‹ Le stréphoscope universelChapitre 9 sur 12 · VIII. — Appareil de 9ohnenberger · texte numérisé non relu

VIII. — Appareil de 9ohnenberger

FiG. 8.

1. Le premier en date des appareils gyroscopiques est dû à Bohnenberger. Le tube creux et vertical 2 étant vissé sur le pied 1, on introduit la tige Jd du système 16 dans ce tube où elle ne peut tourner avec frottement que sous l'action de la main.

Ce système est composé de 3 cercles ou a^xneaux concentriques. Un anneau extérieur A, fixé à la tige jd par une vis de pression |S, porte les crapaudines d'un deuxième atmeau B, monté sur des pivots de manière à tourner très librement autour du diamètre vertical XX' commun à ces deux anneaux et sur le prolongement de jd. Un troisième anneau C, intérieur à B,

peut tourner avec facilité autour du diamètre horizontal ocx qui lui est commun avec Fanneau B, sur lequel il s'appuie au moyen de pivots, absolument comme B s'appuie sur A. Enfin le troisième anneau porte Taxe de rotation en acier perpendiculaire à ocx\ d*un tore en bronze T. Le centre de gravité du tore

est placé, aussi exactement que possible, au centre commun des trois cercles, c'est-à-dire rigoureusement fixe.

Par cette suspension à la cardan, on réalise un solide parfaitement mobile autour de son centre de gravité fixe, abstraction faite des frottements qui sont très faibles.

2. Imprimons, au moyen d'une ficelle, une rotation rapide au tore autour de son axe, en maintenant immobile le cercle C, puis abandonnons l'appareil à lui-même sans impulsion. L'axe du tore restera immobile. M is si nous plaçons sur l'axe ou sur le cercle C une petite masse additionnelle m, de manière à porter le centre de gravité du tore en dehors du point 0, nous verrons l'anneau B tourner autour de la verticale XX' et l'axe du tore décrire autour de cette verticale un cône de révolution. Ce mouvement de précession de l'anneau B change de sens si on place m en un nouveau point de C^ diamétralement opposé au premier.

Explication. — Elle est absolument la même que pour la toupie Foucault.

^xajxvK, yj XJ.KX wit/ ,

ner à la main ie €€1*016 A autour de la lige jrî, nous verrons qu i'axe du tore conserve dans l'espace une direction invariabli Les cercles B etC, qui le portent, se déplacent donc relativemei au cercle A. C'est l'expérienco du gyroscope de Foucault, La tig jd représente l'axe de rotation de la terre, le cercle A le raér dien du lieu et le diamètre XV de ce cercle !a verticale du Uei

2. Fixons le cercle B à angle droit sur le cercle A, a moyen d'un goujon s'engageant daus 2 trous correspondan pratiqués sur ces cercles. L'ase du tore est alors assujetti rester dans le plaa méridien qu'il peut décrire en tournant ai tour de xx'. Mettons le tore ou rotation et faisons tourner toi le système autour de jd, en conduisant )e cercle A à la maii On voit aussitôt l'axe du tore se placer parallèlement à jd, c telle sorte que sa rotation soit de même sens que celle du sy. tème autour de jd. Si on change le sens de cette dernière, . tore fait demi-tour autour de xx'.

3. Rendons au cercle B sa liberté relativement au cerc méridien A et fixons sur lui à angle droit le cercle C au moyc d'un goujon; de telle sorte que l'axe du tore soit assujetti àrei ter dans le plan perpendiculaire à XX', c'est-à-dire à la veriica du lieu. Imprimons ensuite au tore une rotation et abandoanoni le sans impulsion. Aussitôt que nous ferons tourner tout le sy tème autour de jd, nous verro;.'s l'axe du tore venir se placi dans le plan méridien, c'est-à-dire suivant la méridienne. 1 on change le sens de la rotation autour dejd, l'axe du tore fa demi-tour.

4. Au moyen d'un goujon, assujettissons le cercle B à re ter dans le plan du méridien A, c'esl^-dire l'axe du tore à rei ter dans un plan vertical perpendiculaire au méridien. Le toi étant en rotation, son axe viendra toujours se placer dans méridien suivant la verticale du lieu, aussitôt que ce méridif tournera autour de jd. Si on change le sens de la rotation <l méridien, l'axe du tore fait demi-tour pour se fixer de nouvel sur la verticale du lieui

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