvre innocent!... Mais, mon Dieul... que je souffre donc à ce doigt!...
BERTHE
Qu'as-tu ?