‹ Le succès; questions de l'année 1866Chapitre 80 sur 205 · L'EXCLUSION DE L'AUTRICHE · texte numérisé non relu

L'EXCLUSION DE L'AUTRICHE

18 juillet 1866.

Dissolution de Tancienne Confédération germanique et reconstitution d'une nouvelle Confédération, dont rAutriche ne serait pas admise à faire partie : — tel est le point sur lequel la Prusse n'a cessé de déclarer qu'elle ne céderait pas.

L'Autriche ayant accepté la trêve proposée, il y a lieu de présumer que l'Autriche a fini par n'être plus aussi éloignée d'admettre ce qu'elle avait d'abord considéré comme une offense qui ne pouvait se laver que dans le sang, dût la guerre être « LA GUERRE A OUTRANCE, » c'est-à-dire l'extermination de la Prusse par l'Autriche, ou l'extermination de l'Autriche par la Prusse.

Si cette présomption est fondée, il y a lieu de féliciter l'Autriche d'avoir enfin rompu avec le faux point d'honneur qui l'a empêchée, en se déchargeant judicieusement du poids de la Vénétie, de conjurer à temps l'alliance prusso-italienne, et qui, plus tard, l'a encore empêchée de venir siéger à Paris au Congrès oîi, plus habile, la Prusse s'était empressée de déclarer qu'elle assisterait.

L'honneur, le véritable honneur ne commande pas de s'imposer à qui vous repousse ; il commande le contraire, il conmiande de s'éloigner de qui s'éloigne de vous. La dignité de gouvernement à gouvernement n'a pas d'autre loi que la dignité de particulier à particulier.

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