‹ Le spiritisme dans le mondeChapitre 49 sur 74 · DIT OCCULTE · texte numérisé non relu

DIT OCCULTE

Nous avons vu quelle longue vie de prières, de macérations, d’ablutions et de jeûnes était imposée aux novices pour passer dans les différents degrés d’initiation. Nous n’y reviendrons pas.

Il nous paraît cependant utile de rappeler que les initiés possèdent des pouvoirs plus ou moins étendus, suivant la classe à laquelle ils se sont élevés, et d’indiquer quelle est la nature de ces pouvoirs.

La première classe des initiés comprend ;

1° Les grihastas,

2° Les pourohitas,

3° Les fakirs.

Les grihastas, ou chefs de famille, ne quittent pas le monde, ils sont comme le lien médiateur entre le temple et le peuple. Tonte manifestation de phénomènes extérieurs leur est formellement interdite, ils n’ont que le droit et le devoir d’évoquer dans un réduit secret de leur demeure, consacré à cet usage, les âmes des ancêtres, et dans leur arbre généalogique seulement, pour recevoir d’eux des enseignements destinés à les guider dans leur vie terrestre.

Les pourohitas, ou prêtres du culte vulgaire, sont appelés dans toutes les cérémonies de famille, ils évoquent leâ esprits familiers, chassent les mauvais, tirent les horoscopes, président aux naissances, aux mariages, aux funérailles, accomplissent tous les phénomènes de présages heureux ou malheureux, et interviennent dans tous les cas d’exaltation et de possession pour débarrasser le sujet des influences malignes. Ils ne sortent pas du terrain religieux.

Les fakirs -charmeurs sont les quêteurs des temples, ils parcourent les campagnes et les villes, produisent à volonté les faits les plus étranges et les plus contraires en apparence, avec ce qu’on est convenu d’appeler les lois naturelles ; aidés par les esprits qui assistent à toutes leurs opérations d’après la prétention des brahmes, ils ont également l’autorisation et le pouvoir de les évoquer.

La deuxième classe comprend :

Les sannyassis.

f. La troisième : . , . . : i

1° Les nirvanys, - -

: 2“ Les yoguys.*

Dans ces deux degrés supérieurs le pouvoir des initiés est de même nature, ne variant que du moins au plus. Ils ont la prétention d’avoir soumis le monde visible et invisible à leur

PHÉNOMÈNES ET MANIFESTATIONS. â3i

volonté, et ne produisent leurs manifestations surnaturelles que dans l’intérieur des temples, et dans de^cas très-rares, chez les rajahs, et autres puissants personnages de l’Inde.

A les croire, le temps, l’espace, la pesanteur, la vie même ne sont rien pour eux, ils jouissent de la faculté de quitter leur enveloppe mortelle, et de la reprendre, ils commandent aux éléments, transportent les montagnes et tarissent les fleuves; sur ce point, l’imagination orientale, qui ne connaît point d'obstacle, se donne libre carrière, et ces illuminés sont regardés dans rinde comme des dieux.

Il y a là, comme on le voit, une organisation complète, destinée, en s’appuyant sur les castes, à soutenir un état social entièrement sacerdotal.

On prétend que dans les sanctuaires souterrains des pagodes, ces divers initiés sont soumis pendant de longues années à une méthode d’entraînement qui, en modifiant leur organisme au point de vue physiologique, augmente dans une proportion considérable la production de leur fluide pur que l’on nomme agasa. Il nous a été impossible de nous renseigner sur ces pratiques occultes. -J

C’est avec les fakirs^ surtout, que nous allons étudier ces' différents phénomènes. *

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