‹ Le spiritisme dans le mondeChapitre 11 sur 74 · ABLUTIONS. — PRIÈRES. — CÉRÉMONIES. — ÉVOCATION · texte numérisé non relu

ABLUTIONS. — PRIÈRES. — CÉRÉMONIES. — ÉVOCATION

Traduit de l’Agrouchada-Parikchai.

Par son mariage, le brahmatchari quitte la classe des novices, sans cependant entrer dans celle des grihasta ou chefs de famille initiés du premier degré. Il faut pour cela : 1° qu’il ait acquitté la dette des ancêtres par la naissance d’un fils destiné à perpétuer leur race ; 2° qu’il ait été jugé digne, sur le rapport de son gourou, de franchir ce premier pas.

Dès qu’il est admis, il peut rester simple grihasta ou, à titre de pourolîita, être attaché au service d’une pagode ; dans l’un ou l’autre état, il commence à faire partie de la grande famille sacerdotale, et pendant vingt ans tous les actes de sa vie de chaque jour, vont être employés à préparer son esprit et son corps, par la méditation, les prières, les sacrifices, les ablutions et les soins de propreté les plus minutieux, à la transformation supérieure à laquelle il prétend parvenir.

Voici, d’après le Nittia-Carma, première partie de l’Agrou- / chada-Parikchai que nous avons déjà cité, quelles sont les innombrables cérémonies de purifications corporelles et spiri- ^ tuelles qui lui sont imposées, et dont il ne peut négliger aucune sans les pénalités les plus sévères.

Nous conservons les divisions adoptées dans l’ouvrage original.

Proœmium.

« Que le grihasta quitte sa naUe tous les matins une heure avant le lever du soleil, et, qu’en quittant son lit, sa première parole soit une invocation à Vischnou.

« Qo’il s’adresse ensuite à la grande essence dont le nombre trois est contenu dans un, ainsi qu’aux esprits supérieurs, et dise :

Brahma ! Vischnou ! Siva î

Et vous, génies supérieurs des sept planètes, faites paraître le jour.

Le second nom qu’il doit prononcer est celui du gourou sous lequel il a accompli son noviciat. Qu’il dise ;

« 0 saint gourou, je vous offre mes adorations, je vous chéris comme un esprit supérieur qui a déjà quitté ce monde. C’est par vos sages leçons que j’ai pu éviter le mal.

« Qu’il prie l’Être suprême de descendre dans son cœur, et dise :

cc Voilà que Brahma e»t en moi, je vais jouir d’un bonheur parfait.

« Qu’il s’adresse à Vischnou, et dise :

« Dieu, qui êtes le plus pur des esprits, le principe de toutes choses, le maître du monde, le fécondateur de la nature, c’est par vos ordres que je quitte ma couche, et que je vais affronter les écueils de ce monde.

LA DOCTRINE DES PITRIS

<c Qu’il médite ensuite sur tout ce qu’il doit faire dans la journée, aux bonnes œuvres et aux actions méritoires qu’il -doit accomplir.

« Qu’il se souvienne que, pour être agréables aux dieux, ses actions doivent être accomplies avec ferveur et piété, et non avec négligence ou par manière d’acquit.

« Décidé à bien remplir tous ses devoirs, qu’il récite tout haut les mille noms de Vischnou...

« L’Agroucbada donne en entier ces espèces de litanies de • Vischnou, qui sont en réalité composées de mille noms ; elles commentent ainsi ;

Salut à Vischnou.

Salut à Hary.

Salut à Narayana.

Salut à Covinda.

Salut à Kechva, etc...

Le lecteur nous saura gré de supprimer le surplus).

Page 1