L'INTERET FRANÇAIS
« Le gouvernement de l'empereur avait à choisir entre trois politiques : la politique de Tabstention, c'était celle de M. de Girardin ; la politique de la guerre, c'était celle du prince Napoléon; la politique de I'intervention diplomatique, c'était celle que défend le vicomte de la Guéronnière, et dont il ne désespère pas. »
La France, 25 juillet 1863.
2 octobre 1866.
Après avoir publié, en 1863, trois cent soixante-cinq articles {fu moins pour défendre et glorifier la politique de l'intervention DIPLOMATIQUE, la politique des six points mise en avant par M. Drouyn de Lhuys, dont le passage au ministère des affaires étrangères aura été si fatal à la France; après le triste avortement de cette politique à la fois timide et imprudente, comment le journal que dirige M. de la Guéronnière et que rédigent MM. Cohen et Garcin a-t-il pu pousser l'oubli de tous les faits, le manque de mémoire, Topiniâtreté dans les illusions, l'aveuglement, enfin, jusqu'à refaire, le V^ octobre 1866, son même article du 25 juillet 1863, les trois politiques?
Est-ce que le passé n'a pas souverainement condamné la politique défendue en 1863 par M. le vicomte de la Guéronnière, sous ce nom : l'intervention diplomatique?
L'JNTÉBJfc'fftft^NÇAIS 408
Est-ce que le passé n'a pas, aii contraire, donné pleînémenf raison à la politique conseillée eii f 863 par M. de Girâï^din', sous'cé.ïioïn ;t"Ai5STENTI0»?* ' ' . •'•'■■■'
Expérience et évidence, qu'êtes-votis dpiici,' A vôuë n'feivei pas même le pouvoir d'éclairer trois hommes qui ont' voué leur, talent à la recherche de la vérité appliquée à l'iutérêt français? ' ; . j . •
Que nos opiniâtres contradicteurs nou^ citent une seule circonstance, une seule, où l'intervention diplomatique de la France, même son intervention arinée, ait abouti à un aube résultat qu'à une complication fâcheuse; et nous nous engageons , solennellement à renier publiquement îcî notre politique 'd'abstention, pour nous convertir irrévocfablemetit' à leur politique d'immixtion. ....
Mais si nos contradicteurs né* peiïtefit'faîrO' la preuVe qùî donnerait raison à leur opinion et tort â'ïa û6;tre, alors à quoi bon conserver une diplomatie ^ui ne sert qu'à nous égarer, et une armée qui ne sert qu'à nous apJ)aTlvTir et qu'à nous affaiblir? ...-.•. 1. .: .. i
A 'qul)i bon persister dans là politique d'inteirention, "qui' nous fait négliger nos affaires pour, nous oècuper malencontreusement de celles des autres, au lièû de là répudier et d'épouser la politique d'abstention, qui nous ferait' dédaigner les affaires des autres pour nous occuper exclusivement dés nôtreè? • ' • • . . ! ;i
Nous disons à nos eontradicfteurs du journal la France ; , . ; ,
Votre troisième politique, celle qui n'est ni l'abstention ^ ni l'action, vous la nommez • l'iNxitiÊr pkATîÇAis. S'il existe en réalité; montrez-le-nous donc ! .
Oii était-il en Espagne, en 1823?
Où était-il en Grèce, en 1827?
Où était-il à Anvers, en 1831 ?
Où étàit-il à Alexandrie, eu 1840? '
Où:était-il à Madrid, en 1847-?
Où était-il à Rome, en .1849 ? ' ' . .' ,
Où était-il à Constautinopïô, eu 18S4? '
Où=était-il à Turin, eh 1859?
Où était-îl au Mex'ique,' après la convention de la Soledadl, signée, le 19 février 186è, des noms qui suivent : comte de
Rj^m^f Manuel Ooblado, D, Lennc»., Wyke^ flu^ Dpntep, A, d^ Sa)igBy, E^ Jurien, B^nito Juaicez, Jfîaus terjml
Où était-il à Varsovie, en 1863^ aprè& Tentièm autoionûe a^dçiiiji^r^t^y^ rendue pa.r,l^ Russie à la Pologne ja,d.tnic\jsk^e gOpT le>gFia?id-djîo GÔixataati» et le marqjMs, de .WieÏppoTflski?
; Bnflpii (^ était^l? ; / : .
Le régime désastreux que vous nommez faussement ((UJnté3?êt ffÉ^î^çajô», npus.le nommOAs, upus», ^ii)^paséq^e^ce et Vtopuissaflice. . "
. ,,V.ulQ'0n3ég^e^cel car il u'y a pas, depuis ciuquante an^^ un sç^ui de» actes ide la diplomatie fraaçaise auquel cette même djploniatie n'ait infligé un eapglapt démentit / lïlmpuisaà^ce! car. nous, allons évacuer Rome/l^ H décembre 4866, après quinze années d'occj^.patîoti^ sans avoir seyleflU^t ri'USsi à faire accepter par lé pape les çoadftions de la lettre adressée le 18 août 1849 ^ M» Edgard Ney, lettre sigaée Louîs-fJapolébq Bonaparte ; -r car, si Ton ep croit, messieurs, ce que vous dites, la question d'Orient serait sur le point de renaître de ses cendres, malgré la victoire de l'Aima^ }à prise de Çébastopol et les déçisioi^^ du Googrès de Parj^ en 1856;— çatil a fallu la bataille delà Sadowa pour empêcher OtaUe de s'écrouler sous le poids du Quadrilatère autricbien ; — car le sort de la pplogne est pis en J800 qu'eu 1862, ayant les dépêches de M* Drouyn de Lhuys ; — jcar, enfin, il est douteux que l'archiduc Maximilien, qui doit son trône à notre diplomatie et à notre armée, réussisse à fonder l'empire mexicain que nous avons inventé avec la garantie du gouvernement
français.
Il importerait assez peu que ça que nous. nommons l'inconséquence et l'impuissance de la politique d'immixtion, de la politique de commère, vous, l'appeliez, vous, messieurs, IVntérêt français^ si cette erreur de mots, sans remçater plus haut que 1849, ne s'était pas traduite par up, grand nombre de Français tués ou mutilas, par quatarze ceijt maille bras qui •sont arrachés à l'agriculture, à rindustrie, au commerce, pour être exercés au maniement du fusil, et enfin par ^ njilliards de francs au mains qui ont été dérobés à la paix, qu'ils eussent fécondée. Sept milliards I U n'en eût pas fallu tant pour achever tous nos grands travaux d'utilité iiationale et accomplir toutes nos grandes réformes fiscales et économi^jues
L'INTÉIMÈT FHANÇAIS 407
si impérieusement nécessaires, et cependtint toujours indéfiniment ajournées... fente d'argent!
Lorsque tous nous reprochez de nous attacher, dans vos ai>âcles, â "on mot que nous en. détachons, vous avez tort; nous ne nous attachons jamais qu'à leur pensée, et le mot qui la condense le mieux est toujours celui que nous choisissons.
C'est encore ce que nous avons fait en iatUulaat oetta réponse : l'intérêt français.
Nos lecteurs vont en avoir la preuve par cette citation textQ«ll& des aix derniers pangrapbea de vatre aitiçlb ;
: « S «nmkiler, p«ur uo grand peuple,, est pire qmè se pnxK^er. » Poitf nofU3j en toute complication extéiieujre, il n'y « qfu'une que»*
tion à résoudre z Touche-t-eUe ou non à un intérêt français?
» Si non^ il faut s'abstenir.
» Si oui, il faut intervenir.
D L'intervention et l'abstention ont une règle commune qui constate leur légitimité et leur opportunité.
• Cette règle, c'est l'intérêt national. »
Est-ce que ces six paragraphes ne sont pas fidèlement contenus dans ces deux mots : l'uttérêt français? Voulez-vous que nous les discutions?
Soit.
Est-ce que nous avons jamais conseillé à la France de
Est-ce que la France s'armikilerait si elle était l'État d'Europe où régneraient l'activité, la prospérité, la sécurité et lat Mberté les plus grandes ; où il serait le plus agréable et le moins eh^ de vivre ; où le pouvoir d'attraction exercé sur les Allemands, les Américains, les Anglais, les Espagnols, les Russes, serait le plus fort; où leur conquête intellectuelle s'opérerait ainsi d'elle-même ?
Assurément non.
Est>-ce que nous avons jamais conseillé à la France de déserter l'intérêt français?
Est-ce que l'intérêt français, depuis 1815, a jamais été réellement engagé dans aucune des interventions qui se sont faussement abritées sous son drapeau ?
Assurément non.
Vous Favouez vous-mêmes en ces termes naïfs :
. . ff Siagulière logique! Parce que nos divers gouv^rpements, dirigés après tout par. des hommes ^ui jie sont pas infaillib^ps, sp.sQnt trompés plusieurs fois dans îevir politique extérieure, est-ce une. raison pour les condamner désormais a n*avôir plus dé politique extérieure? Parce qu'on s*est imprudemment ou maladroitement mêlé de certaines affaires XÂi ip aurait' tni€inx valu ne pas s'engager, est-ce une raison pour ne plus se mêler d'aucune ?» ...
Vous dîtes que nefs homitoes d'État se i^otit bompés plusîeui's fois ; citez-nous donc une seule fois où ils ne se soient pas trompés I GiteiZ'-ao«i$> doiqo vm seul aéte qui dotme à èe qiie vous appelez Q<)(tre poHtiqiie êàdéneurë le droit de se (juàlifier ainsi I
Nous nitos dfe'la niahîèrèlk'plus formelle qu'il éxîëte en aucun pays une politique extérieure. ' . ' ' *
M. le baron Louis g'est rendu célèbre par ces mots, souvent cités : ' " ' * ' .■■ . ■ . . , ! ^ .
« Faites-moi de bonne politique et je vous ferai de bonnes finances. »
Nous vous disons non moins exactemçpt : ., Ayez une bonne politiquq jintérieure, -et jcette bonne politique intérieure sera la meilleure politique extérieure qup vous puissiez fajire, la spule que vou^.devip^i faire. ...
De la politique de M. Haussmann, il restera l'assainissement et.iaî^r^nsfojrmation.de Paris. Mais qu^ ij^est^rçk-rt-il (}e la politique (J'iiitervention et de complicatipn . dei M. Djçouyn de X.huys? Il restera le bpmbardeynçnt de Rouie ejt l'évacuatioa de Rome; I'ex.pédition du Mexique, Tanéantisseioeût de la Pplogne et Tagrandissement de la Prusse.
mm
4 octobre 1866.
Le débat se poursuit entre la ffranoê et la Liberté; nous &« ffiùsom paa qii'il y ait lieu de regretta^ qu'il! se prolonge, bar iLa'y. en a pas asai^émetit qui régcdeen impodance et en uirgepica. . :.
. D0) çuoi B'agit*il?
, U s'agit de niettre an à Tincertitpde des esprits, iaqueUe se tmduitparleraJéntîfisementde&Afflûrea. >
Il s'agit > de rendre désormais impiossildesl des iotenr entions inesiirieables et les expéditions lointaines* . : !
U s'agit d'opter résolument entre l'anoieiDiie pélitigne terril tonale et la nouyeUe politique éoqnomiqueyéiltce la politique de niyiedité et la politique de réciprocité, là politique de conquête et la politique d'éehange, la politique dere^vvndicalion des fit)ntières naturelles et la politique de suppnession des borrièires douanières : politiques dont l'une exdut l'autre, 30US pleine de crise commerciale et peut^tre.de révolkifioB sociale. . . , : ;
Il s'agit de rendre à ragricutture et à l'iiidustricles qua-^ tor^eceot Jû&lle.bras qui lui:sont enlevés par la loidu^reôrù-* tement obligatoire; enlèvemeint qui^ relâcbant: les liensi les plus étroits, à l-époque la plus dédsive de la vie, de 'vingt à vingt-sept ans, n'a pas lieu sans» perturbation morale tpèlh
profonde et sans atteinte très-grave portée à 1 accroissement naturel de la population.
Il s'agit de retrancher sans hésitation et sans retard toutes les dépenses inutiles, afin de n'être plus contraint d'ajourner sans prudence et sans digni);é tputes les dépenses nécessaires.
Il s'agit de remplacer toiîtee lés taxes qui font obstacle à la consommation, à la production, à l'échange, même à la spéculation, par un puissant agent qui, répartissant plus équitablement la richesse publique, stimule, au lieu de la retenir, l'activité ^Eiiqa&le/ <^ rf nde i la; eirevl£itiqlb]du disque métallique' efî dû signe fiduciaire îe même service que la vapeur a rendu à la circulation des personnes et des marchandises.
Il s'agit, non de resserrer le torrent révolutionnaire dans son lit, au risque de l'en faire sortir plus souvent et plus furieux, mais au contraire de lui ouvrir des canaux de dérivation et d'irrigation, vastes réservoirs toujours prêts à recevoir, à emmagasiner, à distribuer son trop-plein et à Ranger ainsi lé désastre en hiànhit ' . Ilfl!agitv npn de se sDdvenh*^ maïs de- Revoir; non tl^ ^ér^ rêt6r à regarder derrière soi, maîa'de se 'presser 0n^ marûhant devant soi ; non de perdre le temps, mais de l'employer; Bdfl de raturer l'histoire, non de commenter celle qui ft été écrite ^jà^ xxmà id'éorire celle qai n'a pas été écrite encore, celle dont les pages blanches' attendent ]a plame inspirée qui saura mettm d'accord la stabilité avec le progrès, la pai^ avec la liberté, la société avec rhumanité^ l'avenir des peuples avec la raisrande rhomme^
La ^i^^a»^^ intitulait sa réponse : la, poLmocE négattvb. > . La Ziti^r^e intitule sa réplique : la POiiiTiouE DâFiHiTiTE. : Mais^ avant d'examiner si la i^n^ justifie le titre qu'elle érige en airêt contre nous, e^mmençons par constater hadfe-' me&t et puMiquement cpaTû ne lui a pas été possible de trouver dans les annales dipltoiatiques et militaires de la France, depuis 1815, un seul acte qui donnât un démenti à nos affir* matiosm ; un seul acte qui donnât raison à ceux de nos contraâictearsiqui ae cooQoivent pas Texislenee, en Sarope, d'nn Étiat. civilisé aans une asmée et sans une diplomatie ; un scnl Acte .qui donnât on sens à ces mots : n folitioubextIkieuxi» etqaiân.^tteatâi;lei.tEaâ^i(Hia«. . , •
LA POLITIQinS OËFINITIYB 411
Vûiet Ub ré^^QPM de U France :
m Vqqs demandes dû était 1- intérêt ftmçm en E^agne? U était dani^ lil. n^emU ifamcl^er la Péiu^si^e à rinfluence exclusive de TAn^
» Vous dezxiandez où était l'intérêt français en Grôce, à Alejcandrie^» à Coiistahtiqop]e ? Il était dans la nécessité d'arracher l'empire ottoman à Tinfluence exclusive et bientôt à la donJînatîon de la Russie.
» Vous demandez où était l'intérêt français à Turin ? Il était dans la nécessité d'arracher ÎTtalle à l'influence exchisite de l'Atitriche. - » Vons demandez ofr était l'intérêt français a» Mexique lui^tnêtnet H jêtfiât ëàm la néeeiaité d'atrrqcber TAmérique mâridioBaJe à Tinfluencè esotomfi^peut-4tm'àJ'iova4i<mproehaiae de$ États-Uois.
» yooft ai^B miapo d'ailleurs, l'intérêt français n'existeit^pas à Var'« sovie ni dans les duchés de l'Elbe. Aussi la France n'y est-^Ue pas in** tervjWMïfi, »
, ^ y.ériié', noua euseiops dicté à la France ses réponses afîu §u'^11g^ fussent 1^ triomphe, le plus complet de Dotre opinion, quç iiçms ne leA e^useions pas dictées en. d'autres tenaes.
&oy€2iiaw des eantradictears sérieux, et servez^rvoiis donc de^. joacts qui ne soient pas vides de sens, de mots qui aient une sigoificfitioa exaeta et précise I
Nous repreaoQS par ordre chacun de vos paragraphes eités. ci^âes8i]|s :
{jOTsqae nous n'aiiripos pas rétabli sur son tr^ae le, roi Fer*-: dii:iaQd ¥11, et lorsqjUbe nous n'aurions pas privé la jeune reio^ Isabelle de la liberté de choisir pour mari entre son cousin don François d'Assise et le prince de Saze-<]!obourg, en quoi Tinfluenee de l'Angleterre sur la Péninsule eût^elle été exclusive? Est-ce que, par suite de ces deux interventions, l'une odieuse^ l'autre ridicule, l'influence de la France sur l'Espagne est exclusive? Est-ce qu'elle s'en est augmentée? Par quels actes d'ailleurs nuisibles à la France cette influence exclusive de la Grande-Bretagneae fût-elle traduite?Nous serions curieux, no4is l'avouons, de les connaitre, et vous nous feriez le plus grand plaisir si vous vouliez biei^ prendre la peine de les préciser.
Ah ! c'était pour ari:acbfr la Porte à: l'influence exclusive de la Russie que, coiijointement avec la Russie, nous brûlions à Navarin la flotte ottomane; que nous enlevions à l'empire turc, les provinces qui ont servi à Ibrnaer cet avorton qu'on nomme
le royaume de Grèce; que nous nouS^émparifdiis de'i%îfgérJe; et qu'enfin, en 1840, nous prenions parti pour le vice-roi d'Egypte cènttô lé îsûltànj celui'-ci ayant pour défenseurs Coalisés Contre îidtis TAngleteri'e, rAutriché, la Prusse et la' Russie ! J^ous nç nous attendions pas à cette raison-là;., elle dépasse toutes les Bcirnes de Timprévu et du, comique.
En 1854, cela est vrai, nous avons chanjgé dé rôle et de politique : nous avons pris, à main armée, ,1a défense 4é,la Turquie contre. la Russie; mais alcirs pourquoi, en 1^27 et en 1840, nous étioas-ftous rangés au. nQmbi:e des eançjçais. delà Turquie ? mais pourquoi, en 1B66; parâissons^nous oubliée le Congrès de 4856 et semblons-nous prêts à vouloir e^ihumer la= question d'Orient, comme si elle n'avait pas été enterrée sous lesmursde Sébiastopol? > ' . .:.;..
Si l'influence exclusive de l'Autriche sur l'Italie suffisait pour justifier l'expédition de 1859, alors comment, en 1866, fiommes-nous restés la baïonnette dans!' îe fotirreau de^vant Flhfluéticé exclusive dé la' Pruisé' sur VAliemàgm^Ek-^é* qri^ rAllemfiigne touche la France de moins pi-èiâ que lltaK^Î^Bst^ ce qûé i-'Alitriche, éh 1859, était ï)tus'à craindifé qtlé la Prusse éti186e? IMfehSeiii'â' dé la n tr'oi^ièTne pâlilti^ », atôuez dôû<? que la diplomatie que vous défendez n^a ni traditioïis ni idées; qu'elle igiiôile d*oîi elle vient et' qu'elle îie safît pas où elle va. Elle vogue comme vogue le navire sans gouvernai! et sans bôuisole, sans matelots et saris piloté, à l'unique éièrci du Veut, qui le âauverd peut-être, niais qui peut-être aiissiîe fera Éombiet; ' '' î '• : ' '■•■■' ''"
Tous dites : « 11 fallait arracher le Mexique à IHnfluence* éidusive et peut-être à l'invàsiôh prochaine des Ëfats-Uftis. » -*^ Ce sont vos expressions qùé hou^ copions textuellement. -^ Comme nous y avons réussi ! comme nous devons être fiers d'être Français en regardant s'écrouler la cbltmiie mexicaine, au sommet" de laquelle nous aviohs placé ràrchiduc Maximilîén avec une couronne d'empereur sur là tête et un manteau d'empereur sur les épaules ! Conuné cela valait tout le sang et tout l'argent que cela nous a coûté !
'L'intérêt ft*ançaîs ri'existait'^as à Varsovie, et vous ajoutez ijuela France n'y est jpas iiifen^énue. Avéz-vous donc déjà oublié les trois Cent soixantè-ciriq articles que vous avez faits, enï863,'à Tàppuides fnriombrables dépêchés dé M. •Drtfàyn
LA P(U.lTl&l]li BËFINITIVE HZ
de Lhujs, dépèdhes dont l'unique ' léaulUt a été de- rompre l'entente cordialement personnelle qui s'était établie 'depuis 1856 entre l'empereur Alexandre II et l'empcrenr N»pd)éon III, entente cordialement persotiFtelle qui s'était manifestée hautement à l'occasion de l'annexion de Nice et de la Savoie, que l'Angleterre ne nous a pas encore, pardonnée? Dire que la France n'est pas intervenue en 1863 entre la Pologne et la Russie, c'est manquer de mémoire et d'exactitude. La France a fait, à cette époque, tout ce qui éi lancer ayec elle l'Angleterre et l'Aul
JI n'y a qu'une seule circonstance ne soit pas iater\'enue : c'est dans l'Elbe,, où cependant elle était ei qu'elle avait donnée, & Londres, le 8 la France n'esf-elle pas intervenue ' qu'elle avait les mains liées par l'I
La France, qui n'a pas trouvé à ci tique à l'appui de son opinion, la F?
8cr la logique jusqu'au tout et' à i l'on supprime tous nos postes diplon
Elle s'écrie :
« Estrce là ce que vous voulez? dites-te ! >
Nous répondons à la France:
XI y a longtemps qne nous l'avons dit; carie 28 février 18W, nous imprimions à l'adresse de M. de Lamartine, membre du gouvernement provisoire et ministre des affaires étrangères, ces paroles que M. Cohep ddus. oblige. de rappeler :
n La politique était dans une ornière ; il faut la mettre sur un rail afin qu'elle franchisse l'espace avec plus de rapidité.
n Plus d'ambassadeurs I plus de ministres plénipotentiaires!
s Ce sera trancher d'un seul cuup la difficulté d'en trouver qui réuniS' sent toutes les conditions nécessaires de dignité, de sagesse et de fermeté.
■ Des consuls sévèrement choisis, très-largemenlrélribués, sufliroiit; no a- seulement ils sufliront, mais ils restitueront à la politique, à ta politique pacifique et commerciale, son véritable caractère.
n La France a besoin de toutes ses ressources pour sauver son crédit et accomplir les réformes qu'exige le bien-être populaire.
414 lS«e
» . . . Sttpprimei tmi cela! Ce s^a une éconeBaie de 3 millions 6178,000 francs, qui ae taidefont pas à x^réset^r un irapital facultatif (fempcunt de 100 millions.
» Qws les révolutions^ qui emportent les trôneSj emportent aussi les abus!
)) Encore une fois, plus cTarabassadeurs ! plus de ministres plénipotentiaires! A quoi servent-ils? A compliquer les questions, à amoindrit la politique, à la faire tomber de la science dans Tintrigue. »
La Finance et M. Cohen sont-ils satisfaits de cette déclaration, qui a pour garantie de sa sincérité dix-huit années d'existence?
Ils rie diront pas que nos opinions varient selon que changent les gouvernements.
A chaque politique, selon ses œuvres, son vrai nom :
A la politique sans principes et sans idées, à la politique sans fixité, qui varie selon les régimes et selon les ministres, le nom de politique négative.
A la politique qui demeure la même sous la Royauté, sous la République, sous l'Empire, à la politique qui aurait pour résultat d'élever la France à sa plus haute puissance agricole, industrielle, commerciale, maritime, financière, inteïïectuellé et scientifique, le nom de politique définitive.
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