‹ Le succès; questions de l'année 1866Chapitre 112 sur 205 · NOUS PRENONS · texte numérisé non relu

NOUS PRENONS

20 août 1866.

Enfin la Prusse a jeté le masque! (i) Regardez, et surtout écoutez.

(1) LE IIASQVE

d Le monde saura un jour que la Prusse est partout la protectrice du droit. »

Le roi Frédéric-Guillaume IV.

LS VISAGB

ft Chrétien IX est le seul souverain légitime des duchés. »

Discours de M. de Bismark à la Chambre des députés, i2 décembre 1863.

a Chrétien IX n'a jamais eu de droits sur les duchés. »

Discours de M, de Bismark à la Chambre des députés, 12 décembre 1863.

« Le prince héréditaire d'Augustenbourg est le prince qui réunit le plus de droits à la succession dans les duchés. »

Déclaration du plénipotentiaire prussien, 28 mai 1864*

« Le grand-duc d'Oldenbourg a peut-être le plus de droits. . . »

Dépêche circulaire de juillet 1864.

« Le roi Chrétien IX a eu, sinon des droits de souveraineté, du moins des droits de possession. »

Dépêches à l'Autriche, de novembre et décembre 1864.

« La Prusse elle-même a peut-être des droits sur les duchés (droits fondés sur les titres du seizième siècle). »

Dépêche du 13 décembre 1864.

« Tout, dans la question des duchés, restera plein d'obscurité jusqu'à ce

La scène se passe à Berlin, dans la Chambre des députés, séance du 47 août 4866.

M. de Bismark fait à l'assemblée, qui l'écoute debout, lecture du message suivant du roi :

« Nous^ Guillaume^ par la grâce de Dieu^ roi de Prusse^ etc.^ faisons savoir^ etc.

» Les gouvernements du royaume de Hanovre, de Télectorat de Hesse, du duché de Nassau et de la ville libre de Francfort se sont mis^ par leur participation à l'attitude hostile de l'ancienne Diète, en état de guerre ouverte contre la Prusse. Ils ont décliné la neutralité et Talliance» avec garantie de leurs territoires, qui leur a été offerte par la Prusse à plusieurs reprises, et, même encore, à la dernière heure, ils ont pris une part active à la guerre de l'Autriche contre la Prusse, et ils ont fait appel, pour eux et leurs pays, à la décision des armes. D'après les desseins de Dieu, cette décision a été contre eux.

» La nécessité politique nous force de ne plus leur restituer le pouvoir gouvernemental dont ils ont été dépouillés par les progrès victorieux de nos armées. Par leur situation géographique, ces pays pourraient, dans le cas où leur autonomie serait maintenue, avec une attitude hostile ou tant soit peu équivoque de leurs gouvernements, préparer à la politique et à l'action militaire de la Prusse des difficultés et des obstacles qui dépasseraient de beaucoup la mesure de leur puissance et de leur importance réelles. Ce n'est pas l'envie d'acquérir des territoires, mais le devoir de protéger nos États héréditaires contre le retour de pareils dangers, et de donner une base plus large et plus solide à la réorganisation nationale de l'Allemagne, qui nous impose la nécessité de réunir pour toujours à notre monarchie le royaume de Hanovre, l'électorat de Hesse, le duché de Nassau et la ville libre de Francfort.

» Nous n'ignorons pas qu'une partie seulement des populations de ces États partage avec nous la conviction de cette nécessité. Nous res-

que les syndics de la couronne aient fait connaître leur avis. Le gouvernement ne se prononcera pas avant d'avoir entendu l'opinion des syndics. »

Discours du roi aux Chambres, janvier 1865. « La Prusse a des droits de souveraineté sur les duchés. »

Déclaration du plénipotentiaire prussien à la séance de la Diète, 6 avril 1865.

a Chrétien IX était, avant la paix de Vienne, le seul souverain légitime des duchés. La Prusse et l'Autriche ont aujourd'hui acquis tous ses

droits. »

Mémoire sur les frais de guerre présenté à la Chambre des députés /e 15 mai 1865.

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