‹ Le spiritisme dans le mondeChapitre 55 sur 74 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LE JET d’eau. — LE BATON MAGIQUE.

Covindasamy fut exact au rendez-vous.

J’étais occupé à regarder l'extraordinaire inondation de lumière que le soleil versait à flots sur les eaux du Gange, et je rêvais en face de ce spectacle majestueux, lorsque le fakir, soulevant un des rideaux qui nous masquait la porte d’entrée de la vérandah, s’approcha de moi et s’assit sur les talons à la manière indoue.

— Salam déré (bonjour, seigneur), me dit-il dans sa langue maternelle.

— Salam tambi (bonjour, camarade), répondis-je dans le même idiome, le riz du Bengale vaut-il le riz du Tandjaor?

— Le riz que je mange dans le palais du Peishwa, à Bénarès, ne vaut pas les racines que je cueille autour de ma paillote à Trivanderam.

— Que te manque-t-il ici? les graines du carry ne sontelles pas aussi pures sur les bords du Gange que sur la côte malabare-?

— Écoute : ici le cocotier ne pousse pas, l’eau du fleuve sacré ne peut remplacer l’eau salée. Je suis un homme de la

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