‹ Le Sphinx: journal des échecsChapitre 61 sur 259 · C. 3 FR, etc · texte numérisé non relu

C. 3 FR, etc

Le début, ainsi modifié, devenait fort attaquant, et mériterait d'être pratiqué encore aujourd'hui. Si Carrera ne s'en occupe pas, c'est qu'il nous apprend lui-môme que le saut du Roi, ni môme le roque n'étaient admis en Sicile.

L'étude approfondie des quatre formes du gambit de Carrera nous a appris qu'elles sont très- propres à entraîner l'adversaire à des démarches inconsidérées, puis à gagner ou à remettre la partie en pareil cas.Nous avons même douté, pendant quelque tempa«

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de l'existence d'une défense victorieuse de chacune des dites formes. Très-souvent, les coups du second joueur, les plut énergiques en apparence, se sont trouvés défectueux, et il nous a fallu recourir à d'autres beaucoup moins évidents. L'analyse de ces quatre débuts que nous offrons aux amateurs , leur épargnera ainsi, nous l'espérons, des méditations pénibles et de fdcbeuses erreurs, au commencement des parties qui pourraient s'engager sur CCS modèles. Nous ne nous dissimulons pas, d'ailleurs, que les débuts en question demeurant jusqu'à présent à l'état de théorie, nos démonstrations elles-mêmes auront à attendre, du jeu pratique, leur sanction définitive

Le seul desgambits du Roi irréguliers qui ait été joué, quoique assez rarement, est relui que nous avons proposé les premiers en i843, dans notre Analyse nouvelle (vol. II. page 159). Il consiste à ne sortir, au 3"** coup, le Fou du Roi blanc qu'à la 2"* case du Roi, au lieu de la 4*"* de l'autre Fou. Nons l'avons nommé pour cette raison, dans le Schachzeitung de 1849, das eingeschrànkte Làufer" gambit, ou le gambit du Fou restreinty dénomination que nous remplacerons ici par celle de gambit du Fou irrégulier, comme plus conforme au génie de la langue française. Nous aurons, du reste, beaucoup de choies nouvelles à en dire à k fin du présent mémoire, voire même à refondre entièrement sa théorie.

Gai

nbU de Carrera.

1" forme.

2 P pr. P

Nul auteur n'a, depuis, mentionné cette manœuvre qui est pleine de lesfloarces, malgré son caractère trop excentrique. Sa bizarwrÎB même rend la contre-atlaq 'cappropriée difficile àdécou. mr. Canéra y a échoué de son-^ ropre aveu, puisque après avoir indiquéi dans son traité, la série de coups :

FD

pr. P

Pr

à l'arantage des Noirs, il remarque lui-même, dans Terrata, que

D pr. PC

D. 8 F, échec

D pr. D, échec

8 D. 3 FR, au lieu de 8 D. S D, eût épargné toute perte aux Qlancs(l). Mais nous devons observer, pour notre compte, que celte recli fication est fort insuffisante, et que l'analyse de Carrera n'en demeure pas moins inexacte. Car si notre auteur, au 6"« coup des Blancs, a raison de ne pas leur faire prendre le pion du gaœbit avec la Dame, vu que cela leur coûterait la pièce, le coup 6 fd pr.p qu'il conseille est également fautif, à cause de (2).

6 D. 5 CD, échec

10 Rpr. D

qui conserverait aux Noirs un pion de plus. Toutefois, le coup juste des Blancs n'était ni 6 D pr. pf, ni 6 fd pr. p, mais 6 c. sfd, qui leur eût fait déjà, et sans le moindre doute, regagner le pion du gambit. Ajoutons que 3 — d. 9 r aurait pu être remplacé avec avantage par

défense qui conduit à des combinaisons fort intéressantes, mais trop multipliées pour que nous osions la déclarer nécessairement victorieuse. Aussi la recommandons-nous à l'attention particulière des praticiens, et leur soumettons-nous, sans commentaires, la continuation suivante, qui, après mûre réflexion, nous a semblé la mieux jouée des deux côtés. Quant à la défense la plus sûre et la plus forte possible, selon nous, on la trouvera plus loin, accompagnée de toutes les démonstrations désirable?.

Ppr. P

Fpr. F

Cpr. F

P. 7 F, échec

(i) Ici, comme dans la suite de cet article, nous rapportons les dédactions môme erronées de Carrera, croyant par là faire plaisir aux amateurs et aux bibliophiles, attendu l'excessive rareté de son livre.

(2) Les variaotes secondaires se distinguent par un caractère notablement plus petit. Uuant aux couj^s intercalés dans le texte, ils sont différenciés par le signe '— qui précède ceux des Noirs. P. J,

JOURNAL DIS ^.CBKCS

F pr. F

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