‹ Le Spiritisme (fakirisme occidental)Chapitre 41 sur 43 · VI · texte numérisé non relu

VI

On remarquera que nous ne publions pas les noms de nos confrères ou de nos amis qui ont assisté à nos expériences. Quelques-uns parmi eux nous ont cependant promis de nous autoriser à le faire connaître si cela devenait nécessaire... C’est surtout en présence de cette retenue quo nous avons compris celle des savants qui, ayant observé lesmêmeschosesquenous, ont cependant gardé le silence à leur sujet. Nous avons compris également le danger auquel nous nous exposions en projetant de publier les recherches qui font l’objet de cet ouvrage, et, nous ne te dissimulerons pas, nous nous sommes senti pris d’une Certaine appréhension qui s’est reflétée plus d’une fois dans ces pages.

Il nous revient que M. W. Crookes a passé parles mêmes* épreuves, ainsi que le prouve la noie suivante contenue dans son ouvrage à la suite d’un passage où, citant une expérience analogue aux nôtres, il disait : « Les investigateurs présents étaient un éminent physicien, haut placé dans les rangs de la Société royale, que j’appellerai D r AB; un docteur en droit bien connu, que j’appellerai C D; mon frère et mon aide de chimie ». M. W. Crookes ajoutait : « C’est

une mauvaise preuve de l’indépendance d’opinion tant vantée de certains hommes de science, qu’ils aient si longtemps refusé d’entreprendre des recherches scientifiques au sujet de l’existence et de la nature de faits affirmés par tant de témoins compétents et dignes de foi, alors qu’on les a invités maintes fois à les examiner où et quand il leur plairait. Pour ma part, j’estime trop la poursuite de la vérité et la découverte de quelques nouveaux faits dans la nature, pour refuser de m’en occuper, parce que cela semble heurter les idées qui ont cours. Mais, comme je n’ai pas le droit d’exiger que d’autres fassent ce que je fais, je m’abstiens de mentionner les noms de mes amis sans leur permission » .

Cependant, les amis deM. Crookes, voyant les attaques dont il était l’objet, après la publication de ses observations, lui écrivirent chacun une lettre certifiant l’authenticité de ses relations et l’autorisant àpublierleur témoignage. Nous nous plaisons à penser qu’en France, on ne serait pas moins généreux qu’en Angleterre, et que, si des attaques par trop virulentes étaient dirigées contre nous, nos amis, le docteur C..., éminent médecin des hôpitaux de Paris et M. M..., ingénieur électricien, et tous ceux qui nous ont assisté, n’hésiteraient pas à attester ce qu’ils ont

vu.

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