‹ Le sud-est de la FranceChapitre 109 sur 134 · Toulon · texte numérisé non relu

Toulon

Arrivée. Ligne de Marseille, Nice, etc., v. K. 52. Ligne d'Hvères, St-Eaphaël, etc.. v. R. M. La gare dv P.-L.-M. (pi. El; buffet, rep. 1 fr. .50. 3 ou 4) est au N. de la ville neuve; la gare dit Sud (pi. F 5; p. 430). près de la porte Neuve. Voitures, v. ci-dessous.

Hôtels: Grand-Hotel (pi. a. E2). place de la Liberté, non loin de la gare, recomm. (100 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et 5, p. dep. 10, omn. dep. 50 c); H. Victoria (pi. b, E F 3), boul. de Strasbourg, 27 (54 ch. dep. 3 fr.. rep. 1.25, 3 et 3.50, p. dep. 10. omn. 50 c. à 1.50); H. du Louvre (pi. d, E 3), rue Corneille, 11 (ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3); H. de la Paix (pi. c, E 3), place d'Armes, 12 (rep. 1 fr., 2.50 et 3); H. du Daujihivé (pi. g. E 3), rue des Trois-Dauphins (ch. dep. 2 fr. 50); H. du Nord (pi. e, E 3), place Puget, 7 ; H. du PoH (pi h, D 3), quai de Cronstadt, avec rest. (v. ci-dessous ; rep. 2 fr. 50 et 3) ; H. Terminus, en face de la gare, simple (50 ch. dep. 2 fr., rep. 2 à 3).

Hôtels meublés: Modem Hôtel (pi. i, E2), av. Colbert, au coin du boul. de Strasbourg (ch. dep. 2 fr. 75); H. de la Régence (pi. f, E 2), rue Nationale, 51.

Cafés-restaurants : de la Rade, au Carré du Port ; rest. des Négociants, à rhôt. du Port (v. ci-dessus); brass. de la Rotonde, brass. de Mïinich, Gr.-Café & tav. Alsacienne, boul. de Strasbourg, 27, 44 et 15-17 ; rest. Poésy. place Puget (cuisine provençale) ; rest. de la Réserve^ boul. du Littoral, au Mourillon.

Voitures de place: le jour, à 2 pi., 1 fr. 25 la course et 1 fr. 75 l'heure; à 4 pi., 1 fr. 50 et 2 fr. ; la nuit, de 10 h. à 6 h., à 2 pi., 1 fr. 50 et 2 fr. 50, à 4 pi., 2 et 3 fr. Colis, 20 c.

Tramways électriques (prix, 10 à 30 c.) : 1» de la Valette, au S.-E. du mont Faron (p. 430; v. le cartouche du plan), par le faub. àe St-Jeandu-Var (v. pi. F 3). le boul. de Strasbourg et le faub. du Las, à OlUonles (v. pi. B 1; p. 4.30); 2° de la gare du P.-L.-M. (pi. E 1). par l'av. Yauban, puis en longeant la place d'Armes et le port marchand, au Mourillon, et par le boul. du Littoral, aux bains Ste-Héléne (pi. F8; p. 426), et au chemin du Petit-Bois (v. pi. F 8) ; 3" de la sous-préfecture (pi. 11, E 2) au cap Brun (v. pi. F 3; p. 429); 4" de la porte Notre-Dame (pi. F 3) au faubourg St-Roch et aux Quatre-Cheviins des Routes (v. pi. Cl); 5» de la porte Notre-Dame aux Sablettes (p. 429), par laSeyne (v. pi. Bl ; p. 410). — De la gare du P.-L.-M. (pi. E 1) à Hyères (v. pi. F 3), v. p. 430.

Bateaux à vapeur: pour /« Seyne (p. 410), du quai de Cronstadt (pi.

la Valette ■- ^ &-ères

"S'JeaîL-cu-Vai-

M M ^ rî t^ rî

Histoire. TOULON. V. R. 53. 495

D E 4), toutes les 1/2 h. ; en 12 à 15 min. ; 15 et 10 c. ; — pour Tamaris, les Sablettes et St-Mandrier (v. p. 429), du même quai (pi. E 4). à peu près toutes les heures; trajets en 18, 27 et .35 min.; 20 et 15. 25 et 20 c. ; — pour les Ues d'Hyères (p. 434), trajet en 2 à 3 h., d'ordinaire les mardi, jeudi et sam.; prix, 2 fr. 50 et 1 fr. 50 jusqu'à Porquerolles, 3 et 2 jusqu'à Port-Cros. — Vomi Nice et Marseille, v. p. 408; pour la Corse (C'alvi ou Ile-Ronsse). v. p. 483. — Barques pour promenades, env. 2 fr. 50 Th.; prix à débattre.

Poste et télégraphe (pi. E2-3): rue Hippolyte-Duprat, au coin de la rue Henri-Pastoureau.

Casiso de Toulon (pi. E 2), boul. de Strasbourg.

Bains chauds: rue de l'Arsenal, 13; rue Picot, 29; rue Chevalier- Paul, 14. — Bains de sier : B. Ste-Hêlhie (pi. F 8 ; p. 426 ; tramw., v. p. 424), au Mourillon (80 c. avec le linge).

Banques: B. de France (pl^l, E 2), av. Vauban; Crédit Lyonnais, rue Racine, .S; Société Générale, place d'Armes, 14; Comptoir d'Escompte, boul. de Strasbourg, 21.

Syndicat d'initiative, rue de l'Arsenal, 25.

Temple j)rotesta7it (pi. 12, F 2), rue Picot.

Toulon, ville de 103 549 hab., principal port militaire de France après celui de Brest, avec un préfet maritime, est une place forte de 1« classe, dans un beau site, sur une baie profonde et sûre de la Méditerranée, fermée par une presqu'île (v. p. 426) et entourée de montagnes couvertes de forts détachés.

Toulon est le Telonioii des Grecs, le Telo Martius des Romains. Elle passe pour avoir été fondée par des Phéniciens, qui auraient établi à cet endroit une teinturerie de pourpre. Toulon n'a toutefois d'importance que depuis les temps modernes. Charles-Quint put s'en emparer deux fois, en 1524 et en 1536, mais les fortifications élevées sous Henri IV et, par Vauban, sous Louis XIV lui permirent de résister victorieusement, en 1707. aux forces réunies du prince Eugène, de l'Angleterre et de la Hollande. En 1793, les royalistes livrèrent la place à l'amiral anglais Hood et à ses alliés, les Espagnols et les Napolitains, qui en furent expulsés après un Idocus de six semaines, dans lequel se distingua pour la première fois Bonaparte, âgé de 23 ans. alors commandant d'artillerie, et qui fut nommé général de brigade bientôt après la capitulation. Les vaincus se vengèrent en incendiant l'arsenal et la plus grande partie de l'escadre française, et les vainqueurs, en faisant expier cruellement leur trahison aux habitants et en transférant le chef-lieu du départ, du Var à Grasse, puis à Draguignan (p. 412). Un dernier événement notable de l'histoire de cette ville est la visite officielle de l'escadre russe en 1893.

La gare du P.-L.-M. (pi. E 1) donne sur la place Vauban, où il y a un monument des Toidonnais tués à Vennemi depuis 1871, groupe en marbre par L. Guglielmo, et l'avenue Vauban conduit de là au S. au hoidevard de Strasbourg (pi. D-F 1-3) qui traverse la ville de l'E. à l'O.

La place de la Liberté (pi. E2), un peu plus loin à g. de ce boulevard, est décorée d'une fontaine, à la gloire de la Eévolution française, avec statues par Aiidré Allard, de Toulon (1890). et entourée de palmiers.

Le théâtre (pi. E3), qu'on rencontre ensuite à dr., est un grand édifice moderne sur les plans de Fetichtres et de Charpentier.

Au S.-E. du théâtre se trouve la petite place Puget (pi. E 3) qui a une fontaine pittoresque de 1780. Laissant à dr. la rue Hoche et la rue d'Alger (p. 426) qui conduisent directement au port, on

Baedeker. S.-E. de la France. 9« édit. 27

426 V. R. 58. TOULON. Po7-t.

va au S.-E, au cornas Lafayette, dans lequel on prend à dr. la rue Traverse-Cathédrale.

Ste- Marie- Majeure (pi. E3-4), l'anc. cathédrale, à peu de distance, à dr. de cette rue, est un édifice roman des xi^ et xii» s., considérablement agrandi au xvii® s., avec une façade de cette époque et un clocher du xviiie s.

Intékieur. Dans la chap. à dr. du chœur , une sorte de grand retable par des élèves de Puget, le Père Eternel entouré d'anges, dont deux thuriféraires particulièrement remarquables, par Veyrier (1682). A g., sous verre, un anc. devant d'autel, l'Ensevelissement de la Vierge, par Verdiguier. — Dans une niche au-dessus de l'arcade de la chap. à g, du chœur, une Vierge dorée entourée d'anges, attribuée à Pttget lui-même. Dans la chap., une Vierge attr. à Canota et divers tableaux. Devant la chap., à g., une Assomption de P. Mignard. La chaire, un peu lourde, est de Huhac, de Toulon.

Vers l'extrémité S. du cours Lafayette est la place Louis-Blanc, avec V église St-Jean ou St-François-de-Paule (pi. E4), du xvni» s. — Non loin de Là au S.-E., la j^orte Neuve (pi. E 5) et, près de celle-ci, la gare du Sud (pi. F 5 ; p. 430). Plus loin au S. s'étend le grand faubourg du Mourillon, qui est desservi par le tramw. n° 2 (v. p. 424). Ce tramway, après avoir contourné le quartier par les boul. de Bazeilles et Dr-Cunéo, suit le beau hoidevaixl du Littoral, sur la côte de la grande rade (v. ci-dessous), eu passant aux bains Ste-Hélène (pi. F 8 ; p. 425) et sm. jardin des plantes (à 5 min. des bains, à pied), ouv. tous les après-midi de la semaine et toute la journée le dimanche. Sentier menant au Port-Méjan, v. p. 429.

Le port comprend cinq bassins principaux: à l'E. , la Vieille Darse et un petit ^ort marchand; à l'O., la Darse Neuve ou Vauhan, la Darse de Castigneau et la Darse Missiessy. La Vieille Darse, le plus ancien de ces bassins, sert en grande partie au commerce qui a surtout pour objets les articles nécessaires aux approvisionnements et aux constructions de l'escadre; les autres, sauf le petit port marchand, sont réservés à la marine militaire.

Au S. du port s'étendent la 2>e^î<e rade et la grande rade, qui sont vastes et très sûres. Elles communiquent, entre la pointe Piiyady et le fort de V Aiguillette 1 par une large passe que rétrécit une jetée longue de 1250 m. Le môle des ports marchands en offre une vue d'ensemble. C'est la prise du fort de l'Aiguillette qui mit fin au blocus de 1793 (v. p. 425), car il commande le port, que les Anglais durent évacuer aussitôt. Plus loin, sur un autre petit cap, encore deux forts qui jouèrent aussi un rôle important, le fort Balaguier et, dans l'intérieur des terres, le fort Napoléon, l'anc. fort Caire, surnommé alors Petit-Gibraltar. La grande rade est fermée au S., à env. 5 kil. de Toulon, par la presqu^ile du cap Cépet, prolongement à l'E. de la 2»-esgu'ile du cap Sicié (p. 429).

L'hôtel de ville (pi. 8, E4), sur la place dite Carré du Port, vers le milieu du beau quai de Cronstadt, très animé le soir, a deux belles cariatides ou plutôt des atlantes, par Puget (1656-1657; v. p. 402), restaurés par Hubac en 1828. A dr., un hermès double de Janus et de Jupiter par Hubac. Devant l'hôtel deville, le Génie de la navigation, statue colossale en bronze, par Daumas, — Un peu à l'O. de la place aboutit la 7nie d'Alger, la plus animée du vieux

Arsenal maritime. TOULON. 1'' ^- 53. 427

Toulon. Près de là. sur la place Gambetta, Végliae St-Pierre (pi. 6, E 3), qui a une belle chaire en bois sculpté et des statues parHubac.

L'arsenal maritime (pi. A-D 1-4) est à l'extréniité 0. du quai et il a pour entrée, à dr., rue de l'Arsenal, une porte monumentale de 1738. à quatre colonnes monolithes en marbre cipolin et décorée de statues de Mars et de Bellone, par Lange et Yerdiguier.

On visite l'arsenal, les jours ouvrables, avec une autorisation qu'on obtient, rue de l'Arsenal, à la Majorité générale, si l'on est Français, et sur la présentation d'une pièce d'identité (passeport, carte d'électeur, etc.). Les étrangers ont besoin d'une autorisation spéciale du ministre de la Marine, laquelle se demande par la voie diplomatique. Il faut s'y présenter à 2 h. précises. On est conduit par un marin, qui donne des explications. La visite ordinaire, qui prend 1 h. à 1 h. 1/2 > consiste uniquement à parcourir le musée maritime, la salle d'armes et les quais autour de la Darse Neuve, où l'on voit des quantités de matériel et des navires dont l'ensemble est intéressant, mais on n'entre dans aucun chantier et l'on ne visite aucun navire.

Cet arsenal a été créé sous Louis XIV, sur les plans de Vauban, et agrandi en 1856. 11 couvre une superficie de 270 hect. et occupe 12 000 à 13 000 ouvriers. Le musée naval, à dr. non loin de l'entrée, comprend des sculptures de Puget et de ses élèves et une collection de tous les types de navires. A la suite, à dr. , sont les forges et d'autres ateliers; à g., le magasin général ; puis le parc d' artillerie et la vaste salle d'armes, qui contient une collection fort impor? tante d'armes à feu et d'armes blanches. On passe en bac dans rilot compris entre la Darse Neuve et la Vieille Darse, où sont des bassins de radoub et où était le bagne, évacué en 1873.

Plus loin encore est la Darse 3Iissi€^si/ (pi. A 2) . où se produisit, le 12 mars 1907, la terrible catastrophe du cuirassé léna. Il y a aussi une vaste dépendance dite arsenal du Mourillon. à l'E. de la rade, au delà du port marchand, où sont les bois de construction, conservés en partie dans de vastes fosses (pi. E 5-6) et où se construisent des navires.

La visite d'un vaisseau de guerre en rade est intéressante. On s'y rend avec une barque (v. p. 425), et on demande à TofiBcier de quart une autorisation qu'il accorde habituellement sans difficulté l'après-midi. Pourboires interdits. — Excursion en rade, jusqu'à la presqu'île du cap Cépet. v. p. 429.

La place d'Armes (pi. D E 2-3), plantée de très beaux platanes, est la plus importante de la ville. Il y a concert t. les j., excepté les lundi et samedi. Elle est bornée à l'O. par la, pré fecture w.arifime (pi. 10), édifice de 1786-1788: au S.-E., Véglise St-Louis (pi. E3).

La rue Courbet va de la place d'Armes, derrière la préfecture, à la place St-I?och (pi. D 2), d'où l'avenue Lazare-Carnot mène au jardin de la "Ville (pi. D 1-2) , belle promenade située non loin de l'extrémité 0. du boni, de Strasbourg (p. 425). On y remarque, à g., une anc. porte d'église du xvii® s., encadrant un motif de fontaine, et à l'extrémité de la grande allée, un monument de Pierre Puget (v. p. 402), marbre par lujalbert (1891). Il y a concert militaire dans ce jardin le samedi après-midi. Derrière le jardin, au N., est Vhôpital civil ou la Charité (pi. DE 1).

428 V. R. 53. TOULON. Musée.

Le musée-bibliothèque (pLD2), près de ce jardin, est un bel cditicr du style de la Ecnaissance, avec loggia sur la façade, construit de 1883 à 1887 par G. Allard. 11 est ouv. t. les j., sauf les lundi et sain., de 2 à 5 h. en été et 1 à 4 h. en hiver, et encore à d'autres moments pour les étrangers. Vestiaire, 10 c. Le catalogue (1900; 40 c.) n'est plus à jour. Conservateur, M. Mary- Lasse rre.

Rez-de-chaussée, côté gauche. Vestibule: moulages, faïences, terres cuites. — Salle de g. {.salle Puget; v. p. 402) : suite des moulages (étiquettes); à dr., 381, portr. à mi-corps de Puget, par Ivjolhert (plâtre; v. p. 427); 411, buste de Puget, par Veyrier (ciment); 402, moulage de la porte de l'hôtel de ville (p. 426); 405, Puget. torse du Milon de Crotone (plâtre; v. p. 402); au fond, 390, statue équestre de Breunus apportant la vigne dans les Gaules, plâtre par 31. Pascal: en deçà, 381, un marbre de l'hermès de Janus et Jupiter par Hvbac (p. 426); au mur, 16 bas-reliefs dorés et 5 bronzés de Puget et de son école. — Salle de dr., par rapport à l'entrée: suite des moulages et modèles; au milieu, 370, Godebski, la Force étouffant le génie; 373-375, G. Lange, Abel mort, Faune à la grappe, Faucheur battant sa faux; s. n", Roux, Esclave: 392, Montagne, Chloë à la fontaine; 361, C'oulon, Flore et Zéphyro. ^ A la suite, une petite salle contenant quelques inscriptions et des objets trouvés dans des tombeaux. — 2^ et 3« salles, collection d'histoire naturelle.

Premier étage. — On monte par un bel escalier à la loggia, qui est décorée do peintures murales par F. Montenard, O. Gallian et È. Dauphin, etc. , et où il y a encore quelques sculptures. A dr. est la galerie de peinture et à g. la bibliothèque. — Vestibui^e de la galerie de peinture: portraits d'amiraux, etc. — Salle de g.: de dr. à g., 249, J. Victors, portr. d'un bourgmestre; 12, Bonnegrâce, Jésus parmi les docteurs; 217, P. Breughel le V. , Proverbes flamands; 39, L. David, portr. de deux tilles de Jos. Bonaparte (1822); 94 (en haut), J.-A. Lûurens, Village fortifié dans le Khorassan ; 88, N. Largillière, portr. de femme; 138, Protais, En marche; 85. Lagrenée, l'Amour; 16, Fr. Boucher, Amour jouant avec deux tourterelles; 50, A. Feyen-Perrin, la Chanson; 101, Leleux, l'Improvisateur arabe; 87, attr. à, Largillière. portr. d'un gentilhomme; 65, Pauliv Guérin (de Toulon), Adam et Eve; 100. P. Lehonx. En déroute; 194, Sogliani, Vierge; 195, 196, Solimena, Al)dication de Charles-Quint, St Benoît guérissant des malades ; au-dessus de la porte, 246, 3L Tkatchenko, Arrivée de l'escadre russe à Toulon, le 13 cet. 1893. Au milieu, un planrelief de Toulon en 1690 et un souvenir de l'escadre russe à la ville de Toulon (1893). — Dans les deux cabinets du fond, des dessins, des estampes, des gouaches, etc.

Salle de dr., par rapport à l'entrée: 117, Efn. Noirot, Rade de Toulon en oct. 1893; 43, P. de la Rose (de Toulon; 1665-1745), Chantier de constructions navales; 154, Vacher de Tournemine (de Toulon). Rue arabe; s. n", 110, Fr. Montenard, la Rade de Brest, le Port marchand de Toulon; 105, Magaud (de Marseille), la Vérité; 53, L. Garcin (d'Hyères), Départ de la Société du Décaméron; 155, V. de Tmirnemine, Eléphants; 98, R. Lefèvre, portr. de Louis XVIII; 59, Giraud, Danseuse du Caire; 42, H.-E. Delacroix, Salut au soleil; 67, P. Guérin, Charles X; 143, H. Revelly, Verdussen, peintre de batailles (1761); 23, Cauvin (de Toulon), marine; 21, Eug. Carrière, le Premier voile; s. n", Gourdouan (de Toulon), la Rade de Toulon vue des Sablettes (p. 429) ; 137 , Protais , la Prière du soir à bord.

La bibliothèque, dans l'autre partie du l»"' étage, compte 55 000 vol., et possède des médailles. Elle est ouverte t. les j. de la sem., excepté le sam., de 9 h à midi et de 2 à 5. Vacances eu août et en septembre.

Le boulevard de Strasbourg (p. 425) ramène à l'extrémité de l'avenue Vauban (gare), puis à la place de la Liberté (p. 425).

Ercursions. TOULON. Carte, jx 424. — V. R. 53. 409

Excursions. — A Tamaris, aux Sablettks et a St-Makdrier, sur les presqu'îles des caps Sicié et C'épet (p. 426), excursion surtout recommandée parce qu'on traverse les deux rades. Bat. à vap., v. p. 425; tramw. électr. (trajet moins intéressant), v. p. 424, n" 5. — Le bateau s'arrête d'abord au Manteau (15 min. ; casino, avec rest.), dans un joli site, avec la grande villa de Michel-Pacha, concessionnaire des phares et quais de l'Empire Ottoman (vue de la tour du pavillon; s'adresser au concierge), qui a créé Tamaris et les Sablettes. — Tamaris {Gr.-U. de Tamaris , ouv. toute Tannée, 100 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 4 et 5, p. dep. 9; villas à louer; casino) est une petite station d'hiver abritée du mistral mais assez exposée au vent de l'E. , jadis célébrée par George Sand. Elle doit sou nom aux arbustes de la côte à cet endroit et elle est desservie aussi par la stat. de la Seyne (corresp. ; p. 410). — Au S. de Tamaris se trouve Wdmer, avec un laboratoire de biologie de l'université de Lyon. Plus haut, le foi-t Napoléon (p. 426). — Les Sablettes [Grand-Hôtel, ouv. du l*"- mai au 31 oct., avec casino et grand hall donnant sur la mer; H. de la Playe, dépendance du précédent, ouv. toute l'année), plus loin au S. , sont une station de bains de mer dans un site ravissant sur la langue de terre qui relie les deux presqu'îles. Au 8.. très belle plage de sable d'où l'on jouit d'une jolie vue de la mer, avec les récifs des «Deux-Frères». Tramw. électr., v. ci-dessus et p. 424. — St-Mandrier (deux petits hôtels-rest.), où l'on peut aussi aller des Sablettes. par une jolie route passant au-dessous du fort St-Elme, se compose surtout d'un hôpital de la marine, visible seulement en principe sur une autorisation du directeur du service de santé. Il n'a guère de curieux que sa chapelle ronde construite par les forçats quand le bagne était encore à Toulon, et une vaste citerne à écho multiple, mais il est situé au milieu de grands bois de pins et d'eucalyptus et il y a à côté un beau jardin botanique, avec des palmiers et d'autres plantes exotiques. Belle vue de la route qui monte au S.-E, de St-Mandrier et passe près du cimetière. Le sommet de la colline (130 m.), couronné d'un fort, est inaccessible.

Au cap Brun, à TE., où conduit un tramw. électr. (v. p. 424). On passe près du fort de la Malgue, construit par Vauban et qui sert maintenant de prison militaire. C'est à partir de ce fort, situé de l'autre côté de la presqu'île du Mourillon, que le paysage est pittoresque, et la *vue est très belle au cap, où se trouve le fort du cap Brun. Un sentier de côte pittoresque relie le Port-Méjan, à l'E. du cap, au Mourillon (p, 426),

*TouR DE la presqu'île DU CAP SiciÉ (ou mîeux Cicié), excursion d'une bonne 1/2 journée, très recommandée par un temps clair et sans vent et qui peut se faire en partie en voit. (15 fr. de la Seyne), On va d'abord en bat. à vap, à la Seyne (v. p. 424 et 410), d'où un omnibus conduit huit fois par jour à Eeynier (4 kil,). On prend de là, à g. de l'église, une voie charretière longeant le cimetière; au bout de 10 min,, on tourne à g. vers le hameau de Jonglas que l'on traverse. Le chemin monte davantage, passe au champ de tir et atteint enfin une crête qu'il suit jusqu'à la chapelle Xotre-Dame-de-la-Garde (2 h. 1/4 Je Reynier; 359 m.), du xviie s., pèlerinage fréquenté surtout au mois de mai et qui est fermé en temps ordinaire (clef à Reynier). On y jouit d'un magnifique *panorama sur la mer qu'on domine presque à "pic, la rade de Toulon, la côte depuis les îles d'Hyères jusqu'auprès de Marseille et les Alpes Maritimes. Du séuiaphore, à 10 min. à l'E., un étroit sentier descend au N,-E,, entre deux forts, à Varise de Baoù-Rouge (3/^ d'h,; hôt.-rest, modeste), d'où le «chemin de Fabrégas» conduit aux Sablettes (s/^d'h.; v. ci-dessus), — De la chap., on peut revenir à la Seyne (euv. 1 h. 1/2) en descendant au N, par la belle forêt de la Bonne-Mère au hameau de Jana§ ou des Mais (aub,) et en continuant tout droit par le chemin carrossable jusqu'au hameau d'Allègre, d'où l'on va à dr. à la Seyne ou à g. à Reynier (v. ci-dessus).

De Reynier, on peut aller en voit, ou à pied (1 h.) à Six-Fours, petite ville déchue, sur une colline isolée (214 m.), au N. Six-Fours doit sou nom à six forts du moyen âge, remplacés dep. 1876 par un fort moderne. Il

430 V- H- ■'''■ ~- C, p. 424, 377. TOULON. Excursions.

y a une église des x» et xvii« s., riche en œuvres d'art, parmi lesquelles on remarque surtout uu polyptyque de Jean Cordonnier (1520) et une Vierge en marbre attribuée à Puget; la clef est dans le bas, chez le curé. Très belle vue aussi de la hauteur où est cette église.

La montagne du Faron (5t;0 m.), au N., est accessible par une route (1 h. 1/2 à pied); on y jouit d'une vue magnifique, contrariée cependant par cinq forts dont l'accès est interdit. — De la Valette (tramw., v. p. 424), une route carrossable conduit, eu 2 à 3 h., au Coudon (702 m.). Au sommet, un fort où l'on ne peut pénétrer; mais on peut jouir de la vue vers le S. et vers l'E. Descente en 2 h. env. sur Solliès-Pont (p. 410), par un sentier de chèvre qui passe dans la vallée des Favières.

Aux MOULINS DE Dardenkes, à 5 kil. au N.-O. (omn. neuf fois par j. de la place Gambetta; tramw. n" 4 jusqu'au premier arrêt après le croisement de St-Antoine), dans une vallée très fraîclie où est le curieux gouffre de Rayas, dont la source, ordinairement à 66 m. de profondeur, mais parfois remplissant le creux, alimente la ville de Toulon.

A Ollioules (tramw., v. p. 424, no 1, t. les 1/2 h.). OUioules (hôt. Carbonnel) est une ville de 4060 hab., à 3 kil. 5 de sa gare (p. 410), dans une jolie vallée bien abritée, dominée par des ruines du xiii^ s. La route de Marseille (omn. pour le Beausset, quatre fois par j.; voit, partie, pour Ste-Anne, 6 fr.) conduit de là au village de Ste-Anne-d'Evenos (6 kil.), par les sauvages yorf/es d^ OUioules, dominées au N.-E. par le village d^Evenos (café-rest.), avec un fort moderne et un vieux château féodal qui s'élève sur une colline basaltique (400m.; belle vue); à g., avant Ste-Anne, les grès de Ste-Anne, curieux rochers agglomérés.

A la. chartreuse de Montrieux,\. p. 410.

Page 1