III- R- M. AUCH
à trois arcades du style grec, bâti de 1560 à 1680, est surmonté de deux tours carrées à deux étages (47 m.), d'ordre composite.
L'intérieur, assez imposant, mesure 100 m. de long, 24 de large et 27 de haut. Le chœur, qu'il faut se faire ouvrir, a des *stulles, au nombre de 113, qui sont des chefs-d'œuvre de sculpture de 1520-1551. Les statuettes, les bas-reliefs, les dais, les clochetons, tous les ornements y sont d'un travail merveilleux. 11 y avait à l'entrée un jubé qu'on a remplacé au XIX" s. par un orgue. Le muitre-autel est entoure d'une espèce de retable fort riche, mais prétentieux et de mauvais goût, dû i Pierre Souffron (vers 1609), surmonté des ligures de l'ancien jubé. Les chapelles du déambulatoire ont d'admirables *vitraux de la Renaissance, par Arnaud de Moles, représentant des patriarches, des prophètes, des apôtres et des sibylles, en pied et plus grands que nature. Ces chapelles renferment en outre des sculptures plus ou moins remarquables: la l'« à dr., le tombeau de Mgr de Saliuis (m. 1801), avec statue couchée; la 3=, des boiseries à bas-reliefs peints et dorés et un beau vitrail; la S", un saintsépulcre en marbre, du xvi« s. ; la 3° à g., un retable de 1070. Derrière le chœur, des bas-reliefs de la Renaissance, l'Annonciation et la Visitation; dans la l'« chap. à g. de la nef, se voit le tombeau de Mégret d'Etigny (v. p. 241), par Lucas aîné (1772). Beau buffet d'orgue de 1090.
Derrière la cathédrale, Vaiic. archevêché, du xviii« s., avec un donjon du xiv« s., et à dr. la place Salinis, d'où uu escalier monumental (1864) de 232 degrés descend à la rive g. du Gers. On pourra regagner par là le pont et le chemin de fer.
D'Auch à Toulouse, v. p. 310. — Chemin de fer d'Auch à la petite station thermale de Oastéra-Verduzan (23 kil.), devant se prolonger vers Eause et Bourriot-Bergonce (p. 244). — Ligne en construction d Auch à Lannemesan (p. 295).
231 kil. St-Jean-le-Comtal. — 243 kil. L' Isle-de-Noé.
250 kil. Mirande (174 m.; hôt. Métropole, rep. 3 fr. et 3.50), à g., ville de 3642 hab. et chef-lieu d'arr. du Gers, près de la Baïse, bâtie depuis 1285, sur uu plan régulier. Elle a une curieuse église Notre-Dame, du xv*' s., avec un clocher sous le porche duquel passe une rue, et des restes de remparts.
Viaduc de 20 m. de haut, sur l'Osse. — 259 kil. Laas. — 266 kil. Miélan, situé sur une colline (282 m.), à 2 kil. â l'est. La voie monte rapidement, à travers les collines du Gers, et redescend de même.
275 kil. Villecomtal. On traverse VArros. Les Pyrénées, qu'on aperçoit déjà depuis longtemps, si le ciel est clair, se montrent désormais bien distinctement, à la descente ihins la vallée de l'Adour.
280 kil. Rabastens ou Mabasteus-de-Bigorre (216 m.; hôt. Trouette, rep. 2 fr. 50 et 3), à g., petite ville au siège de laquelle le fameux Biaise de Monlluc, terrible adversaire des calvinistes, reçut à la ligure une aii'reuse blessure qui le força à porter uu masque pour le reste de ses jours, de 1570 à 1577. Il s'en vengea eu ordonnant un massacre général, auqiH-l échappèrent seulement quatre hommes, dont deux catholiques.
On traverse plus loin VAdour et tourne au S. dans sa vallée.
LANGON. ril. R. 4t. 243
287 kil. Vic-en-Biyorre (hôt.: de France, de la Poste;, ville de 3385 hab., ou aboutit la ligne de Morcenx (R. 46). — 290 kil. Andrest. — On rejoint la ligne de Bayonne (R. 49).
3U0 kil. Tarbes (p. 292).