V. De Nice à Tende (Coni
82 kil., service d'autocars de la place St-François (hôt. de l'Aigle-d'Or). deux fois par j., en 4 h. 1/2» 8 fr. Chemin de fer eu construction. -- 12 kil. de la route, jusqu'à la Pointe-de-Contes, sont desservis par un t.ramw. électr. (v. p. 450, n» m et ci-dessous), t. les 1 h. 1/2! de la place Garibaldi; prix: 1 fr. 05 et 60 c. (jusqu'à Drap, t. les s/i d'h., 70 et 45 c. ; jusqu'à Contes, 1 fr. 25 et 80 c.; jusqu'à Bendejun, quatre fois par j. en 1 h. 15, 1 fr. 50 et 95 c). — Passeport, etc., v. p. 466.
Nice, V. p. 446. La route (tramw., v. ci-dessus) remonte la rive g. du Paillon. — 8 kil. La Trinité -Victor (76 m.). Il faut env. 1 h. ■^/4 pour aller de là à Laghet (p. 476). — Ensuite le village deDrajJ (hôt.). — 10 kil. Pont-de-PeiUe. La vallée principale, à dr., est desservie par une route (tramw. eu constr. pour la (Irave), qui laisse à dr. le très curieux village de Peillon (376 m.), puis le vieux bourg de Peille (630 m.), passe à la Grave-de-Peille (16 kil.) et conduit à l'Escarène (24 kil. ; p. 469), par une gorge grandiose. — 12 kil. La Pointe-de-Contes (aub.), où on laisse à g. le tramway de Contes pour s'engager dans le vallon de Blausasc, qui aboutit au col de Nice (377 m.; à g., route de Berre, v. ci-dessous).
Le bourg de Contes (hôt.: Moderne, de France; tramw., v. ci-dessus) occupe un site pittoresque, à 16 kil. de Nice. A l'É. (1 h., chemin muletier), le village de Berre-des- Alpes (680 m.; vue splendide); à l'O. 0^/4 d"h.. par les raccourcis), Châteaimeuf-de-Contes (bOS m.; hôt. des Ruines, 2 cli. à 1 fr. 50), d'où l'on monte par un sentier raide (20 min.) aux ruines • urieuses de l'ancien village, sur un sommet de 709 m. qui présente une vue magnifique. — Au delà de Contes, le tramway traverse une gorge boisée et conduit jusqu'au pont de Bendejun (3 kil. 5; 260 m.), à 10 min. au-dessous du hameau du même nom. La route aboutit à Coaraze (p. 457). à 8 kil. au N. de Contes. — Mont Férion, v. p. 457.
lie Nice. 808PEL. C'arte.^,p. 417, 877.- V.R.r,7. 469
20 kil. L'Escarène, ital. Scareiia (.SôT m.; hôf. de Paris), vieux bourg avec des maisons goth. et un pont original, dont deux arches sont transformées en habitations.
A 7 kil. au N., Lucéram (666 m.; hôt.). bourgade des plus curieuses, jadis un puissant municipe et qui a encore des fortifications. — Une route stratégique, ordinairement très poussiéreuse, mène en 4 h. de Lucéram, par le col de St-Roch (990 m.), à Peira-Cava (1483 m.; hôt.: Btllevue & Victoria^ de mai à fin oct., reconim.. 40 ch., rep. 2 fr. 50 et 2.75, p. 6.50 à 8; Faraut, Triichi, des Alpes, ouverts toute l'année), station d'été, fréquentée aussi depuis peu pour les sports d'hiver, dans une clairière offrant une vue magnifique, au milieu de superbes forêts de sapins et d'épicéas. Breaks, en été deux fois par j., de la Pointede-Contes, en corresp. avec le tramw., 5 fr. de Nice, 4tr. au retour. Service d'autol)Us de Nice, en 3 h., 7 fr., 6 au retour. — 2 h. plus loin, Turim (1613 m.; hôt. Barraya), d'où il y a encore une heure de route jusqu'au sommet de VAution{20mm.), qui offre une vue immense. Il s'y est livré en 1793 une bataille, dans laquelle les Français furent vaincus })ar les Austro-Sardes. On n'oubliera pas ses papiers d'identité, à cause lies redoutes voisines.
'2'2 kil. ToiiMt-de-V Escarène. Le pays devient aride. Plus loin, le col de Brans (30 kil.; 1002 m.; aub.), et l'on redescend.
41 kil. 5. Sospel, ital. Sospello (347 m.; hôt.: de France, des Voyageurs), ville de 3768 hab., dans la jolie vallée de IsiBévëra, qui se jette dans la Koya (v. ci-dessous). Les versants des montagnes sont couverts d'épaisses forêts d'oliviers. Route et autocar de Menton, v. p. 481.
Une route (omn., trois fois par j. en 2 h., 1 fr., en corresp. avec l'autocar de Menton; autocar en été) remonte la vallée de la Bévéra, par une gorge grandiose et un petit col (pont curieux, conduisant à l'anc. chapelle df la Menoura), jusqu'au Moulinet (12 kil.; 782 m.; hôt.: Beau-Séjour, des Alpes, bons), station d'été dans un site frais et ombragé. La vallée aboutit (2 h. V2; route en coustr.) au plateau de Tiirint (v. ci-dessus; sentier descendant à la Bollène, p. 467).
La route de Tende monte de nouveau pour atteindre le col de Brouis (env. 875 m.; aub.), d'où l'on a une belle vue. Puis elle descend en laissant à dr. Breil (hôt. de France), bourg sur la Roy a. Ensuite elle remonte la vallée de cette rivière (à Vintimille, v. p. 424). — 63 kil. La Giandola (300 m.; hôt. des Etrangers), 20 min. plus loin. Ensuite un défilé et à dr., sur des rochers escarpés, Saorge (558 m.), village curieux qui a un château, ruiné depuis 1798, et un anc. couvent. — 70 kil. Fontan (434 m.; hôt.). Douane française pour les voyageurs venant de Tende.
Puis la *gorge de Gaudaréna ou de Bergiie, qui est des plus grandioses et où l'on traverse la frontière (3 kil.). Les parois à pic de roche schisteuse, qui atteignent 250 m. de hauteur, se rapprochent tellement par endroits qu'il y a à peine assez de place pour la Roya et la route.
77 kil. St-D aimas -c/e-Te/if/e, en ital. San Dalmazzo di Tenda (696 m.; douane italienne; hôt. de St-Dalmas, 45 ch.. p.8fr.), hameau situé au milieu d'épaisses forêts de châtaigniers, où il y a des maisons de campagne. Grand couvent-pensionnat de dames.
470 y.B.r,7.C'arte,p.377. TENDE. E.rcnrsiio)if> de Nice.
A 3 kil. à l'E. est Bi'iga (765 m.; hôt de la Source), dans la vallée de la Levetiza. Eglise du xvi* s. A ^U d'h. au S.-E., la forêt do sapins du Piné. - Un chemin muletier à l'O. mène en 3 h. à Casterino (155(5 m. ; petit hôt.). dans une jolie vallée entourée de bois de mélèzes. Excursion de là, par la Mhiierà ou Vallauria (l.'iOHni.; aub.). où il y a des mines de plomb argentifère et de zinc, exploitées dès l'antiquité dans la sauvage Valle deW Inferno, où il y a 14 petits lacs; puis (8 h. de Casterino) aux Meraviglie (Merveilles; 2200 m.), rochers schisteux, où sont taillées des figures grossières dues à une population primitive. — Autres excursions de Casterino: par la vallée de Foittanalba. où sont des rocliers à figures du même genre et un joli lac, au mont Beyo (2878 m.), dont l'ascension est pénible, mais sans difficulté, et d'où l'on a une vue magnifique; aux trois grands UiOi de Valmasca, situés l'un au-dessus de l'autre dans une solitude sauvage, le plus grand, à 2884 m. d'alt. (2 h. •/.j; pénible), au pied du mont Ciamineja» (2918 m.).
Puis des carrières fie schiste verdâtre.
82 kil. Tende, en ital. Te/tda (81.5 m.; hôt.: National, 35 ch. à 2 fr. 50, bon; Savoie, 20 ch. dep. 1 fr. 50, rep. 2.50 et 3, p. 5), petite ville pittoresque dominée par des rochers escarpés et qui a des restes d'un château fort et une église remarquable (xyi^ s.).
Les courriers continuent encore, par une gorge pittoresque, jusqu'à Vievola (979 m.), petite station à 4 kil. de Tende (chem. de fer en constr.), d'où un chemin de fer conduit en 2 h., par le nouveau t/oinel du col de Tende {809^ m. de long; issue N. à 1031m. d'alt.), à Corii, en ital. Cuneo (43 kil.; alh. Reale Superga) et de là à T/triii. - La route, assez intéressante, de Yievola à Coni passe également par un tunnel (de plus de 3 kil. de long; entrée à 9 kil. de Tende et à 1280 m. d'alt.), tandis que l'ancieune route, auj. interdite au public à cause des fortifications (défense de photographier dans toute cette région!), forme en tout 69 lacets jusqu'au col de Tende (1878 m.). — Voir, pour plus de détails, Vltalie septentrionale, par Baedeker.