IV. De Nice à St-Martin-Vé subie
60 kil., dont 25 de ch. de fer, jusqu'à la Vésubie, où l'on va en 1 h. à 1 h. 1/4 (2 fr. 10 et 1 fr. 55), et 35 kil. de tramway à vap. (3 h. Va; 3 fr. 60 et 2fr. 70; traction électr. à partir de 1910), qui suit généralement la route. — On n'oubliera pas qu'un xmsseport est à peu près nécessaire pour des excursions à la frontière, et qu'il est absolument défendu de photographier du côté italien (v. p. xvii).
Jusqu'à la Vésubie (25 kil.), v. p. 462 et 463-464. Le tramw. suit la route de Puget-Théniers, mais tourne bientôt à dr. pour rejoindre, par un pont, celle de St-Martin qui remonte la magnifique égorge de la Vésubie, longue de 10 kil., entre des murailles de rochers dont la hauteur est de 200 à 500 m. Plusieurs tunnels dont l'un de 315 m. de long, et un pont hardi. — 34 kil. 5. St-Jean-la-Rimère (hôt. du Midi), où se détache la route de Levens (v. p. 457). Le canal de la Vésubie (v. p. 458) commence à un barrage près d'ici.
St-Jean dépend iVUteUe (800 m. ; aub.), anc. ville à 1 h. 1/2 à gauche, A 3/^ d'h. à rO., la chapelle de Notre-Dame-des-Miracles (1174 m.; pèlerinage; belle vue). D'Utelle, on fait en 4 h. env., au N., par le col du
ilt Nice. 8T-MART1X-VE.SUBIE. CarU-,p.377.^ V.R.57. 467
•Gineaté (1 h.), l'ascension du mont Brec (1603 m.) ijui offre uni' hello \\w. On en peut redescenrlre en 3 h. à Roquebillière (v. ci-dessousj.
39 kil. Le Sachet. — La voie quitte la route et franchit la Yésubie daus une gorge, pour monter à Lantosque (45 kil.; 512 m. : hôt.). On retraverse la Vésubie. A dr., à env. 6 kil. de Lantosque (omn. en été), la Bollè ne -Vésubie (700 ni.: hôt.: Gr.-H. de la Bollèue, avec parc, de juin à sept., 55 ch. de 3 à 4 fr.. rep. 1.25, 2.50 et 3, p. 7 à 9; Cassini ; du Puey), sur une hauteur offrant une belle vue.
La route traverse la Gordolasque. — 52 kil. EotjuehiUière (578 m.; hôt.: des Alpes, des Etrangers).
Sur la colline à l'E. (2 kil.; omn. deux fois par j.), Belvédère (8:35 m.; hôt.: Continental, Guigonis & Beau-Séjour; guide de 2*^ cl.. L'ésar Grasiglia) domine lissue de la vallée alpestre de la Gordolasque. Un chemin muletier la remonte, par la chapelle de St-Grat (3 h.) qui est déjà sur territoire italien; en face, le joli petit lac de la Cabane et le bon petit hôt. de St-Grat (1536 m.), d'où l'on fait les ascensions de la.C'ime du Diable (4 h. au S.-E.; 2686 m.; guide, 7 fr.) et de la Cime de la Valette (3 h. au N.-O. ; 2498 m.). De St-Grat, le chemin continue jusqu'au refuge Nice du C. A. F. (3 h. ; 2265 m. ; clefs aux hôt. de St-Grat, Madone de Feuestre et la Cerise: 50 c. ou 1 fr.). On monte de là au beau lac Long (1 h. ; 2554 m.), couvert de glaces flottantes en plein été; au mont Clapier (3 h.; 3045 m. ; guide de Belvédère. 18 fr. ; vue splendide) ; à la Pointe de la MaledÀa (3 h. ; :î06l m. ; guide. 18 fr.) ; à la cime des Gelas (v. p. 468; guide. 19 fr.), etc.
2 kil. 5 au delà de Roquebillière, à dr., une route mène, à env. 4 kil. de là, à Berthemont-les-Balns (1044 m.: hôt.: Graud-IIôtel, des Bains, Beau-Séjour), station d'été qui a six sources d'eaux sulfurées sodiques, dont trois chaudes, à 17-32" C, où vint, dit-on, l'impératrice romaine Cornélie Salonine, femme de Gallien. — Ensuite, à g., Venanson (v. ci-dessous).
58 kil. St- Martin -Vésubie. — Hôtels: Gr.-H. Bégina. du lei février au 31 oct. (15 ch. de 2 à 4 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 7); Grand-Hôtel : Victoria (8o ch.. p. 8 à 9 fr.); Vésubie: Terminus: de Londres; Bellevne: des Alites, ouv. toute l'année (ch. dep. 1 fr. 50. rep, 3), — Pensions: Anglo-Américaine, Villa Gitige, etc. - Café de la Régence, avec un petit casino. — Mulets tarifés pour excursions.
Sf - Marti /t -Vésubie (950 m.), naguère St- Martin- Lantosque, bourg de 1978 hab., sur une hauteur au confluent du torrent de la Madone-de-Fenestre et du Boréon, est très fréquenté comme séjour d'été. Il y a une source d'eau sulfureuse froide à 2 kil. au nord.
Excursions de St-Martin (guides de f^ classe: Michel Xafta, J.-B. et Jean Plent; de 2^ classe: Louis Barel. Paulin Guigo, Dom. Martin). — Au delà du Boréon, une route conduit à Venanson (3 kil.; 1151 m.; aub.), village offrant une belle vue. - D'un second pont, plus haut, un chemin muletier (route en constr.) mène à l'O., par le col de St-Martin (1 h. i'.>; 1508 m.), à Valdeblore-la-Bolline (2 h. '/.,: 1042 m.; hôt.), qui occupe un site frais, à proximité de prairies, de forêts et de petits lacs, et qu'un chemin de voit, relie à l'O. à St-Sauveur (12 kil. 5; p. 464; omn. deux fois par j. pour la Tinée). - En 1 h. '/.,, par la vallée du Boréon (route carrossable) à la Cerise on Ciriegia (1470m.; Boréon-Cascade-Hôt., p. dep. 7 fr., bien installé), où la rivière forme une superbe cascade, de 35 m. de haut. On peut de là continuer à remonter à l'E., par un chemin muletier, la belle vallée boisée, en passant à la cascade de Peirestreccia (V4 d'h.), à un petit lac et au Pas des Ladres (2444 m.), jusqu'au col de Fenestre
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(4 h.). Ou bien on se rend au N.-O., par la belle forêt de Salèges (20 min. ; maison forestière), le col de Salèses (2020 in. : 1 h. 1/2 j source en deçà) et le po)it de V Inyolf, à MoUières (3 b. ; l.'>78 m.; aub.), hameau italien dans une vallée latérale de la Tinée, à env. 5 h. de 8t-8auveur (p. 46i) ; du pont de riugolf, un sentier monte à dr. jusqu'au beau lac Xoir (2 h. 1/2 <fc la Cerise; 2345 m.). — De la Cerise, on peut aussi gagner les Thermes de Valdieri (v. V Italie septentrionale, par Bsedeker), soit directement au N. en 5 h., par le col de Ciriegia (2551m.), soit par les cols de Salèses (v. ci-dessus) et de Fremamorfa (2648 m. ; plus long, mais plus aisé et plus intéressant). Ou peut enfin faire de la Cerise un grand nombre d'ascensions, telles que celles du Piayii (2337 m.; 2 h. au S.-E. ; facile; très belle vue; descente directe sur St-Martin ou sur la Madone-de-Fenestre) ; à\i Roc de V Argentera (env. 3300 m.; 10 h. au N., course rude et compliquée; guide, 20 fr. ; vue immense), point culminant des Alpes Maritimes; de la Cime de Ghiliè (3000 m. ; 6 h. ; guide, 10 fr.). — En 3 h., à TE. de St-Martin, à la Madonede-Fenestre (1904 m.; hôtel, ch. 2 fr., rep. 2.50 et 3), pèlerinage au delà de la frontière, mais dans des pâturages appartenant à St-Martin. On monte de là eu 1 h. 1/.2, par un bon chemin, au col de Fevestre (2471 m. : . refuge), qui jouit d'une vue étendue (descente sur Entraque, Valdieri et Coni), et en 4 h. 1/2 à 5 h. à la cime des Gelas (3143 m.). Cette dernière ascension (guide, 15 fr.), par la crête qui domine le lac Long (3 h. ; p. 407), est un peu difficile (couloir ^/^ d'h. plus loin), mais très intéressante. Petits glaciers, au nord. La *vue embrasse, au S., la Corse; à l'O., Antibes et l'embouchure du Var; an N., le groupe du Mont-Rose, au delà, de la plaine du Piémont.