‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 102 sur 164 · De Bordeaux à Toulouse · texte numérisé non relu

De Bordeaux à Toulouse

257 kil. Trajet on .S h. 20 i r> h. M. Prix. : l's fr. iH», 19 fr. 55, 12 fr. 75. Départ de la gare St-Jeau.

Pkincii'aux points (le cette route: Agen (p. 246), Moissac (p. 218) et Montaubun (p. 250).

Bordeaux, v. p. 105. Lu ligne laisse à dr. cello de Bayuune et remonte la vallée de la Garonne. — 6 kil. Bègles, localité industrielle de 12588 hab.; culture de légumes. — 7 kil. Villenaved'Ornon; 9 kil. Cadaujac; 14 kil. St-Mtdard-d' Eyrans. — 19 kil. Beautiran.

De Beautiran a Luxey: 70 kil.; chem. de fer à voie étroite. — 7 kil. Iiabrôde (hôt.), bourg ou se voit le curieux château de Montesquieu, des xiii''-xvo s., avec la chambre du grand écrivain (1689-1755), telle qu'elle était de .son vivant. Les visiteurs y sont admis. — 33 kil. Hostens. Ligne de Facture, v. p. 262. — 48 kil". St-Si/mphorien. Embranch. de 18 kil. sur le yizan (v. ci-dessous), par ViUandraut {10 kil.), patrie du pape Clément V (Bertrand de Goth : m. 1314), dont le grand château existe encore à l'état de ruine, et par Uzeste (12 kil.), qui a une église goth. fort remarquable du xni« s., avec le tombeau mutilé du pape et un autre monument ancien. — Après St-Symphorien, la ligne de Luxey passe par Sore (61 kil.), qui a de vieilles fortilications et une porte du XV» 8. — 70 kil. lAtxeyy avec une verrerie. Ligne de Mont-de-Marsan, v. p. 266.

21 kil. Portets; 24 kil. Arbanats; 28 kil. Podensac. — 30 kil. Gérons. Voit. publ. pour Cadillac, v. p. 119. — 34 kil. Barsac (2849 hab.), dont les vins blancs sont renommés. — 37 kil. Preignac (2733 hab.), dont le cru est également estimé. A env. 6 kil. au S.-O. est Sauternes, fameux par son vin blanc, universellement connu, surtout le «Château-Yquem».

42 kil. Langon (22 m.; hôt. du Liou-d'Or, 20 ch. dep. 2 fr., rep. 3 et 3.50), à dr., ville de 4836 hab., sur la rive g. de la Garonne, avec un petit port où la marée se fait encore sentir. En prenant à g. au sortir de la gare et en appuyant encore ensuite à g., on arrive à Végllse, édiMce goth. remarquable à l'intérieur, avec un beau clocher moderne en pierre. A g., un pont suspendu.

De Lahuon a BorRKioT-BERGOKCE: 55 kil. ; chem. de fer.; 1 h. 25 à 2 h. 25; 6 fr. 15, 4 fr. 15, 2 fr. 70. - 12 kil. Le Nizan, village à env. 2 kil. au X. duquel est le château île Rnçi/etmUade, du commencement duxives., à six tours et avec un donjon de 35 m. de haut. A côté, un château plus ancien, en ruine. Ligne de St-Sviuplioricn, v. ci-dessus.

20 kil. Bazas (hôt. du Cheval-Blanc), ville de 4684 hab. et chef-lieu d'arr. de la Gironde, l'antique cité des Vosates, sur un rocher que baigne la Beuve. Elle a joué un rôle important dan» les guerres de religion, où protestants et catholiques y commirent tour à tour des excès. Elle a été jusqu'en 1790 le siège d'un évêché, et elle est dominée par son anc. cathédrale St-Jeav, du xiii» s., mais restaurée aux xvi» et xvn» a., dont

244 III. R. 41. ST-MACAIRE. -De Bordeaux

on remarque surtout le triple portail et le clocher. Sur la place de la République, Vhôtél de ville, de 1553, et de vieilles maigong à arcades. Restes de remparts du xiii« s., dont une porte, plusieurs fois restaurée. Belle promenade du côté de la rivière. — Une route de 18 kil. (omn., aussi à la gare de Langon) mène au S.-E. de Bazas, par Gr/^noi!» (15 kil.), à l'établissement thermal de C'oî/?'s-?es-5«i74S (Grand-Hôtel, ouv. du l»'' mai au 1er nov., 65 ch., p. dep. 7 fr.), où l'on exploite la source de la Rode, fortement ferrugineuse et efficace surtout contre les affections de l'estomac. On franchit la Beuve sur un beau viaduc. — 55 kil. BoiirrUtt-Bei'gnvce, aussi sur la ligne de Marmande à Mont-de-Marsan (v. p. 245). La ligne va être prolongée jusqu'à Castéra-Vertuzan (Auch); v. p. 242.

On traverse la Garonne sur un pont suivi d'un long viaduc.

45 kil. St-Macaire (22 m.; hôt.), à dr., ville de 2152 hab., la Ligena de l'antiquité, qui a beaucoup souffert de la guerre de Cent-Ans et des guerres de religion. St-Macaire a très bien gardé son cachet moyenâgeu.x; on remarque particulièrement ses vieilles maisons à arcades. Il y a des restes de trois enceintes, surtout une porte du xiii« s., à l'extrémité de l'avenue de la Gare. Plus loin, la belle église St-Sauveur, des styles roman et goth., des xi<^xiye s., dont le transept se termine par des absides et qui a de vieilles peintures murales, mal restaurées. — A3 kil. 5 au N.-O. (omn., 50 c), Verdelais, connu par son pèlerinage de la Vierge.

48 kil. St-rierre-d' Aufillac. Un peu plus loin aboutit le canal latéral à la Garonne, long de 200 kil., qui se raccorde à Toulouse avec le canal du Midi (p. 299). — 52 kil. Caudrot. On traverse le Dropt. — 56 kil. Gironde. En arrivant à la Réole, on voit à g. sou château et son anc. abbaye; puis on pénètre dans deux petits tunnels sous la ville.

61 kil. La Réole (25 m.; Grand-Hôtel, 20 ch. dep. 2 fr., rep.3 et 3.50), ville de 4319 hab. et chef- lieu d'arr. de la Gironde, sur une colline au bord de la Garonne. Elle s'est formée au x^ s. autour d'une abbaye de bénédictins du nom de Régula («la règle»).

On tourne à dr. au sortir de la gare, passe à l'extrémité d'un pont suspendu et laisse à g. une rue qui descend au quai, pour monter à droite. Arrivé à une place, on a à g. la Grande-Rue, qui traverse le reste de la ville. L'église St-Pierre, à l'extrémité, à g., est l'anc. abbatiale, du xiii<> s., avec un clocher moderne du style roman. A côté est l'anc. abbaye, du xvii" s., et refaite au xvin^, occupée par l'administration. Derrière l'église, une belle terrasse, où il y a un collège.

Le château, dont une partie est encore habitée, est propriété particulière. Il est près de l'anc. abbaye, un peu plus loin à dr., mais on ne le voit bien qu'en descendant par là jusqu'au chemin de fer et en faisant le tour. Il a été construit par les Anglais pendant leur domination. — Revenu à l'extrémité de la Grande- Rue, on prendra à g. la rue Gensac et plus loin la rue Brumard, pour voir encore une sorte de halle en majeure partie de style roman, divisée en deux travées par cinq belles colonnes à

à Toulouse. MARMANDE. TU. R. 4i. 245

(■lia[)itt'aux. \/.\ iictitr rue Pcysciruin, •'H (loi;;'», raiiuno à la

firanile-Knc.

(57 kil. Lainothe- Landerron. — 72 kil. Ste-Bazeille.

79 kil. Marmande (32ni.; hôt.: duCentre&de la Poste, 20 ch. (iep. 2 fr., rep. lî et J^.ôU; des Messageries, près de la gare), à dr., ville eouiiiier(,'aiite et industrielle de 9748 liab., chef-lieu d'arr. du Lot-et-tîaroiiiie, sur la Garonne, avec un petit jiort. Le boulevard Ganilietta, à g. de la gare, passe le long d'un square décoré d'un marbre, le Printemps de la vie, par Champeil 1 19(J3j. A dr., la rue Puyguéraud mène à la place d'Armes, où se trouvent la mairie, le palais de justice, la caisse d'épargne et un monument élevé en 1909 à l'anc. ministre Léopokl Faye. La rue Léopold-Faye, qui fait suite, puis la 4® à g., conduisent à Véylise Notre-Dame, des x]i*-xv« s., qui a une grande et large nef à triforium, du xiv» s., éclairée par de hautes fenêtres et flanquée de deux collatéraux, et une galerie découverte devant les fenêtres du chœur; à remarquer un retable en bois sculpté dans la dernière chapelle de droite. A dr. de l'église, un reste de cloître de la Renaissance.

Lij;ne de Bergerac, v. p. 257-250.

De Marmande a Mont-de-Marsan: 98 kil., chem. de fer en 2 h. 45 à 3 h. 45; 11 fr. 10, 7 fr. 40, 4 fr. 85. — Cette ligne traverse la Garonne et le canal latéral, sur un pont-viaduc do plus d'un kil. de long. — 8 kil. Moittpottilliiii. KuKuiti' on remonte quelque temps la vallée de l'Avance. — 2t; kil. Casteljaloux (Castelgelos; liot. Fages, 14 ch. dcp. 2 fr., rep. 3 et :i.50, onin. 1). ville de 8tl9i> hab.. qui a beaucoup soutîert des guerres de religion. Kuines d'un château des seigneurs d'Albret (v. p. 266) et restes de fortifications dn xv" s. Ane. cominanderie des templiers (mairie). Deux établissements iVeaiix ferrugineuses. — Plus loin un plateau boisé et un pays peu intéressant, l'extrémité E. des Landes (v. p. 2C1). — 62 kil. Bourriot-Berçonce, ou aboutit la ligne de Lângon (v. p. 244). — 75 kil. Roquefort (hot. de France), petite ville au pied de rochers où on atteint la vallée de la Douze. Eglise du xiii» s. Restes de château peu importants. — On rejoint enfin, à g., les lignes d'Agen et de Tarbes. — 98 kil. Mont-de- Marsan (p. 266).

89 kil. G ontand- Faufjuerolles.

9() kil. Tonneins (39 ni. ; hôt. de l'Europe, 22 ch., rep. 2 fr. .50 et 3), à dr., ville de 6689 hab.. sur la rive dr. de la Garonne, jadis deux villes, qui furent détruites en 1622 par Louis XIII, à cause de leur attachement au calvinisme. Près de la gare, une importante manufarture de tcdiars, qu'on peut visiter. En suivant la rue en face de la gare et tournant à dr. aux boulevards, puis à g. à la première transversale irue Ganibetta), on arrive à la place du Château, d'où l'on a une belle vue de la vallée.

Embraneh. de Villeneuve sur-Lot (Cahors), v. p. 253-254.

104 kil. Nicole. Puis on traverse le Lot, non loin de sou embouchure dans la Garonne.

108 kil. Aiguillon (35 m.; hôt. du Château, 15 ch.. rep. 3 fr. et 3.50), à g., ville de 2886 hab., VAcilio des Romains, sur la rive g. du Lot. Restes d'un château des ducs de ce nom.

246 III- R- 4'- AGEN. De Bordeaux

116 kil. Port-Ste-Marie (hôt. de l'Europe, eu face de la gare), à g. au delà de la station, est une petite ville ancienne, sur la rive dr. de la Garonne, avec des maisons des xiv«-xv* s. et deux églises gothiques du xiv« s. — Ligne de Nérac (Mont-de-Marsan, Riscle), V. R. 44.

122 kil. Fourtic; \-21 kil. St-Hilaire. — 130 kil. Colayrac. On passe avant Agen sous son beau pont-canal (à dr. ; v. p. 247).

136 kil. Agen. — Bujfet. — Hôtels: du Petit- St- Jean, cours Voltaire, 47, bon (iSti. dep. .S fr., rop. 1.2.5, 3.50 et 4, oiiin.50c.); Marty, rue Jacquard, 8, près des halles (mêmes prix); Jasmin-Terminus, en face de la gare (.50 cb. dep. 3 fr., rep. 3, p. 9); Grand-Hôtel & du Midi, place du xiv .Juillet (30 cb. dep. 2 fr., rop. 2.50, p. 7, omn. 50 c); Continental, à la gare (rep. 2 fr. et 2.50, p. 6.50). — Voitures de place: à deux places, course 75 c, heure 1 fr. 75 et 2; à quatre places 1.25, 2.25 et 2.50. — Postes et télégraphes, boul. Carnot. — Bains, Dallas, sur le Gravier, près de la passerelle. — Temjile irrotestant, cours Victor-Hugo. — Syndicat d'initiative, boul. de la République, 49.

Agen (48 m.; pron. «ajin») est une ville de 23 141 hab., chef-lieu du départ, du Lot-et-Garonne et siège d'un évêché, sur la rive dr. de la Garonne. Ce fut la capitale des Nitiobriges, déjà importante sous les Gaulois, puis celle de l'Agenais. Elle fut ensanglantée par des exécutions d'Albigeois et de calvinistes. Agen est la patrie du philologue Jos. Scaliger (1.540-1609) et du naturaliste Lacépède (1756-1825). Grand commerce de pruneaux et de primeurs.

Devant la gare, s'ouvre le boulevard Carnot, nouvelle artère qui traverse la ville du N. au S. et que croise le boulevard de la République (v. ci-dessous). A l'entrée du boulevard Carnot, à dr., s'élève le clocher Ste-Foy, construction moderne de style gotliique, surmontant une petite chapelle, seul reste d'une grande église du xin» s.

Un peu plus loin, à dr., la cathédrale St-Caprais, dont la belle abside et le transept sont des xi^ et xn« s. et dont la nef a été reconstruite du xiv« au xvi® s. L'intérieur est décoré de peintures, les Saints Martyrs de la ville d'Agen. On remarquera les énormes piliers de la croisée, qui supportaient jadis une coupole et qui sont ornés de colonnes, avec de curieux chapiteaux. A g. du portail principal, rue Raspail, 8, la chapelle du collège St-Caprais, du xn« s., avec des sarcophages mérovingiens.

On prend à g. dans la rue Raspail, au sortir de la chapelle, puis à dr. par la rue Jacquard, et on aboutit au boulevard de la Bép^ihlique, vis-à-vis du marché couvert. Le boulevard, qui traverse la ville de l'E. à l'O., descend à dr., du côté de la Garonne, à une place où s'élève la statue en bronze, par Vital Dubray (1870). de Jasmin (Jacques Boé), perruquier, auteur de plusieurs poèmes en dialecte agenais (1798-1864).

De l'autre côté de la place Jasmin, passe une large artère qui porte à dr. le nom de cours Voltaire. De ce cours se détache,

à Toulouse. A6EN. ^^^- H- •"• 247

égulemuut à dr., le boul. Scaligei", sur lequel est située Vtylise St-HUaire , du xv« s., qui a une fa(;ade et un beau clocher inoderiifs.

Revenu à la place Jasmin, on continue par le cours Gambetta, prolongement S. du cours Voltaire, et qui longe bientôt la belle promenade du Gravier. Celle-ci, située sur les bords de la Garonne, est décorée de deux marbres, Sanison et Dalila par Lombard, et l'Etoile du berger par Roussel. Le fleuve est traversé à cet endroit par nne passerelle suspendue; en amont, se voit un pont de pierre, et en aval, un pont-canal fort remarquable, sur lequel passe le canal latéral (v. p. 244) et qui sert aussi aux piétons.

Par la rue du Pont-de-Garonue, qui s'ouvre sur le cours Gambetta, vis-à-vis de la passerelle, et par la rue Cuvier, la l''« à g., on arrive ;\ Véylise des Jacobins, construction en briques du xiii*" s., à deux nefs et décorée de peintures anciennes restaurées (v. p. lui).

Plus loin, la rue du Pont-de-Garonne passe derrière le théâtre Ducourneau, élevé en 19U7-1908 sur les plans de Guill. Tronchet. La façade du théâtre donne sur la place de l'Hôtel-de-Ville, où s'élèvent également le musée et l'hôtel de ville (p. 248).

Le musée, à côté du théâtre, occupe les anc. hôtels d'Estrades, de Vaurs (escalier, v. ci-dessous) et du consul Jean Vergés, des XVI* et XVII* s., récemment restaurés. Il est public les dini. et jeudi de 1 h. à 4 et 5 h. et visible les autres jours. Nouveau catalogue en préparation. Conservateur, M. Momniéja.

Au REZ-DE-cnAi'ssÉE, la collectiou archéologique (débris de sculptures, antiquités diverses) occupe trois salles, où l'on remarquera, dans la Iro, une belle cheminée du xii^s.; dans la 2» salle, quelques petites mosaïques, un cas<ine gallo-romain et des bijoux mérovingiens; dans la 8« salle, deux crosses et des émaux. — Une porte de cette dernière salle donne accès sur uu bel escalier à vis de la Kenaissance française au commencement du xvi« s., qui est la partie la plus remarquable de l'édifice.

Premier étaciE. — I" salle: estampes; C'higot, l'amiral Avellan à Toulon. — II» salle: curiosités; céramique du moyen âge et moderne; verrerie ancieuue locale; porcelaines chinoises; plat de Bern. Palissy (vitr. du milieu). — III" salle (salle Agenaise): bustes (entre autres uu excellent buste en bronze de Louis XVIII, par Gois), portraits, vues et curiosités locales; bronzes du moyen âge, planches gravées, coins (vitr. du milieu). — IV« salle (salle Aunac; à dr.), peintures modernes: à dr., Sabatté, la Confession; Buffet, Veille de Noël à Bethléem; Bettannier, En Lorraine; Flameng, Massacre de Machecoul (Vendée); Toudouze, Meurtre d'Aganiemnon ; Hisley, Matinée de septembre; t7airi?i, Après la victoire; David, le Soir; Vart.eron, le Rebouteux; Lequesne, la Légende du Kerdeck ; A. Guillon, la Pêcheuse de goCmons; Dau-ant, Henri IV d'Allemagne; Sabatté, le Pauvre.

Les salles suivantes portent le nom du comte de Chaudordy, dont eUes renferment les riches collections. — V' salle (à la suite d'un couloir): tapisseries, étoffes brochées, meubles espagnols, faïences, objets divers, quelques toiles. — VI« salle: tapisseries modernes de Beauvais (les Saisons), porcelaines. — VII» salle (à dr. de la précédente): porcelaines; portraits par Xattifr, iliyuard, etc. — VIII» salle ^à g. de la VI') : *Vènus du Mag-dWgenais, torse anti(iue exhumé en 1877 au hameau du Brégnet, près du Mas-d'Agenais; cinq tableaux de Goya: *Tiepolo, la Distribution du pain; *manière de Lucas Siguorelli , portr. d'homme; Montessuy , la

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Madone des Orâc'es à la Cervara ; porcelainos du Saxe et de Sèvres: ♦médaillon carré eu marbre blanc représentant une jeune femme en buste, attr. à Miito da Fiesole.

La rue Chaudordy, ;ï >r,. de Vhôtel de ville, construit en 1666 et qui contient la bibliothèque municipale (25 000 vol.), aboutit à la rue Montesquieu, en face de Notre- Danie-du-Boury, jolie petite église du xin'' s. au clocher-arcade caractéristique, de style toulousain (v. p. 301). La rue Montesquieu, ou s'élève, au n" 8, un bel hôtel du xviii" s., aboutit près de l'église au niarciié couvert (p. 246) et mène, de l'autre côté, à la promenade de la Plate- Forme, non loin du Gravier (p. 247; à dr.). Sur la promenade, se trouve la préfecture, construite à partir de 1775 pour servir d'évêché, endommagée par un incendie en 1904 et restaurée depuis; à côté, deux constructions modernes, le palais de justice et les archives départementales. Devant le premier, un monument commémoratif de 1870-1871, groupe en bronze par Campagne (1902). Plus loin, ]e jardin de Jayan, avec le buste en bronze, par Amy (1890), du poète agenais Franc, de Cortète de Prades (1586-1667).

De la promenade de la Plate-Forme, part à l'opposé du Gravier, le cours Victor-Hugo, qui aboutit au cours du xiv Juillet. Celui-ci longe plus loin la place du même nom, que décore une statue de la République, en bronze par Fumadelles (1884). Derrière, le square du Pin, avec la Marseillaise, bronze par Dagonet (1903). — A la place du xiv Juillet aboutissent aussi le boul. Sylvain-Dumon, qui vient de la gare, et le boul. de la République (p. 246).

D'Agen à Firigueuv, à Auch et à Tarbes, v. R. 40.

141 kil. Bon-Encontre, desservant le lieu de pèlerinage de ce nom, à 2 kil. au N.-E., et où s'embranche la ligne d'Auch et Tarbes. La voie longe le canal latéral (v. p. 244).

145 kil. Lafox, avec un château du xvi« s. et une tour du xii*.

— 150 kil. >St-Nicolas-iSt-Romai7i. — 156 kil. Lamagistère. On franchit le canal. ■ — 162 kil. Valence (hôt. de France; 3289 hab.).

— 169 kil. Malause. Nombreux ponts suspendus sur la Garonne; ou voit avant la stat. suivante l'un des plus beaux, se prolongeant par un viaduc au-dessus du chemin de fer.

178 kil. Moissae (76 m.; omn. 25 c.; hôt.: du Luxembourg, 20 ch. dep. 2 fr., rep. 3 et 3.50; de Bordeaux, 15 ch. dep. 2 fr., rep. 2.50 et 3; postes et télégr., sur le quai du canal), à dr., ville commerçante de 8218 hab. et chef-lieu d'arr. du Tarn-et-Garonne, sur le canal latéral et la rive dr. du Tarn. Elle remonte à une époque fort ancienne et elle a été plusieurs fois dévastée et incendiée dans les guerres qui ont ravagé la région du v^ au xvii* s. Elle est maintenant connue par l'église et le cloître d'une puissante abbaye de bénédictins, fondée au milieu du vii^s. et dont les possessions s'étendirent bientôt jusqu'aux portes de Toulouse, mais qui déchut au xvi"^ s. et fut supprimée en 1790. — Grand commerce de chasselas.

„ luiilnii^e. MOISSAC. m. II. 11. 24!»

L'église St-Pierre, où ron arrive en |)ienaiit lï ^. raveiiiu' de la (iarc. |)ui.s la proiiicnadt' Mart'ii^i) qui lui l'ail suite, fondée à l'êpoqui^ romane et plusieurs fois reconstruite, date surtout, dans sa forme actuelle, des xii» et xv'^ s. On y remarque le maj^nilique *portall (XII'' s.) de l'entrée principale qui, placée d'ahonl à !'()., lut reportée au S. lorsqu'on revêtit la tour de murs fortiliés.

Cl- portail s'aliritc sous iiiio iirofonilo arcade à voussure trr.s saillante, fonuaut une sorte <!(> |)orcl)e. Los pioHs-droits de cette arcade présentent trois raufrs de sculptures: à dr., l'Annonciation et la Visitation, ainsi ([ue lies sciMies de l'Kufance du C'iirist ; à p.. Lazare et le mauvais rielie et surtout l'Avarice et la Luxure, «où l'artiste n'a reculé ni devant la nudité ni devant la honte». Le trumeau est décoré de lions aux corps croisés en x et de tigures do prophi!tes. Deux autres tipures du même genre, Isaïe et St Pierre, et des cordons de rats et d'oiseaux ornent les pieds-droits corresponiiants. Ije tympan rei)résente le Christ en majesté entouré des ([uatre animaux symboliques et (fe deux anges, autour desquels se groupent les 21 vieillards de l'Apocalypse. Entin ces bas-reliefs sont encadrés dans des sculptures ornementales d'une grande richesse; de chaque côté se trouvent trois colonnes engagées, aux chapiteaux décorés de griffons et d'arabesques; les vonssures ont l'intrados festonné, et le linteau est orné de rosaces sur les faces antérieure et inférieure.

L'intérieur de l'église n'a qu'une seule nef; on y pénètre en traversant une sorte de nartliex, formé par le rez-de-<'haussée de la tour. A remarquer: une Pietà, groupe de statues en bois peint, du xv s., dans la chap. de N.-D. de Pitié, la 2° à dr. ; en face de la chaire, un crucitix en bois de la tin du xiif s. ou du commenc. du xiii«; l'orgue, donné par Mazariti, qui fut abbé commenditaire de Moissac, de 1(544 à lH(il ; au-dessous, un sarcophage mérovingien; la clôture en pierre, de la Renaissance, qui entoure le sanctuaire, et, dans la dernière chap. à dr. du chœur, une Mise au tombeau de la tin du xv» s. --- Au-dessus du narthcx, au 1" étage de la tour, l'anc. coqis de garde, belle salle voûtée du xii"" s. (s'adr. au sacristain).

Le *rloitre attenant à l'église, à g., et dont l'entrée est sur la ])etite place qui la précède (concierge), est un des plus remarquables de France, au point de vue artistique et archéologique. Ses chapiteaux historiés, qu'expliquent des inscriptions, datent des environs de l'an 1^00; ses arcades, en briques, sont du xiv*s. Cellesci, tracées en tiers-point, sont soutenues par des colonnettes alternativement simples et géminées, en marbre du pays. Il y a en outre, aux angles et au milieu des côtés, des piliers carrés ornés de tigures en bas-relief. Sur le pilier carré du milieu, du côté opposé :i l'entrée, est représenté l'abbé Durand, évoque de Toulouse (xi^s. ; V. aussi p. 308), qui consacra l'église de l'abbaye eu 10(53.

En revenant à la iiromenade Marengo et en traversant le chemin de fer. on irait à Véijlise St-Marthi, fondée au x"" s. ; en prenant au contraire la rue qui fait face au portail de St-Pierre, on arrive à iSt-Jartjues, église moderne dans le style roman, et. en continuant, au quai du canal, d'où l'avenue Lakanal, plus loin à dr., ramène ;'i l'entrée de l'avenue de la Gare.

Dans l'intérieur de Moissac, le chemin de fer traverse deux petits tunnels, après lesquels on voit, à dr., l'église St-Pierre; puis il passe le Tarn sur un pont tubulairc.

25U m R- ^1- MONTAUBAN. Rens. pratiques.

187 kil. Castelsarrasin (hôt.: de France, de l'Europe), à dr., ville de 7496 hab. et chef-lieu d'arr. du Tarn-et-Garonne. Son nom n'a aucun rapport avec les Sarrasins, mais passe pour une corruption de «Castel-sur-Azin» ou cCastrum Cerrneium». L'avenue de la Gare, au delà du pont du canal, à dr. de la gare, amène à la place du Progrès, d'où la rue de la Vertu conduit sur la place de la Liberté (halles et hôtel de ville) ; de là, on va à dr., par la rue de la Constitution, à Véglise St-Jean, du xv« s., et à g., par la rue de laKévolution. à Véglise St-Sauveur, édifice intéressant en briques, des xn*-xv« s., avec une tour octogonale moderne formant lanterne sur la nef. La rue de la République ramène à la gare.

Embrakcr. de 26 kil. sur Beavmont-de-Lomagne. ville de 8494 hab. qui a une église du xiv« s. La ligne doit être prolongée sur Gimont (p. 810).

195 kil. Lavilledieu. Plus loin à g., la ligne de Lexos et celle

de Paris par Cahors et Limoges.

206 kil. Montauban. La gare du ilidi (pi. A4; bon buffet, rep. 3 fr. et 3.50) est à près de 1 kil. du centre de la ville, dans le faubourg de Villebourbon. et la gare d'Orlians (pi. El' à peu près à la même distance, à Topposé. dans le faubourg de Ville-Xouvelle, mais elles communiquent entre elles, et les trains de la seconde ligne vont jusqu'à la première gare. — Omnibus de ville: 30 c. par pers., 30 c. par colis.

Hôtels: *dti Midi (pi. a, D3). place d'Armes (60 ch. dep. 8 fr., rep. 1, 3.50 et 4>: Terminvs (pi. d. A4), en face de la gare du Midi, bon (34 eh. dep. 2 fr. 50, rep. au buffet de la gare. v. ci-dessus): Grand-Hôtel. rue St-Georges : des Quatre- Saisons (pi. c, D 3), rue Bessières. 2^!.

C.^FÉs: de l'Europe, place de la Préfecture; des Devac-Jfondes. rue St-Louis; de la Comédie, place Lefrane-de-Pompignan.

VoiTVKES DE PLACx: à 1 chev., course, 60 c. le jour et 1 fr. la nuit: heure. 1.20 et 1.60: à 2 chev., 80 c. et 2 fr., 1.80 et 3. — Taxi-aitos: 50 c. par kilomètre.

Postes et télégraphes (pi. D 3), rue des Lixes, 29. — BAS<)rES : B. de France (pi. 1, B 4), rue de la Banque; Crédit Lyonnais, rue des Lises, 20.

Si/ndicat d'initiative, rue d'Elie, 19, près de la plfte Nationale.

MontaubaJï (87 m.) est une belle ville de 28688 hab., cheflieu du départ, du Tarn-et-Garonne, siège d'un évêché et d'un consistoire, agréablement située sur la rive dr. du Tarn et sur un plateau baigné par deux petits affluents de cette rivière.' '

Montauban a été fondé en 1144 par Alphonse I», comte de Toulouse, sur l'emplacement du poste romain de Mons Albanus. La ville embrassa avec ardeur les doctrines des Albigeois, en partie par haine des moines du Moustier, et l'Inquisition s'y montra terrible. Cela n'empêcha pas la Réforme d'y faire de grands progrès, et ce fut une des premières places fortes des calvinistes. Louis XIII ne put même réussir à s'en emparer, (*u 1621; mais la lutte devenant impossible par suite de la prise de lu Roi-helle, Montauban se soumit à Richelieu en 1629, et ses fortification.fnrent rasées. La ville est toutefois restée en partie calviniste, et elle a une faculté de théologie protestante.

De la gare du Midi, l'avenue Mayenne qui traverse le faubourg de Vilhhourhon, conduit à la place de la Laque, que l'on traverse et d'où l'on gagne à dr.. par la rue dite faubourg Casseras, le pont reliant le faubourg à la ville. Eu amont du pont, dans le faub. de

.niisée. MdXl'AlHAN. ULR.^l. 253

Villebourbon, Véylise Ht-Ortns (pl.B4), édilice iiioderue de style ijotli. [jriiiiitif, en briques et pierre.

Le *pont ipl. B0 3). qui franchit le Tarn à 18 m. de hauteur, est une construction en briques, commencée en 1304, terminée et fortitiée en 1338; un passage intérieur est ménagé sous le tablier et à travers les baies qui surmontent les piles.

Au delà du pont, s'étend une place, à g. de laquelle s'élève la Bourse de Commerce (pi. C 3), qui renferme, au second étage, un muiëe cVlnstoire vaturelle, public les dim. et jeudi de 2 h. à 4 h. Devant la Bourse, le monument des soldats morts en 1&70- 1871 (pi. 4, L'3), bronze singulier, représentant la Défense du drapeau, par Emile Bourdelle. de Montauban (1899;.

A dr. de la place, le *inusée (pi. 0 3) occupe l'ancien château, en briques, commencé par les comtes de Toulouse, continué par le Prince Noir au xiv« s., achevé par l'évêque P. de Berthier au xvn« s., et qui servit d'hôtel de ville jusqu'en 1910. Le musée doit son principal intérêt à sa collection très complète des œuvres d' Ingres, originaire de Montauban (1780-1867). dont 4000 dessins seront exposés et classés chronologiquement sur l'initiative de M. Henry Lapauze. Il est public le dim. de 1 h. à 4 h., mais visible les autres j. (1 fr. ; en groupe, 50 e. par pers. i. Conservateur, M. Achille Bouis.

Premier ÉTA<iE. - I'' s.alle (salle Mortarieu): à dr., 259, J. Jourenet, Descente de croix, rcdnction originale de celle du Louvre; 34, Ingre», le Songe d'Ossian (inachevé; 1812>; 267, Ijô Nain, Trois gueux; 297, Sturler (élève d'Ingres), Procession de la Madone de Cimabuc. Bustes, notamment ceux dTugres, par £. Bourdelle, et de Lefranc de Pompignan (1709-1784), par L. Oui-y. — 11' salle: 249, Glaize, Faune et bacchante, peinture à la cire imitée de l'antique; .964, BeiWru', la Circoncision; s. n", Cambon, son portr., Xymphc endormie; 191, éc. flamande, Ecrivain; 50, Po««»t72, paysage; *44, Ingres, Jésus parmi les docteurs (1862); 199, Jordaenu, Silène et les Saisons; 204, Fourbus le V., portr. d'homme: 363, le Bassan. Scène rustique; s. n", P. Véronine, la Vierge allaitant l'enfant Jésus; 200, van Dyck (et non Jordaens), tête de faune; 197, van Dyck, portr. d'un moine; s. n", éc. française, Pastorale; 349, éc. italienne, Jésus en croix ; 232, Couder, le Lévite d'Ephraïm ; s. n". éc. française. Petite fille avec poupée; 247, de Gironde (de Montauban), Judith; s. n", Huet, paysage; 291, Rigaud, portr. d'homme.

III» SALLE, commencement du *inusée Ingres. An milieu, le chevalet de l'artiste, avec la petite étude <■ Jésus parmi les docteurs », à laquelle Ingre-s travaillait à la fin de sa vie. En outre de petits tableaux, tels que: à dr. de l'entrée, 76, A. van der Neer, paysage; 182, P. Véronèsé, tête de femme; s. n", Velazquez, portr. de femme; 124, inconnu, tête de Christ; 41, Ingres, Roger délivrant Angélique, variante de celui du Louvre; 1. éc. flamande du at» «., portr. d'un moine; 138, DugJiet, paysage; 9, éc. holland. (et non de Champaigne), portr. d'un religieux faisant l'opération du trépan (1652); 21, H. Flandrin, portr. d'Ingres; 118, 116, 117, inconnus du xm»s.. Saints et Christ; 16, Chardin, nature morte; 29, Ingres, portr. de F. Belvèze (1805); plus un certain nombre de copies. Ensuite de petites antiquités, des médailles, des camées, un cabinet vitré contenant des souvenirs d'Ingres, son violon et le '''portr. de son père (n<>28; 1804); 10, Ant. 3Ioro (et non Pourbusj, portr. d'homm*?; une cheminée avec des sculptures par Ingres jji-re. lequel décora cette pièce pour le compte de l'évêque avant la Révolution.

IV*-VI« SALLEB : importante collection de *dessins clasBés chrono-

252 III- R- '11- MONÏAUBAN. Hyli^e St-Jacques.

logiquement, entre autres, à g. de l'entrée, le portr. de son grand-père, fait à l'âge de 10 ans, par Ingres: un *portr. de Molière par Séb. Bourdon (n" 15); des copies d'après Raphaël et Léonard de Vinei, dont quelques-unes par Ingres; encore clés antiquités, des moulages; enfin, dans la C« salle, un Amour tendant son arc, d'après Praxitèle. On remarquera aussi les plafonds de la 4« et de la 5« salle.

Au rez-de-chaussée, comme au second étage, on prépare pour 1913 une série de salles qui doivent recevoir la totalité des dessins légués par Ingres à sa ville natale et qui sont dans les cartons depuis 1867.

VU» SALLE (ano. bibliothèque; à g. de l'escalier): 205, R/ibetis (?), le Penseur; 248, Glaize, l'Egide; s. u", Steel', Symphonie; s. n», H. Marre, Fin de journée; 35(3, Cabanes, Rêve de gloire; 24(j, de Gironde, la Dormeuse; s. n", Rosset-G ranger, Charmeuse; ». n», Cabanes, les Traînards de la caravane; s. n°, H. MuHin, Malédiction de Gain; deux paysages de Nazon. Le SOUBASSEMENT Contient un mnsi'e d'' antiquités et d'objets d'art du moyen âge et de la Renaissance. — l'» salle: antiquités diverses, petits bronzes, moulages; faïences, médailles, chaussures. Galerie voisine: objets moins anciens, collection ethnographique, en particulier des tissus, des vases, des porcelaines, des armes, etc. Salle du fond: tissus, vases, grès, verres, faïences, vêtements, coiffures et dentelles.

On accède par un étroit escalier à une vaste salle voûtée, de plainpied avec les rives du Tarn, dite *salle du Prikce-Noir, où 1 on a réuni les premiers éléments d'un viiisée lapidaire. On y conserve un certain nombre de couleuvrines (xv«-xviie s.), la hache du bourreau Iccal et l'instrument de torture dit de la question.

Par la rue de l'Hôtel-de-Ville qui s'ouvre sur la place, à côté du musée, et passe devant Vhôtel de ville (pi. C 3), installé depuis 1910 dans Pane, évêché, on pourrait aller directement à la place d'Armes (v. ci-dessous). — On fera mieux toutefois de se diriger au N.-E. vers l'église St- Jacques qui s'élève au fond de la place, en laissant àdr., square de l'Hôtel-de-Ville (le Soir, marbre par Jean-Marie Boucher), la nouvelle bibliothèqtie nniniclpale (pi. C 3 ; 30514 vol.). L'église St-Jacques (pi. C 3), édifice en briques des xive et xv*^ s., a une belle tour octogone, de style goth. toulousain, à arcades triangulaires (v.p.301; on y voit toujours les traces de l'artillerie de l'armée royale, siège de 1621), et, au-dessus du grand portail, une décoration moderne en briques vernissées d'après Raphaël, par Paul Balze, élève d'Ingres. A l'intérieur, on remarque la chaire et les peintures du chœur.

Derrière l'église St-Jacques, s'étend la curieuse *place Nationale (pi. C 3), bordée d'arcades doubles et avec, aux angles, des portes du xvii« s.

Au S. de l'église, dans la rue de la République, s'élève \e palais de jusliee (pi. 6, C3), à dr., duquel, au n" 45 de la rue, se voit la maison de Bar (pi. 3, C 3), du xv s., curieuse surtout à l'intérieur. Le palais de justice donne sur la place de l'Horloge, ainsi nommée d'après une tour du xVs. qui s'est écroulée en 1910.

On continuera la rue de la République jusqu";i la Grande-Rue- St-Louis, par on l'on ira à dr. à la place d'Armes. Là se trouve la cathédrale JVo<re-Z>a»He (pi. D 3-4), église vulgaire de 1739, mais dont la sacristie, à dr. dans le fond (pourb.), renferme un des tableau.x les plus célèbres A' Ingres, *le Vusu de Louis XIII (,1824).

.U»n. d'Inyres. MON'TAl'lîAY. ///■ «• //• 253

Un peu plus loin, :i g., est la préfecture (pl. 7, DiJ), devant laquelle sera érigé, eu 1913, le nioiuiiueiit du romancier EmUe Pouvillon, par Keué de Saint- Marceaux. Dans le square, les bustes eu broiue, par Em. Bourdelle, de l'écrivain L. Cladel (1835-1892) et du musicien Annaïul ^Saiutis (1822-18!)4), originaires de Moutauban. Les allées de Mortarieit. derrière la cathédrale, mènent à. la promenade des Cannes, à l'extrémité de laquelle s'élève le monument d'Ingres (pl. 5. 0 3-4). par Etex (1870). Celui-ci se compose surtout d'un bas-relief en bronze, reproduisant le tableau de l'Apothéose d'Homère modilié par Ingres lui-même, et d'une statue en bronze de l'artiste assis devant son ceuvre. Quand le temps est clair, on découvre d'ici les Pyrénées.

Au commencement de la promenade est l'entrée du jardin des plantes (pl. 01)4), qui s'étend sur le versant de la rive dr. du Teseou, alHuent du Tarn, et sur la rive g., dans le faubourg de Sapiac. Dan.s le jardin, s'élève depuis 1911 le buste du poète patois A. Quercy (1853-1899), par Em. Bourdelle.

L'église St-Etienne (pl. (J 4), dans le faubourg de Sapiac, possède un tableau d'Ingres de valeur secondaire, Ste Grermaine, dans la 2« chap. de droite.

De Montauban à l'aris par (Jahoris, v. R. 39 A; à Montpellier par Castres, R. 52; à Lexos (ligne de Limoges par Capdenac), p. 233.

La ligne de Toulouse retourne sur le bord du canal latéral. A g., ]a ligne de Castres. — 218 kil. Montbartier: 225 kil. Bieupentale; 2-èO kil. Grisolles; 235 kil. Castelnau-d'Estretefonds ; 241 kil. St-Jory. — 250 kil. Lacourtensourt. On rejoint enfin à g. la ligne de Paris par Capdenac.

257 kil. Toulouse, gare Matabiau (buffet; v. p. 297).

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