SCÈNE VII
BLANCHE, BERTHE
Blanche suit Berthe des yeux arec un intérêt profond et inquiet. EUe se lère, et s'approche de la table à thé en toussant légèrement.
Tu tousses?... veux-tu que je ferme la fenêtre?
blanche.
Je te serai obligée... J'ai eu si chaud... et l'air devient un
peu frais... (Bertbo va fermer la fenêtre, et revient se placer à droite entre la table et le guéridon qui est un peu en avant; Blanche s'est assise de l'autre ef>té de la table à gauche.) Tu 33 VU lord Astlcy?-
BERTHE
Oui. II est venu me dire adieu. (EUe s'occupe de préparer le thé vor le guéridon.^
BLANCHE
Est-ce qu'il t'a parlé de moi ?
BERTHE
Quelques mots en passant.
BLANCHE
Peu aimables, je suppose?
BERTHE
Indifférents.
BLANCHE
Pauvre homme! tant mieux !... Mais cela m'étonne... je l'ai blessé mortellement... dans son orgueil du moins... et je craignais de sa part quelque vengeance.
BERTHE
Que pouvais-tu craindre?
BLANCHE , la surveiUant ardemment.
Que sais-je?... Vrai... il ne t'a rien dit contre moi?
BERTHE, penchée sur le guéridon, où se trouve la bouilloire à thé.
Tu aimes le thé très-fort, n'est-ce pas?
BLANCHE
Tu ne me réponds pas... c'est que tu ne veux pas mentir,
BERTHE , souriant.
Oh! je mentirais très-bien comme une autre, s'il le fallait, je t'assure... tout s'apprend... Mais non... il me m'a twh dit,..