VALENCE
Ilopital
'(^d il lillerip'-
Hdcl
Titt m t
1 1 jf (.
i'^' ^ / F°'"-^ Vos,. C^ , , L ^ ^S. ^-
/;,#V Ùar<;uiû
7 Maison Duprd- '^^
Xatour B 4 "*'
8 Maison desTêtes B 4
^Své' n^/zf' -H;!
(kave et imprime ]
2 Bo^icel C5
3 Otampionnet B* ' Gaito B5
Jouvet A-t
; Montaliret CD3
■\Vasner iT)el>e9.LaJ«
Mnsée, cathédrale. YIEXXE. ^T^- -K- ^-- 335
Vienne (161 m.), ville de 24887 hab. et chef-lieu d'arr. de risère, est bâtie dans un site pittoresque, au confluent du Rhône et de la Gère, sur les pentes de plusieurs collines et dans les vallons qui les séparent.
Cest la Vievnci antique, capitale des AVohroges, vaincus en 121 av. J.-C. par Q,. Fabius Maximus, Colonie romaine florissante, elle devint la capitale de la Viennoise, une des dix-sept provinces des Gaules sous l'empire romain. Berceau du christianisme dans les Gaules, elle eut jusqu'à la Bévolution des archevêques portant le titre de <v primat des primats des Gaules». L"un d'eux. Guy de Bottrcfogne, devint pape sous le nom de Calixte II (1119-1124). Elle fut encore la capitale du premier et du second royaume de Bourgogne (118-.Î.S4. 879-93:^). Ensuite elle tomba au rang de chef-lieu de comté et fut gouvernée par ses archevêques jusqu'au traité de pariage conclu en ïiTtO avec Louis, dauphin du Viennois (v. p. lt)8), depuis roi de France sous le nom de Louis XI. Il s'est tenu à Vienne plusieurs conciles, entre autres le concile œcuménique de 1311-1312, où Clément V abolit l'ordre des templiers. Vienne eut beaucoup à souffrir des guerres de religion: le baron des Adrets avec ses huguenots la ravagea en 1561. — Cette ville est aujourd'hui importante par son industrie: elle a des tanneries, des usines (fer et cuivre), des papeteries, des verreries, etc. ; notamment, l'industrie de la draperie (filature, tissage, apprêt), qui remonte à 1721, y occupe plus do 70UO ouvriers (vallée de la Gère. p. 337) et produit annuellement pour plus de 20 millions de francs. Grande culture de primeurs aux environs, surtout de cerises, d'abricots et de pêches.
Au sortir de la gare (pi. B C 2). on a en face le cours Brillier, ([ui descend vers le jardin public ip. 337) et le Rhône, en croisant la rue Boson. Il vaut mieux prendre tout de suite à dr. le cours Romestang (pi. B C 2) jusqu'à la place de Mireniont.
Au milieu de cette place s'élève le musée-bibliothèque (pi. C2).
— Le musée, dont l'entrée est à dr.. est public les dim. et jeudi de 10 h. à midi et de 2 à 4 ou 5 h. et visible aussi les autres jour.s (pourb.). Conservateur, M. Ernest Bizot.
Au pied de l'escalier, un bas-relief par E)n. Ut^beii. Plus de pleurs que de joie. — Il y a quatre salles au 1^' étage, l^e salle: peintures modernes, pour la plupart d'artistes viennois (Poucet, Grellet, Pilliard. H. Jacquier, etc.); Giiétal (de Vienne), la Vallée du Vénéon (p. 235). le Bout du Monde à Allevard (p. 224): C'iairin, la Dernière messe. — 2« salle: fa'iences, mosa'iques et sculptures, surtout une belle tête de femme, style grec, en ivoire (trouvée eu 1884 à Vienne), ayant peut-être servi de cassette à bijoux; tête d'une statue de Julius Pacatianus en bronze, terres cuites (surtout des antéfixes), statuettes de bronze, urnes. — .S" salle: quelques grands tableaux sans importance; moulage de la Vénus que possède le Louvre Tv. p. 297) : une levrette antique en marbre, trouvée en 1817 à Vienne. — La 4* salle contient la petite collection Marins Combes.
— La bibliothèque (26400 vol., 343 man,) occupe le reste du 1" étage.
La cathédrale St-Maurice (pi. B 1-2), qui se voit de là à g., est une belle église goth. des xii*^-xvi^ s. Sa façade, tournée vers le Rhône, est exhaussée sur une terrasse précédée d'un escalier de 29 marches et entourée d'une balustrade du style flamboyant. Elle présente à distance un beau coup d'œil, avec ses trois portails, sa grande fenêtre et ses deux tours du même style, mais de près elle est très dégradée, au moins dans la partie supérieure, construite en pierre trop tendre. Les tympans et les voussures des trois portails principaux ont conservé toutefois des restes importants de sculp-
336 IV. R. 42. VIENNE. Temple d'Auguste.
tures. On remarque eucore à l'extérieur de l'église la galerie à arcades romanes qui règne au-dessus des fenêtres du bas côté de g., avec de curieux modillous; à dr., il y a également des modillons, mais la galerie manque.
L'intérieur de St-Mauriee a la forme d'une basilique, à trois nefs flanquées de chapelles latérales, mais sans transept ni déambulatoire, forme commune dans l'Est et le Sud-Est. La nef centrale a 90 m. de long, ;U de large et 27 de haut. Les bas côtés se terminent par des murs droits, celui de dr. avec un beau vitrail du xvi« ou du xviie s. La plus grande partie de la nef centrale comporte des pilastres cannelés avec des chapiteaux à personnages, remoutant au xii» s. ; le chœur, les premières travées du côté de la façade et toute la voûte sont des xiii» et xiv» s. Audessus des arcades de la nef et du chœur règne une galerie gothique. De chaque côté du grand portail, les sarcophages de St Léonien (vn^ s.) et d'Aymar, archevêque d'Embrun (m. en 1215). Dans le chœur, un autel en marbre vert, par Michel-Ange Slodtz et, à dr., 1h tombeau des archevêques A, de Montmorin (m. 1713) et 0. de La Tour d'Auvergne (m. 1748), par le même. Dans le collatéral dr., à l'entrée du portail latéral, se voit un beau groupe mutilé de la lin du xiii^ s., l'Adoration des Bergers, auquel fait pendant, entre la 6® et 7e chap. du collatéral g., un autre groupe, Hérode et les Mages. Au-dessus de l'entrée du portail latéral de g., par lequel on sortira, un beau zodiaque.
A g. de la nef de la cathédrale, sur la place St-Paul (pi. B 1), se voit une porte de chapelle très mutilée du xv^ s. A l'E. de cette place, on prendra la rue du Doyenné, puis à g. la rue Clémentine.
Le *temple d'Auguste et de Livie (pi. 8, B C 1), à g., sur la place du Palais, est un monument romain dans le genre de la célèbre Maison Carrée de Nimes (p. 315), mais moins bien conservé. Il a peut-être été élevé sous l'empereur Claude, vers l'an 41 apr. J.-C. C'est un pseudopériptère de 27 m. de long, 15 m. de large et 17 m. 35 de haut, avec 6 colonnes cannelées sur la façade, 5 autres de chaque côté et des pilastres engagés à la suite. Les dégradations dont il porte encore les traces sont en partie le résultat de sa transformation eu église au moyen âge. Il a été restauré de 1854 à 1865. — Tout autour, des débris de monuments antiques.
La rue de la Chaîne, à dr. à l'extrémité de la place, mène à la rue de l'Hôtel-de-Ville, où se voit, devant Vhôtel de ville qui est moderne, la statue de François Ponsard (pi. 7, C 1), poète dramatique viennois (1814-1867), bronze par Dechaume.
On prendra la rue Perouillère qui fait suite à la rue de la Chaîne, puis à dr. la rue des Orfèvres qui a au n° 7 une maison de la Renaissance et au n'' 11 une belle cour du xv® s. Plus loin, on arrive au prétendu arc de triomphe (pi. 1, Cl), reste des portiques qui entouraient Vancieri forum. A dr., Vhôpital et, plus haut, le collège (pi. C 1), du xvn* s., dont l'anc. chapelle, de 1725, est auj. V église St-André-le-Haut. Plus haut encore, à dr., l'élégante jp(:>r^e de l'Ambulance (pi. 5, D 1), de 1665, reste d'un anc. couvent.
C'est par là qu'on fait l'ascension de Pipet (251 m.), où les Romains avaient construit une citadelle et un amphithéâtre (pour visiter les restes de ce dernier, s'adr. rue Pipet, 14) et oui est dominé auj. par une statue colos.sale de la Vierge (1880), avec VégUse N.-D.-de-Ut-Snlette (1877).
Eglise St-Pierre. VIENNE. I^^- ^ ^2. 337
Au N. du temple d'Auguste, la rue des Clercs (curieuses cours aux n<^8 12-18) conduit à Véglise St-André-le-Bas (pi. B 1), de 1152. Celle-ci, restée inachevée, a une tour et un mur extérieur à arcatures d'une grande élégance.
Un peu plus bas, on se trouvée à rembouchure de la Gère dans le Rhône. Il y a beaucoup d'établissements industriels dans le vallon de cette rivière, surtout des manufactures de draps, qui utilisent les déchets de laine et les vieux lainages filés à nouveau, dits «laine renaissance». — On voit bien du quai les ruines du château de la Bâtie, du xine s., sur le mont Salomon (p. 334), et la Vierge de Pipet (p. 336).
On reviendra maintenant par le quai du Rhône (pi. B A 1-2). Il y a sur le fleuve, au bas de la rue qui descend de la cathédrale, un pont suspendu (pi. AB 1), construit en 1829, qui relie le bourg de Ste-Colombe (p. 297) à Vienne. La tour carrée, dite toiir de Philippe-de-Valois (pi. A 1), qu'on voit du pont, à dr., est une anc. tête de pont dans le genre de celle de Vilîeneuve-lès-Avignon (p. 359). Elle date de 1343. Le pont, dont on voit encore la culée près de la tour, avait été bâti par les Romains; il a été définitivement ruiné en 1651.
En suivant le quai, on voit à g. la tour de l'église St-Pierre (pi. B 2), où l'on arrive par la rue Delorme. C'est une des plus anciennes églises romanes des Oaules. Le porche, la tour et l'abside sont du xn« s., mais les murs latéraux, beaucoup plus anciens, datent peut-être de l'église primitive qui peut remonter jusqu'au VI® s. Ils sont soutenus à l'intérieur par deux étages d'arcades, avec colonnes de marbre antiques. L'église a été bien restaurée et ou y a installé en 1895 un musée lapidaire, visible comme l'autre musée. L'entrée est du côté N. Conservateur, M. Ernest Bizot.
Ce musée comprend des débris architectoniques, des fragments de statues, des bas-reliefs, des sarcophages, des inscriptions et des vases. A remarquer particulièrement, contre le mur S., 86, 176, deux bas-reliefs mutilés représentant, l'un Apollon, l'autre deux déesses, et des peintures à fresque d'une maison romaine, trouvées rue Victor-Hugo; du côté opposé, des poterie» et 57 , un torse colossal de femme. Au milieu, trois grandes mosaïques et 2, 248, 258, de curieux impostes sculptés avec personnages. A g. de la porte d'entrée, buste d'empereur romain de la l''* moitié du iv® s., trouvé en 1908. A dr. de l'abside, la chapelle de Poisieu (xiie-xv» s.), à coupole sur trompes, qui contient des antiquités du moyen âge et du xvi» s.
Le quai du Rhône aboutit près de là au jardin public (pi. AB 2), où l'on voit un tronçon de voie romaine, des fragments sculptés et deux colonnes milliaires. Au milieu du jardin s'élèvera le monument de Michel Servet (v. p. 75), par le sculpteur viennois Joseph Bernard.
En continuant enfin tout droit par la rue d'Avignon, on laisse à dr. la sous-préfecture et on arrive, à env. 10 min. du jardin public et 20 min. de la gare, à dr., au Plan de l'Aiguille (v. pi. B 2;, où s'élève VAiffuille, pyramide antique de 24 m. de hauteur, qui
338 IV.R.42. ST-VALLIER. De Lyon
décorait le milieu de la spina ou mur longitudinal intérieur d'un grand cirque et paraît remonter au ï\^ s. apr. J.-C. Une ancienne légende en faisait le tombeau de Pilate (v. p. 45). Elle est creuse à l'intérieur et sa base, haute de 8 m., forme un carré percé de quatre arcades. Aux angles, des colunnes dont la sculpture n'a pas été achevée.
Tramway a vap. de Vienne au Grand-Lemps (Charavines ; p. 194), 53 kil., pâï St-Jean-de-Bourncaj (24 kil. ; hôt. du Xord), ville de âl85hab., avec des faliriques de soieries et de passementerie, point de jonction avec le tramway de Lyon à la Côte-St-André et St-Marcellin (v. p. 218).
En repartant de Vienne pour Valence, on passe à dr. près du Plan de l'Aiguille (p. 337). Sur les deux rives du Rhône, des montagnes avec des vergers et des vignes, dont l'arrière-plan est formé à dr. par la chaîne du Pilât (p. 45). — 36 kil. Vaugris. Sur l'autre rive, le château d'Ampuis et le fameux vignoble de la Côte- Rôtie (p. 297). Un petit tunnel. — 43 kil. Les Roches-de-Condrieu. Beaucoup de mûriers dans la vallée. — 47 kil. Clonas. — 52 kil. Le Péage-de-Rovssillon. RoiissiUon, à 1 kil. :\ g., a un château de la Renaissance où Charles IX confirma en 1564 l'édit, rendu à Paris quelques mois plus tôt, faisant commencer l'année au 1<'»" janvier. — 56 kil. Saloise.
60 kil. St-Bamberf-d'Albon (buffet; hôt.), 2370 hab.
De St-Rambert à Annonay, Finnivy et St-Just-sur-Loire, v. R. 8.
De St-Rambert a Rives (Grenoble): 56 kil.; 1 h. 85 à 1 h. 45; 6 fr. 25, 4 fr. 25, 2 fr. 75. Cette ligne traverse une plaine un peu monotone, mais offrant une belle vue sur les Alpes (massif de la Grande-Chartreuse).
— 21 kil. Bemtrepaire (257 m.; hôt. de la Poste), ville de 2088 hab., à g. Correspond, pour le Grand-Serre (v. ci-dessous); trajet en 2 h. 1/4. — 37 kil. La Côte-St-André (347 m.), stat. pour la ville du nièrae nom (hôt. de l'Europe; 3444 hab.), desservie par le tramw. de Lyon et qu'on aperçoit à 5 kil. à gauche. C'est la patrie du comi^ositeur Berlioz (1803-18H9), à qui elle a érigé une statue en bronze, d'après Lanoix (1903). Tramways pour Lyon-Monplaisir et St-Marcellin, v. p. 218: pour le Grand-Lemps, v. p. 195.
— On rejoint à g. la ligne de Lyon. — 56 kil. Rives (p. 195).
On continue de longer le Rhône. — 67 kil. Andancette : en face, Andance (p. 297), sur la rive droite. Viaduc.
73 kil. St-Vallier (hôt.: des Voyageurs, de la Poste), à dr., ville industrielle de 4432 hab., avec un château gothique. Fabriques de porcelaine et de poterie.
De St-Vallier au Grasd-Serre: 31 kil., tramw. à vap., par la vallée de la Galavre qui forme près de St-Vallier la passe de Rochetaillée (stat. ; 5 kil.), gorge très étroite que dominent les ruines considérables d'un château des Dauphins. — 6 kil. St-Uze, bourg industriel (poterie, porcelaine, etc.); 16 kil. C'hâteauneuf-de-Galaure: 22 ML Hai/terives, qui a des fabriques de poterie et de papier. — Le Grand-Serre (hôt. Echinard) est un bourg encore muré. Eglise du xiii^ s. Correspond, pour Beaurepaire (v. ci-dessus).
Petit tunnel sous St-Vallier, puis on traverse la Galaure. A g., les ruines du prétendu château de Pilate (v. p. 45). Plus loin, un autre tunnel. — 79 kil. Serves -Erôme, que dominent des ruines, considérables. Il v en a encore d'autres sur la rive dr. du Rhône.
à Avignon. VALENCE. ÎV. R. 42. 339
87 kil. Tain (124 m.; hot. de l'Hermitage, ch. 2 à 5 fr., rep. 2.50 et 3), à dr., ville de 3227 hab., au pied du coteau dit VErmitaye (à g.), dont les vins sont très renommés. Elle a une église moderne romane. Sur la place de l'Hôtel -de -Ville, en face de la rue qui mène à Tournon (p. 297), à dr. en venant de la gare, se voit un autel antique de 184 apr. J.-C. (taurobole), trouvé aux environs.
Tramway a vapeur pour Romans (p. 219), à 18 kil. à l'E., par C'iérieux (11 kil.), où il se bifurque sur St-Donat.
Ensuite, à g. de la voie, se montrent les Alpes, quelquefois même le Mont-Blanc. — - 97 kil. La Roche-de-Glun. On traverse V Isère. Près de Valence, sur la rive dr., la hauteur où sont les ruines de Crussol (p. 341). A g., la ligne de Grenoble (R. 27). A dr., Valence; puis un tunnel sous une partie de ses boulevards.
106 kil. Valence (v. le plan, p. 335). — Buffet. — Hôtels: de la Croix-d'Or (pi. a, El), place de la République; du Louvre & de la Poste (pi. b, B4), avenue Yietor-Hugo, 17 (50 ch. dep. 4 fr., rep. 1.50, 3 et 4, p. dep. 9, omn. 50 c): de France (pi. c, C4), boul. Bancel, 7 (ch. dep. 2 fr. 50, rep. à et 3.50, omn. 50 c.) ; de V Europe (pi. d, D4), place Madier-de-Montjau (30 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 1, 2.50 et 3, p. 8 à 10.50, omn. 50 c.); de la Téte-d'Or (pi. e, D4), môme place; de Paris (pi. f, 05), à la gare (ch. dep. 3fr.); des Voyageurs, av. Félix-Faure, 30, à g. près de la gare, simple (ch. 1 fr. 50, rep. 2) ; ' des Négociants, av. JFélix- Faure, 27, à dr. près de la gare.
Cafés: de la Bourse, avec rest., au Champ-de-Mars; Glacier, avec rest., boul. Bancel, 16; de Valence & des Voyageurs, de Paris, Jacquet, brass. Georges (avec rest.), place de la République.
Poste et télégraphe (pi. B4), sur le Champ-de-Mars.
Banques: B. de France (pi. C4), boul. Bancel, 4; Crédit Lyonnais, place de la République, 4; Société Générale, boul. Bancel, 28.
Voitures de place, à 1 chev., le jour (de 6 ou 7 h. du mat. à 10 h. du s.) 1 fr. la course, 1.50 l'heure, la nuit 1 fr. 50 et 2.25; à 2 chev., le jour 1 fr. 25 et 2 fr., la nuit 2 et 3 f r. ; colis, 25 c. — Autobus et Cars- RiPERT pour St-Péray (4 kil. 5; p. 298); dép. de la rue Saunière (pi. B 4) toutes les Va heures; trajet en 10 et 20 min. ; 25 c. — Tramicay à tap. de Bourg-de-Péage et Pont-en-Royans, v. p. 341 et 219.
Bains: Serve, av. Yictor-Hugo, 5; Veyrier, rue Digonnet.
Temple protestant (pi. B3), rue St-James.
Syndicat d' initiative, cité Chabert, 3, à l'angle du boul. Bancel (pi. C4), ouvert de 8 h. à midi et de 2 h. à Oh. — Club Alpin Français, section de la Drôme, av. Victor-Hugo, 16.
Valence (123 m.) est une ville de 28112 hab., chef-lieu du départ, de la Drôme et siège d'un évêché, dans une situation assez pittoresque, sur la rive g. du Rhône. Elle fait un grand commerce de pâtes alimentaires.
Ane. capitale des SegoveUatmi, Valence, la Valentia des Romains, joua un certain rôle à l'époque gallo-romaine. Elle eut beaucoup à souffrir des invasions barbares; les Alains la ravagèrent en 430, les Sarrazins vers 735, les Danois et les Normands en 860. Son évêché fut fondé au iv'' s., et la ville fut longtemps administrée par ses évêques. En 1493, le Valentinois, dont elle était la capitale, fut érigé en duché en faveur de César Borgia ; de 1548 à 156t), le duché eut pour titulaire Diane de Poitiers, la fameuse maîtresse de Henri II. Patrie du médecin Laurent Joubert (1529-1583), du général Championnet (v. p. 340), d'Em. Augier (v. p. 340).
Bsedeker. S.-E. de la France. 9^ édit. 22
340 IV- -B. -^2. VALENCE. Cathédrale.
Devant la gare (pi. C 5) est la statue de Désiré Bancel (pi. 2, C 5 ; 1822-1871), homme politique, par J.-B. Amy (1897). En prenant l'av. Félix-Faure eu face, puis à dr. l'av. Yictor-Hugo, on arrive bientôt sur la belle ^Zace de la République, où se voit déjà de loin le grand monument d'Emile Augier (pi. 1, BC4; 1820-1889; v. p. 339), par la duchesse d'Uzès (1897), la statue en bronze du dramaturge, sur un énorme piédestal, autour duquel sont figurés la Ville de Valence, la Poésie antique, la Comédie moderne, le Rhône et la Drôme, aussi en bronze. — Pour les boul. de dr., v. p. 341.
A g., du côté du Rhône, est le Champ-de-Mars, où s'élève la statu£ de Championnet (pi. 3, B4; 1762-1800; v. p. 339), le général en chef de l'armée d'Italie, qui s'empara du royaume de Naples en 1798, bronze par Sappey (1844). Au fond du Champ-de-Mars, le joli monument du poète Louis Gallet (pi. 4, B5; 1835-1898), de Valence, par Injalbert (1901), un buste sur une stèle au pied le laquelle est assise une faunesse. Vue de là sur les hauteurs de l'autre rive et les ruines de Crussol (p. 341). En contre-bas, le parc Jouvet (pi. A4-5), jardin public orné du buste de son créateur, Théophile Jouvet (pi. 5, A 4). Au delà, un pont de pief)'re (pi. A 4), à quatre arches de 50 m; d'ouverture, construit sur le Rhône de 1902 à 1905, en remplacement d'un pont suspendu de 1830.
La cathédrale, St-Apjollinaire (pi. B4), à quelques pas au N.-O. de la place de la République, est une église remarquable du style roman auvergnat, consacrée en 1095 par le pape Urbain II et restaurée plusieurs fois, surtout au xvn^ s. et encore au xix^ s., où l'on a reconstruit (1861) la belle tour de la façade, haute de 57 m., avec un porche comptant 32 colonnes à chapiteaux finement sculptés et un beau portail à tympan. L'intérieur, qui a 75 m. de long et 18 de large, est à trois nefs, la majeure voûtée en berceau, les bas côtés voûtés d'arête et presque aussi hauts. Il n'y a pas de tribunes, mais des fenêtres ouvrent sur les bas côtés. Les bras du transept ont une absidiole à l'E. et il y a quatre absidioles autour de l'abside centrale. Dans le chœur est un monument eu marbre, par Le Laboureur, érigé à Pie A^, qui mourut exilé dans la citadelle de Valence (1799) ; le buste est par Canova.
En sortant de la cathédrale par le portail latéral de g., on est devant le Pendentif (pi. B4), curieux édifice funéraire dégradé, qui se trouvait là dans le cloître de l'église, et qui fut érigé en 1546 pour la famille de Mistral. — Derrière, rue Pérollerie, 7, la maison Dupré-Latour (pi, 7, B4), de 1522; à l'intérieur (sonner; pourb.), corridor, escalier et bas-reliefs remarquables de la Renaissance.
Dans la Grand'rue, parallèle à la précédente, au n" 57, la maison des Têtes (pi. 8, B 4), édifice curieux de 1530, avec des statues, des médaillons, des bustes et des fenêtres richement décorées à la façade qui est fort dégradée, un corridor et une cour également curieux et bien conservés, où l'on peut entrer.
Musée. VALENCE. IV. R. 42. 341
La Grand' rue conduit au X. à Véglise St- Jean-Baptiste (pi. C3), rebâtie au xix^ s. dans le style roman. Elle a une tribune d'orgue en pierre, à pendentif et à sculptures; elle possède aussi des tableaux anciens.
Un peu au delà est le musée (pi. 03), public les dim. et jeudi de 1 h. à 4 h. (sauf en août et sept.), mais toujours visible pour les étrangers. Conservateur, M. Ad. Didier.
Eez-de-chaussée: antiquités et débris architectoniques, surtout des chapiteaux romans, des fragments de frises, des autels antiques; amphores gallo-romaines trouvées en 1902 à St-Romain-en-Gal.
I^f ÉTAGE. — l"* salle: moulages; Dormeuse en marbre, par Desaix; mosaïque antique; panneau en bois sculpté du xiyes. et quelques tableaux. — 2^ salle, j)eintures: à dr., 71, Loubet, Céphale et Procris; 68, Couder, portr. du comte de Montalivet (v. ci-dessous); 61, Varnier, portr. de Championnet (p. 340); 64, 66, Lapito, paysages; 60, Jeanron, Vue des Catalans; 53, Clément, la Mort de César; 55, Rossi, Animaux conduits par uu pâtre; 48, Feyen-Perrin, Vanneuse bretonne; 41, Layraud, Inès de Castro; 32, Snyders, Fleurs et sculptures; 31, A. Jeanssens, un Oiseleur; 30, Devéria, Mort de Jane Seymour (1847) ; 29, Snyders, Yl^urs et fruits; 28, 27, J. de Bologne, Vénus et Vulcain, Junon et Eole; 22, David, Mort d'TJgolin (1786); 20, Euet, Coucher de soleil; 13, Michel, Episode de la destruction de Pompéi; 11, Gué, la Voiture versée. Au milieu, des sculptures par J. Debay, Ch. Igud et H. Varnier, et des souvenirs de Championnet. — 3^ salle: dessins, gravures et deux tapisseries de Beauvais; sanguines par Hub. Robert. — 4^ salle, galerie à g.: histoire naturelle, moulages, médailles, curiosités.
Le même corps de bâtiment renferme la bibliothèque de la ville.
Revenu à l'église St- Jean -Baptiste, on prendra à dr. la rue Madier-de-Montjau, qui mène d'abord à la place de la Liberté, où se trouvent Vhôtel de ville (pi. C3), de 1894, et le théâtre.
Sur les boulevards, où aboutit la rue Madier-de-Montjau. la statue du comte de Montalivet (pi. 6, CD 3; 1766-1823), ministre sous Napoléon I^"^, par Crauk. Plus près de la place de la République, une fontaine monumentale (pi. C4) de 1887.
De Valence à Grenoble, v. E. 27.
A 2 kil. au S. de Valence, se trouve l'établissement thermo-résineux de Baumes-les-Bains (p. dep. 9 fr., omn. 1.50), où l'on traite dans des «fours» toutes les formes de l'arthritisme.
Excursion intéressante aux ruines de Crussol (322 m.), ruines d'un château du xn» s., détruit au début du xvii^ s., sur une hauteur de la rive dr. du Rhône, en face de Valence. C'est un type curieux et assez complet des fortifications du moyen âge, et l'on y a une fort belle vue. On y va par l'autobus de St-Péray (v. p. 339), mais que l'on quitte en deçà, après avoir traversé un torrent. On monte de là aux ruines de Crussol en 3/^ d'h. , en passant près du château de Beauregard, transformé en café-rest. (dîn. dep. 2 fr.).
De Valence a BocK6-DE-PÉAftE (Romans; Pont-en-Royans) : 28 kil., tramw. à vap. en 2 h. 5; 2 fr. 30 et 1 fr. 75 (par le chem. de fer, 20 kil. en 30 à 50 min., 2 fr. 25, 1 fr. 50 et 1 fr., v. p. 220-219). — Le tramway part de la gare du P.-L.-M. et traverse d'abord la ville de Valence, où il y a des arrêts place de la République, place Madier-de-Montjau et avenue de Chabeuil. — 11 kil. Chabeuil (hôt. Lespinasse), ville industrielle de 3089 hab. Voit. publ. pour Peyrvs (8 kil.), d'où la route continue sur la Vacherie (13 kil., 2 h. à pied; p. 342) et les gorges d'Omblèze (15 kil., 8 par un chemin plus court; p. 342); voit, partie, de Peyrus (chez
U2 IV.R.42. CREST. De Lyon
M. Arist. Arboussier) aux gorges, 20 fr. — 28 kil. Bourg-de-Péage (p. 219).
— 30 kil. Romans, et suite du trajet jusqu'à Pont-en-Roy ans, v. p. 219.
De Valence a Crest: 27 kil., tramw. à vap. (départ et arrêts comme le précédent). — Crest, v. ci-dessous.
112 kil. Portes. — 115 kil. Etoile. On traverse la Véoiire.
123 kil. Livron (109 m. ; buffet; hôt. : des Voyageurs, de l'Univers), ville de 4324 bab., à env. V2 h. à l'E. (station du Pont, v. ci-dessous), sur une colline dominant la Drame, où les protestants furent vainement assiégés par Henri III en 1574. Château en ruine.
— Suite de la ligne d'Avignon, v. p. 344.
De Livron a Privas, embranch. de 32 kil., traversant le Rhôiie, d'où l'on a. à dr., une belle vue de la Voulte et de son château. — 5 kil. La Voîdte-sur-R?iô)ie (p. 298), où l'on coupe à angle droit la ligne de Lyon à Nimes, pour l'aller rejoindre à g. par un détour (tunnel). — 11 kil. Le Pouzin (p. 298). De là à Privas, v. p. 298-299.
De Livron kVeynes (Bi-iaucn}i ; Digne): 117 kil.; 3 h. 20 et 5 h. 20: 13 fr. 20, 8 fr. 85, 5 fr. 75.
Cette ligne remonte la vallée de la Drûme. — 3 kil. Pont-de- Livi'on, station près de Livron. — 9 kil. Allex-Grane.
18 kil. Crest (186 m.; Nouvel-Hôtel, H. de France), ville industrielle de 5660 bab., sur la rive dr. de la Drôme. Elle a eu un château, dont ne purent s'emparer Simon de Montfort ni Lesdiguières et que Richelieu fit démolir en 1627-1633. Il en reste l'énorme donjon carré, du xn^ s., de 45 m. de haut (belle vue; pourb. au gardien). A l'hôtel de ville, une charte de 1188, gravée sur pierre. — Tramway de Valence, v. ci-dessus.
De Crest a la forêt de Saou, excursion recommandée. Route et voit, publ. (1 fr. 25), par le col de Lunel (370 m.), à Saou (pron. «sou»; 14 kil.), où il y a des ruines d'une abbaye du ixe s. On continue, par la vallée de la Vèbre et le portail naturel du PeHuis, vers la forêt de Saou (2300 hect.), limitée par une ceinture de rochers escarpés, dont les diverses brèches sont traversées par de curieux sentiers. Au milieu, à 1 h. de Saou, une villa privée, d'où une route de chars mène en 2 h. V-2 ^ Aouste (v. cidessous), par le Pas de Lausens (440 m.), où la route est taillée en corniche. De la villa, on peut monter à l'E., par un sentier mauvais mais pittoresque, k Roche-Courbe [Ah..; 1592 m.), falaise calcaire tombant à pic de 300 m. Beau panorama. — Retour à Crest par Grâne (rest. Meynier).
De Crest a St-Jean-en-Royans : route et voit. publ. jusqu'à Plande-Baix (v. ci-dessous). — 4 kil. Aouste (v. ci-dessous). Puis on quitte la vallée de la Drôme. — 15 kil. Beaufort-sur-Gervanne (hôt. Moricand), où il y a deux grottes. Ensuite un petit col (belles marmites de géant) et Plan-de Baix (22 kil. 5; aub.). Ici une route à dr. conduit aux gorges d'Oinblèze, en passant devant le movlin de la Pipe (4kil. ; aub.), non loin de la belle cascade de la Druise, formée j)ar la Gervanne et haute de 45 m. — 36 kil. La Vacherie (977 m.; v. p. 341). — 39 kil. Léoncel (900 m.; aub.), village dont l'église, anc. abbatiale du xii^ s., possède un beau Christ en bois sculpté (1840). — 57 kil. St-Jean-cn-Royans (p. 219).
La voie traverse la Drôme. — 22 kil. Aouste (v. ci-dessus), localité industrielle. — 24 kil. Piégros-la-Clastre. — 33 kil. Saîllans (274 m.; hôt. Plumel). Route de Dieulefit (35 kil. 5; p. 345), au
à Avignon. DIE. IV. B. 42. 343
S.-O., par la triste région du Désert de St-Nozaire. — Tunnel. — 37 kil. Pont-cV Espenel. Pont sur la Drôme. — 40 kil. Vercheny, au pied du Boo de Barry (1115 m.). On retraverse la Drôme, dans le défilé de Pontaix. — 47 kil. Pontaix-Ste-Croix. A 11 kil. au N.-E., St-JuUen-en-Quint (hôt. Bérard), dans un beau cirque de roches calcaires. — Encore un pont.
54 kil. Die (395 m.; hôt.: St-Domincfue, 15 ch. de 2 fr. à 2.50, rep. 2.50 et 3; des Alpes, rep. 2 fr. 50), ville de 3651 hab. et cheflieu d'arr. de la Drôme, sur la rive droite. C'est l'anc. capitale des Voconces, puis la Dca Vocoiiiiorum des Romains, consacrée à Cybèle, et une de leurs principales colonies sur la route de Milan à Vienne par le Mont-Genèvre (p. 277). De la gare, on arrive à la rue Nationale, la principale. La rue de l'Armellerie à dr. conduit à l'anc. cathédrale Notre-Dame, qui remonte au xi^ s., mais n'a guère conservé de cette époque que le beau porche de la façade, dont les colonnes viennent d'un temple antique, et les murs latéraux. Dévastée au xvi« s. par les calvinistes, elle fut remaniée en 1673. Dans le chœur, des boiseries du xvn® s. Derrière l'abside de l'église, à dr., s'étend la place de rHôtel-de-Yille, qui se termine par une esplanade (belle vue), avec un buste de la comtesse de Die, poétesse du XII® s. qui s'éprit d'un troubadour d'Orange, par Mme Clovis- Hugues (1888). L'hôtel de ville renferme une mosaïque galloromaine (les Quatre fleuves du Paradis). MM. de Fontgalland et Chambrier, place de la République, ont de belles collections d'antiquités romaines. Revenu à la rue Nationale, on ira voir encore à l'extrémité à g., par la rue St-Marcel, la porte St-JMarcel, anc. arc de triomphe en l'honneur de Marins, défiguré au moyen âge. Die a encore des restes de fortifications qu'on voit en venant de la gare.
A 1 kil. 5 au S.-E. de la ville, l'établissement thermo-résineux du MaHovret (pens. dep. 12 fr. 50), ouvert du 15 mai au 15 oct., et à 3 kil., celui de Saillere-les-Bains (pens. dep. 7 fr. 50), tous deux fondés en 1852 et desservis par des voit. publ. de Die. Traitement par vapeurs chaudes se dégageant de la poix du pin mugho.
Excursion au mont Glandasse ou Glandaz (2045 m.), 5 h. 1/2 à l'E., par Valcroissant (1 h. 3/4), où il y a une anc. abbaye de l'ordre de Cîteaux, ou par Eomeyer, en 6 h. On peut aller à cheval jusqu'au sommet. Panorama étendu.
Une route qui monte au N. de Die mène à la Cliapelle-en-Vercors (38 kil. 5; courrier le matin, en 7 h., 3 fr. 75), par Chamaloc (7 kil.; 520m.), un tunnel de 600 m. sous le col deÉoiisset (1411 m. ; v. p. 217 et 220; refuge en deçà, 2 lits), 14 kil. plus loin, mais seulement à 9 kil. par le vieux chemin; puis par Eousset (6 kil., 3 par les raccourcis; 916 m. d'alt.), qui offre une vue splendide à la descente, et par St-Agnan-en-Vercors (7 kil. 5; 760 m. d'alt. : aub.), à 4 kil. de la Chapelle-en-Vercors (p. 217).
La ligne de Veynes continue de remonter la vallée de la Drôme. A g., belle vue sur le mont G-landasse (v. ci-dessus). — 61 kil. Pontde-Quart-Châtillon (445 m.).
TRAinvAT A VAP. (8 kil. 4, en 1/2 h. ; 75 ou 55 c.) de la gare à Châtillvnen-Diois (579 m. ; hôt. des Alpes), sur la rive dr. du .Bes et au pied du mont Glandasse (v. ci-dessus).
344 IV. R. 42. LUC-EN-DIOIS. De Lyon
De Châtillok a Clelles-Mers : 36 kil. 5 de chemin carrossable, d'abord sur la rive dr. du Bez. — 6 kil. Menée, où se détache un chem. charretier conduisant en 1 h. au hameau d^Archmne, situé au milieu d'un beau cirque de roches calcaires, à l'E. du mont Glandasse (p. 343; 4 h. 1/2)- — 21 kil. Tunnel du col de Menée (env. 1400 m.). — 26 kil. Col du Prayet. — 30 kil. ChichUianne (hôt.). — 35 kil. Clelles (p. 269). — 36 kil. 5. Station de CleUes- Mens (p. 269).
De Châtillon a Lus-la-Croix-Haute: 29 kil. de route de voit., d'abord par la rive g. du Bez et le défilé d''Ayguat ou des Gats. — 5 kil. Pont de Boule. — 22 kil. Col de Grimone (1325 m.). — 29 kil. Station de Iaisla-Croix- Haute (p. 269).
On traverse le Bez. — 68 kil. Recouheau (500 m.). La voie monte ensuite considérablement. A g., sur une hauteur, Montlaur.
74 kil. IxUQ-en-Dîois (581 m.; hôt.: Nal, du Levant)^ vieille localité («lucus»), à droite. Puis viennent les Rochers du Claps, chaos produit en 1442 par un éboulement de montagne qui barra la Drôme et forma deux lacs auj. desséchés. La voie traverse la rivière, passe dans un tunnel, repasse sur la rive dr. et dans un tunnel de 660 m. — 80 kil. Lesches-Beaumont (643 m.). Trois autres tunnels. On quitte ensuite la vallée de la Drôme. — 88 kil. Beaurières (746 m.). La voie fait une boucle au N., en passant dans sept petits tunnels et un grand de 1025 m. Vue à droite. Puis vient la dernière montée, vers le col de Cabrée (1180 m.), sous lequel il y a un tunnel de 3761 m. (888 m. d'alt. à l'entrée). — 98 kil. La Beaume (882 m.). Descente rapide vers la vallée du Buëch. — 104 kil. St-Pierre-d'Argençon (778 m.). Aux environs, une source ferrugineuse dite la «fontaine vineuse». Encore un tunnel. — 110 kil. Aspres-sur-Buëch, où l'on rejoint la ligne de Grenoble à Veynes, etc. (v. p. 270).
Ligne d'Avignon (suite). — On traverse ensuite la Drôme. Belle vue à g. sur la vallée et les Alpes à l'arrière-plan. Beaucoup de mûriers. La contrée prend de plus en plus le caractère méridional: hauteurs dénudées, champs fertiles au printemps, mais desséchés en été et en automne; trop souvent le mistral (v. p. 349). Depuis 1494, on y pratique l'élevage des vers à soie. — 126 kil. Loriol, 3136 hab.; 133 kil. Saulce. — 139 kil. La Coucourde- Condillac, où l'on se retrouve au bord du Rhône. A dr., les rochers de Rochemaure (p. 299), avec des carrières de pierre à ciment.
150 kil. Montélimar. — Buffet. — Hôtels: de la Poste, sur les boulevards (ch. dep. 2 fr., rep. 1, 2.50 et 3); des Princes, Grande-Rue, 143 (30 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 8, omn. 1); de France & Terminus, à dr. de la gare; du Parc, boul. de la Gare, 19 (18 ch., rep. 2 fr. 50). — Poste et télégraphe, rue Porte-Xeuve, près de la place d'Armes. — Bains, avenue de la Gare, 7. — Montélimar est renommé pour son nougat.
Montélimar (82 m.) est une ville ancienne de 13 554 hab. et un chef-lieu d'arr. de la Drôme, située au confluent du Rouhion et du
à Avignon. MOXTELIMAR. Carte, p.377.~IV.R.42. 345
Jahron et adossée à g. à une colline où est son vieux château, transformé en prison. Il y a près de la gare un ]o\\ jardin public décoré de statues en marbre. A dr. commencent des boulevards qui contournent une partie de la vieille ville et par lesquels passe le tramway de Dieulefit (v. ci-dessous). Au delà du jardin, à g., les boulevards St-Gaucher et St-Martin conduisent à la place St-Martin, d'où l'on aperçoit le château. A dr. de la place, la Grande-Rue, précédée d'une porte du xviii« s. Elle passe devant les halles, le long desquelles se trouve Véglise Ste-Croix, à une seule nef, avec chapelles latérales surmontées de tribunes. Plus loin, à dr., la rue Porte-Neuve (vieille maison au n» 4) traverse la place d'Armes, décorée d'une fontaine et sur laquelle se trouvent le palais de justice et Vhôtel de ville. La rue Porte-Xeuve ramène au jardin public.
Eoutes menant, sur la rive dr., à Rochemaure (5 kil. ; p. 299) et au Teil (5 kil.; omn. à tous les trains; p. 300). — A4 kil. 5 au S.-E. de Montélimar, les bains de Bondonneau, aux eaux bicarbonatées froides.
Dk Moxtélimar a Dieulefit: 29 kil., tramw. à vap. de la gare, d'abord par la vallée du Jahron et à la fin par un pays montagneux. — 15 kil. La Bégude-de-Mazenc, village dont le château (fin du xvii^ s.) appartient auj. à M. Emile Loubet, président de la République de 1899 à 1906, né en 1838 au village de Marsanne (16 kil. au N.-O.). — Dieiilefit (389 m.; hôt. : du Midi, du Levant) est une ville industrielle (poterie, draperie, etc.) et en partie protestante, de 3621 hab., dans un beau site, sur le Jabron qui coule près de là dans une belle gorge. Hôtel de ville et église modernes. Deux sources d'eaux minérales non exploitées.
On traverse le Roubion et la Réaille. — 159 kil. Châteauneuf -du- Bhône ; vieux remparts. Belle vue à dr. sur Yiviers (v, p. 300 ; omn. à tous les trains, 25 c). On longe à dr. le fleuve ; à g., les rochers à pic du défilé de Donzère. — 164 kil. Donzère. Eglise romano-byzantine du xi« s. ; vieilles maisons. A 15 kil. à l'E.-N.-E., le monastère de la Trappe d'Aiguebelle, fondé en 1137 (on ne visite pas). — A g. se montre sur une hauteur la Garde- Adhémar, qui a une curieuse église du style roman auvergnat à deux absides (xi^ s.).
171 kil. Pierrelatte (57m.; hôt.: du Palais, de la Gare), ville de 3319 hab., où se voit un rocher qui est censé avoir été apporté par un géant («petra lata»). Sur la place, un buste de Xoël-Jos. Madier de Montjau, homme politique (1755-1830), par Enderleng. — En face se trouve Bourg-St-Andéol (p. 300; omn., 30 c).
De Pierrelatte a Xyoss: 42 kil. de ch. de fer; 1 h. 50 à 2 h. lO; 4 fr. 70, 3 fr. 20, 2 fr. 05. — 7 kil. St-Paul-Trois-Châteaux, ville déchue de 1879 hab., assez importante dans l'antiquité sous le nom de Tricastrum. Elle a une anc. cathédrale remarquable, du style roman des xiie et xni^ s. Patrie de Mgr Sibour, archevêque de Paris, assassiné en 1857. — A dr. à l'horizon, on aperçoit le mont Ventoux (p. 362). — 19 kil. C'hamaret- Grignan (159 m.).
Grignan {hôt. des Touristes), à 5 kil. de Chamaret (tramw. à vap., 40 c), est une petite ville, où se voient les restes du magnifique château (xvie s.) des comtes de ce nom, dont l'un épousa en 1669 la fille de Mme de Sévigné. Belle vue de la terrasse. Il y a une galerie de tableaux importante par ses portraits, surtout ceux de la marquise de Sévigné et de sa fille, par Mignard. Mme de Sévigné est morte dans ce château en 1696. et elle est inhumée dans l'église voisine, où son tombeau, violé sous la Terreur, est seulement recouvert d'une dalle de marbre avec inscription.
346 IV.R.42. Carte,p.377. ORANGE. De Lyon
Elle a une «tatue en bronze sur la place de l'Hôtel-de-Ville, par les frères Rochet (1857). — Le tramway continue sur Taulignan (13 min.).
28 kil. Valréas (230 m.fhôt. : Blanc, de France), ville de 5535 hab., chof-lieu d'un canton du départ, du Vauclu.se enclavé dans celui de la Drôme et jadis capitale du Haut-Comtat. Elle a soufifert des guerres de religion. Tour de l'horloge, restes de remparts et église des xiic-xiv* s. Grande fabrication de boîtes en carton. Haut viaduc. — 36 kil. Venterol- Rousset (411 m.). La voie descend rapidement. Beaucoup d'oliviers.
42 kil. Nyons (271 m.; hôt. : C'olombet, 50 ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 3 et 3.50, omn. 50 c. ; Pascal), vieille ville industrielle et commerçante de 3514 hab. et chef-lieu d'arr. de la Drôme, sur VEyyiies. dans un site bien abrité au N. par les derniers contreforts occidentaux des Alpes. Nyons fait un grand commerce d'huile d'olive renommée, de fruits, de trutfes et d'essence de lavande. Eestes de remparts, surtout la tour Èandonne (fin du xiiie s.), place du Foussat, transformée en chapelle en 18B2-1864. Place principale (Carnot) entourée d'arcades de 1300-1320. — Correspond, de Nyons pour Carpentra^ (43 kil.; p. 360), par Vaison (16 kil.; p. 349).
180 kil. Lapalud. On franchit le Lauzon et voit ensuite à g., sur une hauteur, Bollène avec sa tour.
183 kil. Bollène-la-Croisière (45 m.). Bollène, à 4 kil. à l'E. (omn.), est une ville de 5719 hab., d'origine antique. Elle a encore une partie de ses fortifications du xrv^ s. et une tour du xv^ s., reste d'un prieuré. Mines de terre réfractaire; filatures de soie.
Correspond, à la gare pour Pont-St-Esprit (1/2 h.; p. 300). — On peut aller de Bollène à Nyons (41 kil. ; v. ci-dessus), par Suze-la-Rousse (12 kil.), qui a un château remarquable du xvi« s.
On franchit le Lez. — 187 kil. Mondragon, village de 2092 hab., dominé, à g., par les ruines pittoresques d'un château. Encore des rochers à pic sur la gauche. — 192 kil. Mornas, qui a un château du x^ § g^ niine (à g.). On commence à voir des oliviers. — 195 kil. Piolenc. Puis la plaine fertile d'Orange. On traverse VEygues. L'horizon est borné à g. par le mont Ventoux (p. 362). A dr., à Orange, son arc de triomphe et, plus loin, son théâtre antique.
202 kil. Orange. — Hôtels: de la Poste & des Princes, avenue de l'Arc-do-Triomphe, 7 et 8, recomm. (50 ch. dep. 3 fr., rep. 1.50, 3 et 3.50, omn. 1); du Nord, av. de l'Arc-de-Triomphe, 17; de V Europe (25 ch. de 2 fr. 50 à 4, rep. 2 et 2.50, p. 7 à 8.50), du Louvre & Terminus (44 ch. de 2 fr. à 2.50, rep. 2 et 2.50, p. 6.50), près de la gare, simples mais bons. — Cafés: place de l'Hôtel-de-Ville et cours St-Martin.
Poste et télégraphe, rue de la République, 15. — Tram-omnibus, de la gare au cours St-Martin (p. 348), 10 c. — Bains de l'Avenue, faub. de Pourtoules, 5.
En se hâtant, on peut visiter la ville en 2 h. L'arc de triomphe et le théâtre romain sont distants d'env. 1 kil. l'un de l'autre.
Orange (46 m.) est une ville de 10 303 hab. et un chef-lieu d'arr. du Vaucluse, sur la Meyne.
C'est VArausio Secundanorum des Romains, dont elle devint une importante colonie, comme le prouvent l'arc de triomphe et le théâtre qu'elle a conservés. Elle aurait été ravagée par Chrocus, roi des Vandales, au me s. Devenue au moyen âge le chef-lieu d'un comté, puis en 1282 d'une principauté indépendante, elle appartint en dernier lieu comme telle à la maison de Nassau, dont la ligne de Nassau-Dietz, régnant aujourd'hui en Hollande, a conservé le titre pour ses princes héritiers. Brûlée par les
à Avignon. ORAXGE. ^V. R. 42. 347
catholiques en 15fi2. Orange fut prise par Louis XIV en 1660, et la possession lui en fut reconnue par le traité d'Utrecht, en 1713.
A dr., l'avenue de la Gare, plantée de beaux platanes, conduit au pont Neuf, sur la Meyne. Au bout de l'avenue, à dr., un marbre par Becquet (1908), Samson vainqueur. Du pont, la rue de la République, que suit l'onin. mentionné p. 346, mène à la place du même nom. située à proximité de l'hôtel de ville, au N.-O. et du théâtre romain, au S.-E. Si l'on veut voir d'abord l'arc de triomphe (20 min. de la gare), on prend à dr., après avoir traversé la Meyne, le boni, de la Meyne jusqu'au deuxième pont suivant. De là, on retraverse la rivière à dr. et suit l'avenue de l'Arc-de-Triomphe.
L'-arc de triomphe est au X. de la ville, sur la route de Lyon. C'est un monument de 18 m. 80 de hauteur, 19 m. 48 de largeur et 8 m. 50 d'épaisseur, le plus beau des arcs antiques existant en France. Il est percé de trois arcades, celle du milieu plus grande que les deux autres. La face opposée à la ville est la mieux conservée, encore que fort dégradée; elle présente quatre colonnes corinthiennes cannelées, celles du milieu supportant un fronton triangulaire. Les voûtes qui ont de magnifiques caissons, les archivoltes et l'attique sont richement décorés. L'attique surtout a de curieux bas-reliefs, avec de nombreux personnages très mouvementés (batailles), mais petits et qu'il est difficile de bien distinguer. Sur les côtés se voient encore des trophées de Gaulois: casques, javelots, armui'es, enseignes, des proues de vaisseau, des ancres, des cordages, des captifs. Même ordonnance et même décoration pour les autres faces, excepté celle de l'O., à peu près entièrement refaite. Le nom de Sacrovir, sur l'un des boucliers, à dr. du côté de la ville, a fait supposer que le monument fut érigé après la défaite de ce chef des Eduens, l'an 25 de notre ère, ce que des traces d'inscription votive à Tibère sur l'architrave rendent plus vraisemblable encore. Transformé en un château fort au moyen âge, l'arc de triomphe n"a été restauré qu'à partir de 1825.
En revenant sur ses pas et en continuant tout droit, par la rue Victor-Hugo, on passe à g. près de l'église Kotre-Ddme, anc. cathédrale, construite de 1083 à 1126, mais remaniée plus tard. — A quelques pas de là, dans la même direction, l'hôtel de ville, de 1671, restauré en 1888, sauf sa vieille tour originale, avec campanile en fer. Sur la même place, une statue de Raimhavd II, comte d'Orange, tué au siège d'Antioche en 1099, marbre par Daniel Dulocle (1846). — La rue Grande-Fusterie ou la rue Caristie mènent de là au théâtre antique, devant lequel il y a un monument allégorique, le Génie ancien et l'Art moderne, par Injalbert (1899).
Le ^théâtre romain, élevé sans doute vers le n» s. apr. J.-C, domine la ville entière de sa façade gigantesque. La muraille qui en forme le fond, du côté de la ville, n'a pas moins de 37 m. de hauteur, 103 de longueur et 4 d'épaisseur. Elle a probablement
348 IV.R.42. — Carie, 2^.377. ORANGE.
perdu un avant-corps qui permettait aux acteurs de passer derrière la scène, et elle n'a pour décoration que des arcades aveugles. Dans le haut se voient encore les consoles où étaient placés les mâts qui supportaient peut-être le toit de la scène. A l'intérieur (entrée par la petite porte, à dr. ; pourb.), on remarque encore les trois portes par où entraient les acteurs et une grande niche qui contenait une statue d'empereur. L'amphithéâtre est adossé à une colline dans laquelle était construit l'hémicycle; sur le premier rang des gradins, une inscription («équités») désignait la place des chevaliers. Ce théâtre contenait env. 7000 spectateurs. On l'a restauré depuis 1894 pour en faire un «théâtre national», où ont lieu tous les ans des représentations dramatiques et lyriques au commencement d'août, notamment par des artistes de la Comédie française. Une estrade en bois sert alors de scène. L'acoustique est merveilleuse. On peut monter au-dessus de la scène, ainsi que dans l'hémicycle. Il y a dans l'aile gauche une sorte de petit musée, formé de fragments et inscriptions trouvés à Orange. Dans la partie principale, le buste d^ Auguste Caristie (1787-1862), architecte qui s'est particulièrement occupé des antiquités d'Orange. — A côté du théâtre, à dr. de sa façade, quelques restes d'un vaste cirque, surtout une porte triomphale et un portique. — Du même côté, on peut monter au sommet de la colline, où se trouvent une Vierge (1853) et des ruines du château des princes d'Orange, qui avait été construit en 1621 avec des matériaux pris à des monuments romains et détruit en 1673, par ordre de Louis XIV. On jouit de là d'un coup d'oeil intéressant sur l'intérieur du théâtre et d'une *vue étendue sur la plaine fertile d'Orange que bornent à l'E. les pentes calcaires du mont Ventoux (p. 362).
Par la rue Ponrtoules, à g. du théâtre romain, on va au cours Pourtoules, où se trouve un monument aux morts de 1870-1871, groupe en bronze par G. Michel (1894).
Par la rue de Tourre, à dr., on arrive sur le cours St-Martin, belle promenade où se trouvent le théâtre de la ville (1885) et, à l'autre extrémité, une statue du comte de Gasparin, agronome et homme politique né à Orange (1783-1862), bronze par P. Hébert. — Il faut 10 min. pour revenir de là à la gare (omn., v. p. 346).
D'Orancje a l'Isle-sur-Sorgue par Carpextkas: 38 kil. ; 1 h. 50 à 2 h. 10; 4 fr. 25, 2 fr. 85, 1 fr. 85. — 7 kil. Joncquières, 2199 hab. On traverse VOuvèze. — 14 kil. Sarrians-Montmirail, stat. desservant /S'arria?ts (2591 hab.), à dr., qui a des restes de remparts, et les bains de Montmirail (Grr.-H. des Bains), à env. 4 kil. au N.-E. (omn. dans la saison), où il y a trois sources d'eaux sulfureuses, ferrugineuses et salines (purgatives), dans un beau site, au pied de magnifiques rochers dits Dentelles de Mo7itviirail. — 22 kil. Carpentras (p. 360). — 28 kil. Pernes, 3974 hab. Patrie de Fléchier (1632-1710), évêque de Nimes. Eglise Notre-Daine, du xne s. Restes de fortifications, en particulier trois portes. Vieille tour, dite tottr Ferrande, dans laquelle il y a des fresques du xm» s. représentant des scènes de romans de chevalerie. Ancien château (école). — 34 kil. Velleron. A 2 kil. à l'E., les bains de Notre- Daine-de-Santé, aux eaux bicarbonatées sodiques. — 38 kil. L'Isle-sur-S orgue (p. 363).
Gare du Pont- d' Aviélton
, Mutlel
<S I)<mnni(Jji(> ^ -ç ■c^'' ^ VibitaHoi
dp I imel ''/' I i 3Jb!
dfiiPfjii bla.
"',. .s , Lvcée 4 J
CavaHlOT?. CîiÂÎéàufeiiard,SVRenvv
Gravp et intprimé par
^Vk jrier tDebes.T.eipzig.
YAISON. CaHe,p.377.-IV.R.42. 349
D'Obange au Buis-les-Bakonnies : 50 kil., ligne à voie étr. ; 2 h. 30 à 2 h. 45; 3 fr. 80 et 2 f r.- 45. On gagne la vallée de l'Ouvèze, que l'on remonte. — 20 kil. Séguret. — 28 kil. Vaison (hôt. du (Jommerce). ville de 3049 hab., sur VOuvize. Elle est d'origine antique et fut importante sous les Romains, comme le prouvent le théâtre romain et les nombreuses antiquités qu'on y a trouvées, en particulier la statue du Diadumène qui est au Musée Britannique. Elle fut jusqu'à la fin du xvrae s. le siège d'un évêché, et son anc. cathédrale est un monument de diverses époques (vi« ou viie-xni« s.), avec un cloître des xi«-xni« s., transformé en musée lapidaire. On y remarque ensuite, non loin de là, l'abside triangulaire romane (xiii» s.) de la vieille église St-Qtienin, dédiée à l'un de ses anciens évêques. Il y a un j^ont romain sur l'Ouvèze, de vieux remparts et un château fort de 1195, sur un rocber dans le quartier de la rive gauche. Yoit. publ. pour Nyons (16 kil. ; p. 346) et pour Carpentras (27 kil. ; p. 360). — 32 kil. Malaucène-C'restet, stat. desservant Malauc'ene (hôt. Fabre, rep. 2 fr. 50), à 7 kil. au S., village d'où l'on peut faire aisément l'ascension du mont Ventoux (v. p. 362). — 41 kil. Mollans-Propiac. A 2 kil. au N. (omn. pendant la saison), les petits bains de Propiac (hôt.), aux eaux sulfatées magnésiennes. — 50 kil. Le Buis-les-Baronnie$ (hôt. du Luxembourg).
Le chemin de fer traverse maintenant la plaine à une grande distance du Ehône. Cette plaine est déjà fort exposée au mistral, le terrible vent du N.-O., qui souffle surtout en hiver et au printemps sur les bords de la Méditerranée, et qui assainit du reste l'atmosphère. On tâche de s'en protéger à la campagne par des plantations de cyprès. A g., toujours le mont Yentoux.
210 kil. Courthezon, ville de 3057 hab., qui a des remparts du xiv^ s. et un château moderne. A dr., la hauteur où se trouve, du côté du Khône (6 kil. de Bédarrides), Châteaunenf-Calcernier ou Châfeauneuf-du-Pape, dominé par les ruines (donjon) d'un château des papes. — 216 kil. Bédarrides (2181 hab.), au confluent de VOuvèze et de la Sorgue. On traverse cette dernière rivière. — 220 kil. Sorgues, ville industrielle de 4260 hab. Embranch. de Carpentras, v. p. 360. — 224 kil. Le Pontet. On se rapproche de nouveau du Khône et l'on découvre de loin, à dr., Avignon.
230 kil. Avignon (buffet). Suite de la ligne de Marseille, v. R. 45.