‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 142 sur 164 · I. De Lourdes à Luz et à St-Sauveur (Barèges · texte numérisé non relu

I. De Lourdes à Luz et à St-Sauveur (Barèges

et chcmi'le't^-éïcf;^ (ffl'? ^^I^'r^^^''-^^"'- (^^ kil. ; v. p. ...), 2 fr. 70 ou 2 fr. ; vue 1 droiieV ^^ en correspondance (55 min. à 1 h. 10 en 1 h. 80 à 1 1,: 55 ; prix 5*ft o7 ?fr r1tr « .^"^jf "f "7-«"-.- trajet 7 fr. 05. 5 fr. .5. CalLhe^ dans^ià l^o^ poï ^v^îl;;:: "'r^^- ''^• Jusqu'à P^erre^«?e.iV^,,i«^«, (gl ki].), v. p. 393. La liLn.e élec nque se détache de celle de Cauterets à ]a halte deNMas (p. 3940 et tourne au S., en traversant le ,ave de Cautères. -Se

la C'^ du îriir'p f "'T- ^'"^ J'électrification des lignes d a C du Midi. Pont sur le gave de Pau. La ligne suit presque

or?;, * ™"'' ^'V'^'Z'^ q"' longe elle-mên.ele torrenf. Remonte la Vr^e de Luz. Celle-ci, longue d'env. 8 kil est surtout belle au delà an pont de l'Echelle (4 kil.), où passe Pane rZe au delà d'un tunnel de 400 m. La route, souvent taill e dans le roe Fn fTce'ir ^"V'^It""'"^' ■^'<^lé- J-qu'à 80 m. au-dessus du gae E face, le pic de Nere (p. 408). Au sortir de la gorge, on entre •lans un bassin couvert de prairies pour descendre à la ha te 8 k ] du pont de la Heine ou de la Hiladère (642 n,.), pa nue on

passe «-a me gauche. En deçà, une usine électriq'ue duîiren. " e lei. - 11 kil. Pont du Pe^radère (649 m.), sur le gave nu'on traverse de nouveau avec la route de Luz ^ ' ^

rcmo^nteTrfvr^. t'gXTA^'iircent^?''*' '' ''. ^'A'^"^ '^ ?-* ^» ..unit .Sas.^ f ei^s-l) ^vec ^^^ "i^^Z^^Î^^^J^^Z

SV.l'r •'"; .n.''^""' ^P- *^^^- ^ S; les ruines du château de ^te-Marœ (p. 407). - 13 kil. Luz-St-Sauv^r (710 n..). ()n^r<.ne Ltiz en passant un pont sur le Bastan, et à-.Snuvmr ,r r" -i route mentionnée p. 407. >:>"«?<«/ par i.i

lA'Z. C.,ri-i„„tir.- iv.li.';/. 407 n. Luz et St-Sauveur.

Luz. tliiTKL>, [iris lie lu f;aie, lions: </»' l'Uiiiren< (loeh. dep. 2 fr. .iii. rep. 1, M et 4. p. dep. S: de Londres, ouv. dn !«■ avril au 30 oct. i.HO ih. «Icp. S fr., rep. 1. 3 et 3.00, p. dep. »). — Maisons meublées. - Ra^i. de la Gare, en face de la gare (avec ch. ; rep. 2 fr. 50).

Voiture» et automobiles pour Gararnie, v. p. 409; antoni. pour Btirèges, p. 115.

Luz (739 ni.'i, dont dépend St-vSauveur. est une petite ville de 1525 hab. (en 1911). dans la vallée dont elle fut jadis la capitale à peu près indépendante, sur la route de Barèges et sur le Bastan. Elle est fort animée en été. ])ar suite de cette situation et du voisinage de St-Sauveur.

L'ëf/liae est une construction fort curieuse attribuée aux templiers et qui pourrait remonter au xii® s., mais avec des additions postérieures. Xon seulement elle est crénelée et fortifiée, comme beaucoup d'églises de la contrée, mais elle est encore entourée d'une enceinte fortifiée. Le chevet est flanqué de deux tours, dont celle du N. est nne sorte de donjon. Au N. aussi, un portail roman remarquable. A dr. de l'extrémité 0.. une grande chapelle du xvi'' s. La tour N. renferme un petit musée local i50 c).

Promenade intéressante aux ruines très pittoresques dn châtia» Ste- Marif, du siv" s., sur un monticule à 10 min. au N. de la fîare.

A ','4 d'h. au S. de la ville, dans un beau site, sur une liauteur en face de St-Sauveur, la chapelle de Snlférinn. belle construi'tion moderne de «tj'le roman, reproduction de celle qui s'y trouvait, près d'un ermitage.

Les erciirsinns autour de Luz se confondent avec celles de St-Sauveur.

10 à 15 min. suffisent pour aller de Luz à St-Sauveur, par la route qui se détache à dr. de celle de Barèges et passe aux anc. thei-ines de Luz, abandonnés à la suite d'une inondation en 1897, et traverse le gave de Gavarnie. Il y a un raccourci pour les piétons, à g. après le pont.

St-Sauveur. — Hôtels (omn. Ifr.): des Bains & des Princes (Pintaf). ouv. toute l'année, bon (80 ch. dep. 3 fr., rep. 1..50. 3 et 4, au retit. i et .î, v. n. c, p. dep. 8); de France, ouv. du 15 mai au 15 oct., bon («0 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1.25. 3 et 1. v. n. c, p. dep. 8); de Paris, ouv. dn 1" mai à fin oct. (40 cb. dep. 2 fr. 50. rep. 1.25, 2.50 et 3.50, p. dep. »). — Maisons nuiibli'es.

Et.\blisseme5ts THEKM.Arx. Buins des Dames (fermés de midi à 2 b.): buvette, du 1«' juillet au 31 août, ti fr. pour 30 jours; le reste de la saison, .S f r. ; bains. 75 c. à 2 fr. 50. selon l'époque et l'heure; bains de luse ou à domicile, 5 fr. Thermes de la Hontalade: buvette, 10 et 5 fr. ; bains, 1 fr. 50. — Saison, dn 1" juin au 30 septembre.

Postes et télécirapues, à côté de l'établ. des Dames.

GriDEs: de 1™ classe. Jean-Marie Catala (skieur) et Jean-Marie Thomas; de 2' classe, Marc Cazaux liit Palu, Bernard Cliarlet et Jean-Marie Lons tils. Tarif, v. aux excursions.

St-fiauveur i77() m.) est un petit village moderne dans un beau site, sur le versant E. du Som de Lnze (1837 m.) et au-dessus de la gorge où bouillonne le gave de Gavarnie. La localité, composée d'une seule rue montante, à l'entrée de laquelle une colonne rappelle la visite de la duchesse de Berry, est a.ssez fréquentée jiar les

408 IV- li- 64. - C, p. 400. ST-SAUVEUR.

touristes, surtout parce qu'elle est sur la route de Gavarnie; mai'^ ce qui fait son importance, ce sont ses eaux thermales sulfureuse•^. exploitées dans deux établissements. L'établissetitent des Dames, le principal, avec la source de ce nom (34° 5), est à j;. en arrivant, au milieu du village. Ses eaux sulfureuses sodiques sont particulièrement utilisées dans les maladies des femmes et les aflfections nerveuses. Au-dessous de l'établissement, s'étend un parc, dit jardin anglais, belle promenade publique descendant rapidement vers le gave, que franchit un pont par où l'on rejoint le chemin direct de Luz au pont Napoléon (v. ci-dessous).

Les thermes de la Hontalade sont situés sur le versant de la montagne, à 250 m. de St-Sauveur. On y monte en 10 min. par un chemin en lacets, à peu près en face de l'autre établissement (à dr.). L'eau de la Hontalade (22°) est dans le genre de celle des Dames, mais contient notablement plus de sulfate de soude. Elle s'emploie aussi dans les maladies des voies respiratoires. La source est par derrière, dans une grotte. Le plateau de la Hontalade offre un but de promenade fréquenté, d'où l'on a une b'elle vue.

Jj^église de St-Sauveur, vers l'extrémité supérieure du village, est un édifice goth. moderne avec une belle tièche.

Un peu plus loin, sur la route de Gavainie (v. p. 409), se trouve le *pont Napoléon, de 1860, jeté sur le gave à une hauteur de 65 m. Il apparaît de loin comme une porte gigantesque à l'entrée du ravin, mais il faut surtout le voir des bords du torrent; sa longueur est de 67 m., et l'arche a 47 m. d'ouverture.

5 111. Excursions.

r* De Luz-St-Sauveur a Cauterets, par le col de Riou, v. p. 406; au pic fVArdiden, p. 40fi-405.

5 Pic de Viscos (p. 400), course facile et reeomraanrice: 4 h. "/s à 5 h. ; fluide, 10 fr. ; cheval, 7 fr. Même cliemin que pour le col de Riou, an N.-O., ju.squ'aus grcmges de CnreiUes (1 li.; v. p. 40ii), puis à dr. vers lu pic, qu'on gravit au N.-O.

Y Pic de Bergons: course recommandée et très souvent faite, 4 à 5 h.; guide (inutile), 8 fr.; chev., 6 fr. De Luz, on sort par la route de Barèges (v. p. 415) et monte au S.-E. par Villenave (798 m.). En partant de St-Sauveur, on prend au pont Napoléon (v. ci-dessus) un chemin muletier qui rejoint celui de Luz au hameau A^Astes. De là, un chemin bien frayé continue au S.-E. jusqu'au sommet du *pic de Bergons (2070 m.), montagne à peu près isolée dont le panorama est un des plus beaux de la contrée. Il ne le cède qu'à celui du Piniéné (p. 414), pour la vue au S., sur le massif du cirque de Gavarnie, dont on aperçoit cependant la grande cascade, :\ 23 kil. de distance en ligne droite.

Pic de Néré, 5 h. au N. de Luz, course recommandée, se faisant en partie à cheval; guide, 12 fr., chev., 8 fr. On prend la route de Barèges, traverse le gave et monte vers Se^'s {\\\.^|^\

1352 m.;, lu vallée tU;

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(iÈl)HE. C, p.-ioc li cirnlitrr. IV.R.G-I. 4()0

1130 m.), d'où l'on coiitimie au N., par Ifs rabanes Boussié (fontaine), vers les rabanes itArbëousse (1 h. \!^; 1783 m.;, puis à l'O. vers le col d'Arbéou-sse (1 h. ^Z^; 2166 ni.; vue fort l)elle), et par l'arête au *j>/c de Xéré ou de Nère {'-^/^ d'il.; 241)1 ni.i, qui ottrc éu;alenient une très belle vue. — Ascension à partir de Barèges,

^- ^Cirque de Gavarnie, l'une des excursions classiques des Pyrénées, que nul ne doit manquer de l'aire.

Il y a 19 kil. 5 de route jusqu'à Gavarnie. 2 h. '/a « 3 li. en voit. (1 II. ^/4 à 2 h. au rotour). Place de break, S fr. (4 fr. ail. et ret.); autom., 4 fr. (.'> fr. ail. et ret.); virtoria à 4 pi., 2o fr. la jouniée, landau 25 fr. Les coehers lie Luz étant syndiqués, il peut être difficile de trouver des voitures à lion prix; il peut done y avoir avantage à prendre à Pierrefitte-ye^falan (p. 393) une voiture qui fera le trajet jusqu'à (iavaruie en 8 h. '/•> à I h. prix: virtoria à 4 pi., 25 fr. ail. et ret. : 30 fr., avec retour le lendemain ; 35 fr., avec de ^os bagages). — De Gavarnie, il y a encore 1 h. de chemin qu'on peut faire à cheval (tarif, v. p. 411); guide inutile. L"arrêt des breaks étant un peu court, on fera bien de coucher à Gavarnie. En partant de grand matin, ou peut faire le même jour l'ascension du Piniéné (V. p. 414).

Les deu.\ routes de Luz et de 8t-Sauveur se réunissent au S., au punt Xapoléon tp. 408). Les voitures suivent généralement à l'aller celle de St-Sauveur. Du pont, on remonte la rive dr., au pied du Bergons ip. 408), et on traverse la belle et profonde gor(/e de tSt-iSauvnir, délilé autrefois fortifié. Belle vue en arrière. — 5 kil. l'ont de !Sia l796 ni.); puis une cascade. — 7 kil. Pont d'Arroucat ou Desdoumucat (865 m.) et hameau de Praynères ^refuge Packe, V. p. 418). En face, le Piméné (p. 414), qui masque la crête dn cirque de Gavarnie, visible plus loin, à l'extrémité du petit liassin que parcourt la route.

.-■^ 12 kil. Gtèdre (,995 m.; liôt. de la Grotte, bon, 10 ch. de 2 à 3 fr., rep. 1, 3.50 et 4, p. 8; hôt.-rest. des Pyrénées, eh. dep. 2 fr., rep. 2 à 3), petit bourg à la jonction des vallées de Héas et de Campbieil. à g., avec celle de Gavarnie, à droite. Derrière l'hôtel de la Grotte, il y a une «grotte» ou plutôt une tranchée d'où sort le gave de Héas ^cascade) ; elle est peu intéressante (25 c.) et se voit déjà en partie du pont.

GriuEs: de l" classe, François Lavignole, Jean Marcou dit Couluscou, Victor Paget dit Chapelle (v. p. 410), Jean Soulé dit Lixandre; de 2<' cl., Bernard Lavignole, François Paget dit Canton. ^ De Gédrc au l'imèné, v. p. 414; à Cauterets, p. 40t;.

•à^Cirque de Troumouse: 3 h. •/; au S.-E., par un chemin muletier (route en construction); guide inutile. On prend un chemin pierreux près de l'hôtel de la Grotte, pour gagner la vallée de Béa» et la remonter par la rive g. du gave. A pied, on abrège plus loin en traversant des prairies. De l'autre coté, la vallée de Campbieil (p. 410). On traverse ensuite, au pied du Couméiie, un chaos dans le genre de celui de la route de Gavarnie (p. 411). A 1 h. 10 de Gèdre, on passe sur la rive dr. par le pont de Souarou (113r. m.). A g., la uioiitague de C'amplong. Puis, de l'autre côté, le débouché du val d'Estaiihé, qui se termine aussi par un cirque. A cet endroit, dit la Peyrade (1352 m.), la vallée de Héas est encore remplie de

410 lV.n.f!4.- C.,p.409,400. CTKQT^E DE TROT'MOrSE. Ercnrs.

blocs (le rocher provenant d'un l'bouleinent de IGHO, qui harra le g'ave Pt foriiui un lac, jusqu'à ce qu'une inondation rompît le barrage, en 17K8. A f,'., rônonne bloc dit caillou de VArrayr, sur lequel la Vierge est censée être apparue et où l'on a érigé sa statue en 1889. — A 50 min. du pont Souarnu ou à (1 kil. .5 de Gèdre, Héna (l-m) m.), hameau insignifiant. De Héaa dans la vallée d'Aure, par la Hourquette des Signatures, v. cidessous. — 1(1 min. plus loin, la chapelle de Heas (1547 m.), dédiée à la Vierge et qui a été rebâtie au xix'' s. Les habitants de la contrée y viennent en pèlerinage le 15 août et le 8 septembre. A côté, qut^lques maisons et le petit hôtel de la Miinio (ch. 2 à 4 fr., rep. 1, 'AM) et 4, p. 9), tenu par le guide Victor Paget-Chapellc (v. p. 409). — Bientôt après, le sentier se bifurque; on continue à remonter la rive dr. du torrent, dit plus liant rioii de Touyères, en s'élevant peu à peu sur le versant de la montagne au-dessus d'une gorge, après laquelle on aperçoit, au S., les pics de Trouniouse et de la Munia. Le torrent forme plus loin plusieurs cascades, dont la plus remarquable est la cascade de Mafaca», et on arrive en 1 h. au cirque de Troumouse, moins beau que celui de Gavarnie, mais plus régulier et bien plus vaste: il a 4 kil. de iliamètre et 800 à 1200 m. de hauteur. Au fond, se dre.ssent le pic de la Munia (v. ci-dessous), avec ses glaciers, et le pic de Troitmoitxe {'MSi> m.).

On peut également se rendre au cirque par l'autre versant de la vallée, en traversant le gave de Héas au delà de la chapelle (v. ci-dessus), puis son bras droit dit rion de Maillet: on monte ensuite par uu chemin en lacets qui franchit deux fois le riou de Cot, au-dessus d'une cascade, et aboutit aux cabanes du même nom, qui se trouvent au pied d'un tertre (2119 m.) que couronne une statue de la Vierge et d'on l'on a la meilleure vue d'ensemble du cirque. — A env. 15 min. en deçà des cabanes, avant la seconde traversée du riou de Cot, le chemin décrit cidessus se poursuit tout droit au S. jusqu'au Port de la C'anaou (2fil5 m.), à 3 h. de Héas, d'où l'on descendrait à Bielsa (p. 429), par le beau cirque de Bielsa et la superbe vallée de l'inède (petit hospice).

Sur la droite du cirque de Troumouse, le pic de la MtUlia (:il50 m.) offre un panorama merveilleux, mais son ascension est réservée aux alpinistes éprouvés (4 h. '/2 ^e Héas; guide, 15 ou 20 fr.). — Le pic Gerbats (2920 m.), au S.-E. de Héas, se gravit en 4 h., par la cabane de Lieimao/ihe (1 h. i/vj) <"f le Crt/ de la Sède (2 h. ; 2fi48 m.), d'où la vue est déjà belle, (xuide. 15 fr. — Le sommet de la Gela (2849 m. ; beau panorama) n'est qu'à •V4 d'il, à l'E. du col de la Sède. ç,^ Vallée d'Aure. — 1" Par le Port de Campbieii.: li h. '/., de Cîèdre jusqu'à Aragnouet (guide, 12 fr. ; cheval, 10 fr.), par un <-heniin muletier qui se détache à g. de celui de Héas (v. ci-dessus) et monte dans la vallée de Campbieii, par les yranges de ce nom (1 h. '/a! '^IW, m.) et les cabanes de Suoiicet (1 h.; 19l>0 m.), d'où l'on arrive en 1 h. '/•» au Po7-t de Campbieii (2.595 m.), entre le pic des Aiguillons (29G0 m.), au S., qui .se gravit aisément du col, et le pic de Campbieii (3175 m.: belle vue), au N., où l'on monte de la Hourquette de Badet, en 2/4 d"h., avec un guide (15 fr.). Du Port de Campbieii, on descend en 1 h. dans le vallon du Badet, par lequel ou gagne, en 1 h. '/.'j Aragnouet (p. 429). — he pic Badet (31(il m.) et le jwc Lovg (3194 m.), point culminant du massif granitique de Néouvielle (v. p. 419) et le plus haut sommet des Pyrénées françaises (v. p. 404), au N.-O. du pic de Campbieii, ne doivent être escaladés que par des alpinistes éprouvés avec de bons guides (15 fr.).

2" Par la HouRtjuETTE des Signatiires : Oh. de Héas jusqu'à Aragnouet. par un nouveau sentier muletier qui monte, par le vallo7i d' Agiiilii. à la floin-fjtietfe des Signatures (3 h. '/.,; 2{;00 m.), puis descend dans le vallon du Badet (1 h.), où il rejoint le chemin ci-dessus. — La belle ascension du pic des Aiguillmis (v. (^i-dessns) se fait en 1 h. du col. au N.-O.

liU route s'élève rapideiiieiit par trois {çramls lacets. A dr.. plusieurs cascades, eu dernier lieu la l)elle rti.sraile iVArroudet. On

•!'■ I-iiz. (;AVAU.\IK. C..j>.-i09. ly.R.i.-i. 411

arrive ensuite au Chaos, produit par réhoulenient d'un contrefort du Ctniiiièlitf et dont la route traverse les rochers énormes. I,a vallée est aride et désolée. Plus loin, on coininenee à apercevoir tlislinctenient le cirque de (îavarnie. A dr., la vallée d'Ossoue (p. 403). au fond de la(|uelle se voit le massif du \'iu;nemale. On traverse le fiave ;i l'entrée du villaj^e de (îavarnie. In peu avant le pont, à j;.. la statue, par (taston Leroux, élevée en 1911 au comte I/rtiri/ Russi-U (1834-19091, explorateur des l'vrénées et auteur des »Sotiveuirs d'un montagnard».

19kil.."). Gavarnie. - hôtels: *Gr.-H. du Vhinemal^, à lu min. ilu pont, sur le clieniiii tiu cirque, ouv. ilu !"■ mai au l" oct., ili' l''^ ordre (t;o oli. (lep. .') fr., rep. l..'i(t, 1 et li, v. ii. c, p. dep. 10), IJ. iltsVo.i/cif/fitrD, à rnitrci- tlu village, ouv. de mars au l't déc, bon (3o cli. dep. 1 fr., re|). 1.2.'). 3..Î0 et 4. .50, \i. dop. 101, U. Un l'oiitt-cle-Viie-tlr-la-Caxctidi', i-iitre les deux précédents, ouv. ilu !.'> juillet au 15 sept., tous les trois sous la même din-etion; II. du Point-df-Vitr-du-Marboré, sucrursale de l'hôt. de Londres à Luz (M eh. dep. 4 fr., rep. 1, 3.50 et 4, p. dep. 10). A l'i'utrée du cirqui', à 4 kil. du village, H. dit Cirquf S: dr la L'axcude (lïi-li. dep. 3 fr., rep. 1.2.T, S..'>0 et 4, p. dep. 8; attache d'une monture, "i'i c. ; téléphone); 5 min. plus loin, Yhôt.-rtstdii Poid-de-Xnye (<; ch. dep. 2 fr. .JU. rep. 1, 3.50 et 4, p. dep. 9), tous deux ouverts du 1" mai au 15 octobre.

(fi-iuEs: de 1" classe, Célestin et Henri Passât, André-Laurent Arrouy, François Bernat-Salles, Germain Castagne, Henri et Hippolyte Courtade, Henri Courtade-Salles dit Mahon, François Fédacou (skieur), Mathieu Haurine, Louis .lunté, Jean - Marie Lartitrue, Henri Poe, Pierre Pujo, .\ndré Pujo (ils, Paul-Jacques Soubie, Henri, Jean (skieur) et Jean-Marie Tresi-azes. Barthélémy Trescazes-Adagas: - de 2' classe, Henri Balansae (skieur), Antoine et Jean-Marie Bernat-Salles (skieurs), Grégoire Junte, Jean-Marie Pocous, Henri Pujo.

t'heruur. avec ou sans conducteur, .S ou 4 f r. ; ânes, 2 ou .S f r. ; coiiilucteur. 2 fr., ; heure supplémentaire, 1 fr. 50 pour un cheval, 1 fr. pour un âne, 1 fr. pour un conducteur.

Gavnriiie (1350 m.) est un petit village formé jadis autour d'un hospice des templiers. 11 s'y tient une foire internationale le 23 juillet. — Jolie cascade du gave à 5 min. en aval..

J.,e **cirque de Gavarnie paraît très rapproché du village, et cependant il y a encore 1 h. à 1 h. ' \ de marche jusqu'à l'entrée et •/» h. de là jusqu'au fond, ("est qu'il est tellement vaste que les visiteurs se font illusion sur la distance. On laisse à dr. le chemin du Port de Gavarnie et suit d'abord la rive g. du gave, puis la rive dr., en franchissant deux ressauts de la vallée. Au delà du second, s'ouvre le cirque. A l'entrée, à 4 kil. du village et 1530 ni. d'alt.. l'hôt. du (Jirque & de la Cascade, et 5 min. plus loin, l'hôt. -rest. du Pout-de-Xeige (v. ci-dessus). Il y a encore 'y., h. jusqu'à la grande cascaile, qu'on atteint par un mauvais sentier à g., qui conduit à travers les pierrailles jusqu'au pied, au fond du cirque il640 m.). L'a])rès-midi, on ne doit y aller qu'en se tenant à distance des murailles, d'où il tombe souvent des pierres. Comme les autres cirques pyrénéens, celui de (îavarnie doit sou origine à l'action éiiisjvi- des glaciers préhistoriques: il est formé par des mou-

412 IV.R.04. C.,p.409. CIRQUE DE GAVARNIE. Evctirnons

tagnt's calcaires qui s'élèvent en gradins à 2100, 2600 et 27ôO ni., et il a 3600 ni. de développement à la base, 14 kil. à la ligne de la crête, du jjio des ISarradets (2740 m.), à l'O., aux pics (tAstazou (3024 et 3080 m.), à l'est. Les autres cimes sont, dans le même ordre: le Gahiétou (3033 m.), le Taillon (3146 m.j, à g. duquel sont la Fausse Brèche (2948 m.) et la brèche de Roland (2804 m.); le Casque (3006 m.), la Tour (3018 m.), V Epaule et le pic. du Marhoré (3040 et 3253 m.) ; seuls, les quatre derniers sommets sont visibles de Gavarnie. Les gradins sont couverts de neiges éternelles et de glaciers qui forment treize cascades, dont deux ne tarissent jamais. La principale, la célèbre ^cascade de Gavai'iiie, atteint 422 m. C'est la première de l'Europe, par sa hauteur. Elle tombe d'un seul jet lorsqu'elle est abondante, mais l'élé elle forme deux gerbes successives, de 292 et 130 m. Le soleil illumine le cirque d'une façon merveilleuse à son lever et à son coucher, et, en été, éclaire la cascade vers midi. ■ — Si l'on ne fait pas l'ascension du Piméné (v. p. 414), monter sur une petite luuteur (20 min.) près de l'hôtel du Cirque, afin de jouir de la vue d'ensemble du cirque.

Si l'on ne peut ou ne veut aller jusqu'au cirque, aller au moiiiB, de Gavarnie, jusqu'à la terrasse des Entortes, à 1/2 h. de distance, par le chemin du Port de Gavarnie; on y jouira d'une très belle vue.

Gavarnie est le meilleur centre d'ascension des Pyrénées. Entre toutes, nous recommandons aux alpinistes la course suivante, qui est une des plus belles qu'on puisse faire dans la chaîne: 1" jour, refuge de Tuquerouye (v. ci-dessous); 2» j., mont Perdu, vallée d'Arazas, hôtelleries d'Ordesa (v. p. 413); .S'î j., retour à Gavarnie par la brèche de Roland ou le Port de Gavarnie (v. p. 414, 413). Les touristes moins entraînés pourront se rendre directement à la vallée d'Arazas par le Port de Gavarnie.

Brèche de Tuquerouye: 4 h. 1/4 au S.-E. ; on peut aller à cheval jusqu'à la Borne de Tuquerouye, à 1 li. en deçà de la brèche. Guide, 12 fr. On suit pendant 1/4 d'h. le chemin du cirque, puis on monte à g. ou au 8.-E., par les cabanes de VEspiignette (1 h. 'j^). à la brèche d'Allanz (2430 m.), à 2 11. 1/2 'le Gavarnie, au N.-E. du cirque, entre le pic de Piméné (p. 414). au N., et le pic Rouge de Pailla (277Ci m.), au sud. De là, on redescend au S.-E. à la Borne de Tmiiierouye (-Vi d'h. ; 237.0 m.), et on arrive à Y Echelle de Tuquerouye ('/2 ''•)■ «'oulnir neigeux, tianqué dans les rochers de droite de crampons en fer, dont on n'utilisera toutefois la première partie que si le glacier est iinpraticalile, et où il faut craindre les chutes de pierres, s'il y a déjà quelqu'un (appeler). Ensuite, la brèche de T'uquerouiic ('/.jii.; 2t;6H m.), avec le refuge de Tuqverouye ou 7-ef. Lourde-Rocheblave, du C. A. F. (emporter du Dois). La brèche se trouve entre le pic de Tuqnerouye (2822 m.), à l'O., et le pic de Pinède (28(5(im.), à l'E. On y a tout à coup une *vue superbe sur le massif du mont Perdu, peut-être la plus belle de toute la chaîne. Le refuge est le meilleur point de départ pour le mont Perdu, le Cylindre, etc. (v. p. 413). De là se font également, avec un guide (20 fr.), les ascensions (les j/ics d'Astazou ou Eslasou, à l'O. du pic de Tuquerouye; le j^c Occidental (3024m.; vue analogue et peut-être supérieure à celle du Marboré) se gravit sans difficultés spéi'iales. par lo col d'Astazou (2970 m.); le Grand-Pic (3080 m.; vue restreinte sur le lirque) se gagne à partir du pic Occidental, en '/j ''•' par !>' crête étroite. Du col d'Aatazou, on peut, avec un bon guide, descendre au N.-O., par les Rochers Blancs, vers Gavarnie, ou gagner, jiar le glacier, le col du Mont- Perdu (v. p. 413).

de J.uz. jVALLÉE D'ARAZAS. C. p. 4oo,40f,. ^ IV. lî. <N. 41a

filout Perdu et Cylindi'e: 7 h. do (iavarnie; puido, 30 et 2') fr. ;

cordes et piolots iiéci'ssaiii'.s. Jusqu'A la brèche de- Tiiquerouye (\ h.; refuge), v. p. 412. On coiitouriie le lac Glacé (2575 m.) par l'E. ; on traverse le déversoir, puis un -flaiMcr crevassé (chutes de pierres) eu appuyant au S. ; ou franchit une riinaye, puis des dieniinées et des corniches pour arriver par un glacier facile au cid dit Mmif-I'erdii (3105 m.), à 2 h. du refuge. On descend à Vètaiiy du Mont-I'crd/i (;i025 m.; 5 min.). De là, on ]>i'ut monter au mont Perdu, en 1 h., par un glar'ier et une ciicniinée de tins éhoulis; ou au Cylindre, en 1 il., par un couloir d'ëhoulis fatigant, puis une cheminée très inclinée au\ prises solides et la crête. — Le mont Perdu (8352 m.) est, comme les plus hauts sommets des Pyrénées (V. p. 113 et l-ll), en Espagne. La vue sur les coupures étroites des vallées de .Visde et d'Escuaïu et les vallées verdoyantes de Bielsa et d'.Vrazas est remarquahle. Le mont Perdu est l'un des premiers grands pics |)yrénéens vaincus par l'honime; le géologue Ramoud y monta en 1802. — Le Cylindre ou t'i/lindrf du Marboré (8327 m.) offre une très helle vue sur le mont Perdu et le lac Glacé. — Du mont P'erdu, on peut passer, en 1 h., par la crête, puis le haut du glacier de Hamond et enfin les cheminées de la face E., au Soiiiit df Raiituvd (3218 m.). Le groupe des trois sommets, formé par le Cylindre, le mont Perdu et le Soum de Ramond, est visihle de fort loin, dans le Nord de l'Espagne, et est appelé par les Espagnols la» Trex Sorores ou htn Très Uenitniian («les Trois Sœurs»). — Du col du Mont-Perdu, on peut rentrer à Gavarnie soit par la vallée d'Arazas (rei-ommandé; v. ci-dessous), soit par le curieux revers méridional du ciniue, la crête de ce cirque au col de la Cascade (p. 414) et la brèche de Roland (p. 414).

Vallée d'Arazas. — l" Par la briccue de Tuquerouye et le col Dr Most-Perdu: env. 13 h. jusqu'aux hôtelleries. De Gavarnie au refuge de Tuqutrouye (4 h.) et de là au col du Motit-Perdu (2 h.), v. ci-dessus. Ou descend à V étant) du Jlfont-I'erdu (v. ci-dessus), et par une série de terrasses d'éboulis jusqu'à la cabane supérieure, puis la cabane inférieure (2150 m.) de GaitUti (très mauvais gîtes). En traversant des pâturages, on arrive à une muraille qui domine les dernières pelouses de la vallée d'Arazas (belle cascade à dr.). Le passage, assez difficile à trouver, est sur la gauche quand on tourne le dos au mont Perdu. Ijcs premiers mètres sont presque verticaux, le reste est plus facile. On passera ensuite sur la rive dr. du ruisseau (cascades), où on tinira par trouver l'amorce du sentier qui conduit aux hôtelleries (v. ci-dessous; 9 h. du refuge). On rentre à Gavarnie, en 6 h. env., soit par le Port de Gavarnie (v. ci-dessous), soit par les corniches de Salarous, assez difficiles, et la brèche de Roland (p. 414). — 2" Par le Port de Gavarxie, itinéraire muletier jusqu'en haut de la vallée d'Arazas: env. 7 h. jusqu'aux hôtelleries. On passe, au S.-O. de Gavarnie, par lea Entortes (v. p. 412) et arrive, en 2 h. '/a) au Port de Gavarnie ou de Boucharo (2282 m.), qui est un des principaux pas.sages de cette partie des Pyrénées. En montant, on remarquera à g. sur les rochers les traces de l'érosion glaciaire (v. p. 411). A 1 h. '/•> du col, par une belle gorge, Boucharo ou Bujaruelo (132t; m.), hameau espagnol avec une misérable auberge et une caserne, sur le rio Ara. En descendant ensuite la vallée par la belle gorge de Ste-Hélène, on arrive au pont des Xararrai^ (1 h. '/a; 1033 m.), et laissant à dr. le chemin du bourg de Torla (3 h. ','4 de Boucharo; 1021 m.; assez bon gîte), on entre dans la vallée d'Arazas et on atteint les hôtelleries d'Ordesa (i; h. du col; V. ci-dessous). — La *vallée d'Arazas ou Arrasfii<, coupure dans le massif calcaire, profonde île 9UU à lOdU m. vers le milieu, au Cotatuero, s'étend derrière le cirque de Gavarnie sur une longueur d'une quinzaine de kilomètres. Arrosée par le rio Ordesa, elle commence au S. du pic du Marboré et débouche dans la vallée de ïorla. Ses versants abrupts et boisés, d'un coloris merveilleux, rappellent certains canons de l'Amérique. Le site est surtout grandiose au Cotatuero, énorme bastion rocheux près duquel sont situées les deux hôtelleries iVOrdexa (1307 m.), modestes mais propres.

Bivdeker. S.-O. de la France. 9« édit. 27

414 ly- R- f-t. -^ C, p. 409. LE PIMENE.

Brèche de Roland et col du Taillon : 4 h. et 4 h. V2 de Gavaruie ;

piolet utile, guide (10 fr.) indispensable. L)e (iavarnie à l'hôt. du Cirque (1 h.), V. p. 411. A ro. du cirque, à dr. de la dernière cascade, dans la muraille, existe une corniche, difficile à trouver et à voir du bas, X Echelle des Sarradets ('/a 'i.). On arrive par là aux pâturages des Sarradets C'/2 h.), puis à la fontaine du même nom (1/2 h. ; 2400 m.), où l'on a une belle vue. De là, on traverse des terrasses couvertes de neige une grande partie de l'année, en laissant à dr. un col qui conduit au glacier du Taillon. On arrive au yUicicr de la Brèche (•'•/4 d'h.), qu'on gravit avec difficulté ('/» h.), et on est à la brèche de Roland ('/^ b. ; 2804 m.), entaille de 40 a 60 m. de large, plus de 100 m. de haut et env. 50 m. de long, que le fameux paladin est censé avoir pratiquée avec sa Durandal pour s'ouvrir un passage en revenant d'Espagne. Il y a à l'O. de l'entrée de la brèche un abri en mauvais état; à 500 m. de la brèche au S.-O.-O., dans la muraille du versant espagnol, une grotte récemment aménagée, dite «villa Gaurier», fournirait un meilleur abri. On devra passer la brèche et se diriger au S.-O.-O., à i/> h. de son entrée, jusqu'au col du Taillon (279C m.), entre les pics Royo et du Taillon, atin de jouir de la vue magnifique sur le versant méridional du cirque et du mont Perdu. — Le pic du Taillon (314(> m.) se gravit en Ih. '/a rte la brèche de Roland, parla Faugse-Brèche {^j^d' h. ; 2948 m.). Guide, 15 fr. de Gavarnie; 20 fr. avec montée ou descente par le glacier du Taillon, au N., ce qui n'est pas possible en fin de saison. Vue superbe. - Du pic du Taillon, on peut arriver eu 1 h. par la crête au sommet du (labiétou (30.S3 m. ; guide, 15 fr.). On monte également au Gabiétou par le chemin du Port de Gavarnie (v. p. 4i;i) et le glacier N. (aiguilles de glace et séracs remarquables).

tj-'Ci Pic <i-,j Marboré. — 1" Par la brèche de Roland: G h. '/a de Gavarnie, course recommandée ; guide (20 fr.) et piolet nécessaires. Jusqu'à la brèche de Roland (4 h.), v. ci-dessus. De là, on se dirige auS.-E. en passant derrière le Casque et la Tour du Marboré, également accessibles de ce côté, et on atteint en 1 h. le col de la Cascade (2938 m.), entre la Tour et l'Epaule du Marboré, d'où le regard plonge dans l'abîme du cirque, qui otîre un coup d'oeil superbe. Enfin on passe par le glacier du versant S., d'où on gagne le sommet du pic du Marboré (1 h. Va)- — 2» Par la brèche de Tuquekouye, avec retour pjar la brèche de Roland, très belle course du même genre. Jusqu'à la brèche (4 h. ; refuge), et de là jusqu'à la rimaye eu dei;à du col du Mont-Perdu, v. p. 413; puis à dr., par une corniche, au col du Cylindre (2 h. 1/4 du refuge; 8070 m.), entre le Cylindre et le pic, qui n'est plus qu'à 1/4 d'h. au N.-O. — Le *pic du Marboré (3253 m.) est eu réalité une vaste plate-forme. La vue, inférieure comme étendue à celle du mont Perdu, est remarquable sur les premiers plans des gradins supérieurs du cirque et leurs abîmes. On complète la magnifique course du Marboré par la brèche de Tuquerouye en passant au pic de la Cascade (3118 m. ; vue sur les précipices N. du Marboré) et en revenant par la brèche de Roland (v. ci-dessus).

is^-o Le Vignemale, jjar Ossoue et le Montf errât, le plus court chemin (de Cautcrets, v. p. 404), course très belle, mais difficile: ("> à 7 h. de Gavaruie, dont la moitié peut se faire à cheval; guide (30 fr.), corde et piolet nécessaires. Par la vallée d'Ossouc jusqu'aux grottes Belle-Vue, puis à g. par le glacier d' Ossoue ou la crête du Montferrat: v. p. 404-403 et 404.

De Gavarnie, on peut aller visiter le cirque de Troumouse, soit par Gcdre, en suivant la route (7 kil.), soit par un sentier facile qui passe au Ooumélie (p. 411) et rejoint le chemin de Gèdre à Tissue du val d'Estaubé (env. 2 h. Va)i à '/ah. en deçà de Héas: v. p. 409.

De Gavarnie à Cauterets par la montagne (env. 10 h.), v. p. 404-10.'5; aux bains de Panticosa, p. 392.

^ Le Piméné: 3 h. ■/., à 4 h. àl'E. de Gavarnie, asccnsiou a.ssez facile et très reconunaiulée. Guide, 10 fr., cliev., 6 fr. ; âne, 4 fr. Le pic se gravit aussi, en 5 h. 1/2, de Gèdre (mêmes prix), où l'on redescend de même, en 3 h. De Gavarnie, on monte à l'E. à travers

BAREGES. c.,p.409,406. ir.n.cô. 41.-,

bois, en ^/^ d'h. ;i une iiroiiiièrc tcrrussi-; puis eu '/.^ h. ù une source, ajirt'-s laquelle ou j^ravit des pentes tri"'s raides, eu ap[)uyant :\ droite. A - h. ^j^ de tiavariiie, le col de l'iuttiié ^2r)19 m.», où cesse le clieiiiin muletier et d'où la vue est déjà très belle. On tourne au N. et on arrive, par une arête assez étroite, à la cime du *l'iméné ou pic de l'hiiénë (2803 lu.), qui otl're un panorama splendide et surtout la plus belle vue du cirque deGavarnie, à laquelle il manque seulement la {grande cascade. Le Vignemale et le pic Long s'y voient aussi très bien. Panorama, par F. Schrader (187(5), 3 fr.

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