‹ Le sud-est de la FranceChapitre 13 sur 134 · Lyon · texte numérisé non relu

Lyon

G-ares. Lyon a neuf gares de voyageurs, sans compter celles des ficelles (p. 9), îa principale la yare de Perrache (pi. C6; bon bufifet). où vont tous les trains passant à la gare de Vaise (pi. A 1), sur la ligne de Paris-Dijon (p. 3), et à la gare des Brotteaux (pi. G3; inaugurée en 1908). sur la ligne de Genève (R. 13 B; arrêt du «Riviera-Express», v. p. xv). Les autres sont: la gare de St-C'hiir, aussi sur la ligne de Genève (v. p. 124); la gare de la Croix-Rousse ou des Dombes (pi. Dl-2; ficelle, V. p. 9), pour Trévoux (p. 30), Bourg et au delà ; la gare St-Patd (pi. C 3) et la gare de Gorge-de-Loup (pi. A3), pour la ligne de Montbrison (p. 29); la gare de St-Just (pi. B5; ficelle, v. p. 9). pour la ligue de Mornant et Vaugneray (p. 30), et la gare de VEst (pi. G 5). pour la ligne d'Aoste- St-Genix (p. 30). — Départs de Lyon, v. p. 29. — Omnibus des hôtels, omnibus de famille et orimibus automobiles de la comp. P.-L.-M., à la gare de Perrache; voitures de place, v. p. 8.

Hôtels. — Jo Près de la gare de Perrache, mais assez loin des curiosités de la ville: *H. Terminus (pi. b, CO), cours du Midi, 12. de le' ordre (150 ch. dep. 4 fr., rep. 1..50, 5 et 6); — if. de Bordeaux & du Parc (pi. k, C'6), cours du Midi et rue du Bélier, bon (60 ch. dep. 3 fr. 50, rep. 1.25, 3 et 4, p. dep. 11, omn. 60 c); H. d'AngUterre (pi. j, C6), place Camot, 21 (70 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 4, p. dep. 11, omn. 75 c); H. deV Univers & de VAutomobtiisme (pi. i, D6), cours du Midi, 27-29 (80 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1.25, 3.50 et 4, p. dep. 8. omn. 75 c); H. de Nice (pi. r, 1)6), cours du Midi, 23, et place Carnot, 18, simple (60 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3, p. 8 à 10, omn. 75 c).

11". Dans le centre de la ville (omn., 1 fr. à 1.50): *GTand-Hûtel (pi. a, D3), rue de la République, 16 (110 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 4 et 6. V. n. c, p. dep. 14); Gr.-Xouvel- Hôtel (pi. h, E4), rue Grolée, 11, et quai de l'Hôpital (180 ch. dep. 5 fr., rep. 1.25, 3 et 3.50, v. n. c, p. dep. 12); H. de V Europe é Métropole (pi. d, D4), rue Bellecour, 1 (60 ch. dep. 5 fr., rep. 1..50, 4 et 5, p. dep. 13); — *Gr.-H. du Globe (pi. e, D4), rue Gasparin, 17-21 (100 ch. dep. 3 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4, p. dep. 10); Gr.-H. des Beaux-Arts (pi. f, D4), rue de l'Hôtel-de -Ville, 75. bon (70 ch. dep.

8 I. R. 2. LYON. Renseignements

3 fr., rep. 1.25, 3 et 4, p. dep. 9); — H. des Archers (pi. o, D4), rue de ce nom, 15-17 (70 ch. dep. 3 fr.. rep. 1. 3 et 3); Gr.-H. de Russie {i^\. m, D4). rue Gasparin, 4-8 (80 eh. de 3 à 5 fr., rep. 1.25. 3 et 3.50, p. 9.50 à 10.50); Gr.-H. Bayard (pi. s, D4), rue Président-Carnot. 4, avec restaur.. bonne table (()2 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 2.50 et 3, p. dep, 9.75); Gr.-H. des Etrangers (pi. g, D4), rue Stella, 3-5 (80 ch. dep. 3 fr., rep, 1, 2.50 et 3, p, dep. 8) ; H. de Milan., Monopole & de la Paix (pi, q, D 4), rue Quatre-Chapeaux, 1, et rue de l'Hôtel-de- Ville, 47 (110 ch. dep, 3 fr., rep. 75 c, 2.50 et 3, p. dep. 8),

Maison de famille: Mme Verrier., rue Victor-Hugo, 16 (32 ch., p. 5 à 10 fr.).

Restaurants, outre ceux des hôtels, les premiers à la carte: *Café Maderni, rue de la République, 19, au 1"; *Café Neuf, place Bellecour, 7, local de simple apparence mais cuisine excellente ; *3Iorateur, rue Gentil, 12; — Rivier, place des Terreaux, 1; Baptiste, place des Cordeliers, 1; 'rest. Universel, place des Terreaux, 3; Farge (C. Toutant succ.)^ place aes Cordeliers; Martin, rue Childebert, 7-9; *Deguin, rue Grenette, 9, au l^"- (rep. 3 et 5 fr, et à la carte); Garcin, rue d'Algérie, 11; Gaud, quai St-Antoine (rep, 3 fr,); Monnier, place Bellecour, 31 (rep, 3 fr.); Filliouv, rue Duquesne, 73; café-rest. Bellecour, place Bellecour, 20 (rep. 3 fr. et 3.50); café-rest. de la Paix, place Bellecour, au coin de la rue de la République (3 fr. et 3,50) ; rep, à 2 fr. 50 et 3 dans les cafés mentionnés cidessous sans autre indication. — Bouillons GaiUeton, place de la République, 42, quai de la Pêcherie, 1, et place Ampère, 7.

Cafés (musique le soir en été dans la plupart): C. Maderni (v. cidessus), C. deV Opéra, place de la Comédie, Maison-Dorée, place Bellecour, dans ces trois rest. à la carte; — C. Morel-Dumonlin, C. de la Paix (v. ci-dessus), C Neuf {\, ci-dessus), C Bellecour (v. ci-dessus), tous place Bellecour; C. de la Régence, rue Gasparin, 9; C. Riche, place de la République; C. Anglais, rue de la République, 24; C. du xix^ Siècle, même rue, 37 ; C de Lyon, rue de l'Hôtel-de-Ville, 49.

Brasseries: brass. du Tonneau, rue de la République, 66, près de la place Bellecour (rep. 2 fr. 50 et 3) ; brass. Kléber, rue Puits-Gaillot, 23 (place de la Comédie); tav. du Coq-d'Or, rue de la République, 77; tav. de Lyon, id,, .50; brass. des Archers, rue de l'Hôtel-de-Ville, 93; brass. Gnillaume-TeU, rue Mulet, 14, presqu'à l'angle de la rue de la République; brass. Georges, cours du Midi, 28-30, an N.-E. de la gare de Perrache, avec dépendance en face (Fritz) ; b7-ass. du Parc, boul. du Lycée, et cours Vitton, (59; brass. Dupnis, boul, de la Croix-Rousse, 136-140, vaste établissement, avec concert le soir.

Voitures de place: 2 ou s pi., course, Ifr. 50; heure, 2 f r. ; 4 pi,, 1 fr, 75 et 2fr, 50; 50 c, de plus de min. à 6 h. du matin, — Bagages: 1 colis, 25 c,; 2 colis, 50 c. ; 3 colis et plus, 75 c.

Taximètres: les 800 premiers mètres, 65 c.; puis 10 c, par 400 m,; l'heure (à l'arrêt), 1 fr, 50.

A.uto-taxis (station, quai de Retz) : 1 ou 2 pers, en ville, 75 c. jusqu'à 900 m,, puis 10 c, par 300 m,; hors de la ville ou plus de 2 pers. en ville, 75 c, jusqu'à 750 m,, puis 10 c. par 2.50 m.; de nuit, 75 c, jusqu'à 600 m., puis 10 c. par 200 m.; attente ou marche lente, 10 c, par 2 min, 24 sec. (l'heure, 2 fr, 50),

Tram-ways électriques. Prix ordinaires: dans la ville, prix unique lï'e classe, 15 c. ; 2e cl,, 10 c, ; hors de la ville, tarif par section. Correspondances gratuites, — I. De la gare de Vaise (pi. Al): 1, à Montchat (v. pi. G 6), par la rive dr. de la Saône et le pont de Tilsitt; 2, k Villeurbanne (v, pi. G 3), par la rive g. de la Saône et le pont Lafayette. — II. De la place Bellecour (pi. D 5) : 3, au Bon-Coin (Villeurbanne; V. pi. G 5) ; 4, à St-Fom et à Vénissieux (v. pi. G 8) ; 5, au pont d'Ecully et aux Trois-Renards (v. pi. A 2), — III, De la place des Cordeliers (pi. DE 4): 6, à Croix-Luizet et à Vaulx-eri-Vdin (v, pi, G 2); 7, à C'ussei (v, pi, G 2) ; 8, k Bran (v, pi, G 5); 9, à Chassieux et à Gênas (v. pi. G 5) ; 10, au cimetière de la Guillotière et à Monplaisir-la- Plaine (v. pi. G 8) ;

pratiqiLes. LYOX. I- H ^- 9

11, à Mirïbd, par St-Cîair (v. pi. E 1) ; 12. à Jons. par Villeurbanne, Bon- Coin, Meyzieu (v. pi. G 3). — IV. Dk l-a. gare de Perrache (pi. CB); l.S. à la gare des Brotteaux (pi, &3), par le centre de la ville; 14, au parc de la Tête-d'Qr (porte du Rhône, pi. El), par la Guillotière et les Brotteaux; 15, à la Croix-Bousse (pi. D 1), par lo centre de la ville et les Chartreux; 16, à la gare St-Clair (v. pi. El), par la rive dr. du Rhône;

17, à Varchevéché (pi. C 4), par la Guillotière et les Brotteaux, le parc de la Tête-d'Or et ret. par le centre de la ville. — Y. De la gare St-Paui. (pi. C 3) :

18, à Monplaisir (v. pi. G 6); v. p. 218. — VI. De la place Sathonat (pi. D3) : 19, à Gerland, (v. pi. E 8). — VIL De la place du Poxt (pi. E5): 20, à la gare basse du funiculaire delà Croix-Rousse (pi. D3), avec corresp. gratuite pour ce dernier, par le pont Lafayette et la place des Terreaux. — VIII. De la place de la Charité (pi. D5): 21, à OuUins, St- Genis-Laval et Briguais, au S. (v. pi. C8), par la rive dr. du Rhône; 22, à CTiaponost (v. pi. C 8), par le pont d'Oullins; 22*''% à Pierre-Bénite (v. pi. C 8), en suivant la rive g. du Rhône. — IX. De l'archev^iché (pi. C4): 23, à Yinatier (v. pi. G 6); 24, à Ste-Foy (pi. A 8). — X. Du quai de la Pêcherie (pi. D3): 25, par la rive g. de la Saône, à CoUonges- Fontaines, Conzon et Neuville- sur -Saône (16 kil. 1 ; tramw. à vap., dép. toutes les 1/2^.; 1 fr. et 65 c.). — XI. Du pont Moutox (pi. A2): 26, à Ecully (v. pi. A 2); 27, à Champagne-Limonest (v. pi. Al); 28, à St-Cyrau-Mont-d'Or (v. pi. Al); 29, à ,St-Didier-ati-Mont-d'Or (v. pi. Al).' — XII. De St-Just (licelle; pi. B 5): 30, à FrancheviUe (v. pi. A 5). — XIII. De la Croix -Rousse (funiculaire Croix -Paquet; pi. D2): 31, à Calvire, le Vernay, les Marronniers (v. pi. D 1).

Chemins de fer funiculaires, dits ficelles, l" De Varenue de V Archevêché, 4 {St-Jean; pi. C 4) à Fourvi'ere, place de Fourvière, en face de la basilique: trajet en 3 min. V2; départ toutes les 5 min.; prix, 1™ cl. 20 c, 2« cl. 15 c. On paye à la gare d'en haut seulement. Ce petit chemin de fer monte de 120 m. sur une longueur de 430. — 2" De Vavenue de V Archevêché (pi. C4) à St-Just (pi. B5; 97 m. sur 840), par la station des Minimes, d'où il y a 7 min. de chemin pour arriver à l'église de Fourvière (on tourne à dr., puis à g. et encore une fois à droite); départ toutes les 8 min.; prix, 15 et 10 c. (20 et 15 c. les dim.). La ligne se rattache à St-Just à celle de Mornant et Vaugneray (p. 30). — 3o De la gare St- Faul (pi. C 3) à Fourvière (pi. C 4), au N.-Ô. de l'église, et de là tram-svay électrique jusqu'au cimetière de Loyasse (pi. B4); dép. toutes les 6 min."; prix, 20 et 15 c. — 4" De la rue Terme (pi. D 3) à la Croix-Rousse (p. Il et 23; 72m. sur 486); dép. toutes les 5 min.; prix, 15 et 10 c. La gare de la Croix -Rousse, où aboutit le funiculaire, est la station terminus du chem. de fer de Lyon à Bourg par Sathonay et à Trévoux (v. p. 7), qui a des bureaux dans le bas, même pour lès bagages. — 5» De la place Croix-Pâquet (pi. D2; p. 24) également à la Croix-Ronsse (76 m. sur 520); dép. toutes les 3 min.; prix, 10 et 5 c.

Bateaux (sur la Saône): les mouches, entre Perrache (pont du Midi: pi. C6), Taise (pont Mouton; pi. A 2), toutes les 7 min., et St-Rarnbert (lle-Barbo; les bateaux pour cette dernière destination portent un drapeau tricolore a. l'avant), toutes les 20 ou 15 min.; prix, 10 et 15 c. ; — les Parisiens, du quai St-Ayitoine (pi. D 4) à Chalon-sur-Saône par Mâcmi, les lundi, mercr. et vendr. (retour les mardi, jeudi et sam.) toute l'année; env. 6 h. ; prix, 3 et 2 fr. pour Màcon. 6 et 4 fr. pour Chalon.

Poste: bureau principal, rue de l'Hôtel-de-Ville. 96, au coin de la rue des Archers (pi. D4); bureaux auxiliaires, rue de l'Hôtel-de- Ville. 3; rue Thomassin, 37, au coin de la rue Président-Carnot; place St-Jean, au coin de l'avenue de l'Archevêché; cours du Midi, 34 (Perrache), et dans les faubourgs.

Télégraphe et téléphone: bureau central, ouvert jour et nuit, rue de la Barre, 7 fpl. DE 5).

Théâtres (fermés en été): G rayid- Théâtre (pi. DES; p. 24), place de la Comédie (7 fr. à 75 c.) ; Théâtre des Célestins (pi. D4; p. 14), place du même nom (4 fr. à 60 c.) ; Eldorado (pi. F 5), cours Gambetta, 33.

10 I. B. 2. LYON. Eens. i^raHqnes.

Cafks-conx'erts: Casino-Kursaal (pi. D4), rue de la République, 79. Concert de VHorloge (pi. G .S), cours Laf ayettc, 137-141, ces deux fermés de mai h sept. ; Olympia (pi. F 2), rue Duquesue, 68, en face de l'entrée du parc de la Tête-d'Or, en été. — Théâtres de (rirignol, caractéristiques pour Lyon, où a été créé le type de Guignol (canut, p. 23) par Laurent Mourguet, eu 1808: quai St-Antoine, 30 (pi. D4) et passage de l'Argue (près la place de la République, pi. D 4). — Cinéma Pathé. rue Grolée, 0.

Baiks: Grands-Bains, cours Vitton, 37 (pi. FG 2-3); B. Bellecour, rue du Peyrat, 12 (pi. D5); B. des Deux-Ponts, quai desBrotteaux, 5; Chantre, rue de la République, 71; lïaïamam Lyonnais, rue du Plat, 29; B. dti Rhône, sur le Rhône, quai de Retz et quai de l'Hôpital (pour dames), etc.

Banques: B. de France (pi. D 3), rue de la République, 14; Crédit Lyonnais, id., 18; Comptoir d'Escompte, rue du Bât-d'Argent, 11 ; Société Générale, rue de la République, 6.

Libraires: Flammarion & Vaillant, place Bellecour, 19; IL Geory, passage de l'Hôtel-Uieu, 36-42 ; Cumin & Masson, rue de la République, 6.

Syndicat d'initiative (v. p. xiii), place Bellecour, 19, ouvert de 8 h. à midi et de 1 h. V2 à 7 h., le dim., de juin à lin sept., de 7 h. 1/2 à 10 h. ~ Ci.uB Alpfn Français, section Lyonnaise, rue Gentil, 4.

Université (p. 27) : bureaux, rue Cavenne, 30. Il y a des cours spéciaux d'études françaises pour les étrangers.

Auences de voyage: Lnbin, rue de l'Hôtel-de-Ville, 76; Voyages Universels, id., 3.

Consulats: Allemagne, quai des Brotteaux, 6; Angleterre, quai de Retz, 9; Autriche-Hongrie, rue de la République, 12; Belgique, quai St- Olair, 4; Espagne, rue du Bât-d'Argent, 2; Etats-Unis, place Tolozan, 18; Italie, rue Pierre-Corneille, 62; Russie, quai de l'Hôpital, 1; Suisse, rue du Bât-d'Argent, 7.

Temples protestants: de V église réformée, place du Change (pi. C3-4) ; quai de la Guillotière, 3 (pi. E4; p. 28); — de la Confession d'Augsbourg, rue Fénelon, 12 (pi. EF3); de V église évangélique (pi. D 3), rue Lanterne, 10; — de V église anglicane (pi. E2), quai de l'Est, 3.

Synagogue (pi. C 5), quai de Tilsitt, 13.

Principales curiosités (1-2 jours): places Carnot et Bellecour (p. 11, 12), église St-Martin-d'Ainay (p. 12), N.-D.-de-Fourvière (p. 25). St-Jean (cathédrale; p. 24), hôtel de ville (p. 15), musées du^palais des Arts (^p. 16), musée historique des tissus (p. 14), parc de la Tête-d'Or (p. 28).

Lyon (170 à 310 m. d'altit.) , anc, capitale du Lyonnais et actuellement chef-lieu du départ, du Bhône et du XIY^ corps d'armée, siège d'un gouvernement militaire, d'un archevêché, d'une université, d'une école supérieure de commerce et de tissage, de l'école de santé militaire, etc., occupe une magnifique situation, au confluent du Bhône et de la Saône, bordés de 20 kil. de beaux quais, et sur les versants des collines qui en forment le bassin. Jusqu'en 1901, elle était pour la population la seconde ville de France; elle n'est plus que la troisième, avec 472 114 hab., après Paris (2 763393) et Marseille (517 498); mais il est question de lui faire reprendre le second rang en lui annexant une partie de sa banlieue, notamment la commune de Villeurbanne (p. 30). Elle est entourée d'une enceinte fortifiée de 80 kil. de long, construite depuis 1874.

Au moment de la conquête romaine, Lyon était une ville des Ségusiaves. Le nom de lAigudunvm («forteresse de Lug») rappelle le dieu Lug, le Mercure Gaulois. Son importance ne date toutefois que de l'au 43 av. J.-C, où le consul Lucius Munatius Plancus en fit une colonie romaine et y commença des constructions importantes, par ordre du sénat romain. Auguste en fit la capitale de la Gaule Celtique, qui fut nommée' Lyon-

HiRtoire. LYON. I. B. 2. n

iMise. La ville romaine occupait la colline de la rive droite de la Saône. Néron la rebâtit après un grand incendie. Trajan y construisit un tVlifioe magnifique, qui fut le Forum Yetus, d'où vient, dit-on, le nom actuel de Fcnin-ière (v. p. 25). Le christianisme y fut apporté par St Pothin, au II* s., et elle eut à soufifrir de la persécution de Marc-Aurèle. mais surtout de celle de Septime-Sévère. Abandonnée par les empereurs lors des invasions des barbares, Lyon changea ensuite bien des fois de maîtres et eut bien des calamités a subir, par suite de son importance et de sa situation, jusqu'à l'époque où elle se donna au roi de France, au commencement du xrv* s. L'industrie et le commerce s'y développèrent dès lors considérablement; mais elle fut encore durement éprouvée pendant les guerres d'Italie et les guerres de religion (1562). Assez paisible ensuite durant deux siècles, elle eut des jours encore plus néfaste,s à la Révolution. Attachée à Tancien régime, elle se révolta contre la Convention, dut être assiégée deux mois, en 1793, et fut condamnée à être démolie. Afin d'aller plus vite, l'infâme comédien Collot d'Herbois employa la mine et la mitraille (v. p. 15); mais il ne put heureusement achever sonœuvre de destruction et de carnage, par suite de la chute de Robespierre. Napoléon 1" releva Lyon de ses ruines, et alors commença une nouvelle période de prospérité" sans égale, qui ne fut plus troublée que d'une manière transitoire, par une crise commerciale en 1831, par une insurrection politique en 1834 et par une inondation terrible en 1856. C'est surtout de ce temps que datent ses beaux quais et les grandes transformations. Lyon fut longtemps la première ville du monde pour Vindustrie de la soie qui y fut introduite eu 1536 par François I". Les tarifs protectionnistes de 1897 ont eu pour résultat de faire passer le centre du marché des soies à Milan. Néanmoins, Lyon achète encore tous les ans pour env. 400 millions de francs de soie brute et exporte pour plus de 500 millions de soie manufacturée. On compte à Lyon et dans les environs plus de 90 000 métiers à tisser la soie occupant env. 1.50000 ouvriers. Il y a aussi des usines métallurgiques, des fabriques de produits chimiques, de bougies, de savons, de pâtes alimentaires, des brasseries. — C'est la patrie des empereurs Claude, Caracalla et Géta. de St Irénée, Sidoine Apollinaire. St Ambroise, Philibert Delorme. Barrême, Coyzevox, Nie. et Guill., Coustou, de Jussieu (p. 28j, Suchet (p. 24), Ampère (p. 12), Jacquard (p. 23), Hipp. et Paul Flandrin p. 12), Meissonier, Puvis de Chavannes, etc.

Le Khône et la Saône divisent Lyon eu trois parties bien distinctes : la ville proprement dite, entre les deux rivières, avec l'ancien faubourg de la Croix-Rousse (p. 23», sur la colline du même nom; la rive droite de la .Saône, avec la colline de Fourvière et l'ancien faubourg de Vaise; la rive gauche du Rhône, comprenant l'ancien faubourg de la GhiiUotière (p. 27) et les Brotteaux (p. 27).

a. Quartiers situés entre le Rhône et la Saône.

La gare de Ferrache (pi. C 6 ; p. 7), la principale, sur un énorme remblai, doit son nom au quartier créé en 1770 par le sculpteur lyonnais Perrache, qui agrandit la ville en faisant reculer plus au S. le confluent du Rhône et de la Saône, auparavant à l'E. de la gare. On en descend au large cours du Midi, auquel se rattachent des deux côtés de beaux ponts (ponts du Midi: pour celui du Rhône, à dr., V. p. 27).

La belle place Carnot (pi. CD6;, au delà du cours, est décorée depuis 1890 dnn monument de la République qui rappelle

12 /. -ff. 2. LYON. St-MaHiv-d' Ainay .

celui de la place de ce nom à Paris. Il se compose d'une statue en bronze de la République de 7 m. 20 de haut, par Peynot, sur un pylône de 15 m. de haut, précédé de la Yille de Lyon et entouré de groupes représentant la Liberté, l'Egalité et la Fraternité. Il y avait là jadis un monument de Napoléon P*" (v. p. 16).

La rue Victor -Hugo conduit de là vers le centre de la ville. Elle passe devant la place Ampère, décorée de la statue d'Ampère (1775-1836), le physicien, bronze par Textor (1886), sur un piédestal formant fontaine. — A peu de distance à l'O. de cette place, r^église St-Martin-d'Ainay (pi. C5), une des plus anciennes du pays, fondée au vi« s., rebâtie aux x^ et xi« s., dans le style roman, et modifiée plus tard. Elle occupe, dit-on, la place d'une école de rhétorique fondée par Caligula (Athenasum à'' oiv Athenacum «Ainay»). La façade, décorée d'incrustations rouges en losange, a trois portails en ogive surmontés d'un étage d'arcatures romanes avec fenêtres et d'un clocher carré avec quatre acrotères à la base de la flèche. Sur la croisée est une autre tour carrée très basse, formant à l'intérieur une coupole qui repose sur quatre grosses colonnes antiques. Il y a cinq nefs, les trois principales à colonnes et voûtées en berceau, les autres ajoutées au xn^ ou au xni«s. Dans le chœur se voit un pavé en mosaïque du commenc. du xn^ s., mais restauré en 1859, la Consécration de l'église par Pascal II en 1106; le maître-autel est moderne. Les absides sont décorées de peintures sur fond d'or par Hipp. Flandrin (de Lyon, m. 1864), le Christ et divers saints, et la coupole de peintures anciennes restaurées en 1899. La chapelle de la Vierge, à dr., en deçà du chœur, a un autel sculpté par Fahisch et une Vierge par Bomiassieux. Ensuite, du même côté, la chapelle Ste-Blandine, une des parties les plus anciennes de l'église, avec une crypte restaurée depuis 1896. Au commenc. du bas côté de g., un beau portail plus ancien.

La rue Victor-Hugo, à laquelle on revient, aboutit plus loin à la place Bellecour ('«bella curia»; pi. D5), la plus importante de Lyon, de 31Um. de long sur 200 de large, tracée en 1617. Elle est décorée depuis 1825 d'une statue équestre de Louis XIV, en empereur romain, chef-d'œuvre de Frédéric Lemot, sculpteur lyonnais (1775-1827). C'est la promenade à la mode de la ville, et la haute société habite les alentours. Concert militaire l'après-midi et le soir dans la bonne saison : entrée dans l'enceinte, le soir, 50 c. à

I fr. — La rue Bellecour, au N.-O. de la place, conduit au pont de Tilsitt (p. 24). Du même côté se voit l'église de Fourvière (p. 25).

En deçà de cette place, rue Sala, 12 (près de la Saône), au 2^ étage, se trouve un petit musée de la Propagation de la Foi, visible gratuitement tous les jours, dans la sem. de 9 h. à 11 h. et de 1 h. à 4 h., les dim. de 1 h. à 3 li. Il ftomprend des reliques, des instruments de torture, d'autres souvenirs de missionnaires et une petite collection ethnographique.

II y a un catalogue.

Au S.-E. de la place, V église et Vhospice de la Charité (pi. D 5).

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L'église, construite en 1617 et restaurée en 1842, a des vitraux par L. Bégule (1890). L"hospice (1200 lits; on ne visite pas), fondé par Kléberger (v. p. 25) en 1531, fut le premier établi en France.

Dans l'angle N.-E. de la place Bellecour, commencent deux belles rues percées en 1855-1856 à travers un étroit quartier: la rue de la République, menant à la place de la Comédie, et la rue de rHôtel-de- Ville, se dirigeant vers la place des Terreaux.

A l'E. de la rue de la Képublique se trouvent les vastes bâtiments de V Hôtel-Dieu (pi. DE 5-4; 1200 lits), dont la façade actuelle, sur le quai de l'Hôpital, commencée en 1741 par Soufflot, n'a été terminée qu'en 1842. On y remarque particulièrement les statues du roi Childebert et de la reine Ultrogothe, fondateurs de l'hôpital (542), le plus ancien de France. Dans la cour, la statue du Dr Amédée Bonnet (1809-1858; v. p. 72), professeur de clinique chirurgicale. Pour la visite du grand dôme (vue), s'adr. au gardien. — Yue superbe du quai sur les rives du Ehône et ses ponts animés. — Pour le quartier de la rive g., par les ponts de la Guillotière ou de l'Hôtel-Dieu, v. p. 27.

La rue de la Képublique (pi. D 4-3) traverse la petite place de la République (pi. D 4) , décorée dep. 1900 d'un monument dAi président Carnot, par Xaudin et Gauquiè. Il se compose surtout d'une statue en marbre de l'anc. président, adossée à une pyramide de 18 m. de haut, précédée d'une statue de la Ville de Lyon et accompagnée de deux statues qui rappellent les visites des marins français à Cronstadt (1892j et des russes à Toulon (1893j. — La rue Carnot conduit d'ici au N.-E. au pont Lafayette (p. 28).

Le palais de la Bourse et du Commerce (pi. D 3-4), plus loin au X. dans la rue de la République, est un des édifices les plus remarquables de la ville. Il a été construit de 1855 à 1860, sur les plans de Dardel, dans un style renouvelé de la Renaissance. Il a deux façades magnifiques, mais un peu lourdes, avec leurs énormes pavillons à toits pointus. L'escalier de la façade S. est décoré d'un grand relief de marbre, par Vermare fl907), représentant le Rhône et la Saône. Il y a une cour carrée à l'intérieur ou se font les opérations financières, de 11 h. à midi i/.,. Tout autour régnent deux étages de portiques et au-dessus sont des fenêtres flanquées de 24 cariatides en bois, d'après G. Bonnet, soutenant le plafond, qui est décoré de peintures. Sous les portiques, huit statues des Eléments et des Saisons, par Bonnassieux, Fabisch et Roubaux. L'horloge est décorée de trois statues en marbre blanc par Bonnassieux, l'Heure passée, l'Heure présente et l'Heure à venir. C'est au sortir de ce palais que le président Carnot a été assassiné par un anarchiste italien le 24 juin 1894.

Le premier étage est occupé par la chambre de commerce, le tribunal de commerce et le conseil des prud'hommes, et tout le se-

14 TU -■ liYoX. ^f/f!•ée fies i?>.sw.s.

cond par un ■'^musée kistorique des tissus, fondé en 1856, public les dini., jeudi et jours de fête, de 11 h. à 4 h., et visible les autres jours pour les étrangers, de 9 h. à 4 h. (pourb.). L'entrée est paila façade du côté de la place de la Bourse, au X., d'où l'on monte à gauche. Catalogue détaillé, de 1902, 3 fr. 50; sommaire, 50 c. Conservateur: M. R. Cox.

Ire GALERIE, exposition chronologique des spécimens de tissus et broderies antérieurs au xvii^ s. : tissus de hante antiquité, étoffes égj-ptiennes ; période byzantine (ler-ix» s.), étoffes coptes; période arabe (vme-xive s.), art primitif musulman, art byzantin de l'époque carolingienne, art grec, hispano-mauresque, persan, école palermitaine; période italienne (xivexviie s.), fabrications de Florence, de Lucques, de Sienne, de Venise, de Grênes, de Perse, d'Asie-]VIineure, d'Espagne, d'Allemagne. d'Angleterre, de Flandre, de France; des broderies, depuis les premiers siècles de notre ère, à remarquer le n° 476. à dr.. le Christ au roseau, travail flamand du xvi^ s. — Puis DEUX SALLES parallèles avec des tissus de V Extrême-Orient et des dentelles. — II* galerie, à dr. de la seconde salle: tapis d'Orient du moyen âge et de la Renaissance ; 477, devant d'autel, relatif à la vie de St Jean-Baptiste (école de Bruges, xvi^ s.) ; au-dessus (s. n'j), une belle tapisserie iiamande, Ambroise de Ravenue présentant un fruit à l'enfant Jésus; au fond, à g. (s. u"), chape espagnole de 1492. — A dr. de la Ife salle, une petite galerie avec de belles dentelles et des guipures. -- Ille galerie, à dr. à l'extrémité de la précédente: tissus de la période f7-ançaise, époque de Louis XIV, de Louis XV, de Louis XVI et de l'Empire, la plupart de Lyon. — Dans une petite salle, à la suite, des tableaux de soie. — IV^ galerie: tous les métiers à tisser connus; facsimilé de la machine de Jacquard fp. 23); au fond, la première machine à coudre de Thimonnier (1829).

A ce musée est annexée une bibliothèque spéciale, ouverte les mardi, mercr., vendr. et sam. de 10 h. à 4 h., et d'oct. en mai, de 7 h. à 10 h. du soir, lundi et jeudi exceptés; entrée de la place des Cordeliers.

La seconde façade de la Bourse donne sur la place des Cordeliers, oîi s'élève aussi Véglise St-Bo)iaventure fpl. DE 4;, commencée en 1325, mais surtout du xv^ s. La façade, de 1860, a été complétée en 1904. — Pour le pont Lafayette (pi. E 4), v. p. 28.

Au N.-E. de la Bourse, sur le quai de Retz, le lycée Ampère (pL E 3), où se trouve la bibliothèque de la ville fenv. 250 000 vol., 871 incun. et 5247 manuscr.), publique tous les jours non fériés, de 10 h. à midi et de 2 à 6 (de midi à 5 h. et de 7 à 10 en hiver). Entrée, rue Clentil, 27. A signaler: un beau manuscrit du vi^ s. contenant plusieurs livres de l'Ancien Testament.

La rue de l'Hôtel-de-Ville (pi. D 4-3), mentionnée p. 13, laisse à g. le théâtre des Célestins ('pl.D4), dont la façade est décorée des bustes de Scribe, Alfred de Musset et V. Hugo, et passe à la place des Jacobins (pi. D4), au milieu de laquelle se trouve une jolie fontaine monumentale en marbre, de 1886, dans le style de la Renaissance, par G. André, avec statues d'illustrations lyonnaises (Phil. Delorme, Gér. Audran, Guill. Coustou et Hipp. Flandrinj, par Degeorge.

Il y a encore dans les vieilles rues de cette partie de la ville des maisons anciennes (xvie-xvii« s.) intéressantes pour les archéologues, notamment dans la rw€ Me)-cière, qui commence à' g. à la

Hôtel <le ville. LYON. I. R.i'. 15

place des Jacobins et dans la rue de la Monnaie qui va de la rue Mercière au quai St-Autoine (entrer dans les cours).

On reprendra la rue de l'Hôtel-de-Ville au delà de la place des Jacobins. Plus loin, à dr., au n<» 13 de la rue de la Poulaillerie, entre St-Nizier et la Bourse, Vanc. hôtel de ville.

L'église St-Nizier (pi. D 3) est l'anc. cathédrale, rebâtie au xye s. dans le style goth., sauf son portail central, construction massive du siècle suivant. La façade a des statues modernes par Fabisch et Bonnassieux (Vierge). La flèche de la tour de dr. est également moderne. L'intérieur est à trois nefs, avec transept très rapproché de l'abside et chapelles latérales. La grande nef et l'abside ont un fort joli triforium à frontons et balustrades sculptées et une voûte très élevée, à réseaux, avec écussons coloriés. Au 2^ autel à dr. du chœur, une belle statue de la Vierge par Cuyzevox; au 2e à g., une statue de St Pothin (p. 11), par Chinard. Sous le chœur, une crypte du \t^ s., avec mosaïques de la fin du xix^ s.

La rue de l'Hûtel-de-Ville aboutit à la place des Terreaux (pi. D 3), qui est la plus importante de Lyon après la place Bellecour. Elle a été créée sur le lit d'un ancien canal romain entre le Rhône et la Saône, en grande partie comblé avec des «terreaux». — La '^fontaine qui dérorn la place depuis 1892, dite fontaine Bartholdi, du nom du sculpteur (m. 1904;, est une œuvre d'art très remarquable, avec un groupe colossal en plomb repoussé, les Fleuves et les Sources allant à l'Océan. Quatre chevaux înarins y supportent une vasque dans laquelb' est un char conduit par une femme allégorique.

C'est sur la place des Terreaux que Richelieu lit décapiter, le 12 sept, lti42, Cinq-Mars et de Thon, coupables de trahison envers lui, et ici également que fonctionna la guillotine en 17M, jusqu'au jour où l'on substitua la mitraille à ce genre de supplice, trop lent à cause du grand nombre des victimes (v. p. 11). Le tribunal révolutionnaire siégeait à l'hôtel de ville sous la présidence de C'ollot d'JJerbois, anc. acteur que les Lyonnais avaient sifflé.

L'*hôtel de ville (pi. D3), à l'E. de cette place, est un bel édifice, construit de 1646 à 1672 par le Lyonnais Sim. Maupin, incendié en 1674, restauré en 1702 par H. Mansart et en 1853 par Desjardins. La fa(;ade, sur la place, est d'une grande richesse d'ornementation. Elle a dans le haut une statue équestre moderne de Henri IV, par Legendre-Héral , et d'autres sculptures par Fabisch, Bonnaire et Bomiet. Un peu en arrière, la tour de l'Horloge, haute de 50 m. et de forme originale. La partie qui donne sur la place de la Comédie (p. 24), est plus simple et beaucoup plus élégante. Elle se compose de deux ailes que relient trois arcades, surmontées d'une galerie à balustrade, et il y a une seconde galerie de ce genre dans la cour.

L'intérieur, ouvert tous les jours non fériés de 9 h. à 11 h. et de 2 à 4 (s'adr. au concierge, dans le vestibule à g.; pourb.), mérite une vLsite.

16 /. i? î- LYON. Palais St-Pierre:

Dans le vestibule, du côté de la place des Terreaux, se voient les beaux groupes en bronze du Ehône et de la Saône, dus aux frères Coustou; ils flanquaient autrefois le piédestal de l'anc. statue de Louis XIV, place Bellecour, détruite en 1794:. Parmi les salons, on remarque surtout: la salle des Fêtes (cheminée monumentale, tapisserie des Gobelins), restaurée sous le second Empire; le saloti Louis XIII (plafond soutenu par des cariatides), datant de l'époque, sans aucune restauration ; la salle des Echevins (plafond Henri II); la salle des Travaux (portraits de Coyzevox, Jacquart, Ph. Delorme et Coustou; v. p. 11).

Le palais St-Pieri'e ou des Arts (pL D 3), au S. de la place des Terreaux, est uu vaste édifice élevé de 1659 à 1680 et restauré depuis 1879. Il appartenait jadis aux Daines bénédictines, dont le beau réfectoire a été conservé (v. p. 17). Il a au centre une cour transformée en jardin public et entourée de galeries à portiques en avant-corps, l'ancien cloître (v. ci-dessous).

Les ^MUSÉES que renferme ce palais, oîi il y a aussi une bibliothèque (v. p. 21), sont des plus importants. Il y a un musée épigraphique, un musée de sculpture, un musée de peinture, un musée des antiques, du moyen âge et de la Renaissance et un musée d'histoire naturelle. Les trois premiers et le dernier sont publics tous les jours sauf les lundi et sam. de 9 h. à 11 h. ^j^ et de 1 à 4 ou 5 (du 1^^' avril au 30 sept.), le reste seulement les dini., jeudi et jours de fête, aux mêmes heures; cependant les étrangers peuvent visiter aussi les autres jours en s'adressant au secrétariat, au 1^1" étage (aile N.), où ils doivent justifier de leur identité. Droit d'entrée, 1 fr. pour 1 ou 2 pers.; chaque pers. en sus, 50 c; entrée gratuite les jeudis, après midi, et les dim. et j. fériés, toute la journée. Catalogue sommaire illustré, de 1899, 1 fr. Conservateurs: MM. Dissard et Giraud,

Vestibule: la Force et la Loi, par Diéholt, hauts-reliefs en bronze d'un monument de Napoléon 1^^ (v. p. 12).

Musée épigraphique, sous les portiques: nombreux fragments de sculptures et d'inscriptions antiques, stèles, sarcophages, autels, grands vases en terre, etc. Il y a des étiquettes explicatives dans des cadres aux piliers. La collection épigraphique de Lyon est la plus riche de France, par le nombre et encore plus par l'importance de ses'inscriptions, qui ont en outre le mérite d'être presque toutes de provenance lyonnaise et renseignent sur la constitution, le culte, les collèges et corporations de la ville à l'époque gallo-romaine. Il y a encore la célèbre table de Claude au 1^»" étage (p. 20).

Musée de sculpture. — Dans le jardin, des statues en bronze par Vietty, Delhomme, Cugnot, Duret, Courtet, Deschamps, Legendre-Héral et Delorine; à g., un monument à l'architecte Gaspard André (1840-1896), par Chocel.

Galerie de sculpture, dans l'aile S.: entrée à l'angle S.-E. du cloître (v. pi. E), où il y a aussi un escalier montant au musée de

Musée de sculptKre.

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