De Briançon à la frontière et en Italie
I. De Briançon à Bardonnèche (Modank), par le col de VEchelh-. f) 11. V-2 par le rlieinin direct, 7 h. par Névache. Voit. publ. toute l'année jusqu'à Névache, en 3 h., 3 fr. (jusqu'à Plampinet, 2 li., 2 fr.). Voit, partie: j)our Plampinet, 10 à 20 f r. ; pour Névache. 14 à 25; pour le loI (le l'Echelle, 25 à 35 fr. — Passeport, v. p. 108.
Briançon, v. p. 274, On sort de la ville au N., par le Chaiiip- (le-Mars (p. 275), laisse à g. la route du Lautaret et rejoint la rive dr. de la Durance, dans une gorge dont les hauteurs sont fortifiées.
— 3 kil. La Vachette, où le chemin de Névache s'embranche à g. de la route du Mont-Genèvre (v. p. 277), pour continuer par la rive dr. et gagner la vallée de la Clairée ou Clarée. On y traverse plusieurs hameaux de Val-des-Prés et l'on passe sur la rive gauche.
— 14 kil. Planqnnet (1480 m.; aub.), hameau de Névache. Puis celui de Rohion (16 kil. 5 ; 1602 m.), après deux ponts sur lesquels on retraverse le torrent. C'est de là que part la route du col de l'Echelle, que le piéton rejoint déjà 500 m. avant Robion par un sentier qui prend à dr. après le second pont et fait gagner ^j^ h.
à -'U <^'ii-
Névache (1641 m.: hôt. Moitfhoii, 20 eh.; aub. Anf. Funre, Ville- Haute; guide, Cl. Roux), dont le centre est encore à plus de V2 h. au delà dans la vallée de la Clairée et à 20 kil. de Briançon, est un village formé lie divers hameaux fort espacés, les denx principaux dits Ville-Bctsse et Mile-Haute; église de la fin du xv» s., curieuse par ses boiseries. — De Lacan, le troisième hameau, au Monêtier par le col de Buffère, v, p. 2.58,
A 1 h, J/2 ^ 1'^*- 'le Névache, la cascade de Fontcou verte, près des chalets de ce nom, 2 h, 3/4 plus loin, dans le haut de la vallée. de la Clairée (carte, p, 228), à g., est le col des RochiUes (env, 4 h. : 2451 m.: poste militaire), où il y a plusieurs petits lacs. Il est dominé au N. par les escarpements de V Aiguille Noire (2865 m.: 1/2 h., escalade assez difficile, par l'arête S.). Sur l'autre versant on rejoint en 1 h. Vé) au Plan de l'Achate, la route du Galibier (v, p, 256), — Au Grand-Aréa (p, 27.5) par le col de Cristol, env. 4 h. 1/2, avec un guide.
On peut faire de Névache en 7 h, à 8 h., avec un guide (6 fr.), l'ascension facile du 'uiont Thabor (p. 184), par le chemin du col des Éochilles (v. ci-dessus; env. 3 h. 1/4) ^t le col de Laval ou des Mtmndes (2 h. Vj^ env. 2800 m.), d'où il faut encore 2 h. 3/^ pour arriver au sommet, en rejoignant le chemin qui vient de Valmeînier (v. p. 184), ou bien par le col du Vallon (3 h. 1/4; 2626 m.), au N., sur la frontière, d'où il faut redescendre profondément dans la vallée Etroite (p. 277).
Le chemin muletier qui franchit le col des Tnures (2 h . : 2184 m. V; poste militaire) permet de se rendre aux Granges de la vallée Etroite (p. 277) et de là à Bardonnèche; ce trajet est plus long de 1 h. que par le col de l'Echelle, mais bien plus pittoresque. Du col, un sentier mène au 8.-E. à V Aiguille Bouge ou l'unta Rossa (2550 ou 2548 m.; belle vue).
18 kil. Col de l'Eelielle ou colle délia Scala (1790 ou 1771 m.), le moins élevé de la région, est une espèce de vallon de 2 kil. de long, bien abrité, à fond horizontal, gazonné et privé d'eau, aux lianes boisés de pins. La vue y est bornée; au N., l'Aig. Rouge (v. ci-dessus). La route et le télégraphe cessent à la douane française, à 4 h. de Briançon, 1 h. 1/2 ^^ Plampinet et 1 h, ^/^ de Névache; . au delà, on passe la frontière, puis (1/4 d'h,) on descend, par une sorte d'escalier taillé dans les rochers (route projetée), à la belle
MONT-GENEVRE. Cnrf^. p.f;n. TTT.R..38. 277
au jiiout ïhabor, v. p. 184) et ou passe en aval à Melezet i}j^ h.) pour arriver à g. à Bardonnèche 0/2 h. ; p. 182), dont la station est plus loin à droite. Heure de l'Europe centrale, v. p. xv.
n. De Briançon à Otilx (ligne du Most-Cexis), par le Moat- Genèvre: 30 kil. de route. .Service d'autocars, du l^^ juillet au 15 sept. ; dép. de la gare; trajet en 2 li.; prix, 8 fr. (5 fr. jusqu'au col, 6 à partir d'Oulx). Voit, publ., trois fois par j. en été, deux fois en hiver, en 5 h. à 6 h. 1/2. 5 fr. (2 ou 3 fr. jusqu'au col). Voit, partie, 20 à 40 f r. ; à Mont-Genèvre, 12 à 20 fr. — Passeport, v. p. 108.
Jusqu'à la Vachette (3 kil.), v. p. 276. On y traverse la Durauce, et il y a encore env. 1500 m. plus loin un pont, puis une longue montée, par six grands lacets (raccourci fort raide).
11 kil. Mont-Genèvre (1860 m.; hôtellerie dépendant de l'hospice; aub.; guide, Fél. Rignon), le Mons Jamis des Romains, village un peu en de(j'à du col du même nom, l'un des meilleurs et des plus sûrs dans les Alpes, parce qu'il est exposé au midi et abrité des vents du nord. Aussi est-ce le chemin qu'ont pris la plupart des armées qui ont franchi les Alpes depuis l'antiquité. La route actuelle ne date néanmoins que de 1802, comme le rappelle un obélisque de 20 m. de haut, situé un peu plus loin.
La route descend ensuite dans la vallée de la Doire, en longeant à g. le Chàberton (3136 m.), cime calcaire isolée, couronnée d'un fort italien. Deux grands lacets. — 13 kil. Clairières (1768 m.; alb. del Club Alpino). Douane italienne. — 20 kil. Césanne, en ital. Cesana Torinese (1344 m. ; alb. del Chàberton). sur la Doire Ripaire. Contrée jolie et fertile. Puis une gorge. — 30 kil. Oïdx (p. 182).
TTT. De Briançon à Abriès, par le col d'Izoard et Châtemi- Qiieyras: 45 kil., route rejoignant à Chàteau-Queyras (env. 33 kil.) celle de Mont-Dauphin-Guillestre (R. 34 I). — A Abriès par le chemin de fer et cette dernière route (H2 kil.), v. p. 274-273 et 278-281.
Briançon, v. p. 274. Après avoir traversé la Durance sur le pont dit de Ste-Catherine (v. p. 275), la route prend à g. et monte par trois grands lacets au pied des forts des Trois-Têtes et du Randouillet, en laissant plus bas des raccourcis pour les piétons.
Le chemin de dr., après le pont, se dirige tout droit au S. vers la Cerveyrefte qu'il franchit, à 2 kil. de Briançon. au village de Pont-de- C'ervières, situé en aval du pont Baldy (p. 278). 1 kil. plus loin est Villar-St-Pancrace (1247 m.), d'où il y a, à g. ou au S.-E.. un chemin muletier un peu plus court que la route, par où l'on va en 7 h. V/o de Briançon à Chàteau-Queyras. Il appuie à g. à 1 h. ^/^ de Villar, aux chalets des Ayes (env. 1700 m.): puis il passe au col des Aijes (2 h. 3/^; 2500 m.), entre le pic des Ayes. k dr.. et le pic des Beaudouis (2848 m.), à g., et il descend par les chalets de V EychaiUon (Va h.) à Brunissard (Ih. ; 1785 m.; p. 278). où il rejoint la route.
Le troisième lacet, qui traverse le village de Fond-Christiane, passe ensuite au S. du fort du Randouillet.
A 300 m. env. d'un bureau d'octroi se détache, à dr., le chemin stratégique du fort de la Croix-de-Bretagne, qui franchit la Cerveyrotte sur
278 IH.h.^io. Carte, ,..f;i,. ('[){, [)'IZ(»AKI).
le *p()ni Baldjj, ou de la MoH, à une seule arche de S(i m. de liant et 40 m. d'ouverture.
La route remonte à E. la vallée de la Cerveyrefte. — 10 kil. Cervîères (env. 1620 m. ; aub. ; guides, Ant. et Justin Faure-Vincent). Belle vue du massif des Arcas (p. 249).
En continuant de remonter la vallée de la Cerveyrette qui contourne les massifs montagneux à l'P]. de Cervières, et en appuyant tout à fait au S. (à dr.) au dernier hameau, les Fonds (2 h. ^j^; 2060 m.), on va en 9 h. à Château-Queyras par le col de Pe'as (2 h. des Fonds; 2620 m.), à l'E. du pic de Rochebrune (v. ci-dessous). En allant au contraire tout droit à partir des Fonds, par le col de Mcdrif (3 h.; env. 2800 m.), on va en 9 h. J/4 à Abriès (p. 281).
L'ascknsion du pic de Rochebruke. recommandée aux personnes qui ont l'habitude de la montagne, se fait en 5 h. env. de Cervières, avec un guide (9 ou 12 f r.), par le Laits (Va h. ; v. ci-dessous), puis à g. par Blétomiet, la fontaine des Ouïes (1 h. V25 ^^^- 2250 m.) et le col des Portes (1 h.; 2800 m.), où est l'anc. refuge Vignet (inhabitable), et le versant des Ouïes, au Îs.-E., où il faut passer avec j^récaution sur des rochers branlants, franchir une corniche et escalader une cheminée, pour gagner bsommet en 1 h. 1/2 à 2 h. Du col d'Izoard (v. ci-dessous), env. 4 h.: A g. (E.) du refuge, par le col Pevdn ('/^b.: env. 2.500 m.), descente vern l'extrémité N.-O. de la Casse des Chdes (V4 d'h.), montée par là au pied de Rochebrune et à dr. au col des Portes (v. ci-dessus), à 2 h. 1/2 du refuge d'Izoard, etc. Le pic de Rochebrune (15324 m.; petite croix de bois) est une montagne offrant une *vue de premier ordre, sur une bonne partie des Alpes, mais non sur les plaines de l'Italie. Si l'on ne veut pas redescendre dans l'une des deux directions ci-dessus, on peut encore le faire au S. sur Château-Queyras (3 h. du col; p. 280), par le vallon de Souliers (1800 m.), hameau d'où il n'y a plus que 4 kil.
La route tourne au 8, à Cervières et il y a un sentier plus court. A ^/^^-^ le Lan s (env. 1730 m.), dominé par le pic de Eochebrune. 1 h. plus loin par la route, les chalets d'Izoard, puis à 20 min., un refiige-auh. national (suffisant). Vastes forêts.
20 kil. Col d'Izoard ou Izouard (2388 m.), 10 min. au delà de ce refuge. Ce col est situé entre VArpelîn (2599 m.), à g., et le Clôt de la Cime (2734 m.), à droite. Vue sur le massif de la Font-Sancte (p. 279) , au S. — La route descend au-dessus d'un ravin aride (curieux rochers calcaires), puis en faisant de nombreux lacets. — 26 kil. Bntnissard (1785 m.), où aboutit le chemin du col des Ayes (v. p. 277), dans la vallée de la Rivière. —- 27 kil. La Chalp (1675 m.), anc. résidence du dévoué pasteur protestant Félix Xeff (m. 1829). — 28 kil. Arvieux (1556 m.), à 5 kil. de Château-Queyras, dont on rejoint la route 1500 m. en aval.
33 kil. Château-Queyras et de là k Abriès (12kil.), v. p. 280-281.