‹ Le spiritisme dans le mondeChapitre 12 sur 74 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Règles des ablutions.

« Prenant à la main un vase de cuivre, qu’il se rende pour ses besoins naturels à au moins un jet de flèche de sa demeure, dans un lieu isolé... (Nous ne voulons rien enlever de ces singuliers préceptes d’hygiène, qui ont leurs, similaires chez tous les anciens peuples de l’Orient. Ne lisons-nous pas dans le Deutéronome^ 23, chap. 12 et 13 : Habehis locum ex-

ira castra ad quem egrediaris ad requisita naturæ, gerens paxillum in baltco; cumque sederis, fodies per circuüum,' et egesta huma operies).

« Dans le choix d’un lieu convenable, qu’il évite l'enceinte d’un temple, les rives d’une rivière, d’un étang, d’un puits, d’un chemin fréquenté et d’un bois sacré.

« Qu’il n’ait pas sur lui les toiles pures qui doivent servir à le vêtir.

c( Qu’il suspende le triple cordon, signe de sa dignité, à l’oreille gauche.

« Qu’il s’arrête dans un lieu où il est sûr de ne pas être vu, et que tout le temps qu’il y restera, il n’ait présent, ni à la^pensée ni à la vue, les dieux, les pitris, les mânes des ancêtres, le soleil, la lune, les sept planètes, le feu, un brahme, un temple, une statue de la divinité, une femme.

« Qu’il garde un profond silence.

« Qu’il ne mâche rien et n'aie aucun fardeau sur la tête.

« Qu’il s’éloigne ensuite, et, après s’être lavé les pieds et les mains avec l’eau qu’il a apportée dans le vase de cuivre, qu’il s’en aille sur les bords d’une rivière ou d’un étang, pour accomplir l’ablution des parties secrètes. '

LA DOCTRliNE DES PIÏRIS.

« Qu’arrivé sur les bords de la rivière ou de l’étang, où il veut se purifier, qu’il choisisse un endroit convenable, et un peu de sable fin qu’il doit employer, conjointement avec l’eau, pour opérer sa purification.

« Qu’il sache qu’il y a plusieurs espèces de terres impures dont on ne peut se servir : la terre soulevée par les fourmis, celle dont on extrait le sel, la terre glaise, la terre qui se trouve sur un grand chemin, celle qui a servi à faire la lessive, la terre prise sous un arbre, dans l’enceinte d’un temple, dans un cimetière, et celle qui se trouve près des trous creusés par les rats.

a Qu’il choisisse donc une terre sablonneuse, menue, et sans aucune espèce de détritus végétaux et animaux.

f Muni de terre convenable, il s’approchera de l’eau sans y entrer, et en puisera avec son vase de cuivre. S’il n’a pas de vase, qu’il fasse un trou dans le sable, sur le bord de la rivière.

a Ayant pris une poignée de terre imbibée d’eau, il frottera et lavera par trois fois la partie souillée, et une fois les autres parties secrètes.

« Puis, après s’être nettoyé et lavé à grande eau, il se gar-

LE SPlUrnSME DANS LE MONDE.

garisera la l^ouche avec de l’eau pure, et en avalera trois petites gorgées en prononçant le nom de Vischnou.

« Qu’il se serve, pour se frotter les dents, d’une petite branche de bois qu’on ne peut cueillir que sur les arbres oudonga, rengo'u, neradou, visouga, outara, revanou, et sur tous les arbustes laiteux ou épineux.

« En coupant la branche qu’il adresse les paroles suivantes aux esprits des bois :

if Jf

« Esprits' des bois, je coupe une de ces petites branches pour me frotter les dents. Accordez-moi par l’acte que je vais faire, une longue vie, de la force, des honneurs, de l'esprit.

« Cette invocation terminée, qu’il taille une baguette longue d’une palme, dont il amollira l’extrémité en forme de pinceau.

★ if

(c Assis sur le bord de l’eau , le visage tourné du côté de l’Orient, il se frottera toutes les dents avec cette branche de bois, et se gargarisera trois fois la bouche avec de l’eau claire.

« Il n’est point permis de vaquer tous les jours à ce soin de propreté, on doit s’en abstenir le sixième, le huitième, le neuvième, le onzième et le quatorzième jour de nouvelle et de pleine lune.

LA DOCTRINE DES PITRIS. 5t5

« Le mardi de chaque semaine, le jour où tombe la constellation sous laquelle on est venu au monde, le jour de la semaine et le quantième du mois qui correspondent à ceux de la naissance. ,

« Au temps des éclipses, de la conjonction des planètes, des équinoxes, des solstices, et autres époques malheureuses.

« Le jour anniversaire de la mort de son père ou de sa mère, et qu’il sache que tout ceci est d’une prohibition absolue.

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