PREUVES DE L'IMMORTALITE DE L'AME
dr&éimuler sa foi, de crainte de se compromettre: li M'étant assuré de la réalité de ces faits, ce serait 4ine lâcheté morale de leur refuser mon témoignage, parce que mes publications précédentes ont été ridi- •culisées par des critiques et autres gens qui ne connaissent rien du tout de ce sujet et qui avaient trop de préjugés pour voir et pourjuger par eux-mêmes. Je dirai tout simplement ce que j'ai vu et ce qui m'a été prouvé par des expériences répétées et contrôlées, et j*ai encore besoin qu'on m'apprenne qu'il n'est paa raisonnable de s'efforcer de découvrir les causes des phénomènes inexpliqués. »
Voilà le langage de la vraie science et de l'honnôtété; puissent nos savants français en profiter.
On pourrait croire que M. Crookes n'est qu'une brillante exception, ce serait une grosse erreur do le -supposer, et si l'affirmation d'un tel homme est ines-^ timable pour notre cause, elle est encore augmentée, t^onsolidée par celle d'autres savants qui ont pris la peine d'étudier le spiritisme.
• En premier lieu nous pouvons nommer Cromvell Warley, ingénieur en chef des compagnies de télégraphie internationales et transatlantiques, inventeur du <50tidensateur électrique. Voici encore un physicien •dont l'affirmation n'est pas moins nette que celle de 'M. Crookes. Il a expérimenté chez lui, en observant toutes les conditions du contrôle le plus rigoureux, et isa conviction est absolue ; il termine une lettre que lions reproduirons tout à l'heure en disant : « Nous -ne faisons qu'étudier ce qui a été Tobjet des recher- -ches des philosophes, il y a deux mille ans; et si une •personne bien versée dans la connaissance du grec et -îiVL latin, et qui serait en même temps au courant des
phénomènes qui se produisent en si grand nombi^ depuis Tannée 1848, si un tel homme, dis-je, voulait traduire soigneusement les écrits de ces gi*ands hommes, le monde apprendrait bientôt que tout ce qui a lieu maintenant n'est que la nouvelle édition d*un vieux côté de rhistoire, étudié par des esprits hardis, & uxk degré qui porterait bien haut le crédit de ces vieux sages si clairvoyants, parce qu'ils se sont élevés audessus des préjugés étroits de leur siècle, et semblent avoir étudié le sujet en question dans des proportion» qui, sous plusieurs rapports, dépassent de beaucoup* nos connaissances actuelles. »
On le voit, chimistes et physiciens ne refusent pa» leur adhésion au spiritisme. Voici un autre savant, uik naturaliste célèbre, qui a découvert en même temp» que Darwin la loi de la sélection, M. Alfred Wallace» qui, lui aussi, fait une profession de foi spirite dans une lettre adressée au Times^ que nous relaterons en exposant les faits sur lesquels se base notre conviction. Racontons seulement dans quelles conditions il fut amené à s'occuper des manifestations des esprits.
Il existe à Londres, indépendamment de la société royale qui est l'Académie de l'Angleterre, une réunion de savants qui a pris le titre de : Société Didactique; elle compte dans son sein des hommes remarquables tels que : Thomas H. Huxley, sir John Lubbodc,. Henry Lewès etc..
Celte Société résolut en 1869 d'étudier les prétenduephénomènes du spiritisme, afin d'en rendre compte au public. Une commission de 30 membres fut nommée, et dix-huit mois après, elle présenta son rapport qui fut tout en laveur des manifestations spiritea. Suivant l'habitude, la société voyant ses idées démen-
PBBUVBS DE L*IMMOflTALIT£ DE L*AME .4»
.fies par les faits, refusa de faire imprimer les conclusions de ses commissaires. Absolument comme TAcafdémie de médecine repoussa le travail de M. Husson sur le magnétisme animal, ce qui prouve que les corps savants sont les mômes dans tous les pays ; ils se composent d'illustres médiocrités, qui se cabrent avec terreur devant toutes les nouveautés.
Lorsqu'une vérité, comme le spiritisme, se manifeste d'une manière anormale, qu'elle force l'attention pu*blique par l'étrangeté de ses procédés, immédiate* ment s'élève une clameur de réprobation, et Ton cherche à étouffer officiellement ces théories qui ont l'irrévérence de se produire en dehors des laboratoires patentés de ces messieurs.
Heureusement pour l'honneur dû genre humain»
a se trouve encore des hommes qui ne reculent pas devant la vérité, M. Alfred Wallace fut do ce nombre. Étant membre du comité d'investigation, il fut à môme de voir une multitude de faits qui le convainquirent et il publia un livre intitulé : Miracle and modem spi^ ritualism où ses expériences sont racontées tout au long. Il fait précisément remarquer qu'au sein de la commission, le degré de conviction produit dans l'esprit des divers membres, fut, en tenant compte de la différence des caractères, à peu près proportionnel è la somme de temps et de soin apportée à l'investigation. Ceci nous conduit à dire que toute personne qui voudra expérimenter sérieusement et consacrer à l'étude du spiritisme quelques mois, arrivera certainement à la conviction.
Mais en France, on veut paraître tout savoir et tout -connaître sans avoir jamais étudié. En veul-on une :preuve ? nous pouvons la donner de suite.
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i8) LE SPIRITISME DEVANT LA SCIENCE-
Un député, M. Naquel, annonça U y a quelques années,qu'il ferait une conférence sur le spiritisme et se» adeptes. Oa s'attendait de la part de Féloquent orateur à une réfutation en règle, avec de bons arguments à l'appui. Hélas! il n'en fut rien, il se borna à rééditer les lieux communs les plus démodés et poussa l*ai>dace jusqu'à prétendre qu'aucun homme un peu marquant, ne s'était occupé de la question. Une dame se leva alors et lui fit passer la liste des savants étrangers qui ont publié des ouvrages sur le spiritisme, M. Naquet avoua naïvement son ignorance l
Devant de tels faits n'est-ce pas le moment de réagir? Comment des savants, des conférenciers prétendent détruire ce qu'ils appellent nos superstitions, et ne sont pas môme au courant des travaux publiés sur le spiritisme! Vraiment il est triste de constater une telle outrecuidance alliée à tant d'incurie !
Nous pouvons encore citer en Angleterre, parmi les adeptes du nouveau spiritualisme, trois hommes éminents : M. Auguste de Morgan, président de la société mathématique de Londres, M. Oxon, professeur à la faculté d'Oxford, M. P. Barkas, membre de rinstitut géologique de Newcastle et le professeur Tyndall. auteur de remarquables études physiques, qui tous sont devenus spirites après avoir constaté de visu des manifestations des esprits.
. On remarquera que nous négligeons, à dessein, de parler des magistrats, des publicistes, des médecins qui ont traité la question, non que leur témoignage soit dénué de valeur, mais pour laisser à nos citations leur caractère éminemment scientifique. Nous croyons qu'après avoir énuméré tant de noms illustres de nos adeptes, on peut sourire de la plaisante prétention de ceuj:
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qui, sans études préalables, veulent repousser le spiritisme, en le traitant comme une vulgaire superstition, mieux que cela, comme « une ânerie du monde naissant, » opinion gracieuse de M. Dupont White, reproduite par M. Jules Soury.
Si ânerie il y a, nous devons convenir que nous sommes en bonne compagnie ; «nr la studieuse Allemagne nous offre aussi un respectable contingent d'hommes de science pour soutenir notre bêtise. A leur lêle élaiL Tillustre astronome Zœllner qui, dans ses mémoires scieotiûques, raconte les expériences qu'il Ht: en compagnie de MM. Ulrici, professeur de philosophie de la plus grande valeur, Weber le célèbre physiologiste, Pechner, professeur à l'université de Leipzig et de M. Slade le médium américain.
Il ressort d'études et d'expériences consciencieuses instituées par ces savants,que non seulement les manifestations spirites sont réelles, mais encore qu'elles sont, au plus haut point, dignes d'attirer l'attention des hommes de science.
En France, pour les raisons énoncées plus haut, nous n'avons pas autant de notabilités officielles à compter dans nos rangs, mais les noms de Flamma- Non, Victor Hugo, Sardou, madame de Girardin, Vacquerie, Louis Jourdan, Maurice Lachâtre, etc., ont bien quelque valeur et forment un joli bataillon d'ânes dans lequel MM. Dupont White et Jules Soury ne pourront jamais trouver place.
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