EN DÉCLINAISON
Oshleslia .
Alpha du Cancer .
Poushya .
Delta d° ...
Moga .
Alpha du Lion .
Oultorofolgouni .
Beta d° .
Poftrhofolgoimi .
Delta d° .
Tchittra . .
Alpha de la Vierge .
Hoshta .
Psi 1 d° .
Shàti .
Arc tu rus .
Nota. — En tenant compte de ces différences, de ces écarts considérables dans tons les sens, le calcul impartial démontre que les observations de Souryo-Shiddhanto remontent à 58,000 ans!
1 Aujourd’hui, cette étoile n’cst plus visible à l’œil nu.
Le catalogue de Souryo-Shiddhanto est un recueil analogue à l’annuaire delà connaissance des temps de nos observatoires modernes, dans lequel l’astronome hindou enregistrait ses observations célestes et notait la position des étoiles fixes.
Nous ne saurions trop instamment appeler l’attention du lecteur sur ce document vraiment magnifique de l’histoire de l’humanité.
On verra qu’en dehors des différences dues à la précession, ce tableau accuse des écarts considérables dans tons les sens, entre la position des étoiles notées par l’astronome hindou et celle quelles occupent aujourd’hui. Ces écarts sont dus nécessairement au mouvement propre de ces étoiles.
Le calcul impartial, fait d’après les documents hindous et basé sur ces différences de position des étoiles fixes, prouve qùe les observations de Souryo-Shiddhanto remontent à cinquantehuit mille ans!
Et, dans ses écrits, Souryo-Shiddhanto parle des livres sacrés (Védas) comme d’ouvrages fort vénérables par leur antiquité!
Il est intéressant de noter encore, d’après les livres de Souryo-Shiddhanto, que cet astronome se servait, pour ses observations, d’un équatorial parfaitement installé, dont le tube pourvu
UN MOT SUR L’INDE
do pinnules était mu par un clepsydre où l’eau était remplacée par du mercure 1 .
Jusqu’à présent, si on a admis la grande antiquité de la civilisation hindoue, on considérait, à juste titre, comme fabuleuse la division attribuée par les Hindous à la durée du monde.
Rappelons à ce propos quelle est cette division d’après les traducteurs qui prennent les documents hindous à la lettre.
Les Hindous partagent la durée du monde en quatre périodes, âges, yougos ou yougas :
1° Le Krita-Youga, qui a duré 1,728,000 ans.
Pendant cet âge, l’homme vivait 100,000 ans et sa stature était de 21 coudées.
2° Le Trétci-Youga, dont la durée a été de 1,296,000 ans. Durant cet âge, les hommes vivaient 10,000 ans.
3° Le Dioàpara-Youga , sa durée a été de 804,000 ans. La vie humaine n’y dépassa pas 1,000 ans.
4° Le Kali-Yonga , est l’âge actuel, il ne doit pas subsister plus de 432,000 ans, et la vie humaine y est réduite à 100 ans. D’après les documents astronomiques, cet âge aurait commencé
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1 Ce document ainsi que le tableau nous a été communiqué par M. Tremeschini. — Aucun document n’ind.ique que ces tubes fussent munis de verres grossis-, sànts.
un vendredi, le 28 février, 3,101 ans (Prinsep) avant notre ère.
Mais depuis les travaux de William Jones, qui fit surtout connaître lesVédas, de Wilkins, Forster, Wilson, Prinsep et autres savants anglais qui nous ont initiés aux études sanscrites, d’flippolyte Fauche qui traduisit le Râmâyana, les études de la littérature sanscrite ont fait du chemin et nous saurons, sans doute bientôt, la réalité qui se cache derrière cet amas fabuleux de siècles dont une clef spéciale peut seule faire connaître les proportions véritables.
Il est temps que des données plus précises nous fixent au juste sur les écrits brahmaniques dont le sens exact a jusqu’à présent échappé aux mlecchas (païens, infidèles, étrangers impurs), ainsi qu’on peut s’en rendre compte en lisant l’ouvrage du général Biornstierna 1 , dont l’extrait suivant résume à peu près le sentiment général des auteurs qui ont traité de l’Inde ancienne :
« Dans la chronologie hindoue, il y a quatre « périodes de développement du monde ; entre « chacune des ces quatre périodes, il y a eu un « déluge universel qui a contribué à donner la « forme ultérieure du monde. Cette assertion ne
1 Tableau politique et statistique de l'Empire britannique dans l'Inde, par le général Biornsterna.
« semble-t-elle pas entièrement confirmée par les « découvertes récentes des géologues? Et d’où «peut provenir cette étrange connaissance?
« L’attribuer à une révélation chez un peuple ido- « latre serait contraire à nos idées religieuses 1 ; «les imputer à une tradition populaire est bien « moins possible encore, puisque l’origine de « l’espèce humaine, du moins selon les principes « do la géologie, n’appartient pas aux premières « périodes d’existence de la terre, mais seulement « à la dernière. Quel autre parti à prendre, si ce «n’est d’admettre que les Hindous, dans ces « temps reculés, s’ils ne possédaient pas déjà la « science des Cuvier, des Werner, des Buckland, « des Bcrzelius, en avaient déjà le pressentiment « philosophique, pressentiment dont les éton- « nantes découvertes des grands naturalistes « modernes ont prouvé la sagesse ? »
Eh pardieu ! il est très commode d’attribuer un pressentiment, une intuition des choses aux gens à qui on veut refuser, quand meme, d’avoir eu, à un moment donné, la connaissance de ces choses. Mais nous serons moins étonnés que le brave général Biorsterna, et lui-même ne songera sans doute plus à vanter si fort les qualités intuitives
1 O néfaste influence de l’exolérisme biblique! N*est-ce pas le cas de dire avec l’apôtre : « La lettre tue » ?
des peuples « idolâtres » qui n’ont pas eu comme nous la révélation des choses étonnantes que l’on sait, quand la Société atmique aura publié les commentaires du Sômodœvo de Gôtomo dont elle a déjà fait connaître la préface h
Le Sômodœvo écrit par Gôtomo, il y a environ 30,000 ans, renferme des renseignements précis, irréfutables, nous assure-t-on, sur la périodicité des cataclysmes diluviens auxquels se trouve assujétie la terre depuis un temps immémorial. De ce document, il résulte que ces déluges ne correspondent nullement aux périodes signalées plus haut (yougas) et auxquelles le général Biornstierna fait allusion, mais à d’autres phases chronologiques coïncidant avec des phénomènes bien caractérisés, tous d’ordre physique, astronomique et météorologique, sur lesquels Gôtomo donne les explications les plus exactes.
Nous souhaitons ardemment que la Société atmique nous fasse promptement connaître cet important ouvrage écrit, ainsi qu’il a été dit plus haut, il y a 300 siècles environ.
I Préface des commentaires sur le Sômodœvo , de Gôtomo, imprimerie Champon. — Paris, 1885.
II est malheureusement à craindre que la publication de la préface ne soit pas suivie de celle de l’ouvrage : depuis plusieurs années on attend en vain le travail annoncé.
Nous voudrions arrêter ici cette digression historique; mais en cherchant à démontrer l’ancienneté du spiritisme sur la terre, nous ne pouvons le faire qu’en démontrant parallèlement l'ancienneté des sociétés humaines et celle leurs religions. Nous demandons pour quelques instants encore l’attention du lecteur au sujet d l'antiquité de la civilisation hindoue. Les documents astronomiques sontpour nous des preuves littéralement mathématiques, maisunsupplémen de preuve ne nuit en rien. Les études philologi ques nous démontrent que la civilisation indienne est bien antérieure à celle des Grecs et qu’elle a laissé des traces chez tous les peuples de l'antiquité. Certains noms de la mythologie grecque sont du sanscrit presque pur; les exemples suivants, empruntés à un auteur bien connu qui est resté plus de vingt ans aux Indes, en disent plus long que les meilleurs discours :
Hercule. — Eu sanscrit : Hara-kala , héros combats. Épithète communément donnée à Siva, dieu des combats dans la poésie hindoue.
Thésée. — En sanscrit : Tha-saha , l’associé compagnon de Siva chez les Hindous.
Eaque. — Juge des enfers clans la mythologie grecque. En sanscrit : Aha-ka, juge sévère, adjectif qualificatif accompagnant ordinairement le nom de Yoma , juge des enfers chez les Hindous 1 .
Ariane. — La malheureuse princesse abandonnée par Thésée et qui avait eu le tort de céder à un ennemi de sa famille. En sanscrit : Ari-ana , séduite par un ennemi.
Rïïadamante. — Autre juge des enfers dans la mythologie. En sanscrit : Rhada-manta, qui châtie le crime.
Andromède. — Sacrifiée à Neptune et secourue par Persée. En sanscrit : Andha-ra-medha , sacrifice à la passion du dieu des eaux.
Persée. — En sanscrit : Para-saha , secours venu à propos.
Oreste. — Célèbre par ses fureurs. En sanscrit : O-rahsata, voué au malheur.
Pylade. — L’ami d'Oreste. En sanscrit : Pula-da , qui console par son amitié.
Iphigénie. — La vierge sacrifiée. — En sanscrit : Apha-ganci , qui finit sans postérité.
Centaure. — Ce personnage de la fable, moitié homme, moitié cheval. En sanscrit : Ken-lura , homme cheval.
Les divinités de l’Olympe ont la meme origine.
Jupiter. — En sanscrit : Zu-pitri , père du ciel, ou
1 L. Jacolliot. — Loc. cit.
UN MOT SUR L'INDE
Zeus-pitri, dont les Grecs ont formé le mot Zeus et les Hébreux Ieovak L
Pallas. — La sage déesse. En sanscrit : Pala-sa , sagesse qui protège.
Atuenaïa. — Déesse de la chasteté chez les Grecs. En sanscrit : A-tanaïa, sans enfants.
Minerva. — Qui estla même déesse chezles Romains mais revêtant en outre les attributs du courage. En sanscrit : Ma-nara-va , qui soutient les forts.
Bellone. — Déesse de la guerre. En sanscrit : Bala-na, force guerrière.
Neptune. — En sanscrit : Na-pata-na , qui maîtrise la fureur des flots.
Poséidon. — Autre nom grec de Neptune. En sanscrit : Pasa-uda , qui calme les eaux.
Mars. — Dieu de la guerre. En sanscrit : Mri, qui donne la mort.
Pluton. — Dieu des enfers. En sanscrit : Plushta , qui frappe par le feu.
Quelques exemples, maintenant, pris parmi les peuples ; on ne saurait mieux prouver les émigrations que par l’étymologie des noms.
Les Pégalasses. — En sanscrit : Palaça-ga , qui combat sans pitié.
1 La consonne z n’existe pas en sanscrit; elle est remplacée par ç ou 5 . Su signifie : maître, procréateur.
(Note de hauteur.)
Les Léleges. — En sanscrit : Lala-ga , qui marche répandant la crainte.
Comme la signification de ces mots répond bien au goût des peuples jeunes et guerriers qui aiment à se donner des noms en rapport avec leurs habitudes!
Les Hellènes. — En sanscrit : Hela-na, guerriers adorateurs d'Héla ou la Lune. La Grèce ne s’appellet-elle pas aussi l’Hellade.
Les Spartiates. — En sanscrit : Spardha-ta, les rivaux.
Et ces mois sanscrits qui sont devenus en passant en Grèce les noms d’hommes célèbres.
Pytiiagore. — En sanscrit : Pitha-guru , le maître d’école.
Anaxagone. — En sanscrit : Ananga-guru , le maître de l’esprit.
Protagoras. — En sanscrit : Prata-guru , le maître distingué en toutes sciences.
Si de la Grèce nous passons en Italie, en Gaule, en Germanie et en Scandinavie, nous trouvons les mômes rapprochements, les mômes origines sanscrites.
Les Italiens. — Nom qui vient d’Italus, fils du héros troyen. En sanscrit : ltalci, hommes de basses castes.
Les Bretii. — En sanscrit : Bharata, peuple de la caste des artisans.
Les Thyrrhéniens. - — En sanscrit : Tyra-na , guerriers rapides.
Les Sabins. — En sanscrit : Sobha-na, caste des guerriers.
Les Samnites. — En sanscrit : Samna-ta, les bannis.
UN MOT SUR L’INDE
Les Celtes. — En sanscrit : Kalla-ta , les chefs envahissants.
Les Gaulois. — En sanscrit : Ga-lata , peuple qui marche en conquérant. •
Les Belges. — En sanscrit : Balci-ja , enfants des forts.
Les Séquanes. — En sanscrit: Saka-na , les guerriers par excellence.
Les Sicambres. — En sanscrit : Su-ham-bn, les bons chefs delà terre.
Les Scandinaves. — En sanscrit : Skanda-navci, adorateurs de Skanda, dieu des combats.
Odin. — Le chef des tribus émigrantes par les plateaux du Nord. En sanscrit : Yodin , le chef des guerriers.
Les Suédois. — En sanscrit : Su-yodha , les bons combattants.
La Norwège. — En sanscrit : Nara-vaja , pays des hommes de la mer.
La Baltique. — En sanscrit : Bala-ta-ka, l’eau des puissants conquérants.
Les Alamanni (Allemands). — En sanscrit: AlamanUy les hommes libres.
Les Valaques. —En sanscrit : Va-la-ha , de la classe des serviteurs.
Les Moldaves. — En sanscrit : Mal-dha-va> hommes de la dernière caste.
L’Irlande, que les poètes appellent la verte Erin. En sanscrit : Erin, rochers entourés d’eau salée.
Le Tuane. — Nom des anciens chefs de clan écossais. En sanscrit : Tha-na , chef des guerriers.
En Asie, toute la dynastie des Xerxès et des Artaxerxès est d’origine hindoue. Tous les noms de places fortes, de villes, de contrées, sont du sanscrit presque pur. En voici quelques exemples :
Ma. — Divinité lunaire des tribus d’Asie et de tout l'Extrême-Orient. En sanscrit : Ma, la lune.
Artaxerxès. — En sanscrit : Artha-Xatrias , le grand roi. N’est-ce pas ainsi que l’appelaient les Grecs?
La Mésopotamie. — Contrée fertile en fleuves et en cours d’eau. En sanscrit : Machja-potama , terre au milieu des fleuves.
Gastabala. — Place forte. En sanscrit ; Kastha-bala , la force impénétrable.
Et Zoroastre. — Qui apporta en Asie le culte du soleil. En sanscrit : Surya-slara, qui répand le culte du soleil, etc., etc...
§ ni
Ajoutons encore que d’anciens poèmes sanscrits paraissent avoir inspiré le « divin Homère » ; on y trouve, en effet, une trame qui ressemble en