L'UNION DES FORCES FINANCIÈRES
rique, mais à donner suite à son projet d'agréger ceux des capitaux moléculaires qui auront confiance en lui et en son idée, afin d'en former un corps, afin d'en composer une force qui s'impose aux États obérés.
Cet emploi, maintenant que toutes les grandes lignes de chemins de fer sont exécutées, cet emploi est le seul qu'une banque, qu'une société de crédit, puisse donner au capital impersonnel sans l'exposer à un risque où la perte l'emporte sur le gain.
A chacun son champ et sa tâche :
Au capital impersonnel, celui qui cesse de s'appeler travail et épargne pour se nommer commandite ou action ; au capital impersonnel, le prêt aux États par voie d'inscriptions de rentes; le prêt aux Communes par voie d'annuités ; le prêt aux Immeubles par voie d'obligations foncières;
Au capital individuel, celui qui fait corps avec l'individu et qui ne s'en sépare pas, qui est l'associé de ses efforts, qui est le levier mis en œuvre par son initiative, son intelligence, sa vigilance, son expérience, son économie; au capital individuel, ce qui lui appartient et ce que lui seul peut et sait mettre en vsdeur : l'industrie et le commerce.
L'ère des Compagnies est finie; l'ère des Communes commence. Donc ce qu'il faut constituer et élever à sa plus haute puissance, c'est le crédit communal, soit en ouvrant le grandlivre de la dette inscrite communale et en fermant le grand-livre de la dette inscrite nationale^ soit en donnant de plus en plus aux communes des facilités d'emprunter par annuités au Crédit foncier, cet immense réservoir où tend à affluer tout le capital impersonnel, tout le capital passif, tout le capital moléculaire venant échanger le numéraire contre des obligations foncières. Mais, sans la liberté communale, point de crédit conununal, de même que saos le crédit communal largement développé, point de décentralisation administrative qui soit sérieuse.
La société est une voûte où toutes les pierres qui concourent à la former sont solidaires et inséparables.
ÎV
Ce qu'il y a de mieux, c'est ce qu'on fait en I^ranee, oii rÊtat, la Commiitie et llndustriô 6e partagent les travaux à exécuter : telle est la conclusion qui nous est opposée* Si ce qu'oli fait en France est Ce qu^il y a de mieux à faite, d'où vient donc qu'yen matière de travaux publics, la France — population compacte et paya resserré — ait été 3i longtemps et soit encore si arriérée sur les Êtats-tfnis, o^ TÉtat ne fait rien, et mètûe sur l'Angleterrei oii Tinitiative individuelle règne exclusivement? Comment se fait-il que la Pmnce soit si longtemps restée en retard sur la Bel^que, où TÉtat a commencé par se charger de Pôxéoution des chemina de t&rl Si les demi'^réçimes sont si bons, qu'Ua le prouvent donc I
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