CHAPITRE II
AGASA.
Afin de bien nous faire comprendre, sur un sujet où un mode de parler accepté de tous n’existe pas encore, disons ce que nous entendons par ce mot de force spirite.
Par force spirite nous entendrons l’alliance de l’intelligence et des forces physiques, pour agir sur les objets inanimés, sans préjuger en rien de la cause qui fait agir cette force.
Le sens de ce mot n’est peut-être pas, d’une manière. trèsexacte, celui qu’on y attache généralement ; hâtons-nous de dire que nous ne nous en servons que pour classer les phénomènes dont nous allons rendre compte, et que les termes de cette qualification correspondent exactement à ceux employés par les Indous.
La cause suprême de tous les phénomènes est, d’après les brahmes, le fluide pur agasa ou fluide vital qui, répandu dans la nature entière, met en communication tous les êtres animés ou inanimés, visibles ou invisibles. La chaleur, l’électricité, toutes les forces de la nature, en un mot, ne sont que des états particuliers de ce fluide.
L’être qui possède une somme plus grande de cette force vitale acquiert une puissance proportionnelle, et sur les êtres animés moins bien partagés, et sirr les êtres inanimés. Les
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esprits eux-mêmes sont sensibles à la communication établie par le fluide universel et peuvent mettre leur puissance au service de ceux qui possèdent une force suffisante pour les évoquer.
Pour certains brahmes, agasa estla pensée agissante de l’âme universelle, dirigeant toutes les âmes qui seraient en communication constante les unes avec les autres, si l’enveloppe grossière du corps ne s’y opposait dans une certaine mesure. Donc plus l’âme se dégage de son vêtement par la contemplation, plus elle devient sensible au courant universel qui unit tous les êtres visibles et invisibles.
Telle' est la théorie indoue que nous nous bornons à exposer, sans sortir de notre rôle pur et simple de traducteur.