LA FAUSSE POLITIQUE
15 octobre 1866.
Une politique que nous ne saurions approuver, c'est celle-ci, que la Patrie encourage en ces termes :
« Une dépêche venue par la. voie de Pointe-de-Galles nous apprend que M. le contre-amiral Rose^ commandant de notre division navale des mers de Chine et du Japon^ aurait envoyé le 2 septembre une nouvelle note au gouvernement du roi de Corée. S'il n'est pas fait droit aux demandes de la France^ une division de canonnières^ commandée en personne par l'amiral, qui mettra son pavillon sur le Bourdais, doit, dit-on, remonter le Nagton-Kan, grand fleuve qui conduit à la capitale du pays. On assure que Tamiral est décidé à obtenir, avec la liberté RELIGIEUSE LÀ PLUS COMPLÈTE, la faculté pouT ks étrangtvs de s'établir en Corée, avec des droits analogues à ceux qu'ils possèdent en Chine et au Japon. »
Que dirions-nous de TAngleterre si elle venait canonner le Havre ou Cherbourg, Marseille ou Toulon, dans le but et avec la détermination d'établir en France la liberté politique la