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Grenoble

Hôtels (pendant l'été les prix sont ordinairement plus élevés) : *Grand- Hôtel (pi. a, E3), avec petit jardin et restaur., rue de la République, près de la place Greuette (100 ch. dep. 3 fr,. rep. 1,50, 3,50 et 4, au rest. 4 et 5, p. dep, 11, omn, 1); *//, Moderne (pi. b, D 3), rue Félix-Poulat (200 ch. dep, 4 fr,, rep. 1.25, 3. .50 et 4, au rest, 4 et 5, p, dep, 10, omn, 1; tav, des Dauphins, v. p, 197); — H. de l'Europe (pi, c, DES), place Grenette (60 ch, dep, 3 fr., rep. 1.25, 3 et 3.50, p. dep, 9,25, omn, 75 c); //. Lesdiguières, cours St-André, 198, dans un beau site, avec grand jardin, mais assez loin du centre (tramw. n" 2; 45 ch. de 3 à 6 fr., rep, 1, 3,50 et 4,50, p. 7 à 10); Central-Hôtel (pi. d, D 3), rue Montorge, 7 (50 ch, de 3 à 5 fr., rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 9.50, omn. 75 c); — à la gare, H. de Savoie fpl. f, B3), recomm. (44 ch. de 3 à 5 fr., rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 9,50); H. Suisse & de Bordeaux (pi, g, B 3), recomm, (45 ch, de 2 à 5 fr., rep. 1, 2.50 et 2,50, p, dep. 7).

Hôtels meublés: JI. d'Angleterre (pi. e, D 4), place Victor-Hugo, 5, avec restaur. (ch, dep. 3 fr.); Touring- Hôtel, av. d'Alsace -Lorraine, 26, à l'angle du cours St-André (50 ch. dep. 3 fr. .50, l^f déj. 1); — près de la gare, Nouvd-Hôtel (pi. h, A 2), rue Emile-Gueymard, 8, recomm. (.30 ch. dep. 2 fr. 50, 1" déj. 1); Terminus (pi. i, B 3), place de la Gare, 10, installation moderne.

Pensions de famille: Aux Armes Dauphinoises (Abbé Pierre-S. Lancelon), rue Coudorcet, 8 (20 ch., 160 fr. par mois), avec la dépendance Villa Belledonne, à la Tronche (p. 204), route de Chapareillan, 50 (pour familles et pour dames; 27 ch., 165 et 180 fr.); Mme L. Monier, rue Voltaire, 8 (17 ch., 160 à 200 fr.); Villa du Boîi-Accueil (Mme L. Baron), boni. Gambetta, 41 (12 ch., l.SO à 150 fr,); Mme Rigamlin. place de l'Etoile, 2 (6 ch., 150 fr.); Mme Riondet, rue Vauban, 3, près de la place Victor-Hugo (8 ch., 140 à 150 fr.); Mme Charbonnier, rue Vaucanson, 1 (4 ch., 150 à 180 fr.); M. Jules Délaye père, rue Montorge, 2 (12 ch., 128 à 140 fr.); Mme Sayn, rue Thiers, 31 (12 ch., 130 à 180 fr.): Mlle Chatrous.se, place Lavalette, 2 (4 ch., 140 à 160 fr.

Restaurants: au Qrand-Hôtel, à l'hôt. Moderne (v. ci-dessus) et dans d'autres hôtels: Monnet, place Grenette, 8-10, au l^' (rep. 3 fr. et 3. .50);

RenseignemenU pratiques. GRENOBLE. III. R. 25. 197

Lafayette, rue Lafayette. 5 (rep. 2 fr. 60 et 3.50); rest. Victor-Hugo, à l'hot." d'Angleterre (p. 196; rep. 2 fr. 50 et 3).

Cafés-brasseries: taverne des Dauphins, à l'hôt. Moderne (p. 196; service à la carte; musique le soir); brass.-rest. du Rhin, plate Grenette (à la carte); brass. de Strasbourg, av. d'Alsace-Lorraine, l.ï (rep. 2 fr. 50 et 3, et à la carte): autres place Victor-Hugo, notamment le Grand-Café (Burtin), et place Cirenette (Gr.-C. de Lyon, C. des Deux-Mondes).

Voitures de place: 3 pers.. 75 c. la course, 1 fr. 75 l'heure; 4 pera.. 1 ir. et 2 fr. 25; la nuit (de 11 h. à 6 h.), 1 fr. 25, 2.50, 1.50 et 3. 25 c. de plus pour prendre à domicile; 25 c, par colis.

■nramways électriques. De la place Gresette (pi. E3): i« à Eybens (v. pi. F 5-6; p. 206; 30 c), par la Bajatière; 2» au Pont-de-Claix (v. pi. B6; p. 267; 45 c), où la ligne se bifurque, à g. sur C'iaix (p. 267; 55 c.) et à dr. sur Varces et Vif (p. 267 ; 85 c.) ; 3° à la gare du P.-L.-M. fpl. A 3-4; 10 c); 4<' à Voreppe (v. pi. B 1: p. 195; 60 c.) et à ta Monta (p. 210; 35 c); 5" à te Tronche (v. pi. F 1; p. 204; 10 c.) et à la Croix de Montfleury (p. 204; 15 c); 6-' au cimetière (pi. H 2; 10 c). De la rue Félix-Poui.at (pi. D 3): 7'> au i)Ont du Drac (v. pi. A4; 10 e.) ; 8" à Sassenage (v. pi. A4; p. 205; 35 c.) et à Veurey (p. 205; 45 c).

Tramuays et voit. puhl. pour Sassenage et Veurey, Uriage, 1?. Grande- Chartreuse, les gorges d'Engins, de la Bourne et de la Vernaisou (Goulets), Chapareillan. Vizille et le Bourg-d'Oisans (Briançon), etc., v. aux articles spéciaux, p. 204, 206, 212, 213, 215, 222, 226.

Automobiles: Debon & Chaumard, rue Génissieu, 18-20; Vial, boul. de l'Esplanade, 12: RepeUin, rue Génissieu, 7.

Poste et télégraphe (pi. 8, E4), place Vaucanson.

Basques; Banque de France (pi. 1, E4), place Vaucanson; Société Générale, rue de la Liberté, 2; Crédit Lyonnais, place Victor -Hugo. 3: Comptoir d'Escompte, av. d'Alsace-Lorraine, 2.

Baiss : B. des Dauphins, rue Montorge, 7 ; B. Modernes, rue Docteur- Mazet, 7; B. Lesdiguières, rue Lesdiguières, 27; — écoh de natation (pi. D5), boul. Gambetta, 48; entrée, 20 c. ; réservée aux dames de 9 h. V-2 À 11 h. en sem. et de 11 h. à midi le dimanche; familles, de 11 h. à midi en semaine.

Théâtre (pi. 10, E2), rue Hector -Berlioz, fermé en été. — Casino- Kursaol. rue Expilly, 4, près de la rue Vicat (pi. E4).

Temple protestant (pi. 9, G 3), rue Lesdiguières.

Syndicat d'initiative (v. p. xin), rue Montorge, 2 (pi. E3), ouvert dans la semaine de 8 h. h midi et de 2 à 6, le dim. (du le' juillet an l*f sept.), jusqu'à 11 h. du matin.

Club Alpin Français: section de l'Isère, à la chambre de commerce (pi. C3); Soc. des Touristes du Dauphiné (v. p. 232), rue Thiers, 4; Soc. des Alpinistes Dauphinois, place Grenette, 6; Soc. des Grimpeurs des Alpes, id., 12; Club Montagnard Dauphinois, Grande-Rue, 6.

Université (p. 200): des cours spéciaux pour les étudiants étrangers sont faits pendant les vacances (du le^" juillet au 31 octobre) et durant toute l'année scolaire. S'adresser au président du comité de patronage des étudiants étrangers, à l'Université.

Grenoble (212 m.) est une ville de 73 022 hab., l'anc. capitale du Dauphiné et aiij. le chef-lieu du départ, de V Isère, le siège d'uu pvêché, d'une université, etc., sur l'Isère, qui la divise en deux parties inégales, celle de la rive dr. relativement très petite. C'est en outre une place forte de 1"^ classe, défendue par une enceinte continue et par des forts détachés, à l'extrémité du massif de montagnes que contourne l'Isère et qui en dominent la rive droite. Mais ce qui fait de Grenoble une des principales villes de France pour les touristes, c'est le site original qu'elle occupe, à la jonction des belles vallées de l'Isère (Graisivaudan ; v. p. 220) et du Drac

1 98 ///. ». ^5. GRENOBLE. Histoire.

et au milieu de montagnes s'élevant jusqu'à 3000 m., qui lui font un. horizon superbe, particulièrement en hiver et au printemps, quand les crêtes sont couvertes de neige.

CTrenoble est Pane. C'ularo des Allobroges, appelée Gratianopolis par les Romains en l'honneur de l'empereur Crratien (375-383), qui en fonda l'évêché. Elle eut toute sorte de maîtres au moyen âge, mais elle appartint surtout aux évêques, quand l'un d'eux l'eut délivrée d'une invasion de Sarrasins ou de Hongrois (995), puis à leurs rivaux, les comtes d'Albon, qui prirent le titre de dauphins du Viennois (v. p. 335) et cédèrent leurs

Sossessions à la France en 1349, à la condition qu'elles seraient l'apanage u lils aîné du roi. Elle fut de 1369 à 1501 le siège du tribunal de l'Inquisition, établi pour rechercher et punir les Vaudois. Les guerres de religion du xvi^ s. y furent particulièrement sanglantes; elle eut surtout alors pour gouverneurs deux chefs du parti calviniste, le trop fameux baron des Adrets et le duc de Lesdiguières (v. p. 265, St-Bonnet), sous lequel elle fut très prospère. Grenoble fut la première grande ville qui ouvrit ses portes à Napoléon le^ à son retour de l'île d'Elbe, en 1815 fv. p. 260); une conspiration bonapartiste y éclata l'année suivante et fut sévèrement réprimée par les Bourbons. -- La ganterie, perfectionnée par le Grenoblois Xavier Jovvin (1800-1844), occupe plus de 5000 personnes dans la ville, env. 24000 dans la région, et la production annuelle t-st de 1200000 douzaines de paires de gants, ])our une valeur de 35 millions. . Il y a aussi des fabriques de ciment, dont l'invention est due au Grenoblois L.-J. Vicat (1786-1861). - La ville est alimentée d'eau par les sources de Rochefort, à 10 kil. au S., qui permettent de distribuer tous les jours 1000 litres d'eau par habitant. Les forces hydro-électriques du département («la houille blanche») sont largement utilisées dans l'industrie, l'éclairage de la ville, etc. (v. p. 221, etc.).

De la gare (pi. A 3-4), le tramway suit Vavernte de la Gare, qui croise le beau cours St-André (v. p. 267) et le houl. Gatnhetta; à dr., entre les deux, la chambre de commerce (pi. C 3) qui renferme un musée commercial et indtcstriel, ouv. t. les j. de 2 h. à 4 h.; l'avenue aboutit près du jardin de ville (v. ci-dessous). — A pied, on prend à dr. Vavemie d^ Alsace-Lorraine^ qui conduit, en croisant également les deux grandes artères mentionnées cidessus, vers Ik place Victor-Hugo (pi. D4), où se trouve une statue d'Hector Berlioz (p. 338), par Urbain Basset, de Grenoble (1903).

La rue Félix-Poulat (pi. D 4-3) relie, à l'E., la place Victor- Hugo à la petite ylace Grenette (pi. DE 3), qui forme le centre de la ville. Elle est décorée d'une fontaine avec des dauphins en bronze, par Sappey.

Un passage voûté à g. de la fontaine, au commencement de la rue '\Iontorge, conduit âu jardin de ville (pi. D E 2-3 ; à dr., le bureau du synd. d'initiative, V. p. 197), promenade avec kiosque pour la musique et bassin décoré d'une statue en bronze, le Torrent, par Basset. C'est l'anc. jardin de l'hôtel du duc de Lesdiguières, lieutenant général au Dauphiné et dernier connétable (v. p. 265). Une partie de cet hôtel subsiste dans Vhôtel de ville (pi. 5, E2-3), à l'E., où l'on remarque une inscription rappelant une des assemblées qui ont préparé la Révolution de 1789. Devant, un Hercule au repos, sous les traits du connétable, bronze par Jacob Richier (1610).

Au N. de ce jardin s'étend le quai de la République (v. p. 199) ;

Palais de justice. GRENOBLE. i^^- -R- 25. 199

à l'E. se trouve la place St-Artdré (pi. E 2), avec une statue de Bayard, bronze par Raggi (1823). L'illustre chevalier, né en 1476 dans le Dauphiné (v. p. 221), est mort en 1524 à Romagnano et non à Rebecq, quoi qu'eu dise l'inscription qui lui attribue en outre des paroles apocryphes. 'L'église St- André, anc. chapelle du château des Dauphins, fondée en 1220, n'a de remarquable que son clocher gothique achevé en 1298. On y voit, à g. du chœur, un tombeau du xvii« s. érigé à Bayard, qui fut d'abord enterré dans un couvent près de Grenoble. Pans le bras dr. du transept, un Martyre de 8t André, par Restout (1750).

Le palais de justice (pi. 7, E 2), anc. hôtel du Parlement du Dauphiné et de la Cour des Comptes, au N. de la place St- Audré, est l'édifice le plus intéressant de Grenoble. Il comprend des constructions de diverses époques: la porte d'entrée et le vestibule de la Cour d'appel datent de la dernière période de l'art gothique (fin du xv« s.) ; l'abside de l'anc. chapelle, en .saillie sur la place, montre quelques formes de la Renaissance (premières années du xvi« s.) ; enfin la façade principale est un beau spécimen de la première Renaissance fran.^aise (époque de Louis XIT). Une partie a été reconstruite de 1890 à 1897, dans le style primitif.

Pour visiter l'intérieur du palais, on entre du côté de la place. Par le portail de dr. (s'adr. au concierge; pourb.), on accède au Tribunal civil, où l'on visite, au l^r, deux salles, dont la seconde, anc. Chambre de la Cour des Comptes, contient des *boiseries magnifiques, exécutées en 1520 par un artiste allemand, Paul Jude: ce sont deux rangs d'armoires richement décorées, et au milieu d'une des parois, un dais monumental, à la base duquel sont quatre figures de reitres allemands. — Au l" étage de la Vom- (.Vappel (portail de g., v. ci-dessus; autre concierge), on visite la i<aUe des assises, la salle des Pas-Perdus, où se trouve une statue de la Justice, par L. Convers (,1897), et enfin la salle des Atidiences solennelles et la première Chambre de la CJonr, auj. Chambre des délibérations, qui ont des lambris et des plafonds en bois très remarquables, d'après Jean Lepautre, par Dan. Guillebaud (1688).

La façade N. du palais de justice donne sur le quai de la République (pi. DE 2), qui offre, comme les autres quais et les quatre ponts, une très belle vue s"étendant jusqu'au Mont-Blanc. Sur l'autre rive de l'Tsère, devant la Bastille, se voit l'élégante tour du couvent de Ste-Marie-d'en-Haut (pi. DE 1-2) qu'on ne peut visiter. A g., à la sortie du jardin de ville (p. 198), la Vedette gauloise, statue en bronze par Irvoy. A dr., le pont suspendu (pi. E 2) conduit à la fontaine du Lion, par Sappey. Plus loin à TE., à l'extrémité du pont de la Citadelle, la statue de Xav. Jouvin (v. p. 198), bronze par H. Ding (1881), d'où l'on remonte le fleuve jusqu'à

l'église St-Laurent (pi. E 1), qui date surtout du xi« s. Elle possède une ""crypte mérovingienne, en forme de croix terminée par des hémicycles, avec 28 colonnes, dont 15 en marbre blanc de Paros. L'ornementation 1res intéressante des chapiteaux indique la fin du vie q^ jg commenc. du vii« s. Le sacristain demeure nie St-Laurent, 3, au ler

200 ///. R. 25. GRENOBLE. Cathédrale.

On revient sur ses pas et traverse le pont de la Citadelle. — A g., la Porte de l'Ile-Verte, au delà de laquelle commence la belle promenade de rile-Vei'te (pi. F-H 1-3;, qui s'étend jusqu'au rimefière et à la porte des Adieux (pi. G 3). — Du pont (v. ci-dessus), on se dirige par la place Lavalette et la rue Fr.-Taulier, vers la cathédrale Notre-Dame (pi. F 2-3), construction lourde des xii^ et xye s., dont le portail a été refait au xix^ s. dans le style roman. Elle a dans le chœur, à dr., un très beau ^tabernacle en pierre, de 1455-1457, haut de plus de 14 m., mais privé de ses statues. A côté, une belle porte gothique, et en face, un tombeau d'évêques érigé en 1407, auj. aussi sans statue. A l'abside, des bas-reliefs dorés du xviu^ s., des scènes de la vie de la Vierge.

A g. fie la cathédrale, dans l'anc. évêché, est installée Vannexe di" Très-C'loifrts de V Université (pi. 12, F 2), qui renferme l'Institut de gC^logie et de géographie alpine et l'Institut de phonétique, ainsi qu'un cercle de lecture et des salles de travail pour les étudiants étrangers (v. p. 197); dans une des salles se trouve un musée alpin, contenant notamment des photographies, des cartes et une collection niinéralogique (s'adr. au conciergej. — La rue Très-Cloîtres conduit de là à l'ancienne chapelle de Ste-Marie-d'en-Bas qui, après avoir servi d'arsenal, est occupée auj. par un petit musée historique local et ethnographique dauphinois (pi. F 3); on y voit aussi une statue équestre de Philis de la C'harce, oeuvre de Daniel Campagne, qui doit être érigée sur une place de la ville.

Sur la place Notre-Dame, le monument du Centenaire de la Révolution française (v. p. 198), par H. Ding (1888), une jolie fontaine surmontée d'un groupe représentant les trois ordres. — En face de la cathédrale, au n" 6, est le belvédère de la tour de Clérieux, bon point de vue (jusqu'au Mont-Blanc), ouvert aux visiteurs de 8 h. du m. à 7 h. du s. (35 c).

On prend maintenant à dr. de la cathédrale pour aller dans le quartier neuf, au milieu duquel se trouve la grande et belle place de la Constitidio?i (pi. EF 4). Le côté S. de la place est occupé par V hôtel de la préfecture (pi. F 4), dans le style de la Renaissance, sur les plans de Questel. En face, Vhôtel de la division militaire (pi. 4) et V Université (pi. 11; v. p. xxvni et 197); à l'E., Vécole d'artillerie (pi. 3) et le musée-bibliothèque, ce dernier édifice aussi sur les plans de Questel (1870).

Le *musée (pi. 2, F 4), fondé en 1798, est public tous les jours de 8 h. à 5 h. en été et de 9 à 4 en hiver (le mardi seulement à partir de midi), excepté les lundis et jours de fête, mais il est encore visible alors pour les étrangers. Les salles du haut ne sont toutefois publiques que le dim. et le jeudi, de 11 h. à 4 h. La galerie de peinture renferme un certain nombre d'œuvres de haut prix et beaucoup de morceaux intéressants. Conservateur, M. Jules Bernard. Il y a des étiquettes. Catalogue illustré, de 1901, 1 f r. ; supplément, de 1907, 40 c. «Le Musée de Orenoble», par le général de Beylié, Paris 1909, 10 fr.

Le vESTiBui-K a des peintures allégoriques par Blanc- Fontaine et Buhoiilf, artistes de GrenoDle, et quelques sculptures.

Mmée. GRENOBLE. ^^i- ^- '^^- 201

Peinture. — I'« salle, école française ancienne: à g., H. Bigaud, 94, 95. portr. de St-Simou, évêque de Metz, et du duc de Noailles; 36, CL Lorrain, marine: 21, attr. à David, portr. du peintre Vincent; 116, f'colé française du xvii^ s., Lesdiguières (p. 265;; 616, Mme Vigée-L^ebrun, portr. présumé deMlleDuthé: — 64, X LaryiUière, portr. de Jean Pupil de Craponne (1708); 79, Monnoi/er, Vase de fleurs; 68, FaisL Le Sueur, la Famille de Tohie et l'ange Raphaël; 24, 25, Desportes, Cerf aux abois (1742), Animaux, fleurs et fruits (1717) : — 14, 15, le Bourguignon, Combats de f-avalerie; 86, Pater, Baigneuses; 109. Vien, l'Enlèvement de Proserpine; 9, CalUt, portr. de Louis XVI (1788); 32, Fragonard (f), tête de vieillard ; 65, N. Largillière, portr. présumé de Mlle de Barrai (1701); *35. CL Lorrain, Effet du matin; 51, Jovvenet, esquisse d'une composition allégorique; 12. CoUin de Vermont, Roger chez Alcine; *104, de Troy, portr. de femme; 113, Watteau, paysage; 106, 7>.-J/. Yanloo, portr. de Louis XV (1763) ; — 103, Tournieres, portr. de Ch. de Beauharnais, gouverneur du Canada (1748); 11, école de Clouet, portr. de l'amiral Coïigny.

Ile SALLK, écoles d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne et des Pays-Bas: à g., 445, Solario, le Christ portant sa croix ; 461. école florentine (vers 1430). retable; — 420, Marco Pahiuzzano, Ste Famille (1530; ; *450, le Péruyin, St Sébastien et Ste Apolline, volet d'un grand retable peint vers 1502 pour l'église des Augustins à Pérouse et dont on retrouve les parties ;i Nantes, Lyon (p. 22), Strasbourg et Toulouse; 671, Luca Giordano, Bacchante; 372, Taddeo di Bartolo, la Vierge, l'Enfant et quatre saints, retable peint en 1.390; *383, Patd Véronèse, J.-C. guérissant une femme; 379, Bronzino, portr. d'homme; 380, Giul. Bugiardini, portr. de Michel- Ange; .384, Paid Véronèse, J.-C. ressuscité apparaît à la Madeleine; *411, Bernardino Licinio, la Vierge avec l'Enfant, St Jean-Baptiste, St Antoine et St Jacques, une des très rares productions authentiques de cet artiste bergamasque (1532); 386, Canaletto, Vue de Venise; 421, 422, Panini. Ruines d'architecture; 433, le Tintoret, Ste Famille, ex-voto de Matteo Soranzo; HOS, Franc. G ua)-di, le Doge de Venise porté par les gondoliers sur la place St-?»Iarc : 676. 677. Znrharan, l'Adoration des Bergers (1638), l'Adoration des Rois: 674. Murillo , Jeune religieux cistercien; 678, Zurbaran, la Circoncision (1639); — 675, Zurbaran, l'Annonciation; 472. école espagnole du xyii^s.. portr. d'homme; *469, Ribera, MartATe de St Barthélémy; porte; 558, Rubens, tête de vieillard ; 506, d'après van Di/cl', Madeleine pénitente; 523, Honthorst, les Disciples d'Emmaiis: 551, Rembrandt (?), tête de vieillard; SOO^'i^, L. Cranach leJ.(f), Judith; — s. n*-*, école flamande du xri^ s.. Descente de croix. Mise au tombeau; *.'508, G. van den EecVhovt, portr. d'homme (1644) ; 484, Abr. Bloemaert, Adoration des Rois: 498, Phil. de Champaigne, portr. de l'artiste; 526, Corn. Janssens van Ceulen, portr. de femme; 575. W. van de Velde le •/., une Escadre: 488, F. Bol, portr. de femme: 571. Th. van Thulden. la Trinité (1647): 565, Fr. Snyders, Chien et chat; 509, G. van den Eecl'hout, portr. d'un gouverneur des Indes orientales (1669) : 502, G. de Crayer, Martyre de Ste Catherine: 520. M. Hobbema, paysage (œuvre de jeunesse, 1659;: **557, Rubens, St Grégoire pape, entouré de saints, œuvre capitale peinte à Rome en 1608 pour la Chiesa Nuova, dep. 1610 à l'église St-Michel d'Anvers, d'où elle fut enlevée par Napoléon le--; 497, PMI. de Champaigne, portr. de l'abbé de St-Cyran (1643): 680, Sal. Ruisdael, marine (1633); .•)01, G. de Crayer, Vierge et saints; Phil. de Champaigne, 493, Louis XIV conférant l'ordre du St-Esprit au iluc d'Anjou, son frère, plus tard duc d'Orléans (1665), *495, St Jean-Baptiste; 536, van der Meulen, Louis XH^ traversant le Pont-Neuf; — 527, 528, J. Jordaens, Adoration des Bergers, le Sommeil d'Antiope (1650); 566, ^7-. Snyders, Perroquets et autres oiseaux. Au milieu de la salle, une mosaïque gallo-romaine représentant Hylas et les nymphes, provenant de Ste-Colombe (p. 297), et deux grands vases de Sèvres (n"* 81, 82).

Ille SALLE, tableaux modernes: k g., 357, Paul Vayson, Gardeuse de moutons: 166, Blanc-Fontaine, Souvenir de la Grave (p. 230); 206, Détaille, Bataille de Champigny (fragment: 1882): 268, Hareux, le Chemin du Petit-

•202 III- R -^'5. liRENOBLE. Mnsé.e, bibliothèque.

Séminaire (environs de Grenoble); 346 (au-dessus de la porte), Rochegrosse, la Curée; s. no«, Léon Bonnat, portr. de l'artiste, portr. du Dr Doyon; 642, Fantin-Latonr (de Grenoble; 1836-1904), portr. de l'artiste; 309, Alph. de Neuville, Combat de Rezonville (fragment; 1882); 340, Ravier, Soleil levant; 271, Uarpiynies, paysage; 350, //. Scheff'er, Arrestation de Charlotte Corday; 274, Ernest Hébert (de Grenoble; 1817-1908), portr. de l'artiste; 177, ^4. BrouHlet, le Paysan blessé; 223, E. Faure, Négresse; 134, Achard, Vue prise à St-Egrève (p. 196) ; 332, Rahonlt, le Furon à Sassenage (p. 205): 141, Achard, le Néron (p. 204); 219, Fantin-Latour, l'Anniversaire de Berlioz (p. 338); 135, Achard, la Chaumière; 224, Faiire. la Source; 262, L. Ghiétal, le Lac de l'Eychauda (p. 258).

IV« salle: à g., 664, F. Roijbet, un Fou sous Henri III; 269, Hareux, la Romanche à Livet (p. 227); 650, Henner, portr. de la mère de l'artiste; 188, Gnst. Courbet, Cascade sous bois; 150, Baader, Héro et Léandre; 667 (au-dessus de la porte), Alph. Stengelin, Ferme sous bois en Hollande; — 277, Hébert, le Christ révélant à l'Ange de la France les destinées de sa patrie (projet de décoration pour l'abside du Panthéon à Paris); 635, A. Decamps, Intérieur de l'église St-Gervais à Paris; 665, Ary Sche/fer. portr. du peintre Hersent; 292, Lecomte du Nony, Homère; — 162, Biennoury. Mort de Messaline; — 197, Debelle, Entrée de Napoléon à Grenoble en 1815; 205, E. Delacroix, St Georges; 625, J. Bastien-Lepage, portr. de Mme Xoupp; 210, G. Doré, Vue d'Ecosse. — A côté, la salle d'exposition de la bibliothèque (v. ci-dessous).

Salles de sculpt'ore, parallèles à celles de la peinture, en revenant vers le vestibule. — I^^ salle: à g., 34, Etchéto, François Villon (petit bronze); 69, Rodin, la Jeunesse; 29, 30, Ding, la Muse de Berlioz, Gratianopolis; 37, E. Fréraiet, une Chatte et ses petits: 13, ChapAain, quarante-neuf médailles ou plaquettes; 9, Basset, le Torrent, réduction en bronze (v. p. 198); s. no, A. Ircoy, Ronsard, statue colossale en bronzé; au milieu, 67, Rainbaud, Bayard enfant (plâtre bronzé; v. p. 221); 201, Falguière, Quadrige (maquette en cire). En outre, dans cette salle et dans la suivante, de beaux dessins, aquarelles et pastels. — 11^ salle: à g., s. n", Vital- Cornu, Fleurs du mal; à dr., 68, Rambaud , Berlioz mourant; 25, L. Despres, l'Innocence; 63, Montagne, Mère conduisant son enfant au bain; s. n»*, Meissonler, le Héraut deMurcie, le général Duroc (statuettes en bronze); au milieu, 207, Pradier, Phryné; 40, Uardet, Tireur d'arc; 55, Marcellin, le Berger Cyparisse; 46, Hilsson, Haydée. — III^ salle, antiquités, sculptures et boiseries du moyen âge et de la Renaissance: à dr., *109, école italienne du xriir^ s., buste du pape Benoît XIV; s. n»», trois petites statuettes en terre cuite, dont deux de Tanagra (iv^ s. av. J.-C.) et une de Myrina (me s. av. J.-C); 121, Dame romaine (art romain de la fin du 1" s. apr. J.-C); 124, tête de femme (art grec du iv^ s. av. J.-C); *125, stèle funéraire (art grec du ve s. av. J.-C); 229, St Roch, statue eu bois (art dauphinois, fin du xv^s.); 230, la Vierge et l'enfant Jésus (bois; art dauphinois, xn^ s.).

La bibliothèque, qui occupe le côté dr. de l'édifice, est ouverte t. les j., excepté le hindi, de 9 h. à 4 h., et du 15 août au 15 oct., les jeudis et dim. seulement. La bibliothèque de Grenoble compte 201 200 ouvrages (400000 vol.), 10 000 man., 623 incun., et c'est la plus riche de province en ouvrages de théologie. Sa grande salle d'expositiox est aussi décorée de peintures allégoriques par Rahoult et Blanc-Fontaine. Il y a tout autour et au milieu des vitrines renfermant les curiosités (on peut lever les rideaux): de dr. à g., manuscrits et incunables, riches reliures, sceaux et médailles. On remarquera notamment: dans la vitr. n^ 77 (la 1>* à dr.), le Catholicon, imprimé en 1460 par Gutenberg à Mayence; vitr. 92, les Poésies de Charles d'' Orléans, de 1465; vitr. 93, un curieux portr. de Jeanne d'Arc, de 1485. Dessus, des bustes de célébrités du Dauphiné, surtout, à g., les *bustes de Barnave, par Hondon, et de Lesdiguières, par J. Richier (1610). Au fond, un relief des environs de Grenoble, puis dans les vitr. du milieu, à hauteur d'appui, la suite des médailles; dans celles du haut,

Jardin des plantes- GRENOBLE. -f^^- -??• 25. 203

les antiquités: beau casque mérovingien, du commenc. du vi* s., trouTé en 1870 à Vézeronce (Isère), et, au-dessous, le croissant de la Buisse, pièce préhistorique ainsi nommée des grottes où on l'a trouvée: bronzes, dont une belle Ténus, art grec du ive s. ; vases peints et autres, beaucoup de belles statuettes et de petits bustes eu bronze. A remarquer enfin deux beaux vases en onyx, de style Louis XVI, et quatre vases de Sèvres.

Au ler étage, quatre salles, ouvertes seulement le dim. et le jeudi (v, p. 200), dont les deux premières renferment les collections Léop. Jourdan (minéralogie) et Genin (meubles, ivoires et porcelaines), et les deux du fond le viusée Léon de Beylié (belles collections de meubles, bijoux, porcelaines, étoffes et armes de la Chine, de l'Indo-Chine et du Japon). — Au 2e étage, les dessins et les gravures.

Lejardi)i des plantes (pi. F G4-5), à peu de distance à g. derrière la préfecture, comprend un jardin botanique, une promenade ombragée, ouverte toute la journée, et une petite collection d'animaux. L'entrée est par la rue Dolomieu. Il va aussi à l'entrée un muséum, public t. les j. en été, de 11 h. à 4 h., excepté le lundi. Le rez-dechaussée et le l^'" étage sont consacrés à la zoologie et la partie de g. du l^r à la zoologie du Dauphiné et de la Savoie. Au 2^ étage, à dr.. la minéralogie, importante aussi par sa collection spéciale du Dauphiné. la géologie et la paléontologie; à g., la botanique.

Sur la place qui porte son nom. à l'O. de celle de la Constitution, s'élève la statue de Vaucansoii (pi. E 4), le célèbre mécanicien (1709-1782), né à Grenoble, bronze moderne par Victor Chappuy, de Grenoble. Derrière, Vhôtel des postes et télégraphes (pi. 8, E 4) et le square des Postes, avec le monument de Doudart de Lagrée (1823-1868), premier explorateur de Mékong, dans le style khmer (Cambodge), par Alf. Recoura et Aug. Eubin.

Non loin, la place Victor-Hugo (v. p. 198).

Près de la porte de France, sur l'emplacement des vieux forts, le syndicat d'initiative a créé en 1909 le jordin des Davphins (pi. C 3). promenade pittoresque offrant une très belle vue panoramique et où il y a des terrains de jeux et un kiosque à rafraîchissements; entrée, 50 c.

Environs de Grenoble, Uriage. Grande-Chartreuse, vallée de laEourne, etc.. V. R. 26; de Grenoble dans la vallée inférieure du Rhône (Valence), R. 27; à Chanibé)-y (Chapareillan: Allevard). R, 28; à Briançon, par la route et par Gap (montagnes du Haut-Dauphiné), R, 29 et 32: à Gaj), par la Mure, R. 31 ; à Digne (Basses-Alpes), R. 36; à Marseille, R. 50.

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