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CHAPITRE II

SI

Nous avons jusqu’ici parlé d’une manière vague de ce qui avait été rapporté par différents auteurs touchant les apparitions, les corps mis en mouvement sans contact, etc., etc. Nous constatons que, dans tout ce qui précède, rien n’est de nature à contribuer à la consolidation d’une conviction, mais nous allons entrer dans le domaine des faits devant lesquels on doit en tous cas s’incliner si on ne veut pas en tirer de déductions philosophiques. Jusqu’àprésent nous avons vu des écrivains, despoètes ou des philosophes, ne se prévalant d’aucune autorité en matière scientifique, se prononcer en faveur des phénomènes spiritualistes : cela, comme on dit, ne tire pas à conséquence. Soit, mais voilà qu'un fait grave

s’est produit : un des premiers savants du monde, un expérimentateur dont les œuvres peuvent supporter sans désavantage la comparaison avec celle de nos Dumas, de nos Würtz, de nos Berthelot, de nos Frémy, s’est prononcé de la manière la plus affirmative, avec preuves expérimentales à l’appui en faveur de ces choses ténébreuses que l’on croyait enfouies dans la nuit du sombre moyen âge. Qu’cst-ce à dire? Pour avoir osé donner comme certains des faits de tables frappant et tournant, d’objets et même de personnes soulevées de terre sans force visible, de fantômes apparaissant, s’entretenant avec les mortels, se laissant photographier et donnant de leurs cheveux en souvenir permanent aux témoins de leurs apparitions pendant qu’eux-mêmes disparaissent; pour qu’il ait osé raconter ces choses avec force détails et observations d’allures scientifiques, faut-il donc que M. Crookes soit un fou ou un imposteur.

Si M. Crookes était fou, nous serions fixé, nous dirions de ses allégations : « C’est bien, ce sont divagations de cerveau malade, passons » ! Mais, depuis plus de quinze ans qu’il a publié ses premières recherches sur le spiritualisme moderne, aucun de ceux qui l’ont combattu ou défendu n’a voulu plaider l’irresponsabilité de M. Crookes, qui jouit de sa pleine liberté, et n’a reçu la plus petite douche dans la moindre maison de santé.

Du reste, les ouvrages qu'il écrit encore aujourd’hui sont marqués au coin de l'intelligence la plus « radiante » et la moins susceptible d’être rencontrée ailleurs que dans un cerveau parfaitement sain.

Donc, M. Crookes n’est pas devenu insensé.

Est-ce donc un imposteur qui a voulu se moquer du public? Mais dans quel intérêt? Cela ne devait rien lui rapporter, et il le savait. Au contraire, il n’ignorait pas que sa fraude— si fraude il y avait — serait promptement dévoilée, et alors ! Alors, c’était la honte, c'était la ruine, le désastre, l'écroulement d’une vie honorable d’honnête homme et de savant. Bénévolement, en connaissance de cause, pour le plaisir de lancer une plaisanterie lugubre,, M. Crookes aurait terni son auréole d’honneur et de gloire? Allons donc ! A la fin d’une vie si bien remplie, rendue si glorieuse par plusieurs découvertes dont une seule suffirait à immortaliser un homme, il se jetterait lui-même à bas de son piédestal pour se traîner misérablement dans la boue? Et pourquoi? pour faire fortune? Mais M. Crookes est riche, diton, et de plus il n’ignore pas que de nos jours les sorciers ne recueillent aucun avantage de. leurs rapports avec le diable à part celui de le tirer constamment par la queue, au moins dans cette vie.

Mais, insinuera-t-on, M. Crokes est un spécialiste dont on peut sans doute dire, comme ; de beaucoup de pseudo-savants d’aujourd’hui, qu’il sait ce que tout le monde ignore, tandis que, en revanche, il ignore ce que tout le monde sait. A cette insinuation, il est utile de répondre et nous en profiterons pour présenter M. Crookes à ceux de nos lecteurs qui ne le connaîtraient pas encore.

Sous le rapport scientifique, on ne peut pas dire queM. Crookes ait été élevé à l'anglaise, car au lieu de commencer tardivement ses études et de rester élève jusqu’à l’âge où en Allemagne, par exemple, on est déjà professeur, à vingt ans il publiait d’intéressants mémoires sur la lumière polarisée; depuis, il fut un des premiers en Angleterre à étudier à l’aide du spectroscope les propriétés des spectres solaire et terrestre. On lui doit de sérieux travaux sur la mesure de l’intensité de la lumière, d’ingénieux instruments : le photomètre de polarisation et le microscope spectral, par exemple. Ses écrits sur la chimie générale 1 furent très goûtés depuis le moment où ils parurent. Il est l’auteur d’un traité d’analyses chimiques, ( Méthodes choisies), aujourd’hui classique. On lui doit de nombreuses

1 Chemical News, ann. 1859 et suiv.

recherches en aslronomie et notamment sur la photographie céleste. En 1855-56, la Société Royale de Londres, qui l’a admis au nombre de ses membres actifs — au premier tour dé scrutin, — lui décerna un encouragement en argent pour poursuivre ses travaux sur la photographie de la lune. Le gouvernement de la Reine l’envoya dernièrement à Oran pour observer l’éclipse. Ajoutons qu’il s’est, en outre, occupé de médecine et d'hygiène, témoins ses travaux sur la peste bovine, etc., etc. Mais deux découvertes ont surtout classé M. Crookes parmi les maîtres de la Science moderne : l’illustre savant s’était déjà distingué par sa découverte d’un procédé d’amalgamation à l’aide du sodium, procédé qui est employé aujourd’hui en Australie, en Californie et dans l’Amérique du sud par l’industrie métallurgique de l’or, lorsqu’il fit connaître un nouveau corps simple métallique : le Thallium . On apprécie la valeur d’une pareille découverte lorsqu’on sait que le nombre des corps simples connus dans la série des métaux s’élève à une cinquantaine environ. M. Crookes fut amené à cette précieuse découverte par ses travaux sur l’analyse spectrale. C’est ainsi, du reste, que furent isolés le cæsium, le rubidium et Vindium .

Rappelons, en passant, que l’on entend par corps simples les métalloïdes et les métaux aux-

quels s’arrête l’analyse chimique et qu'aucun procédé connu ne peut décomposer en d’autres corps. Conséquemment, la désignation de corps simples donne plutôt la mesure de nos moyens d’investigation qu’une véritable définition de la nature réelle de ces corps. Nousn’avonSj en eff et, aucune idée exacte de ce qu'est la matière. Voilà où en est la science des hommes !

La deuxième découverte de M. Crookes vient corroborer ce que nous avançons : nous voulons parler de la matière radiante .

La matière apparaît à nos sens sous trois états bien différents : à l’état solide, à l’état liquide et à l’état gazeux. Il existe, probablement, une infinité d’états de la matière, mais nous n’en connaissions récemment que trois. M. Crookes vient de nous en faire entrevoir un quatrième. Dès. 1816, Faraday, songeant aux différences considérables qui séparent ces divers états, émettait cette hypothèse qu’au delà de l’état gazeux il serait bien extraordinaire qu’on ne découvrît pas un jour un état tout autre que ceux que nous connaissons. Comparant les différences qui caractérisent les corps solides et voyant combien, au lieu de s’accentuer, ces différences diminuent lorsque la matière devient liquide, pour s’affaiblir encore davantage jusqu’au point de « disparaître à peu près complètement dans les gaz », Faraday

entrevoyait un autre état dans lequel la matière devait arriver h une unité absolue et par. anticipation il donnait à la matière dans cet état le nom de matière radiante .

M. Crookes, par une série d’expériences d’une exactitude exquise, démontra cet état entrevu par Faraday. Nous ne voulons pas faire l’historique de ces expériences si importantes au point de vue philosophique de la chimie, de la physique et de l’étude de la matière en général : en résumé, il en ressort que la matière, dans son essence, doit être une et que les corps variés qui tombent sous nos sens imparfaits ne sont qu’un agencement, une structure molléculaire spéciale de la matière suivant le mot du célèbre chimiste Boutlerow de Saint-Pétersbourg, qui, disons-le incidemment, a confirmé ce qu’il a pu contrôler des expériences, de M. Crookes sur la force psychique \

M. Crookes a répété ses expériences sur la matière radiante en 1 879 (septembre), au congrès de l’Association britannique, pour l’avancement des sciences, et en 1880, àl’École de médecine de f Paris et à l’Observatoire, sur l’invitation du professeur Würtz et de l’amiral Mouchez. Les effets

1 Les Hindous, depuis des siècles de siècles, disent que la matière est une, mais que les variétés sont infinies. Leur formule où ils condensent celte doctrine est : variété dans Yunité.

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LE SPiniTISME

produits par la matière dans cet état sont des plus surprenants et d’une puissance formidable. Ce fut un grand succès pour M. Crookes.

Les quelques lignes qui précèdent donneront, nous l’espérons du moins, une idée de la haute valeur scientifique de l’homme qui n’a pas craint d'aborder l’étude des phénomènes spirites.

Aussi, quand l’illustre membre de la Société Royale annonça dans son journal [Quaterly Jour* nal of Science) qu’il allait s’occuper des phénomènes de ce qu’on appelle là-bas modem spiritualism, ce fut un cri général : « Enfin! nous allons donc savoir à quoi nous en tenir ! » Mais dès les premiers articles, lorsqu’on vit M. Crookes admettre la réalité des phénomènes, déclarer qu’il les avait observés, pesés, mesurés, autoenregistrés, etc., ce fut une autre affaire. Il y eut sans doute un grand nombre de personnes qui eurent leur opinion faite; mais tout le monde ne voulut pas se rendre et des paroles de réprobation plus bu moins sincères se firent entendre. Ce ne sera pas là l’un des incidents les moins curieux de l’histoire du spiritualisme.

M. Crookes avait pourtant montré la plus grande sévérité dans la poursuite de ses recherches ; mais les gens qui se trouvèrent dérangés au moment de la digestion paisible de leurs connaissances acquises furent irrités de voir se pro-

noncer contre eux un juge dont ils avaient d’avance accepté les conclusions, mais à la condition, implicitement formulée, qu'elles seraient conformes à leurs idées.

On va voir, cependant, que ces recherches furent entreprises dans un esprit vraiment scientifique et que leur auteur ne péchait pas par excès de crédulité : «—

« Le spiritualiste, dit M. Grookes *, parle de corps pesant 50 ou 100 livres, qui sont enlevés en l’air sans l’intervention de force connue ; mais le savant chimiste est accoutumé à faire usage d’une balance sensible à un poids si petit qu’il en faudrait dix mille comme lui pour faire un grain. Il est donc fondé à demander que ce pouvoir, qui se dit guidé par une intelligence, qui élève jusqu’au plafond un corps pesant, fasse mouvoir sous des conditions déterminées sa balance si délicatement équilibrée.

Le spiritualiste parle de coups frappés qui se produisent dans les différentes parties d’une chambre, lorsque deux personnes ou plus sont tranquillement assises autour d’une table. L’expérimentateur scientifique a le droit de demander que ces coups se produisent sur la membrane tendue de son phonautographe.

Le spiritualiste parle de chambres et de maisons

1 William Crokes, loc. cit.

secouées, même jusqu’à en être endommagées, par un pouvoir surhumain. L’homme de science demande simplement qu’un pendule placé sous une cloche de verre et reposant sur une solide maçonnerie soit mis en vibration.

Le spiritualiste parle de lourds objets d’ameublement se mouvant dune chambre à l’autre sans l’action de l’homme. Mais le savant a construit des instruments qui diviseraient un pouce en un million de parties : et il est fondé à douter de l'exactitude des observations effectuées si la même force est impuissante à faire mouvoir d’un simple degré l’indicateur de son instrument.

Le spiritualiste parle de fleurs mouillées de fraîche rosée, de fruits et même d’êtres vivants apportés à travers les croisées fermées et même à travers de solides murailles en briques. L’investigateur scientifique demande naturellement qu’un poids additionnel (ne fût-il que la millième partie d’un grain) soit déposé dans un des plateaux de sa balance quand la boîte est fermée à clef. Et le chimiste demande qu’on introduise la millième partie d’un grain d’arsenic à travers les parois d’un tube de verre dans lequel de l’eau pure est hermétiquement scellée.

Le spiritualiste parle des manifestations d’une puissance équivalente à des milliers de livres et qui se produit sans cause connue. L’homme de science, qui croit fermement à la conservation de la force et qui pense qu’elle ne se. produit jamais sans un épuisement correspondant de quelque chose pour la

remplacer, demande que lesdites manifestations se produisent dans son laboratoire, où il pourra les peser, les mesurer et les soumettre à ses propres essais. »

C’est avec ces sentiments que M. Crookes abordait l’étude des phénomènes dont l’examen s’imposait, selon lui, à la science sans qu’elle put différer plus longtemps. Aussitôt après avoir fait cette sorte de profession de foi scientifique, l’auteur ajoute en note la remarque suivante :

« Pour être juste à cet égard, je dois établir qu’en exposant ces vues à plusieurs spiritualistes éminents et à des médiums les plus dignes de confiance de l’Angleterre, ils ont exprimé leur parfaite confiance dans le succès de l’enquête, si elle était loyalement poursuivie dans l’esprit que j’ai indiqué ici. Ils m’ont offert de m'assister de tout le pouvoir de leurs moyens en mettant à ma disposition leurs facultés particulières. Et jusqu’au point où j’en suis arrivé, je puis ajouter que les expériences préliminaires ont été satisfaisantes. »

Du reste, M. Crookes devait déjà savoir un peu à quoi s’en tenir sur le compte de la « force

psychique ». En effet, un an ou deux avant qu’il ne commençât ses travaux sur cette matière, une compagnie savante de Londres, la Société dialectique , fondée en 1867, sous la présidence de sire J. Lubbock, s’était à son endroit prononcée d’une façon positive. Lorsque cette société, composée de notabilités scientifiques, décida, dans sa séance du 6 janvier 1869, qu’elle s’occuperait des « prétendus phénomènes spiritualistes », c’était, ainsi que le constate le procès-verbal delà séance, avec ridée qu’elle allait anéantir à jamais cette superstition qui commençait à devenir encombrante, car tout le monde en parlait. La Société dialectique nomma donc un comité formé de trente-trois membres actifs, qui se divisèrent en six sous-comités.

Parmi les membres de ce comité figurait un savant dont le nom est bien connu parmi les naturalistes : Alfred Russel Wallace, qui nous a donné, dans un intéressant ouvrage \ les renseignements les plus curieux concernant l’histoire du comité dont il faisait partie.

A part quatre membres qui, dès le début, crurent à la réalité des phénomènes sans accepter la théorie spiritualiste, et quatre autres qui admirent à la fois les phénomènes et ladite théorie, le

1 A. Russel Wallace. Miracle and modem spiritualism .

comité était composé de savants complètement sceptiques. Néanmoins, lorsque le moment fut venu de présenter un rapport à la Société dialectique, on condensa en un seul faisceau les résultats des expériences tentées par les six souscomités — la plupart avec les seules « forces » des membres, — et toutes les dépositio7is concernant ces recherches faites par six groupes de savants, travaillant à part, furent concordantes .

Le rapport du comité des trente-trois se composait de deux parties distinctes : dans la première partie étaient relatés les faits constatés par les six sous-comités; la deuxième contenait les témoignages, oraux ou écrits, apportés aux membres de cette enquête d’un nouveau genre par des témoins honorables et dignes de foi. *

Dans la première partie, le rapport concluait affirmativement sur l’existence :

lo De bruits, de vibrations, de nature très variée, produits en dehors de toute action musculaire ou mécanique;

2° De mouvements de corps pesants sans action musculaire ou mécanique et fréquemment sans contact ou connexion avec personne;

3° De bruits qui, au moyen d’un code de signaux,, répondent aux questions d’une manière intelligente ;

4° De ce fait que si les communications sont en grande partie d’un caractère banal, elles donnent parfois des renseignements qui ne sont connus que d’une personne présente;

5° De ce fait encore qu’il existe certaines personnes favorables par leur présence à la production du phénomène, tandis que d’autres personnes lui sont contraires, mais que cette différence ne tient nullement à l’opinion professée par ces personnes à propos du phénomène.

Les témoignages oraux ou écrits furent apportés à la Société par différentes personnalités telles que le professeur Auguste de Morgan, président de la Société mathématique de Londres et secrétaire de la Société Royale astronomique; M. C.-F. Varley, ingénieur en chef des compagnies de télégraphie internationale et transatlantique et ami de l’illustre Tyndal. Cette seconde partie du rapport était encore plus variée que la première, et le rapporteur concluait que les témoignages mentionnés affirmaient l’existence de faits tels que : corps pesants et, dans certains cas, des hommes s’élevant spontanément en l’air; apparitions de mains et de formes n’appartenant à aucun être humain, mais semblant animées et pouvant être saisies par les assistants; exécution de morceaux de musique sur des instruments sans que personne y touchât;

fi

apparition presque instantanée de dessins ou peintures se formant spontanément, etc., etc.

M. Russel Wallace fait remarquer que ses observations le conduisent à établir que le degré de conviction qui est entré dans l’esprit des expérimentateurs est à peu près égal à la somme de temps et de soins apportés à l’investigation. C’est ainsi que cela se passe pour tous les phénomènes naturels, tandis que l’examen d’une imposture ou d’une illusion, dit M. Wallace, conduit à un résultat invariablement opposé.

Les membres de la Société dialectique, qui n’avaient pas fait partie du comité, n'osèrent pas prendre la responsabilité du rapport et laissèrent les membres dudit comité le publier à leurs risques et périls. M. Crookes connaissait les expériences de la Société dialectique, aussi les premiers résultats qu’il obtint ne durent pas le surprendre*

La première partie des recherches de M. Crookes porta sur les phénomènes déterminés par un « médium » bien connu, le célèbre Home, dont le nom a été cité dans ces derniers temps et qui vient de s’éteindre à Paris dans un état voisin

de la misère. On trouvera tous les renseignements désirables sur ce médium dans un ouvrage où il raconte lui-même sa vie 1 et des faits qui ont été attestés par des savants et des médecins des deux hémisphères.

Un des « faits » intéressants produits par Home était ce que les sceptiques appelaient le « tour de l’accordéon ». En plein jour, le médium tenait d’une seule main l’accordéon par le bout opposé aux clefs et l’instrument jouait, en apparence, spontanément, les airs les plus variés et les mieux exécutés. C’est ce que M. Crookes voulut tout d’abord examiner. L’expérience est racontée tout au long dans son livre. On voit que les précautions les plus minutieuses ont été prises; on a même noté la température de la chambre où P on opérait {c'était cfiez M . Crookes lui-même ). Deux observateurs placés de chaque côté de Home mettaient leurs pieds sur les siens. M. Crookes avait assisté à la toilette du médium pour s’assurer qu’il n’introduisait aucun instrument sous ses vêtements, etc., une cage de métal entourait l’accordéon... Mais donnons la parole à M. Crookes :

« ... Après avoir préalablement ouvert moi-meme

1 Daniel Douglas Home. Révélation sur ma vie surnaturelle. Denlu. Paris, 1863.

la clef de basse, la cage fut tirée de dessous la table juste assez pour permettre d’y introduire l’accordéon avec ses clefs tournées en bas. Elle fut ensuite repoussée dessous, autant que le bras de M. Home

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