LES NOTES DE M. WILLIAMS CROOKES
Membre de la Société royale de Londres.
Nous ne pouvons, en terminant, que répéter ce que nous disions dans notre préface :
a — Nous n’avons pas à nous prononcer pour ou contre la croyance aux esprits médiateurs et inspirateurs! »
Notre but a été simplement de rendre compte des croyances philosophiques et spiritualistes des brahmes, ainsi que des phénomènes et manifestations extérieures, qui, d’après eux, sont les moyens dont usent les pitris, ou esprits des ancêtres, pour prouver leur existence et communiquer avec les hommes.
Toutes les religions anciennes, et en dernier lieu le christianisme, ont admis l’existence d’êtres extraordinaires jouant un rôle spécial dans le mouvement continu de la création. Toutes ont enseigné que Thomme, en se dégageant de son enveloppe terrestre, passait à l’état d’esprit dans les mondes supérieurs,
La perfectibilité constante de l’âme et de la vie spirituelle, voilà l’idée philosophique commune .
Quant aux phénomènes et aux manifestations prétendues surnaturelles, nous les retrouvons également comme un corol-
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îaire de ces croyances, aussi bien dans les temples de l’Inde, de la Ghaldée et de l’Égypte, que dans les catacombes où se réfugiaient les premiers chrétiens.
Le spiritisme moderne est une renaissance de la vieille tradition religieuse, un retour à la foi des premiers âges.
Pour mettre le lecteur, à même de se prononcer avec connaissance de cause, sur la possibilité ou la non-possibilité des étranges phénomènes accomplis par les fakirs,dont nous venons de rendre compte, sans rien affirmer sur leur origine, que les uns attribuent à d’habiles supercheries et d’autres à une intervention occulte, nous allons donner en entier un article que le savant William Crookes a publié dans le Quarterly^ journal of Science — organe pour ainsi dire officiel de la science anglaise — sur l’ensemble des recherches auxquelles il s’est livré à l’égard des phénomènes d’ordre spirite.
Nous devons à l’obligeance de M. Leymarie ^ le droit de nous servir de cet article, dont la traduction lui appartient du consentement de l’auteur.
Nous prions nos lecteurs de le lire avec soin, en présence, de l’autorité scientifique de celui qui n’a pas craint de le signer, malgré de très-hautes sollicitations qui l’engageaient à taire le résultat de ses expériences. Peut* être arriveront-ils à croire comme nous, qu’il y a encore dans la nature des forces à conquérir, et que rien ne s’oppose à ce que les êtres innombrables qui s’épanouissent à des degrés différents sur l’échelle de la vie puissent arriver à communiquer entre eux.